Informations en continu

Devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, Maman Sidikou plaide la cause du G5 Sahel

Actuniger Politique - 24/05/2018

A l’occasion de la dernière réunion, ce mercredi 23 mai à New York,  du Conseil de sécurité consacrée à la force conjointe établie par le G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), le Secrétaire permanent du G5-Sahel, Maman Sidikou, a estimé que les cinq pays sont en train de réussir à constituer en quelques mois la force conjointe, composée de 5.000 soldats, dont l’opérationnalisation est en cours et qui bénéficie de l’appui de la communauté internationale à travers notamment la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’opération Barkhane menée par la France.

MPN KISHIN KASSA : le député Tanimoune Oumarou, un pied dedans et l’autre dehors…

Actuniger Politique - 24/05/2018

COMMUNIQUE DE L’HONORABLE DEPUTE TANIMOUNE OUMAROU

Le jeudi 12 avril 2018, le Mouvement Patriotique Nigérien Kiishin Kassa (MPN KK) annonçait, à l’occasion de la tenue à Niamey d’une réunion extraordinaire de son Bureau Politique National, son retrait de la majorité présidentielle, confirmant ainsi la décision prise la veille par son Président Monsieur IBRAHIM Yacouba.

COUPE DU MONDE FIFA : Avec Canal +, vivez les moments forts de Russie 2018 depuis chez vous

Actuniger Société - 24/05/2018

Du 14 juin au 15 juillet 2018 se déroulera en Russie, la Coupe du Monde FIFA 2018,  le plus grand événement footballistique international. Pour cette 21e édition, les 32 meilleures équipes nationales issues de tons les continents se réunissent pour offrir du grand spectacle et des moments de football inoubliables.

L’ONU appelle à investir davantage dans une meilleure gouvernance et des opportunités pour la jeunesse

Tamtaminfo - 24/05/2018

Photo: ONU/Cia Pak
Bintou Keita, Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, informe le Conseil de sécurité sur la Force conjointe du G5 Sahel.

Une responsable des Nations Unies a appelé jeudi la communauté internationale à investir davantage dans une meilleure gouvernance, des services sociaux et des opportunités pour la jeunesse dans la région du Sahel pour répondre aux défis en termes de paix et de sécurité.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la force conjointe établie par le G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), la Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, Bintou Keita, a déclaré que le terrorisme et la criminalité transnationale organisée demeuraient les problèmes de sécurité les plus urgents.

« N’oublions pas ceux qui souffrent le plus, la population locale, les civils, qui continuent à être intimidés et harcelés et à vivre dans la peur au quotidien, qui ne peuvent pas envoyer leurs enfants à l’école ou satisfaire leurs besoins les plus élémentaires, y compris l’accès à la nourriture et à la nutrition », a-t-elle ajouté.

Mme Keita a informé le Conseil de sécurité que depuis l’autorisation de la force conjointe du G5 Sahel par l’Union africaine en avril dernier et le renouvellement de son mandat le mois dernier, des « progrès notables » ont été accomplis, notamment le déploiement de troupes sur le terrain et la mise en place de postes de commandement et quartiers généraux de secteur.

Photo: ONU/Cia Pak

Bintou Keita, Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix, informe le Conseil de sécurité sur la Force conjointe du G5 Sahel.

« Néanmoins, beaucoup de travail reste à faire. L’opérationnalisation de la force interarmées a pris du retard et n’a pas encore atteint sa pleine capacité opérationnelle », a-t-elle déclaré, appelant les États membres du G5 Sahel à déployer les troupes restantes au plus tôt pour permettre à la force interarmées de reprendre ses opérations.

Elle a également souligné l’importance de traiter des violations récentes des droits humains commises par les forces de sécurité dans la région et a appelé les pays à mettre en place un cadre pour le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire et à coopérer pour sa mise en œuvre rapide et efficace.

Dans ses remarques, Mme Keita a applaudi la communauté internationale pour son soutien à la force interarmées, mais elle a déclaré que les mécanismes de soutien nécessiteraient des « efforts constants de génération de ressources » et qu’à moyen et long terme, il serait difficile de soutenir la dynamique.

L’opérationnalisation de la Force conjointe du G5 Sahel est en cours

De son côté, le Secrétaire permanent du G5-Sahel, Maman Sidikou, a estimé que les cinq pays sont en train de réussir à constituer en quelques mois la force conjointe, composée de 5.000 soldats, dont l’opérationnalisation est en cours et qui bénéficie de l’appui de la communauté internationale à travers notamment la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’opération Barkhane menée par la France.

  1. Sidikou a reconnu que la Force est encore loin d’avoir atteint une bonne vitesse de croisière dans la mise en œuvre concrète de sa réponse sécuritaire à la crise qui menace de totalement déstabiliser le Sahel et ses environs.

Même si plus de 80% des effectifs sont déjà déployés au quartier général de Sevaré et au niveau des trois zones opérationnelles, il n’en demeure pas moins que les troupes sont encore généralement mal équipées, les bases militaires et plus globalement la logistique nécessaire à une intervention efficace font défaut, surtout dans un environnement souvent hostile à plusieurs égards.

Le Secrétaire permanent a aussi parlé d’un travail mené notamment avec l’appui du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en vue de veiller au respect strict des droits humains dans cette lutte contre le terrorisme.

À propos de l'Auteur Source : https://news.un.org/fr/story/2018/05/1014872

Marchés agricoles : Hausse générale des prix des céréales et des principaux produits de rente

Tamtaminfo - 24/05/2018

Les prix des céréales ainsi que de certains produits de rente connaissent une hausse générale sur les marchés. C’est en substance la principale conclusion que tire le Système d’information sur les marchés agricoles (SIMA) dans son bulletin mensuel des produits agricole n°257 du mois d’avril 2018. Plus spécifiquement les prix du niébé ont augmenté de 9% par rapport à leur niveau du mois de mars 2018. Les variations sont pour le souchet petit rhizome +8% ; le mil +6% ; le poivron séché +4% ; l’arachide coque, le sorgho et le riz local +3% chacun ; pendant celui de l’oignon enregistre une hausse de 10%. Toutefois, les prix moyens du riz importé et du souchet gros rhizome restent presque constants. Cette hausse des prix s’explique selon le SIMA par la réduction de leurs offres sur les marchés suivis.

Par rapport au mois d’avril 2017, le prix du niébé a connu une hausse de 32% ; l’arachide coque et le souchet petit rhizome +5% et le souchet gros rhizome +3%. Par contre les prix ont baissé de 11% pour le maïs ; l’oignon – 10% ; le sorgho -8% ; l’arachide coque -7% tandis que ceux du poivron séché et du riz (local et importé) sont restés presque constants. Comparés à la moyenne des cinq dernières années, le niveau des prix est en hausse de 26% pour le niébé, 15% pour le souchet gros rhizome, 7% pour le souchet petit rhizome, 5% pour le mil et 4% pour le sorgho. Cependant, ce niveau est baisse de 18% pour le poivron séché, 10% pour l’oignon, 9% pour le riz local, 8% pour l’arachide coque, 3% pour le maïs tandis que celui du riz importé demeure presque constant sur la même période.

Pour ce qui est des prix des principales céréales pendant le mois d’avril 2018, le prix moyen du mil se situe, selon le SIMA, à 250 FCFA/kg contre 237 FCFA/kg le mois passé, enregistrant ainsi une hausse de 6% par rapport à son niveau du mois passé. Cette hausse pourrait s’expliquer par la réduction de son offre sur les marchés suivis. Le prix le plus bas est relevé à Dungass (180 FCFA/kg) et le plus élevé est enregistré à Abalak (302 FCFA/kg). Par rapport, à la même période de 2017 et à la moyenne des cinq dernières années (avril 2013/avril 2017), le prix moyen est en baisse de 7% et en hausse de 5% respectivement. Tout comme celui du mil, le prix moyen national du sorgho connait une légère hausse de 3% par rapport à celui du mois passé, du fait de la réduction de son offre sur les marchés suivis. Le prix moyen national actuel se situe à 230 FCFA/kg contre 223 FCFA/kg précédemment. Le prix le plus bas (173 FCFA/kg) est observé sur le marché de Dan Issa/Madarounfa. Par contre, le prix le plus élevé (286 FCFA/kg) est relevé sur celui d’Abalak. Par rapport à la même période de l’année passée et à la moyenne quinquennale, le prix moyen du sorgho est en baisse de 8% et en hausse de 4% respectivement.

Contrairement aux céréales locales (mil et sorgho), le prix moyen national du maïs reste presque constant rapport au mois passé, à cause de la régularité de l’approvisionnement des marchés suivis. Le prix moyen se situe actuellement à 224 FCFA/kg contre 220 FCFA/kg le mois passé. Le prix le plus bas (184 FCFA/kg) est relevé à Dakoro alors que le prix le plus élevé est observé Abalak (285 FCFA/kg). Comparé au niveau d’avril 2017 et à la moyenne des cinq dernières années, le prix moyen du maïs est en baisse de 11% et 3% respectivement. Tout comme celui du maïs, le prix moyen national du riz importé reste presque constant par rapport à celui du mois passé. Il se situe actuellement à 463 FCFA/kg contre 464 FCFA/kg précédemment. Cette situation peut s’explique par la régularité de son offre sur les marchés suivis. Le prix le plus bas (400 FCFA/kg) est observé à Gaya, Karofane, Kirtachi/Kollo, Maradi Commune, Tessaoua et Zinder Commune. Par contre, le prix le plus élevé est relevé sur le marché de Nguigmi (514 FCFA/Kg). Le prix moyen du riz importé reste stable comparé à la même période de l’année passée et à la moyenne des cinq dernières années respectivement.

Contrairement au riz importé, le prix moyen national du riz local affiche une légère hausse de 3% par rapport à son niveau du mois précédent, du fait de la réduction de son offre sur les marchés suivis. Il se situe actuellement à 356 FCFA/kg contre 345 FCFA/kg précédemment. Le prix le plus bas est observé à Kirtachi/Kollo (333 FCFA/kg) et le plus élevé (352 FCFA/kg) sur le marché de Bankilaré. Le prix moyen de ce produit demeure stable et en baisse de 9% respectivement par rapport au niveau de la même période de l’année passée et à la moyenne des cinq dernières années.

À propos de l'Auteur Siradji Sanda(onep)

Maman Sidikou plaide la cause du G5 Sahel devant le Conseil de Sécurité de l’ONU

Tamtaminfo - 24/05/2018

Le Secrétaire Permanent du G5 Sahel, M. Maman Sidikou a plaidé Mercredi devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies,  pour un mandat renforcé de la force conjointe du G5 Sahel et des ressources nécessaires pour lui permettre d’achever son opérationnalisation et d’assurer sa pleine capacité d’intervention efficiente, tout en redonnant espoir et confiance aux populations de la sous-région à travers des actions concrètes de développement.

« Il est plus que temps d’agir pour le Sahel au-delà des discours et des demi-mesures » a indiqué le diplomate nigérien. « Le temps de l’action décisive doit commencer ici, dans cette salle, sous l’impulsion du Conseil de Sécurité des Nations Unie » a-t-il précisé.

Le secrétaire Permanent du G5 Sahel avec la représentante de l’Union Africaine et le Représentant du Niger à l’ONU

Pour le secrétaire Permanent de l’organisation sous-régionale, il faut réussir avec la Force Conjointe  du G5 Sahel à mettre en place une force opérationnelle performante, d’ossature africaine mais soutenue fortement par l’ensemble de la communauté internationale, ONU en tête, pour envoyer un message clair et fort à toutes les forces  négatives et mener ainsi à bien une mission des plus périlleuses et dont l’échec signerait la déstabilisation totale d’une bonne partie du continent Africain,

Le «nexus sécurité-développement »

« Il est crucial pour un succès non pas éphémère mais inscrit dans la durée de ne pas isoler la réponse sécuritaire du reste de la problématique complexe du Sahel” a toutefois dit M. Sidikou, expliquant que sans la paix et la sécurité, point de développement ni de prospérité possibles. ”L’absence de développement et de progrès socioéconomique notables favorise aussi la recrudescence de l’insécurité et de l’instabilité. Nous sommes donc face à un cercle vicieux infernal qui impose de trouver une solution plus globale, d’avoir une approche plus Holistique dans notre réponse à la situation sahélienne. Par conséquent, le «nexus sécurité-développement » doit être au cœur de notre action, bien tangible sur le terrain par les populations du Sahel » a-t-il souligné.

La France par la voix de son représentant permanent auprès des Nations unies M. François Delattre a promis de soumettre à l’issue de la réunion de Mercredi une proposition de déclaration de presse dans le sens d’appeler la communauté internationale à mettre en œuvre dans les meilleurs délais l’ensemble du soutien annoncé, et d’encourager les Etats du G5 Sahel à poursuivre leur mobilisation en faveur du déploiement effectif de la force conjointe. « Nous ne pouvons nourrir à l’égard de la force conjointe des attentes qui soient déconnectées du rythme de mise en œuvre de notre propre soutien. Nous devons en effet avancer sur les deux jambes » a indiqué M. Delattre

Le 9 Mai dernier rappelle-t-on, le secrétaire général des Nations Unis M. Antonio Guterres en personne avait estimé que le soutien de la force du G5 Sahel est insuffisant, exhortant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à “être ambitieux et à donner à la Force conjointe un mandat fort qui lui confère la légitimité politique qu’elle mérite”.

MES

L’intégralité de l’intervention du Secrétaire Permanent du G5 Sahel M. Maman Sidikou  à la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 23 Mai 2018 

Madame la Présidente,

J’aimerais commencer mon intervention par remercier le Conseil de sécurité pour l’organisation de cette réunion sur la situation au Sahel, région du monde confrontée à une crise épineuse et complexe. Ceci démontre votre intérêt pour notre sous-région malgré les nombreuses autres sources de préoccupations actuelles pour la paix et la sécurité internationales. Au nom des pays membres du G5 Sahel, mes remerciements s’adressent aussi au Secrétaire Général, Monsieur Antonio Guterres, dont le très pertinent rapport sur la mise en place de la Force Conjointe du G5 Sahel qu’il vous soumet, résume parfaitement la réalité de la problématique en vigueur dans cette région du continent Africain, stratégique à plusieurs égards, et propose plusieurs pistes de solutions pragmatiques susceptibles de rendre plus efficace la réponse de la communauté internationale à la crise multiforme qui y sévit.

Confrontés à des enjeux multiples, longtemps parfois minimisés ou ignorés, la région du Sahel est devenue progressivement une zone d’instabilité majeure en Afrique et représente aujourd’hui un danger de plus en plus croissant pour la sécurité internationale.  Au cœur de cet espace sahélien, cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) ont décidé d’unir leurs forces au sein d’une organisation et de constituer ainsi une sorte de noyau dur pour faire face solidairement à ces immenses défis communs qui menacent la stabilité des États déjà fragiles et y entravent le développement socio-économique. Au premier rang de ces défis, la crise sécuritaire qui se caractérise depuis plusieurs années déjà mais avec une acuité extrême récemment, par la prolifération des conflits armés à l’intérieur de nos pays, la propagation du terrorisme d’obédience religieuse extrémiste, le narcotrafic et autres formes de criminalités transfrontalières avec des ramifications internationales, ainsi que la crise migratoire et sa plus hideuse manifestation que constitue la traite abjecte des êtres humains, organisée par les filières d’immigration clandestine vers l’Europe.

Sur le plan strictement militaire, la mobilisation de nos cinq pays et le soutien de la communauté internationale ont permis une première avancée très positive. En effet, comme l’a rappelé dans son rapport le Secrétaire Général, nous sommes en train de réussir à constituer en quelques mois la Force Conjointe du G5 Sahel, composée de 5000 soldats, dont l’opérationnalisation est en cours et qui bénéficie de l’appui de la communauté internationale à travers notamment la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) et l’opération Barkhane menée par la France. Un accord dit « Arrangement technique » a été conclu dans ce sens entre l’ONU, l’Union Européenne et le G5 Sahel en février dernier et signé par le Président du Niger et Président en exercice du G5 Sahel, Son Excellence Issoufou Mahamadou. De plus, en vue de nous conformer aux normes des Nations Unies en la matière, notre Force Conjointe a intégré dans son Concept Stratégique des Opérations (CONOPS) le cadre de conformité des droits de l’Homme préconisé par les Nations Unies. Cet appui des Nations Unies suite à la résolution 2391 du Conseil de Sécurité est donc à saluer. Il nous a déjà permis de collaborer lors de la mise en place du quartier général de la Force Conjointe à Sevaré au Mali ainsi que durant le déroulement des deux premières opérations de notre Force (opérations « Hawbi et Pagnali ») dans la délicate zone des trois frontières entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Madame la Présidente,

En droite ligne avec les déclarations du Secrétaire Général, nous devons reconnaître sans ambages que nous sommes encore loin d’avoir atteint une bonne vitesse de croisière dans la mise en œuvre concrète de notre réponse sécuritaire à la crise qui menace de totalement déstabiliser le Sahel et ses environs. En effet, même si plus de 80 % de nos effectifs sont déjà déployés à notre quartier général de Sevaré et au niveau des trois zones opérationnelles, il n’en demeure pas moins que nos troupes sont encore généralement mal équipées, les bases militaires et plus globalement la logistique nécessaire à une intervention efficace font défaut, surtout dans un environnement souvent hostile à plusieurs égards. Toujours dans la même perspective, la configuration du soutien de la MINUSMA à la Force Conjointe actuellement autorisée par la résolution 2391 limite grandement une efficiente couverture de la région et une bonne emprise opérationnelle sur tous les fronts identifiés comme urgents pour des prochaines interventions de notre Force afin de lutter contre les groupes terroristes et les autres organisations criminelles décidés à semer la terreur dans l’espace sahélien.

Nous confirmons par conséquent le diagnostic établi par le Secrétaire Général dans son rapport, qui met notamment en exergue l’inadaptation du dispositif mis en place pour appuyer la Force Conjointe. Il n’est « pas à la hauteur des enjeux ni viable dans la durée ». Dans cette optique, il s’agirait indéniablement pour le Conseil de situer l’apport de l’ONU à un niveau plus approprié et qui passera entre autre par des contributions obligatoires comme meilleure option afin d’être en mesure d’apporter un appui de long terme. C’est ici l’occasion de réitérer notre appel à votre auguste conseil en vue de doter la Force Conjointe d’un mandat renforcé qu’elle mérite et des ressources nécessaires pour achever son opérationnalisation et assurer sa pleine capacité d’intervention efficiente.

Une telle évolution du mandat de la Force Conjointe s’alignerait justement avec les recommandations issues des consultations menées en mars dernier par le Conseil de sécurité dans le cadre de l’amélioration des opérations de maintien de la paix en vue de les rendre plus flexibles, plus dynamiques et adaptées aux différents théâtres des opérations… Bref, plus efficaces dans un monde en constante mutation. Voilà donc une bonne opportunité à saisir pour illustrer concrètement cette approche plus pragmatique et dynamique des interventions des Nations Unies.

Madame la Présidente,

S’agissant plus précisément des pistes de solutions plus adaptées au contexte et suggérées par le Secrétaire Général pour appuyer la Force Conjointe, comme vous le savez, avant de prendre mes fonctions en février dernier à la tête du G5 Sahel, j’ai eu l’honneur de diriger deux importantes missions internationales dont l’une de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) et l’autre des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO).  Dans les deux cas, la bonne collaboration entre les forces africaines et l’ONU a permis des résultats positifs notamment en Somalie, à travers l’appui logistique conséquent apporté par les Nations Unies à l’AMISOM et pour le cas de la RDC, la mise en place au sein de la MONUSCO d’une Brigade d’intervention rapide constituée exclusivement de troupes issues des pays de la sous-région et qui a été à l’origine de la plus marquante des interventions militaires   réussies par l’ONU dans ce pays depuis la mise en place d’une mission des Nations Unies il y’a près de 20 ans. Je parle donc par expérience, ayant eu cette récente opportunité de vivre au quotidien les réalités diverses des missions d’intervention mais toujours dans un contexte encadré par une résolution issue du Conseil de Sécurité.

Il s’agit donc ici de réussir avec la Force Conjointe  du G5 Sahel à mettre en place une force opérationnelle performante, d’ossature africaine mais soutenue fortement par l’ensemble de la communauté internationale, ONU en tête, pour envoyer un message clair et fort à toutes les forces  négatives et mener ainsi à bien une mission des plus périlleuses et dont l’échec signerait la déstabilisation totale d’une bonne partie du continent Africain, une région rappelons-le, voisine de la Méditerranée et donc du continent Européen, ….un carrefour important aussi de circulation vers le reste du monde : l’Amérique, l’Asie et le Moyen-Orient en particulier. Pour la nébuleuse « Internationale terroriste » et tous les groupuscules apparentés, l’échec de notre intervention signifierait leur offrir sur un plateau d’argent la meilleure base opérationnelle possible pour organiser la propagation quasi illimitée partout dans le monde d’un terrorisme de masse encore plus terrifiant que ce que nous vivons déjà malheureusement aujourd’hui.

Conscients d’être les premiers concernés, nos États malgré des ressources financières très limitées, ont récemment consenti des efforts importants pour accroître les moyens de nos forces de défense et de sécurité, qui en moyenne bénéficient dorénavant de plus de 20 % du budget de nos cinq pays, au détriment souvent des secteurs sociaux pourtant critiques, ce qui constitue un arbitrage particulièrement douloureux pour nos gouvernements. Ainsi, la quote-part attendue des cinq pays pour financer la Force Conjointe est versée par tous, malgré parfois quelques retards. De plus, le Fonds fiduciaire institué pour gérer l’effort financier de la communauté internationale, en soutien à la Force Conjointe, a déjà un compte ouvert auprès de la Banque Centrale de Mauritanie, pays siège du G5 Sahel. À la suite de la réunion des ministres de la défense de notre organisation tenue il y’a deux semaines à Ouagadougou, instruction a été donnée de désigner d’urgence les membres du Comité de soutien du Fonds fiduciaire en vue d’accélérer son opérationnalité. Notons d’ailleurs avec reconnaissance que les premières contributions financières, essentiellement africaines à date, sont déjà arrivées ou en voie de l’être, notamment celles du Rwanda et des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaines (UEMOA).

Aussi, toute la mobilisation actuellement constatée pour le Sahel doit très rapidement se matérialiser de manière palpable sur le terrain pour redonner espoir et confiance à nos populations, leur adhésion étant essentielle à la réussite dans la durée de l’intervention multidimensionnelle de la communauté internationale venue au secours de notre région. C’est dans cette perspective que nous inscrivons par ailleurs le travail en profondeur qui commence à être mené, notamment avec l’appui du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, en vue de veiller au respect strict des droits humains dans cette lutte contre la terreur. La promotion des droits et libertés des citoyens devant être considérée comme un atout et non comme une contrainte, car elle participe grandement à la dé-crédibilisation du discours des forces rétrogrades que nous combattons.

De tout ce qui précède, il est crucial pour un succès non pas éphémère mais inscrit dans le long terme, de ne pas isoler la réponse sécuritaire du reste de la problématique complexe du Sahel. En effet, sans la paix et la sécurité, point de développement ni de prospérité possibles. Mais, l’absence de développement et de progrès socioéconomique notables favorise aussi la recrudescence de l’insécurité et de l’instabilité. Nous sommes donc face à un cercle vicieux infernal qui impose de trouver une solution plus globale, d’avoir une approche plus holistique dans notre réponse à la situation sahélienne.  Par conséquent, le « nexus sécurité-développement » doit être au cœur de notre action, bien tangible sur le terrain par les populations du Sahel. Et, c’est d’ici, de cette salle que sortira l’impulsion nécessaire qui va transformer les engagements pris par tous en actes concrets afin d’atteindre rapidement l’objectif crucial de pacification et de sécurisation de l’espace sahélien, réalisé en tandem avec la mise en œuvre d’un plan de développement socio économique ambitieux et répondant aux attentes de nos populations dont les jeunes et les femmes comme cibles prioritaires. C’est dans cette optique que les Nations Unies s’inscrivent avec la Stratégie Intégrée de l’ONU pour le Sahel (UNISS) en voie d’harmonisation avec l’Union Africaine, et que nous saluons. Au niveau spécifique du G5 Sahel, nous nous sommes dotés d’une Stratégie pour le Développement et la Sécurité (SDS) avec son plan opérationnel, le Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) pour lequel nous escomptons la contribution de l’ensemble de la communauté internationale en vue de son exécution.  Je note avec satisfaction que plusieurs pays amis et partenaires du Sahel, nombreux représentés dans cette salle, ont déjà manifestée l’intention d’appuyer le PIP.

À l’évidence, nous pouvons constater que les réflexions en vue de trouver les bonnes solutions pour faire face adéquatement aux défis immenses de la région du Sahel ont été faites, les solutions multiformes identifiées, les moyens nécessaires aussi en partie. Ne reste plus que de poser les actes forts en vue de matérialiser toutes ces bonnes intentions dans un cadre approprié et se montrer ainsi à la hauteur des attentes des populations du Sahel, dont ces jeunes sans espoir d’avenir qui  hésitent en ce moment même à rejoindre les rangs de groupes terroristes rétrogrades ou à tenter l’aventure suicidaire de la migration clandestine, ces femmes vivant dans les zones les plus arides du Sahel confrontées à la sécheresse et qui voient mourir dans leurs bras leurs nouveaux nés à cause de l’insécurité ambiante qui a fait fuir le personnel médical de proximité et plus généralement, à cause de l’absence des services de base aux populations.

Il est plus que temps d’agir pour le Sahel au-delà des discours et des demi-mesures. Mesdames et Messieurs, le temps de l’action décisive doit commencer ici, dans cette salle, sous l’impulsion du Conseil de sécurité.

Je vous remercie.

À propos de l'Auteur Source: http://kakakiniger.net

G5 Sahel : les Américains refusent le " mandat renforcé " réclamé par Maman Sidikou à l'ONU

Jeune Afrique Niger - 24/05/2018
Le secrétaire permanent de la force militaire G5 Sahel, Maman Sidikou, a réclamé mercredi au Conseil de sécurité " un mandat renforcé " pour cette unité antijihadiste naissante. Mais la demande a été aussitôt rejetée par les États-Unis, qui refusent toute implication accrue de l'ONU.

Nigelec, une inspection générale s’impose

Tamtaminfo - 23/05/2018

La société nigérienne d’électricité Nigelec, cette société intouchable, qui peut tout se permettre dans ce pays, a encore frappé, avant hier, lundi le 21 Mai 2018. Et de quelle manière ! En effet, durant toute la journée, on a enregistré plus d’une cinquantaine de coupures d’électricité avec un retour en force de voltage qui dépasse l’entendement.

Le bilan des dégâts est lourd, très lourd au niveau de Niamey. Tenez, notre reporter s’est promené un peu partout dans certains services à Niamey et son constat est hilarant. Des dizaines et des dizaines des splits endommagés, certains grillés à jamais, des appareils électroménagers  gâtés, des ordinateurs, imprimantes, onduleurs, prises électriques, chargeurs, photocopieurs, etc, détériorés.

Ne parlons pas des particuliers ni des grosses sociétés où les dégâts sont incalculables. La Nigelec a bien fait son coup et aux usagers d’en rassurer la réparation, car cette société, grâce à des subterfuges ne paye jamais les dommages et intérêts.

En attendant la mise en ligne de notre enquête sur la gestion de cette entité intouchable, nous estimons qu’il est grand temps de diligenter une inspection générale à la Nigelec ;

l’Etat du Niger a investi plusieurs milliers de milliards de francs CFA, à quoi ont-ils réellement servi ?

À propos de l'Auteur Aghali Ibrahim (Web Contributeur) Tamtam Info News

Le Niger a saisi près de 30 tonnes de produits pharmaceutiques prohibés sur la frontière avec le Burkina Faso

Tamtaminfo - 23/05/2018

Police Judiciaire du Niger

La brigade de répression des produits illicites de la Police nigérienne a annoncé à la presse mardi à Niamey avoir intercepté 29 tonnes de produits pharmaceutiques prohibés au poste de Makalondi, dans l’ouest du pays, frontière avec le Burkina Faso.

Dans l’enceinte des locaux de la Police judiciaire à Niamey, les produits interceptés ont été montrés mardi matin à la presse. Ils sont composés de « Davigra », « Viagra », « Socomol » et « Antycold », le tout d’une valeur estimée à 560 millions de FCFA. « De Tous ces produits, sauf la commercialisation du Socomol est acceptée sur le territoire national avec une autorisation ; et ici, ce n’est pas le cas », a fait savoir la police.

A la suite de cette opération, trois personnes sont gardées à vue à la Police judiciaire pour nécessité d’enquête.

La Police a exprimé son inquiétude et attiré l’attention de la population sur le danger qu’elle encourt avec la consommation des faux médicaments.

Les saisies de produits pharmaceutiques de contrebande sont légion dans cette zone du Niger, proche du Burkina Faso. Le 21 novembre dernier, la police avait intercepté, au niveau du même poste, un convoi de 13 tonnes de médicaments contrefaits, en provenance d’Inde, vers Niamey, en passant par un port du Ghana, selon une source locale.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les médicaments contrefaits entraînent des dizaines de milliers de morts notamment dans les pays en développement, où « un médicament sur dix vendus serait faux ou de qualité inférieure ».

À propos de l'Auteur Source: Xinhua

Niger : Ibrahim Yacouba prépare la création d'un nouveau parti

Jeune Afrique Niger - 23/05/2018
Depuis qu'il a quitté son poste de ministre des Affaires étrangères, Ibrahim Yacouba s'attelle à la création d'un nouveau parti.

Visite du ministre d’Etat chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique suite à l’attaque du village d’Agay (CR d’Inatès)

Tamtaminfo - 22/05/2018

Présenter les condoléances du gouvernement et rassurer les populations.
Le ministre d’état de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses M. Bazoum Mohamed a effectué le samedi 18 mai dernier un déplacement dans le village d’Agay (Commune rurale d’Inatès.) le ministre d’Etat, qui était accompagné du gouverneur de la région de Tillabéri, du chef d’état Major des armés, du président de la HACP ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité est allé présenter les condoléances du Président de la République, Chef de l’état SE. Issoufou Mahamadou ainsi que celles du gouvernement à la population et aux familles des victimes suite à une attaque perpétrée par des bandits armés et qui s’est soldée par la mort de 17 personnes toutes des villageois ainsi que des blessés graves.

La délégation ministérielle prononçant une fatia au cimetière du village.
L’attaque a eu lieu le vendredi 18 mai 2018 aux environs de 18 heures. Les assaillants armés d’armes à feu étaient à motos dans le village d’Agay (commune rurale d’Inatès) où ils ont ouvert le feu sur des paisibles citoyens à la devanture d’une mosquée de la place. Sur place une dizaine de personnes sont tuées.

Selon certains témoignages, les bandits armés auraient rattrapé et froidement abattu ceux qui ont tenté de fuir. Au total 17 personnes sont tuées et 1 autre personne blessée gravement. En se rendant le samedi 19 mai 2018 à Agay, le ministre d’Etat de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses Bazoum Mohamed, accablé par la tristesse devant cette situation de la scène de crime abominable, a tenu, au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et au nom du Gouvernement, à présenter à la population de Agay et aux familles éplorées ses condoléances émues.

Ce qui s’est passé à Agay indiqué le ministre Bazoum Mohamed semble être une réponse à un événement qui s’est passé il ya quelques semaines au Mali. S’adressant aux familles des victimes, le ministre d’Etat Bazoum Mohamed a eu ces mots : « Nous sommes venus à Agay prendre la mesure de cette situation inquiétante avec beaucoup de précision pour que le Gouvernement réfléchisse aux formes de réponses à donner à toutes ces formes d’expression du banditisme armée et formuler une prise en charge efficace qui va ramener la quiétudes chez la population de la localité de Agay.

Zakari Mamane
ONEP/Tillabéri

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