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Lien entre les différentes communautés nigériennes et amis du Niger réparties de par le monde. Boubacar Guede
Mis à jour : il y a 1 heure 37 min

Négociations entre le Niger et le groupement Geftarail et Africarail, sur le Projet de boucle ferroviaire : «Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey »

31/05/2016

De retour de Paris où elle a mené, du 24 au 25 mai 2016, des négociations avec le groupement Geftarail et Africarail, la délégation nigérienne composée de M. Mohamed Moussa, Conseiller Principal du Premier Ministre, M. Ibro Zabaye, Directeur du contentieux de l’Etat et M. Yacouba M. Nabara, avocat de l’Etat du Niger, a rendu public un communiqué de presse, en date d’hier, lundi 30 Mai 2016, et signé par le chef de la délégation, M. Mohamed Moussa.

Ce communiqué de presse vise à éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vraie issue de ces négociations avec le groupement Geftarail et Africarail. En effet, a tenu à préciser de prime abord, la délégation nigérienne, « le présent communiqué de presse fait suite aux publications et déclarations médiatiques du Groupement GEFTARAIL et AFRICARAIL S.A. sur le projet de boucle ferroviaire. Il fait également suite à l’assignation de l’Etat du Niger devant le tribunal arbitral de Paris par le même groupement».

Le communiqué de presse rappelle que « le but de ces négociations était de trouver un accord amiable pour mettre fin au protocole signé le 15 janvier 1999 par lequel quatre Etats avaient confié au groupement Geftarail la mission de mobiliser des ressources, de réaliser des études et de construire et exploiter certains tronçons de la grande boucle ferroviaire».

La même source souligne que les négociations ont abouti, le 25 mai 2016, « à la signature d’une déclaration commune en dix (10) points, tenant lieu de relevé de conclusions et qui renvoie à un accord ultérieur écrit des parties (point 9 de la déclaration)».

Hélas, constate le communiqué, « depuis le 26 mai 2016, le groupement Geftarail a déclenché une campagne médiatique en exploitant le point 3 de cette déclaration. Ce point 3 avait pour seul but de reconnaitre que le protocole d’accord signé le 15 janvier 1999 n’a pas été dénoncé. Ce protocole n’accordait aucune exclusivité à GEFTARAIL pour la construction de la boucle ferroviaire ».

« En sortant ce point 3 de son contexte, les représentants de Geftarail, exploitent de manière déloyale la déclaration commune en laissant croire que le Niger remettait en cause la concession Bolloré. Pourtant, au cours de cette négociation, la délégation nigérienne a soutenu que la concession Bolloré est la seule valide car signée en bonne et due forme; alors que le B.O.T (built, operate and transfert) envisagé avec Geftarail n’est pas encore signé. D’ailleurs, la délégation nigérienne a demandé une juste indemnisation des Etats par Geftarail pour le préjudice causé aux économies des Etats signataires du protocole», souligne le communiqué de presse.

En rappel, poursuit le communiqué, «GEFTARAIL n’a posé le moindre mètre de rail en quinze (15) ans sur le territoire nigérien, ni sur les territoires des autres Etats signataires du protocole ». Aussi, poursuit le communiqué de presse, « l’Etat du Niger se félicite de la pose de 140 km de rail entre Niamey et Dosso par le Groupe Bolloré ».

« Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey. Il dispose pour cela de tous les droits que lui confèrent les concessions de construction et d’exploitation dûment signées par l’Etat du Niger», conclut le communiqué de presse. (Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration commune issue des négociations).

Assane Soumana(onep)

Déclaration commune signée par les deux parties à l’issue des négociations

1. Les Parties se sont réunies les mardi 24 et mercredi 25 mai 2016 sous l'égide du Premier Ministre, Michel Rocard et sous l’autorité du Ministre

Mohamed Moussa.

2. Les Parties ont exposé leurs prétentions, ont rapproché leurs points de vue et dissipé tous les malentendus qui existaient.

3. L'Etat du Niger réaffirme que AFRICARAIL est toujours concessionnaire du droit de construire et d'exploiter les ouvrages d'art et les infrastructures ferroviaires sur l’axe Kaya (Burkina Faso)-Niamey (Niger)-Parakou (Bénin)-Aného (Togo)-Ouidah (Bénin), que sur l’axe Blitta (Togo)-Ouagadougou (Burkina Faso) constituant la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l'Ouest conformément au Protocole du 15 janvier 1999 et au protocole additionnel du 31 août 2000.

4. La société GEFTARAIL s'engage à consulter le Comité de Pilotage avant toute cession à un tiers des actions qu'elle détient dans la société AFRICARAIL.

5. L'Etat du Niger s'engage, de concert avec les Etats parties au Protocole, à apurer les dettes dûment constituées du Comité de Pilotage d’AFRICARAIL envers la société GEFTARAIL et ce à réception des factures et de leurs justificatifs, et à prendre à sa charge tous ses coûts directs dûment établis.

6. Sous condition du règlement prévu à l'article 5 et de la déclaration prévue à l’article 8, les Parties sont convenues de mettre un terme à la procédure d'arbitrage CCI n°21451/MCP/DDA initiée par les AFRICARAIL et GEFTARAIL à l’encontre des Etats du Niger et du Bénin.

7. Les Parties sont convenues de partager à parts égales les frais de saisine de la CCI et de prendre en charge chacune en ce qui la concerne les honoraires de leur avocat,

8. L'Etat du Niger s'engage à présenter à l'Etat du Bénin les résultats des réunions et cette déclaration commune dont la prise d'effet est conditionnée par la confirmation par l’Etat du Bénin de son entier accord.

9. Les Parties conviennent que chacune des autorités compétentes des deux Etats et les sociétés GEFTARAIL et AFRICARAIL par écrit au plus tard le 14 juillet 2016 leur accord sur le montant des coûts visés aux articles 5 et 7 ainsi que sur le calendrier de paiement.

10. La présente déclaration commune deviendra caduque si elle n'entre pas en vigueur et/ou si les Parties ne s'y conforment pas avant l'expiration de la suspension de la procédure d'arbitrage le 10 août 2016.

Onep

31 mai 2016
Source : http://lesahel.org/

Négociations entre le Niger et le groupement Geftarail et Africarail, sur le Projet de boucle ferroviaire : «Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey »

31/05/2016

De retour de Paris où elle a mené, du 24 au 25 mai 2016, des négociations avec le groupement Geftarail et Africarail, la délégation nigérienne composée de M. Mohamed Moussa, Conseiller Principal du Premier Ministre, M. Ibro Zabaye, Directeur du contentieux de l’Etat et M. Yacouba M. Nabara, avocat de l’Etat du Niger, a rendu public un communiqué de presse, en date d’hier, lundi 30 Mai 2016, et signé par le chef de la délégation, M. Mohamed Moussa.

Ce communiqué de presse vise à éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vraie issue de ces négociations avec le groupement Geftarail et Africarail. En effet, a tenu à préciser de prime abord, la délégation nigérienne, « le présent communiqué de presse fait suite aux publications et déclarations médiatiques du Groupement GEFTARAIL et AFRICARAIL S.A. sur le projet de boucle ferroviaire. Il fait également suite à l’assignation de l’Etat du Niger devant le tribunal arbitral de Paris par le même groupement».

Le communiqué de presse rappelle que « le but de ces négociations était de trouver un accord amiable pour mettre fin au protocole signé le 15 janvier 1999 par lequel quatre Etats avaient confié au groupement Geftarail la mission de mobiliser des ressources, de réaliser des études et de construire et exploiter certains tronçons de la grande boucle ferroviaire».

La même source souligne que les négociations ont abouti, le 25 mai 2016, « à la signature d’une déclaration commune en dix (10) points, tenant lieu de relevé de conclusions et qui renvoie à un accord ultérieur écrit des parties (point 9 de la déclaration)».

Hélas, constate le communiqué, « depuis le 26 mai 2016, le groupement Geftarail a déclenché une campagne médiatique en exploitant le point 3 de cette déclaration. Ce point 3 avait pour seul but de reconnaitre que le protocole d’accord signé le 15 janvier 1999 n’a pas été dénoncé. Ce protocole n’accordait aucune exclusivité à GEFTARAIL pour la construction de la boucle ferroviaire ».

« En sortant ce point 3 de son contexte, les représentants de Geftarail, exploitent de manière déloyale la déclaration commune en laissant croire que le Niger remettait en cause la concession Bolloré. Pourtant, au cours de cette négociation, la délégation nigérienne a soutenu que la concession Bolloré est la seule valide car signée en bonne et due forme; alors que le B.O.T (built, operate and transfert) envisagé avec Geftarail n’est pas encore signé. D’ailleurs, la délégation nigérienne a demandé une juste indemnisation des Etats par Geftarail pour le préjudice causé aux économies des Etats signataires du protocole», souligne le communiqué de presse.

En rappel, poursuit le communiqué, «GEFTARAIL n’a posé le moindre mètre de rail en quinze (15) ans sur le territoire nigérien, ni sur les territoires des autres Etats signataires du protocole ». Aussi, poursuit le communiqué de presse, « l’Etat du Niger se félicite de la pose de 140 km de rail entre Niamey et Dosso par le Groupe Bolloré ».

« Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey. Il dispose pour cela de tous les droits que lui confèrent les concessions de construction et d’exploitation dûment signées par l’Etat du Niger», conclut le communiqué de presse. (Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration commune issue des négociations).

Assane Soumana(onep)

Déclaration commune signée par les deux parties à l’issue des négociations

1. Les Parties se sont réunies les mardi 24 et mercredi 25 mai 2016 sous l'égide du Premier Ministre, Michel Rocard et sous l’autorité du Ministre

Mohamed Moussa.

2. Les Parties ont exposé leurs prétentions, ont rapproché leurs points de vue et dissipé tous les malentendus qui existaient.

3. L'Etat du Niger réaffirme que AFRICARAIL est toujours concessionnaire du droit de construire et d'exploiter les ouvrages d'art et les infrastructures ferroviaires sur l’axe Kaya (Burkina Faso)-Niamey (Niger)-Parakou (Bénin)-Aného (Togo)-Ouidah (Bénin), que sur l’axe Blitta (Togo)-Ouagadougou (Burkina Faso) constituant la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l'Ouest conformément au Protocole du 15 janvier 1999 et au protocole additionnel du 31 août 2000.

4. La société GEFTARAIL s'engage à consulter le Comité de Pilotage avant toute cession à un tiers des actions qu'elle détient dans la société AFRICARAIL.

5. L'Etat du Niger s'engage, de concert avec les Etats parties au Protocole, à apurer les dettes dûment constituées du Comité de Pilotage d’AFRICARAIL envers la société GEFTARAIL et ce à réception des factures et de leurs justificatifs, et à prendre à sa charge tous ses coûts directs dûment établis.

6. Sous condition du règlement prévu à l'article 5 et de la déclaration prévue à l’article 8, les Parties sont convenues de mettre un terme à la procédure d'arbitrage CCI n°21451/MCP/DDA initiée par les AFRICARAIL et GEFTARAIL à l’encontre des Etats du Niger et du Bénin.

7. Les Parties sont convenues de partager à parts égales les frais de saisine de la CCI et de prendre en charge chacune en ce qui la concerne les honoraires de leur avocat,

8. L'Etat du Niger s'engage à présenter à l'Etat du Bénin les résultats des réunions et cette déclaration commune dont la prise d'effet est conditionnée par la confirmation par l’Etat du Bénin de son entier accord.

9. Les Parties conviennent que chacune des autorités compétentes des deux Etats et les sociétés GEFTARAIL et AFRICARAIL par écrit au plus tard le 14 juillet 2016 leur accord sur le montant des coûts visés aux articles 5 et 7 ainsi que sur le calendrier de paiement.

10. La présente déclaration commune deviendra caduque si elle n'entre pas en vigueur et/ou si les Parties ne s'y conforment pas avant l'expiration de la suspension de la procédure d'arbitrage le 10 août 2016.

Onep

31 mai 2016
Source : http://lesahel.org/

Négociations entre le Niger et le groupement Geftarail et Africarail, sur le Projet de boucle ferroviaire : «Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey »

31/05/2016

De retour de Paris où elle a mené, du 24 au 25 mai 2016, des négociations avec le groupement Geftarail et Africarail, la délégation nigérienne composée de M. Mohamed Moussa, Conseiller Principal du Premier Ministre, M. Ibro Zabaye, Directeur du contentieux de l’Etat et M. Yacouba M. Nabara, avocat de l’Etat du Niger, a rendu public un communiqué de presse, en date d’hier, lundi 30 Mai 2016, et signé par le chef de la délégation, M. Mohamed Moussa.

Ce communiqué de presse vise à éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vraie issue de ces négociations avec le groupement Geftarail et Africarail. En effet, a tenu à préciser de prime abord, la délégation nigérienne, « le présent communiqué de presse fait suite aux publications et déclarations médiatiques du Groupement GEFTARAIL et AFRICARAIL S.A. sur le projet de boucle ferroviaire. Il fait également suite à l’assignation de l’Etat du Niger devant le tribunal arbitral de Paris par le même groupement».

Le communiqué de presse rappelle que « le but de ces négociations était de trouver un accord amiable pour mettre fin au protocole signé le 15 janvier 1999 par lequel quatre Etats avaient confié au groupement Geftarail la mission de mobiliser des ressources, de réaliser des études et de construire et exploiter certains tronçons de la grande boucle ferroviaire».

La même source souligne que les négociations ont abouti, le 25 mai 2016, « à la signature d’une déclaration commune en dix (10) points, tenant lieu de relevé de conclusions et qui renvoie à un accord ultérieur écrit des parties (point 9 de la déclaration)».

Hélas, constate le communiqué, « depuis le 26 mai 2016, le groupement Geftarail a déclenché une campagne médiatique en exploitant le point 3 de cette déclaration. Ce point 3 avait pour seul but de reconnaitre que le protocole d’accord signé le 15 janvier 1999 n’a pas été dénoncé. Ce protocole n’accordait aucune exclusivité à GEFTARAIL pour la construction de la boucle ferroviaire ».

« En sortant ce point 3 de son contexte, les représentants de Geftarail, exploitent de manière déloyale la déclaration commune en laissant croire que le Niger remettait en cause la concession Bolloré. Pourtant, au cours de cette négociation, la délégation nigérienne a soutenu que la concession Bolloré est la seule valide car signée en bonne et due forme; alors que le B.O.T (built, operate and transfert) envisagé avec Geftarail n’est pas encore signé. D’ailleurs, la délégation nigérienne a demandé une juste indemnisation des Etats par Geftarail pour le préjudice causé aux économies des Etats signataires du protocole», souligne le communiqué de presse.

En rappel, poursuit le communiqué, «GEFTARAIL n’a posé le moindre mètre de rail en quinze (15) ans sur le territoire nigérien, ni sur les territoires des autres Etats signataires du protocole ». Aussi, poursuit le communiqué de presse, « l’Etat du Niger se félicite de la pose de 140 km de rail entre Niamey et Dosso par le Groupe Bolloré ».

« Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey. Il dispose pour cela de tous les droits que lui confèrent les concessions de construction et d’exploitation dûment signées par l’Etat du Niger», conclut le communiqué de presse. (Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration commune issue des négociations).

Assane Soumana(onep)

Déclaration commune signée par les deux parties à l’issue des négociations

1. Les Parties se sont réunies les mardi 24 et mercredi 25 mai 2016 sous l'égide du Premier Ministre, Michel Rocard et sous l’autorité du Ministre

Mohamed Moussa.

2. Les Parties ont exposé leurs prétentions, ont rapproché leurs points de vue et dissipé tous les malentendus qui existaient.

3. L'Etat du Niger réaffirme que AFRICARAIL est toujours concessionnaire du droit de construire et d'exploiter les ouvrages d'art et les infrastructures ferroviaires sur l’axe Kaya (Burkina Faso)-Niamey (Niger)-Parakou (Bénin)-Aného (Togo)-Ouidah (Bénin), que sur l’axe Blitta (Togo)-Ouagadougou (Burkina Faso) constituant la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l'Ouest conformément au Protocole du 15 janvier 1999 et au protocole additionnel du 31 août 2000.

4. La société GEFTARAIL s'engage à consulter le Comité de Pilotage avant toute cession à un tiers des actions qu'elle détient dans la société AFRICARAIL.

5. L'Etat du Niger s'engage, de concert avec les Etats parties au Protocole, à apurer les dettes dûment constituées du Comité de Pilotage d’AFRICARAIL envers la société GEFTARAIL et ce à réception des factures et de leurs justificatifs, et à prendre à sa charge tous ses coûts directs dûment établis.

6. Sous condition du règlement prévu à l'article 5 et de la déclaration prévue à l’article 8, les Parties sont convenues de mettre un terme à la procédure d'arbitrage CCI n°21451/MCP/DDA initiée par les AFRICARAIL et GEFTARAIL à l’encontre des Etats du Niger et du Bénin.

7. Les Parties sont convenues de partager à parts égales les frais de saisine de la CCI et de prendre en charge chacune en ce qui la concerne les honoraires de leur avocat,

8. L'Etat du Niger s'engage à présenter à l'Etat du Bénin les résultats des réunions et cette déclaration commune dont la prise d'effet est conditionnée par la confirmation par l’Etat du Bénin de son entier accord.

9. Les Parties conviennent que chacune des autorités compétentes des deux Etats et les sociétés GEFTARAIL et AFRICARAIL par écrit au plus tard le 14 juillet 2016 leur accord sur le montant des coûts visés aux articles 5 et 7 ainsi que sur le calendrier de paiement.

10. La présente déclaration commune deviendra caduque si elle n'entre pas en vigueur et/ou si les Parties ne s'y conforment pas avant l'expiration de la suspension de la procédure d'arbitrage le 10 août 2016.

Onep

31 mai 2016
Source : http://lesahel.org/

Négociations entre le Niger et le groupement Geftarail et Africarail, sur le Projet de boucle ferroviaire : «Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey »

31/05/2016

De retour de Paris où elle a mené, du 24 au 25 mai 2016, des négociations avec le groupement Geftarail et Africarail, la délégation nigérienne composée de M. Mohamed Moussa, Conseiller Principal du Premier Ministre, M. Ibro Zabaye, Directeur du contentieux de l’Etat et M. Yacouba M. Nabara, avocat de l’Etat du Niger, a rendu public un communiqué de presse, en date d’hier, lundi 30 Mai 2016, et signé par le chef de la délégation, M. Mohamed Moussa.

Ce communiqué de presse vise à éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vraie issue de ces négociations avec le groupement Geftarail et Africarail. En effet, a tenu à préciser de prime abord, la délégation nigérienne, « le présent communiqué de presse fait suite aux publications et déclarations médiatiques du Groupement GEFTARAIL et AFRICARAIL S.A. sur le projet de boucle ferroviaire. Il fait également suite à l’assignation de l’Etat du Niger devant le tribunal arbitral de Paris par le même groupement».

Le communiqué de presse rappelle que « le but de ces négociations était de trouver un accord amiable pour mettre fin au protocole signé le 15 janvier 1999 par lequel quatre Etats avaient confié au groupement Geftarail la mission de mobiliser des ressources, de réaliser des études et de construire et exploiter certains tronçons de la grande boucle ferroviaire».

La même source souligne que les négociations ont abouti, le 25 mai 2016, « à la signature d’une déclaration commune en dix (10) points, tenant lieu de relevé de conclusions et qui renvoie à un accord ultérieur écrit des parties (point 9 de la déclaration)».

Hélas, constate le communiqué, « depuis le 26 mai 2016, le groupement Geftarail a déclenché une campagne médiatique en exploitant le point 3 de cette déclaration. Ce point 3 avait pour seul but de reconnaitre que le protocole d’accord signé le 15 janvier 1999 n’a pas été dénoncé. Ce protocole n’accordait aucune exclusivité à GEFTARAIL pour la construction de la boucle ferroviaire ».

« En sortant ce point 3 de son contexte, les représentants de Geftarail, exploitent de manière déloyale la déclaration commune en laissant croire que le Niger remettait en cause la concession Bolloré. Pourtant, au cours de cette négociation, la délégation nigérienne a soutenu que la concession Bolloré est la seule valide car signée en bonne et due forme; alors que le B.O.T (built, operate and transfert) envisagé avec Geftarail n’est pas encore signé. D’ailleurs, la délégation nigérienne a demandé une juste indemnisation des Etats par Geftarail pour le préjudice causé aux économies des Etats signataires du protocole», souligne le communiqué de presse.

En rappel, poursuit le communiqué, «GEFTARAIL n’a posé le moindre mètre de rail en quinze (15) ans sur le territoire nigérien, ni sur les territoires des autres Etats signataires du protocole ». Aussi, poursuit le communiqué de presse, « l’Etat du Niger se félicite de la pose de 140 km de rail entre Niamey et Dosso par le Groupe Bolloré ».

« Le Niger réaffirme que le groupe Bolloré reste son seul partenaire crédible pour la réalisation du chemin de fer entre Cotonou et Niamey. Il dispose pour cela de tous les droits que lui confèrent les concessions de construction et d’exploitation dûment signées par l’Etat du Niger», conclut le communiqué de presse. (Lire ci-dessous l’intégralité de la déclaration commune issue des négociations).

Assane Soumana(onep)

Déclaration commune signée par les deux parties à l’issue des négociations

1. Les Parties se sont réunies les mardi 24 et mercredi 25 mai 2016 sous l'égide du Premier Ministre, Michel Rocard et sous l’autorité du Ministre

Mohamed Moussa.

2. Les Parties ont exposé leurs prétentions, ont rapproché leurs points de vue et dissipé tous les malentendus qui existaient.

3. L'Etat du Niger réaffirme que AFRICARAIL est toujours concessionnaire du droit de construire et d'exploiter les ouvrages d'art et les infrastructures ferroviaires sur l’axe Kaya (Burkina Faso)-Niamey (Niger)-Parakou (Bénin)-Aného (Togo)-Ouidah (Bénin), que sur l’axe Blitta (Togo)-Ouagadougou (Burkina Faso) constituant la grande boucle ferroviaire de l’Afrique de l'Ouest conformément au Protocole du 15 janvier 1999 et au protocole additionnel du 31 août 2000.

4. La société GEFTARAIL s'engage à consulter le Comité de Pilotage avant toute cession à un tiers des actions qu'elle détient dans la société AFRICARAIL.

5. L'Etat du Niger s'engage, de concert avec les Etats parties au Protocole, à apurer les dettes dûment constituées du Comité de Pilotage d’AFRICARAIL envers la société GEFTARAIL et ce à réception des factures et de leurs justificatifs, et à prendre à sa charge tous ses coûts directs dûment établis.

6. Sous condition du règlement prévu à l'article 5 et de la déclaration prévue à l’article 8, les Parties sont convenues de mettre un terme à la procédure d'arbitrage CCI n°21451/MCP/DDA initiée par les AFRICARAIL et GEFTARAIL à l’encontre des Etats du Niger et du Bénin.

7. Les Parties sont convenues de partager à parts égales les frais de saisine de la CCI et de prendre en charge chacune en ce qui la concerne les honoraires de leur avocat,

8. L'Etat du Niger s'engage à présenter à l'Etat du Bénin les résultats des réunions et cette déclaration commune dont la prise d'effet est conditionnée par la confirmation par l’Etat du Bénin de son entier accord.

9. Les Parties conviennent que chacune des autorités compétentes des deux Etats et les sociétés GEFTARAIL et AFRICARAIL par écrit au plus tard le 14 juillet 2016 leur accord sur le montant des coûts visés aux articles 5 et 7 ainsi que sur le calendrier de paiement.

10. La présente déclaration commune deviendra caduque si elle n'entre pas en vigueur et/ou si les Parties ne s'y conforment pas avant l'expiration de la suspension de la procédure d'arbitrage le 10 août 2016.

Onep

31 mai 2016
Source : http://lesahel.org/

2ème réunion du Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire : Asseoir les bases pour lancer le programme électronucléaire national

31/05/2016

La Présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique (HANEA), Mme Mindaoudou Zeinabou a présidé hier matin, dans la salle de réunion de ladite institution, la cérémonie d'ouverture de la deuxième réunion du Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire (CTNPEN).

C’est au terme de cinq mois de labeur et, de nombreuses réunions que cette rencontre intervient. Deux (2) jours durant, il sera question de présenter, de discuter et, d’amender les travaux des (07) sous-comités de la (CTNPEN) que sont le cadre réglementaire, le réseau électrique, le développement des infrastructures, le choix des sites, le développement des ressources humaines, les communications et relations publiques et, le financement des projets.

Cette assemblée sera aussi l’occasion pour les participants d'évaluer le niveau d'atteinte des progrès et, des objectifs convenus, en vue de corriger et de réajuster, si nécessaire l’élan des travaux de chaque sous-comité.

Par ailleurs le Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire qui a été créé le 03 septembre 2015, doit répondre aux deux (02) impératifs majeurs que sont premièrement la décision avisée et, définitive de la République du Niger d'introduire l'électronucléaire dans le bouquet énergétique national, à travers l'évaluation et l'analyse de l'infrastructure existante et, la proposition d'un plan d'action pour adapter celle-ci aux normes internationales. Il s’agit en deuxième lieu de servir d'interface entre le Groupe Ouest Africain pour le Programme Electronucléaire Intégré Régional (GOAPENIR) et, notre pays. Pour ce qui est des sept (07) sous-comités créés lors de la première réunion, ils sont notamment chargés d’analyser puis de proposer une stratégie et un plan d'action, qui permettront de se conformer aux exigences internationales.

En prononçant son discours lors de l’ouverture des travaux, la Présidente de la HANEA, Mme Mindaoudou Zeinabou, a relevé que l'énergie électrique occupe une place de choix, surtout en ce qui concerne la marche vers le développement. Au Niger, et dans toute la sous-région, cette énergie reste une préoccupation permanente, et sa faible disponibilité constitue un véritable frein pour le développement économique et social durable de nos Etats. Ainsi, les problématiques inter-liées de la sécurité énergétique, des changements climatiques et, de la valorisation de nos ressources naturelles, doivent éclairer pour la recherche de solutions pérennes. « Les plus hautes autorités de notre pays ont très bien compris que le Niger doit se donner les moyens de sa vocation industrielle et, de son indépendance énergétique. C'est pour qu’au-delà des discours politiques, que le Niger puisse sécuriser son approvisionnement en énergie électrique dans un contexte marqué par la mobilisation de la communauté internationale, autour de la réalisation des 17 objectifs du Programme Universel de développement » a expliqué la Présidente de la HANEA.

Elle a également saisi cette occasion pour annoncer l’adoption avec beaucoup d'enthousiasme et d'engouement par l'Assemblée Nationale, des projets de loi portant ratification du traité de Pelindaba et, de trois (3) conventions dans le cadre du programme électronucléaire. En outre, Mme Mindaoudou Zeinabou a insisté pour que chacun puisse continuer à faire le sacrifice nécessaire pour mettre à profit ce moment favorable, où le comité en question bénéficie d’un soutien politique, en vue de réduire sensiblement les écarts identifiés dans les dix-neuf (19) secteurs constituant l'infrastructure électronucléaire. Et cela d’autant plus que les décisions qui seront issues de cette réunion peuvent servir de base efficace pour lancer irréversiblement le programme électronucléaire national.

Samira Sabou(onep)

31 mai 2016
Source : http://lesahel.org/

Vente du pétrole brut nigérien - Les 50-50 entre la Sonidep et la CNPC : un complot contre le peuple ?

30/05/2016

Ils ne s’imaginent pas si bien dire ceux qui pensent que le Président Issoufou Mahamadou est très mal encadré. Au sein même du groupe dit des « caciques », il y a de piètres et minables affabulateurs qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Chaque jour que Dieu fait et à chaque fois qu’ils ont l’occasion d’agir, ils ne manquent jamais de cracher une ignominie qui a pour conséquence de paupériser davantage le peuple et de faire reculer un peu plus le pays sur l’échiquier mondial. C’est exactement ce qui est aujourd’hui en train de se passer avec cette scabreuse et incompréhensible affaire entre la SONIDEP et la CNPC.

L’affaire elle-même est très claire, très compréhensible : le pays traverse une période inédite de sécheresse financière et il faut à tout prix y trouver une issue ; c’est dans ce cadre que l’on a imaginé de liquider une partie des prérogatives de la SONIDEP à la multinationale chinoise. En effet de son installation à nos jours, jamais le Guri system n’a pas fait face à une crise financière si ce n’est en cette période post électorale. Que voulez-vous ? Miné par une incapacité notoire à trouver des arguments plausibles pour mobiliser l’électorat en sa faveur, le Guri system s’était trouvé dos au mur, obligé d’user de moyens anticonstitutionnels : la fraude, l’achat de conscience et la mise à l’écart des opposants les plus en vue par des procès taillés sur mesure. Pour une large part, l’argent du contribuable a été dilapidé pour l’entreprise de démolition des autres formations politiques et l’achat de leur électorat mis en branle. Par des pratiques où l’argent circulait à flot, le Guri a pu s’attacher la sympathie des pauvres Nigériens qui ne pouvaient malheureusement pas dire non quand on sait l’extrême état de pauvreté dans lequel ils végètent. Pendant ce temps, les barons eux mènent un train de vie extraordinaire avec des investissements individuels et personnels qui prennent le pas sur les affaires de l’Etat. Comment voudriez-vous qu’il n’y ait pas sécheresse financière ? Comment voulez-vous que les marmites ne soient pas vides ?

Ceci dit, il y a donc urgence à trouver de l’argent pour ne pas perdre la face car il représente le seul argument qui prévaut avec le Guri system. Après avoir effectué des descentes sporadiques infructueuses chez des présidents amis et camarades, le Président Issoufou Mahamadou a fini par ranger ou égarer son avion présidentiel. La solution se trouve à l’interne, ici au Niger et nulle part ailleurs. C’est dans la droite ligne de recherche de cette solution « Sésame, ouvre toi » que le Président et son entourage immédiat ont pensé à la liquidation de la SONIDEP. Eh oui ! Une liquidation pure et simple car, céder 50% à la CNPC pour une société qui a déjà maille à partir avec la SORAZ, c’est la déstructurer profondément. Avec des arriérés et autres impayés à la SORAZ, avec des sorties de fonds intempestives pour répondre aux sollicitations des politicards et aux exigences des normes politiques occultes, la SONIDEP a franchement assez enduré. N’eut été le pragmatisme dont a fait preuve son jeune directeur, cette société aurait déjà été reléguée aux oubliettes.

Pourquoi avoir choisi la SONIDEP comme bête à sacrifier ? Du reste, pourquoi avoir entretenu un flou artistique autour de cette affaire ? Une véritable énigme qui échappe même à certains ministres concernés de plein droit par cette question. Décision hautement secrète prise dans le plus grand secret à l’issue d’une réunion elle-même secrète tenue dans le secret des locaux secrets de la Présidence. Ainsi a-t-on voulu tout faire pour que cette affaire se passe très vite et à l’insu de personne. Pourtant, plusieurs expériences sont en train de démontrer aux Guristes que leur pouvoir est tellement infiltré qu’il ressemble à une béante passoire. En témoignent toutes ces affaires qu’ils pensent avoir traité dans le plus grand secret et qui éclatent comme des ballons exagérément gonflés. Très vite, voilà la lettre même signée par le super ministre Foumakoye qui atterrit dans les mains de qui vous savez. Déjà éclaboussé par cette affaire de fraude où son enfant figure en tête de la liste qu’il a proposée pour le recrutement des agents de santé, le voilà trempé jusqu’au cou dans cette autre affaire extrêmement grave ; aussi gravissime que cette indélicatesse qui avait emporté en son temps Sieurs Ouhoumoudou et Kalla. Foumakoye va-t-il pour sa part rendre le tablier? Car cette rétrocession ressemble plus à un complot ourdi sur le dos du Niger qu’à une affaire commerciale. Aucune consultation au préalable ni de l’opinion publique ni des acteurs concernés au premier chef; aucune négociation ; aucune étude pour mesurer l’ampleur des avantages et inconvénients d’une telle décision. C’est ce qu’on appelle une affaire au sommet de l’Etat.

 

Sur un autre angle dans lequel « le singe ressemble bien à l’homme », cette affaire prend l’aspect d’un pur règlement de compte. Comme on le sait, le poste de direction de cette société est une place de prédilection très recherché. Le jeune directeur en sait quelque chose au vu des bousculades et autres coups montés pour le faire partir de ce poste. Pour cette fois, les visées parait-il, sont très grandioses et même teintées d’un brin d’hypocrisie. Au demeurant ce qui se passerait dénote de cet autre aspect de la crise de génération qui mine le PNDS Tarraya. En effet entre autres futures crises qui causeraient la dispersion annoncée et inéluctable de ce parti, il y a ces tiraillements entre « caciques » et « jeunes générations ». Un premier cas a déjà été enregistré avec le départ aujourd’hui très regrettable d’Ibrahim Yacouba du PNDS. Foumakoye en était à la base. Serait-il encore trempé dans cette affaire qui vise à délester la SONIDEP de la réalité de ses forces et prérogatives ? Peutêtre qu’il aurait cherché à s’emparer de ce poste (pour un proche) ou pour augmenter davantage ses forces ou pour amoindrir les forces du directeur qui est déjà élu député dans son fief ? N’oublions pas que ces gens, « ces caciques » sont réfractaires à l’émergence de la jeunesse autour d’eux. De surcroît, la première victime ayant quitté est un ami très proche du directeur. Dans tous les cas, il y a bien anguille sous roche. Cette affaire est loin d’avoir livré tous ses secrets car on ne voit pas au nom de quoi l’on sacrifierait notre pays ainsi aux Chinois. Wait and see.

MAI SAMARI

30 mai 2016
Source : Canard Déchaîné