Informations en continu

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 31 MARS 2023

Tamtaminfo - 31/03/2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour,
vendredi 31 mars 2023, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres. Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes : I. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION. Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après : 1.1. Projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt n° 2100150043444, d’un montant maximum équivalent à vingt-cinq millions d’unités de compte (25 000 000 UC), soit environ vingt milliards cinq cent vingt millions quatre cent soixante-quinze mille (20 520 475 000) F CFA signé le 06 février 2023 à Niamey, entre la République du Niger et le Fonds Africain de Développement (FAD), pour le financement partiel du Projet 2 du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sahel (P2-P2RS). L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des conditions de vie des populations du Sahel. Le projet financé par l’accord de prêt, objet du présent projet d’ordonnance sera mis en œuvre à travers les quatre (4) composantes ci-après : •le renforcement de la résilience aux changements climatiques des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques ; •le développement des chaines de valeurs agro-sylvo-pastorales et halieutiques ; •le renforcement des capacités adaptatives ; •la coordination et la gestion du Programme. 1.2. Projet d’ordonnance autorisant la ratification de l’Accord de prêt n° 2022012/PR NG 2023 05 00, pour un montant de vingt-et-un milliards sept cent trente-cinq millions (21 735 000 000) de francs CFA, signé le 31 janvier 2023 à Niamey, entre la République du Niger et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet d’aménagement et de bitumage de la route Hamdara-Wacha-Dungass-Frontière du Nigéria. L’objectif global du projet est d’assurer le désenclavement de la zone afin de faciliter les échanges économiques, sociaux et culturels au niveau national et sous régional. Le projet financé par l’accord de prêt, objet du présent projet d’ordonnance sera mis en œuvre à travers les trois (3) composantes ci-après : •les études ; •les travaux et contrôle ; •l’appui institutionnel et la gestion du Projet. Ces deux (02) projets d’ordonnances sont pris conformément à la loi n° 2022-70 du 26 décembre 2022, habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances pendant l’intersession parlementaire et ce, après avis de la Cour Constitutionnelle. II. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE. Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le Projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2020-295/PRN/MJ du 17 avril 2020, portant modalités d’application de la loi n° 2018-35 du 24 mai 2018, portant statut des notaires. Le présent projet de décret a pour objet de corriger et de rendre applicables les dispositions des articles 31 et 32 du décret n° 2020-295/PRN/MJ du 17 avril 2020, en ce qui concerne les conditions d’accès au stage des aspirants-notaires. III. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DU LOGEMENT. Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après : 3.1. Projet de décret portant création d’un Etablissement public à caractère administratif dénommé «Institut Géographique National du Niger», en abrégé (IGNN) 3.2. Projet de décret portant approbation des statuts de l’Institut Géographique National du Niger (IGNN) Les deux projets de décrets ont pour objet de mettre en conformité les textes portant création, organisation et fonctionnement de l’IGNN aux dispositions de la loi n° 2020-020bis du 03 juin 2020, fixant les règles de création des catégories d’établissements publics et son décret d’application. IV. MESURES NOMINATIVES. Le Conseil des Ministres a adopté les mesures individuelles suivantes : 4.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE •Général de corps d’Armée Lawel Chékou Koré, est nommé inspecteur général des Armées et de la Gendarmerie Nationale. 4.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE •Général de division Abdou Sidikou Issa, est nommé Chef d’Etat-major des Armées. •Général de Brigade Ibrahim Bagadoma Mahamadou, est nommé Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale. 4.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EQUIPEMENT •Monsieur Ibrahim Allassane, ingénieur des travaux publics, Mle 64048/G, est nommé conseiller technique du Ministre de l’Equipement. •Monsieur Yayé Bilan, ingénieur des travaux publics Mle 55727/Y, est nommé directeur général des routes rurales. •Monsieur Maman Lawali Issaka Harou, juriste, Mle 136295/Y, est nommé directeur de la législation. 4.4. AU TITRE DU MINISTERE DU PLAN •Madame Ousseini Falalou Fatimata, directeur administratif, Mle 85378/V, est nommée directrice de l’analyse économique, de la prévision et de la modélisation. •Monsieur Ousmane Issoufou Abdou, chef de division d’administration générale, Mle 116475/T, est nommé directeur des réformes économiques et de la transformation structurelle. •Monsieur Chétima Tar, inspecteur principal du trésor, Mle 110995/S, est nommé directeur des ressources financières, du matériel, des marchés publics et des délégations de service public. •Monsieur Anaroua Manou, ingénieur statisticien économiste, Mle 162053/W, est nommé directeur des statistiques et de l’informatique. •Monsieur Seyni Soumana, ingénieur des travaux statistiques, Mle 62434/A, est nommé directeur des études et de la programmation. •Monsieur Galadima Chittou Ali, directeur administratif, Mle 87208/T, est nommé directeur du suivi de la performance et de l’évaluation des projets et programmes de développement. •Madame Amadou Gado Hadiza, directeur administratif, Mle 111601/N, est nommée directrice des ressources humaines. 4.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE •Monsieur Harou Abdou Salam, directeur administratif, Mle 87060/N, est nommé directeur général du développement régional, local et communautaire. •Monsieur Hassane Hamidine, ingénieur agronome, est nommé directeur général de l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement. 4.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA DECENTRALISATION •Monsieur Abdou Boubacar, Mle 116400/X, est nommé directeur des ressources financières. 4.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE •Monsieur Samba Ly Souleymane, ingénieur d’agriculture, est nommé président du conseil d’administration de l’ONAHA. V. COMMUNICATIONS. Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications : •une communication du Premier Ministre relative à l’attribution de deux (02) marchés publics constitués en deux (02) lots : •lot n° 1 : Travaux de construction de deux (02) châteaux d’eau inox 500 M3 sur une tour métallique de 20m. •lot n° 2 : Travaux de réalisation du réseau de conduite PVC DN 315 PN 16 de 1858 ml et équipement de la station. •une communication du Ministre de l’Agriculture relative à l’attribution de marchés publics par appels d’offres internationaux ouverts pour les travaux de construction des marchés de Demi-Gros de produits agricoles et la réalisation de 51 km de pistes rurales dans la région de Tahoua. Construction de deux (2) marchés de Demi Gros •lot n° 1 : Travaux de construction du marché de demi-gros de produits agricoles à Guidan Idder. •lot n° 2 : Travaux de construction du marché de demi-gros de produits agricoles à Tounfafi. Construction de 51 km de pistes rurales •lot n° 1 :Travaux de construction de la piste rurale de Guidan Idder-Tajaé-Embranchement route Malbaza-Dabnou longue de 17,264 km, dans les communes rurales de Malbaza et de Tsernaoua. •Lot n° 2 : Travaux de construction de la piste rurale de Guidan Idder-Faska longue de 7,850 km, de la bretelle de Kiara longue de 0,872 km, de la Bretelle de Kanassori longue de 1,152 km et de la bretelle d’Ambaroura longue de 2,123 km. •Lot n° 3 : Travaux de construction/réhabilitation de la piste rurale de Guidan Idder-Tallé longue de 10,000 km et de la bretelle de Madetta longue de 2,269 km. •une communication du Ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires Sociales relative à un marché public d’acquisition et d’installation de trois (3) centrales à oxygène au niveau des Directions Régionales de la Santé Publique de Tahoua, de Zinder et de Maradi y compris la formation des utilisateurs. •une communication du Ministre de la Poste et des Nouvelles Technologies de l’Information qui porte sur l’attribution d’un marché public des travaux de mise en œuvre des infrastructures optiques de la Dorsale Transsaharienne à Fibre Optique (DTS) Niger, relatif aux travaux de Génie civil, équipements d’énergies et équipements de transmissions et de monitoring. Ces quatre (4) communications sont faites à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n° 018/PM/ARCOP du 18 janvier 2023, fixant les seuils dans le cadre de la passation des marchés publics qui dispose en son article 13 que : «Tout achat public dont le montant est égal ou supérieur à trois cent millions (300 000 000) de francs CFA hors taxe sur la valeur ajoutée doit faire l’objet d’une communication préalable en Conseil des Ministres de la part du Ministre en charge du secteur concerné». •une communication conjointe des Ministres du Plan et des Finances sur l’estimation de la croissance économique du Niger en 2022. La croissance économique réelle du Niger est ressortie à 11,5% en 2022. Cette performance est due à la bonne tenue de la branche agriculture en 2022 et à l’impact des mesures de politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement. En valeur, le Produit Intérieur Brut (PIB) est passé de 8 270,8 milliards de Francs CFA en 2021 à 9 569,9 milliards en 2022, soit un taux de croissance nominal de 15,7%. Fait à Niamey, le 31 mars 2023. Par Le Secrétaire Général Adjoint en Second du Gouvernement (MAHAMANE  ROUFAI  LAOUALI)

Le statut de l’enfant naturel au Niger

Tamtaminfo - 31/03/2023

Problématique ou vide juridiques ?
Imane Hassan, une petite fille de quatre ans, est transportée chaque matin  par un taxi-moto notamment appelé ‘’ kaboukabou’’ pour l’amener à l’école.

Cette petite fille est entretenue et élevée selon les moyens de sa mère célibataire qui travaille dans le secteur privé.  En effet,  Asma est un enfant naturel qui n’a jamais  connu son père a plus forte l’amour paternel.

Une chose qu’elle ne cesse de réclamer aussi. Imane, malgré son âge, fait face à toutes sortes de discrimination au sein même de sa famille maternelle.Les autres enfants ne cessent de lui rappeler qu’ils n’ont jamais vu son père. Les enfants comme Imane sont nombreux au Niger et sont confrontés à des multiples stigmatisions d’une manière ou d’une autre.

Ils sont considérés comme la risée de la société dès leur enfance jusqu’à l’âgé adulte, comme s’ils ont commis de crime. C’est le cas d’une jeune fille âgée d’une trentaine d’année, dénommée Roumana.  «  Quand je reçois des demandes de mariage, tout de suite on fait comprendre à la personne que je suis née hors mariage.

Et, ce qui me fait mal le plus, c’est la torture morale que ma  famille maternelle et paternelle sans exception me font vivre en me présentant a chaque rencontre familiale aux autres membres des familles comme l’erreur de jeunesse de mes parents.

Aussi,  en cas de querelle ou d’une erreur commise, c’est le même refrain. Il faut dire que  ça tellement joué sur ma conscience que je me suis donné à des pratiques malsaines et, est devenue irrespectueuse envers presque tout le monde» a-t-elle fait savoir.

Le statut de l’enfant naturel dans la société nigérienne   

Ainsi, selon les explications fournies par le sociologue communicateur, M. Alou Ayé,   pour comprendre la problématique du statut de l’enfant naturel, il faudrait revenir un peu sur le fondement même, approximativement de toutes les sociétés du monde et particulièrement la société nigérienne.

M. Alou Ayé a indiqué que  la perpétuation de l’espèce qui est un élément fondamental de la vie de l’être humain sur terre repose essentiellement sur l’existence d’un foyer, d’un cadre social, juridique ou culturel qui permet à l’homme et la femme réunis devant la communauté, les autorités juridiques ou religieuses,  sont en mesure de mettre au monde un enfant dans un cadre basé sur l’acceptation d’une vie commune appelé ‘’ le mariage’’.

Et par  la compréhension de la société nigérienne, d’après  M. Ayé c’est dans ce seul  cadre qu’on peut concevoir un enfant, d’où toute la difficulté  que rencontre dans leur vie, tous les enfants qui ne sont pas issus de cette voie unanimement, socialement, culturellement et religieusement admise que celle du mariage.

Ces enfants sont confrontés à des multiples discriminations, ils deviennent une sorte de « rejeton » pour la société. «  Cette situation est devenue un surpoids sur le développement socio culturel de cet être innocent »  dixit M. Alou Ayé. Pour lui,  de la même façon que personne dans ce monde n’a choisi  ses parents, son pays, sa nationalité, c’est de la même manière que personne n’a choisi la voie à travers laquelle elle est conçue.

C’est pourquoi, il a appuyé ses propos en expliquant que si les circonstances ont fait en sorte qu’un enfant soit né naturel et bien, il faudrait l’accepter de la même manière qu’un enfant qui est venu au monde par la voie légale. C’est pourquoi, il a souligné qu’il est nécessaire que la société  nigerienne puisse revoir sa vision par rapport à ces enfants et qu’elle puisse avoir de la hauteur pour comprendre qu’ils ne sont nullement coupables de la voie par laquelle ils sont nés.

Concernant la question de différence sociale de statut  d’un enfant naturel et légitime, M. Alou Ayé nous a fait  comprendre qu’il y a une très grande différence entre le statut de l’enfant naturel et légitime. L’enfant légitime à toute l’affection et de la considération  de la communauté, alors qu’au même moment, l’enfant naturel sera rejeté, délaissé.

L’enfant légitime a droit à un héritage après le décès de son père or l’enfant naturel malheureusement n’a pas ce droit là. Un enfant légitime a tous les droits reconnus par la société tandis que l’enfant naturel ne jouit d’aucun droit et pire il sera condamné à être jugé pour son statut de naissance.

Que disent les textes juridiques et réglementaires sur cet état de fait ?

L’enfant désigne l’être humain de sa naissance jusqu’à l’âge adulte. Mais cette conception de l’enfant était large et l’âge de la majorité variait d’une culture à une autre. Il possède des droits dès sa conception et  à sa naissance du fait de sa nature d’être humain tels que le droit à la vie, à un nom, à la protection etc.

C’est d’ailleurs pour protéger les droits de l’enfant que le monde s’est doté en 1989 de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).  Au Niger, les droits des enfants sont également consignés dans des différents instruments juridiques tels que la constitution et le code civil qui confèrent à tous les  enfants sans distinction les mêmes droits. Par ailleurs, le droit positif nigérien est fondé à la fois sur le droit stricto census  et la coutume.

Ainsi, s’agissant de certaines matières, c’est la coutume des parties qui s’appliquent tels que la succession, le mariage, la filiation. A souligner que concernant la filiation des enfants conçus dans les liens du mariage, cela ne cause pas de problème, mais celle des enfants nés hors mariage constitue une véritable préoccupation de nos jours à cause de la pesanteur culturelle de nos sociétés africaines en général et celle du Niger en particulier.

Ce comportement à l’égard de ces enfants se résume à un rejet venant de sa propre famille mais également de la société alors que  l’enfant a droit d’avoir une famille, d’être entouré et aimé. Quel qu’en soit le rang social de sa famille ou sa stabilité économique, ce dernier dès sa naissance au lieu d’être protégé est rejeté comme un déchet.

Il est abandonné à son propre sort à la charge souvent de sa mère fragilisée par les préjugés et les multiples insultes,  face aux pesanteurs socio-économiques. Aussi, il se verra au cours de sa croissance privé de certains droits fondamentaux tels que celui à la protection et à l’éducation. Si le problème persiste et prend de l’ampleur, l’on peut dire qu’il ya un certain laisser aller ou une mauvaise application des textes en la matière.

Dans une interview qu’elle nous a accordée, la Commissaire Principale de Police, cheffe de la division de la protection des mineurs et femme, Hassane Haousseize Zouera déclare l’enfant naturel est au même  pied d’égalité  que les autres. Il bénéficie de ses droits en tant que personne vulnérable et immature ainsi que des dispositions qui lui sont favorables sur tous les autres plans.

Le Niger a émis des réserves  sur tous les aspects qui peuvent aller en contradictions avec les réalités religieuses. La seule limite, c’est le droit à la succession. A ce niveau, si les parents ont opté pour le droit civil dans leur relation, alors l’enfant même né hors mariage bénéficiera de ses droits civils conformément à cette filiation établie. Par contre, si ses parents ont opté pour la coutume, là il ne bénéficie pas du droit à la succession (l’enfant né hors mariage n’hérite pas dans la coutume nigérienne).

Et en cas de discrimination la Commissaire Principale de Police, Haousseize Zouera, a expliqué que les textes nationaux prévoient des sanctions contre les auteurs afin de le protéger contre toute forme de violence ou maltraitance.

Cependant, la cheffe de division de la protection des mineurs et femmes, atteste que  la seule loi spécifiquement en vigueur en matière juridique qu’elle connait  relatif au statut de l’enfant naturel est la «  Loi N° 1961-26 du 12 juillet 1961, déterminant la nationalité nigérienne en son TITRE I des DISPOSITIONS GENERALES dans son article 18, où il est certifié que l’enfant naturel légitimé au cours de sa minorité acquiert la nationalité nigérienne si son père est nigérien.

L’enfant qui a fait l’objet d’une légitimation adoptive acquiert la nationalité nigérienne si son père adoptif est nigérien. A cet effet, il n y’a malheureusement  pas de sanction pénale attachée a la discrimination de l’enfant en matière  d’héritage.

La seule parade que certains  juges utilisent c’est le droit aux subsides qu’ils appliquent pour faire bénéficier à l’enfant d’un soutien ou le versement d’une somme d’argent quelconque à titre d’aide.  De même, lorsque le père a fait des dons à l’enfant issu hors mariage avant son décès, il y a eu plusieurs cas où les familles ont attaqué cette décision en justice pour annulation.

Mais même cette option est très  combattue dans certaines familles puisque le principe  est tiré des préceptes religieux concernant le droit à l’héritage.

Reportage réalisé par Mlle Balkissa Ibrahima Mahamane, journaliste-reporter  Tamtam info dans le cadre du projet FSPI 2022-2023  de la Maison de la presse,  financé par l’Ambassade de France au Niger.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 31 Mars 2023

Actuniger Politique - 31/03/2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour,
vendredi 31 mars 2023, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

Les nouveaux membres du CSC officiellement installés

Actuniger Société - 31/03/2023

Le Secrétaire Général du Ministère de la communication, M. Moustapha Tinao a présidé, ce vendredi 31 mars 2023, la cérémonie d’installation officielle des nouveaux membres du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), au siège de l’institution. Auparavant, les 15 membres de la nouvelle équipe ont élu parmi eux un Président, en la personne de M.Salifou Labo Bouché, alors que Elhadji Mahamadou est élu Vice-président.

{loadposition pub1}

COMMUNIQUE DE PRESSE : le Niger et l’Union européenne renouvellent leur soutien à la prise en charge des réfugiés évacués de Libye

Actuniger Société - 31/03/2023

Dans un contexte de crise migratoire multidimensionnelle et en appui à l’action du gouvernement du Niger, l’Union européenne accompagne l’assistance, la protection et la recherche de solutions durables au bénéfice des demandeurs d’asile et des réfugiés évacués de Libye à travers le projet ETM (2022-2024) » mis en oeuvre par L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

{loadposition pub1}

Programme " Garder mon Ecole Propre " (GEP) : la JICA appuie les établissements scolaires de Niamey en matériels de salubrité et de jardinage

Actuniger Société - 31/03/2023


Le Collège Dan Zama Koira a servi de cadre, jeudi 30 mars 2023, à la cérémonie de remise d’un important don de matériels de salubrité et de jardinage en milieu scolaire destinés à trois établissements de la ville de Niamey (CES Route Filingué, le CES Darsalam et le CEG Danzama Koira). L'initiative s'inscrit dans le cadre des activités du programme "Garder mon Ecole Propre" (GEP), financé par l'Agence Japonaise de Coopération internationale (JICA-Niger) en collaboration avec les ministères de l'Education nationale et de l'Environnement. Elle vise à améliorer la gestion des déchets en milieux scolaire et la pratique des Activités pratiques et productives (APP) dans les écoles primaires comme secondaires pour répondre à deux principaux défis notamment garder les écoles propres et promouvoir la production maraichère et arbustive à travers les jardins scolaires et l'installation au niveau de chaque établissement du Niger d'une pépinière comme contribution aux solutions du changement climatique.

{loadposition pub1}

Tribune citoyenne: Mohamed BAZOUM , un Nigérien Tout Court ?

Tamtaminfo - 31/03/2023

Cette question se pose au regard d’un Acte fort posé récemment par le Président Mohamed Bazoum,  qui converge avec  des Valeurs retenues dans l’avant-projet de la Charte citoyenne «  Nigérien Tout Court , NTC  ».

A la faveur du mois béni de Ramadan , le Président de la République a initié une Rencontre avec des Leaders  d’Associations islamiques afin de passer un message d’appel à des Prières et des  Bénédictions abondantes  pour notre pays.

A Nigérien Tout Court ( NTC) , nous estimons que le Chef au sens noble du terme est nécessairement un Croyant , une Personne qui a la crainte du Seigneur des Mondes.

Même si nous avons noté avec beaucoup de satisfaction la quête incontestable  du Président Mohamed Bazoum, de lutter contre la corruption , des élans de solidarité avec des populations en souffrance ( Diffa et Tillaberi ) , des remises à l’ordre dans certains dossiers d’abus de pouvoir ,  ou d’injustice,  nous considérions que le point d’éligibilité  au label «  Nigérien Tout Court » ( NTC ) , n’était  pas perceptible nettement.

Il a fallu cet Acte à fort contenu religieux dans le contexte spécial du mois de Ramadan, pour que nous apercevions  une lisibilité dans le criterium d’appréciation de la qualité de NTC .
Cette  Réflexion n’est   pas un essai de Bilan des deux (2) ans de gestion de l’Etat par le Président Mohamed Bazoum.

Elle nous permet de souligner que sur  le restant  de son Mandat , il y a  du potentiel de travail politique  bénéfique à réaliser , pour espérer avancer plus résolument . Toutefois ce travail politique doit absolument  prendre en compte  nos Valeurs sociales fondamentales . Comme  préalable  il y a   la nécessité impérieuse  de revisiter les Termes de la Dialectique Consolider et avancer.

L’expérience de la gestion de l’Etat durant ces deux années, enseigne que la dimension  « consolider » de son Programme  ,  absorbe énormément  d’énergie tant les déficiences structurelles a résorber  sont nombreuses.

Il convient  également  de se débarrasser  de présupposés idéologiques acquis qui sont des véritables obstacles ralentissant  la volonté d’avancer . Le fait par exemple de  considérer  que ,  parce le Mali est soupçonné d’employer une milice militaire privée  , alors il doit  être ostracisé.

C’est pourquoi nous estimons que le Président Mogamed Bazoum  malgré sa «  demande insatiable de Peuple » ,  son besoin de libérer les bonnes  énergies ,  et de produire de l’ intelligence stratégique, les Résultats en termes de mobilisation sociale, de sécurité et bien-être social sont  peu lisibles.

Dans plusieurs   Tribunes Citoyennes nous avons  souligné  les limites de la méthode MG-MB , de gestion des Affaires publiques . Elle demeure tributaire d’une  mauvaise mise en œuvre  de la Dialectique « Consolider et avancer ».

Le Président Mohamed Bazoum, Président de tous les Nigériens doit  être visible nettement  sur la promotion des Valeurs sociales fondamentales essentielles ,  qui incontestablement auront un impact considérable sur son Bilan global.

1.               De la convergence avec les Principes de NTC
In extenso ,voici les qualités de  NTC concernées    dans l’avant-projet de la Charte de la Citoyenneté. Au regard de ces Principes,  l’Acte du Président Mohamed Bazoum, nous   encourage  à penser qu’il  révèle des qualités  caractéristiques des NTC. Des Valeurs  qui en font des Personnes de qualité , des Nigériens qui s’efforcent à être socialement  exemplaires dans leur vie privée comme publique.

Dans les points 1, 2 et 3 de l’avant-projet de la charte  concernant  les valeurs défendues par le Citoyen Nigérien Tout Court ( NTC) , il est exigé ce qui suit :

1.1          Une Aversion pour la recherche du gain facile, la corruption , la paresse, la fraude sous toute ses formes

1.2          Une Aversion pour l’intolérance religieuse, le fanatisme religieux, l’extrémisme violent

1.3          La Croyance en Dieu  en  la Puissance de la Foi et les Bienfaits de Ses Bénédictions et le Besoin de la protection Divine dans tous les Actes.

Généralement nos Chefs d’Etat ne se donnent pas un temps d’écoute suffisant sur les préoccupations d’ordre   spirituel de leurs concitoyens. Ils se contentent de leur culture générale  sur les questions de religion ou de spiritualité ,  pour décider ou adopter des postures . le fixisme sur la laïcité  de la République explique en partie la tiédeur des rapports de certains Chefs d’Etat avec la Religion .
Souvent cela devient  une source  inutile  de polémiques , voir de désamour avec le Dirigeant.

2.    De la nécessité « d’Avancer et Avancer »

C’est en ces  termes  que nous reformulons le slogan de campagne «  Consolider et avancer » . Le Philosophe  comprendra  les subtilités et autres finalités contenues dans  cette reconstruction sémantique  de la philosophie de sa Gouvernance.

Avant de poursuivre, il est important de souligner et de faire comprendre à la Population  que la gestion des affaires publiques sous nos Cieux  ,  et donc la construction d’une Nation n’est pas une course de vitesse.

Le Chef de l’Etat ne peut être en compétition avec quelques Programmes réalisés sous d’autres Régimes . Il a  une exigence de Résultats  avec lui-même,  qui impose  de  réaliser des Actions concrètes impactant.  C’’est aussi la voie pour le Chef ,   pour   inscrire son nom dans l’Histoire  victorieuse  ou  de succès  de son pays.

A présent revenons à la nécessité de la réorientation de la philosophie de l ‘Action publique.

Nos Conclusions et commentaires sont tirés de  l’observation à notre échelle , de la gestion des Affaires publiques , . Nous entrevoyons trois (3) champs ou Axes possibles  de concentration des Actions de développement pour «Avancer et  Avancer ».

Ces champs ou Axes d’Action sont dialectiquement  liés .   Ce sont :
1.               Avancer rapidement  sur la bonne politique de voisinage avec le Mali
2.               Créer les conditions de retour des populations déplacées du fait de l’insécurité terroriste.
3.               Polir les relations sans complexe avec la Religion de façon à obtenir  la Grâce Divine  collective et individuelle.

Notre Religion l’Islam nous enseigne la valeur et  l’importance des Relations de bons voisinages. Elles   ne sont pas loin  des Relations de  parenté ,  tellement elles sont importantes.

Ce principe  s’applique également sur   le plan de la   géostratégie.  C’est un principe existentiel  important pour un pays.

De bonnes Relations de voisinage conditionnent  la tranquillité sociopolitique et la prospérité dans chacun des pays concernés.

C’est pourquoi, il  nous plait de saluer et soutenir l’engagement   affiché par le Président Mohamed Bazoum de relancer et consolider le bon voisinage avec les Pays voisins . C’était lors de son récent séjour au Togo , après une première visite au Benin.

Au Benin et au Togo , les prétextes et autres raisons avaient un contenu  à dominance  économique.

Concernant le  Mali  les arguments sécuritaires s’imposeront d’eux-mêmes . Des motifs valables pour rétablir les ponts officiels de la fraternité et de la solidarité.

Une Actualité politique de cette sorte serait fortement  applaudie par la grande majorité des Populations des deux pays .  Elle susciterait un capital de sympathie immense auprès des Opinions publiques des deux pays , voire au-delà.

Un mouvement citoyen pourrait  être initié  pour amener  les Uns et les Autres à dépasser leurs egos ,  et renouer les Liens de  fraternité globale avec le Pays frère  du Mali.

Il s’agit de viser  également à faire « Avancer »  la fenêtre d’oxygénation obtenue par la «  diplomatie militaire », avec naturellement l’aval du Président de la République.

En fait la balle est plus dans le camp du Niger,  qui par des Propos durs à l’endroit des Autorités de la  transition au Mali ,  a créé une situation de crise qui ne devrait jamais arriver.

A l’épreuve de l’histoire on se rend compte de  la faiblesse des arguments usités  pour justifier une distanciation diplomatique d’avec le  Mali.

Les Puissances étrangères qui ont implicitement pour certaines d’entre-elles ,  œuvré à faire isoler le Mali ,    qui prétendent être des modèles de démocratie achevée ,  se bousculent à Koulouba-Bamako pour se faire accepter par les Autorités maliennes de la Transition.

Au plan sous régional ,   même la Côte d’Ivoire qui a connu une crise aigue  ,  met des Turbos pour renouer
la fraternité globale avec le Mali ( convocation d’une Commission mixte )  .  Nous pouvons et nous devons également faire revivre  cette fraternité .
Le Président Seini Oumarou a invité dans l’un de ses Messages ,  à dépasser les Ego de part et d’autre.

Nous estimons qu’il a raison , c’est une posture de sagesse avec  une demande populaire forte.

Il nous plait de souligner que nous  avons  entrepris , à notre petite échelle citoyenne,  plusieurs Initiatives  de Lobbying qui ont obtenu le soutien  d’un certain nombre de  Compatriotes , des  Personnes Ressources de grande qualité ,  avec des Parcours sociopolitiques élogieux.

Ces Initiatives ont buté sur une équation fondamentale pour laquelle il fallait avoir  une  réponse : Quelle c’est la position officielle  de l’Exécutif nigérien, avec à sa Tête le Président de la République ?

C’est le lieu de les remercier pour les hautes contributions , suggestions et surtout leur engagement à accompagner toute dynamique de raffermissement des Relations de fraternité et de solidarité entre  les Peuples Frères du Mali et du Niger.

Je ne peux m’empêcher  de citer leurs noms, quitte à titiller  un peu leur culture de la discrétion , de la modestie et de la générosité.

Il s’agit de Mme Hassane Ali Hadiza Moussa Gros, Pr Khalid ikhri , Mr Antarou Hassane Karanta , Mr Issoufou Kado Magagi , Mr Goumandakoye Mounkaila, Mr Ewangue Mohamed , Mr Mariko Aboubacar , Mr Louel Kader Mahamadou ,  Mr Moussa Mohamed .
Notre Religion ne nous enseigne t-elle pas  abondamment sur  les inconvénients et autres dégâts dans les rapports humains du fait de  l’orgueil ?

Du reste, les Grands Hommes ont toujours pu surpasser cette barrière au regard de l’intérieur de leurs pays .
Voilà pourquoi nous estimons que la Rencontre avec les Responsables des Associations islamiques  atteste de  l’attachement du Président de la République  à la Force de la Foi ,  à celle des Invocations et autres Prières.

A nos yeux cela constitue un pas important permettant de  suggérer que l’on doit  « Avancer » dans le retour au bon voisinage avec le Mali.

Le Mois de Ramadan étant celui du Pardon sincère extrêmement bénéfique ,  est une occasion sans pareille  pour se pardonner et se réconcilier.

Concernant les Axes d’Action sur la  sécurité et le retour du développement dans les Territoires désertés par les Populations,  le retour de la coopération intégrale  entre le Mali et le Niger devrait  accélérer et consolider les processus.

Nous avons enregistré  un avant-gout des Bienfaits d’un tel  bon voisinage , avec la coopération militaire retrouvée entre les Fonces de défense et de sécurité des deux pays . Des résultats concrets sont déjà enregistrés dans la lutte contre le terrorisme.

En guise de synthèse , nous considérons que  la prise en compte de la Foi et des valeurs d’humanité , dans la philosophie de conduite des Affaires de l’Etat , est un pas décisif dans la création de conditions de mobilisation populaire autour des Forces de défense et de sécurité, autour des intérêts supérieurs de notre pays .
La reprise des activités productives par les populations de retour dans leurs terroirs aura un effet multiplicateur sur le taux de Bonheur Brut  national

Elhadj MAIGA  Alzouma
Nigérien Tout Court , NTC
Africain Engagé

Syndicate content