Nigerdiaspora

Syndiquer le contenu
Lien entre les différentes communautés nigériennes et amis du Niger réparties de par le monde. Boubacar Guede
Mis à jour : il y a 5 heures 57 min

A l’Assemblée Nationale : SE. Hama Amadou reçoit plusieurs personnalités et responsables de structures

16/04/2014

Le président de l’Assemblée Nationale, S.E Hama Amadou, a accordé hier matin quatre audiences à son cabinet. C’est ainsi qu’il s’est d’abord entretenu avec l’ambassadeur de la République Démocratique et Populaire d’Algérie au Niger, S.E Azzouz Baallal. Peu après, le Président de l’Assemblée Nationale a reçu les membres du bureau exécutif du Syndicat National des Agents de la Justice (SNAJ).Il a ensuite reçu le Chef de la délégation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour le Niger, M. Jean Nicolas Marti. SE. Hama Amadou s’est enfin entretenu avec une délégation de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) conduite par son Directeur général, M. Xavier Crespin.

Onep

16 avril 2014
Publié le 16 avril 2014
Source : Le Sahel

Lutte traditionnelle/Décès de Salma Dan Rani : Une grande figure s’en va

16/04/2014

Né vers 1947 à Goulma, non loin de Lido dans la région de Dosso,  Salma Dan Rani a tiré sa révérence, le lundi 14 Avril 2014, à l’âge de 67 ans. Il est incontestablement l’une des figures emblématiques de la lutte traditionnelle au Niger.

  Avec sa taille de 1m90 et  sa forme physique athlétique imposante, Salma a découvert le milieu de la lutte traditionnelle au Niger dès les  premières heures du championnat national. Malgré l’apprêté de la compétition entre les animateurs des arènes à cette époque, Salma n’a jamais considéré le sabre national comme une fin en soi. Humble, courtois et digne d’amitié,  ce qui l’intéresse, c’est surtout le fair-play dans les combats conformément aux objectifs assignés à la lutte traditionnelle par les autorités nigériennes.

Il a su donner le meilleur de lui-même pour l’émergence de la lutte traditionnelle au Niger pour avoir fait vibrer les arènes. En 1976, il remporta le sabre lors du championnat tenu à Maradi face à Kadadé de Tahoua, avant de récidiver en 1979 lors de l’édition de Diffa, face à Salami Mato d’Agadez. C’est dire que Salma a remporté ses deux titres      devant d’autres lutteurs tout aussi légendaires que lui.   Ouvert à ses adversaires,  aux arbitres et aux amateurs du sport roi au Niger, Salma fait de la  lutte un héritage qu’il faut pérenniser par tous les moyens. C’est ainsi qu’après avoir raccroché son ‘’banté’’, Salma est toujours proche de ce sport qu’il aime  tant. Il se consacra à l’encadrement des jeunes et met toute son expérience et son énergie à l’organisation des événements de lutte traditionnelle. Déjà en 1983, il fut décoré par le Président Seyni Kountché, certainement pour sa contribution à l’essor du sport roi au Niger.

Il était présent à la dernière édition du sabre national qui s’est déroulée du 7 au 16 mars dernier à Diffa aux côtés de ses anciens collègues  notamment Kadadé, Balla Kado, Chétima Talba, etc., dans cette même arène où il remporta son 2ème sabre, il y a de cela  36 ans. Il figurait à la 35ème édition du sabre national parmi les quatre lutteurs ayant remporté le sabre sur le sol diffalais.  Il laisse derrière lui  trois (3) veuves et treize (13) enfants ainsi que des petits fils. L’arène des jeux et de lutte traditionnelle de Dosso, portant son nom, rappellera éternellement aux populations nigériennes et aux amateurs de ce sport, cette figure marquante de la lutte traditionnelle au Niger. 

Salma nous quitte au moment où le sabre national connait de plus en plus de mutation. L’encadrement technique de la région de Dosso et la FENILUTTES se souviendront toujours de son appui et sa disponibilité à accompagner la lutte traditionnelle dans notre pays. A Dieu Salma Dan Rani. Qu’Allah  le Tout-Puissant, le Miséricordieux t’accueille dans son paradis éternel. Amen !
 Laouali Souleymane

16 avril 2014
Publié le 16 avril 2014
Source : Le Sahel

Mahamadou Issoufou 3 ans après : Les chantiers manqués de la Renaissance!!

16/04/2014

Le Niger a célébré en grande pompe, le 7 avril dernier, le 3ème anniversaire de l’investiture de Mahamadou Issoufou aux hautes fonctions de l’état. L’évènement a coïncidé avec un autre, la pose de la première pierre de la gare ferroviaire de Niamey ; un vieux rêve que les nigériens poursuivaient pendant … 80 ans !

A deux ans de la fin légale de son mandat, l’occasion était idéale pour dresser le bilan des acquis liés à sa gouvernance. Trois personnalités, dont le Président lui-même, son Premier Ministre et son Ministre du plan, se sont évertuées, chacune de son côté, à brosser un tableau des plus reluisants de la Renaissance.

 


L’on retient de toutes ces sorties médiatiques, qu’incontestablement, beaucoup d’actions positives ont été réalisées pour le bonheur des nigériens. L’on apprend également que de nombreuses autres initiatives seront concrétisées d’ici la fin du premier mandat de Mahamadou Issoufou. On le voit aussi, les grandes promesses contenues dans le PDES, le meilleur cadre macro que le pays ait connu, telles que les 3N, Niamey Gnala et bien d’autres composantes sont en train de produire des résultats probants sur le terrain. Le président de la République et son gouvernement ont engrangé des notes satisfaisantes en matière de sécurité, de mobilisation de ressources tant internes qu’externes, d’infrastructures, d’emploi, notamment celui des jeunes, mais également en termes de santé et nutrition, d’éducation, de diplomatie, de liberté d’expression, etc. Dans ces différents domaines, les notes récoltées peuvent varier de 12 à 17/20.


Mais l’opinion retiendra aussi que certaines des promesses qu’elle juge importantes, n’ont pas encore été tenues. En tête de ces promesses non tenues, figure la lutte contre l’impunité, l’enrichissement illicite et la corruption. Quelques hommes de seconde main ont certes été écroués, tels ce DGA ou ce DAF de telle société d’état, mais pour l’essentiel, les vrais « patrons voyous » ne sont nullement inquiétés. Pire, nombre d’entres eux se pavanent en toute tranquillité, narguant ostentatoirement les nigériens. S’il ya une UV où le gouvernement de Mahamadou Issoufou a récolté sa plus mauvaise note, c’est sans aucun doute, dans la lutte contre ces trois cancers de  la république que sont l’impunité, l’enrichissement illicite et la corruption. Sur ce plan, le président dans son message du 6 avril, a lui-même reconnu, à demi-mots, les insuffisances de sa politique.


En matière de gouvernance politique, les résultats sont tout aussi mitigés. Les débauchages des militants, l’orchestration de défections dans les partis de l’opposition, l’absence de dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition, sont autant de faits qui noircissent dangereusement le tableau démocratique de la Renaissance et font de la 7ème République, une république non apaisée. Même si le Président Issoufou s’est « réjoui » du climat politique actuel, il n’en demeure pas moins que s’il ya une note à attribuer au « Guri Système » là-dessus, ce serait en dessous de 10/20. Le Président de la République et son gouvernement laissent échapper ici des « points gratuits », car il suffisait de mettre un terme à toutes ces défections et déclarations, et renouer le dialogue politique pour avoir une note excellente dans le domaine.


On l’a également relevé dans nos précédentes parutions, le système est nul en communication. Après la diabolisation des opposants, les décisions impopulaires et les sorties médiatiques contre productives, l’heure est aujourd’hui au matraquage médiatique et à la profusion de « contre-exemples ». Les médias d’état et médias privés sont mis à contribution pour déverser un flot continu de reportages et articles visant à faire la promotion du régime avec une emphase trop particulière sur « les actions du président de la république ». Du déjà connu et du déjà vu, du temps de untel et untel, se disent les nigériens. L’autre problème dans la visibilité du système, est que celui-ci a généré et génère des individus qui piétinent sans vergogne les lois de leur pays. Sans compter tous ces « patrons voyous », ces « prédateurs de la République » et ces « rapetous en chef » qui y pullulent. Rien de reluisant dans ce domaine, puisque les bons exemples ne sont pas prépondérants.


Bref, passons à la note générale. Tout calcul fait, la moyenne générale obtenue par le gouvernement d’Issoufou Mahamadou, après trois ans de règne, s’élèverait à 13/20. Une moyenne en léger recul, car il ya un an auparavant, elle s’élevait à 15/20. Un recul du à la persistance de l’impunité et de la corruption, mais également à l’absence de dialogue politique. En comparaison, l’opposition n’ayant aucune alternative crédible entre les mains, en refusant de s’associer à la société civile pour défendre les intérêts du Niger face à AREVA, en boycottant des sessions de l’Assemblée Nationale relatives aux questions d’intérêt national, en personnalisant le débat politique, en s’évertuant à exclure des militants, celle-ci patauge littéralement dans médiocrité. Sa note actuelle est dérisoire et ne mérite pas d’être publiée.
Conclusion :
Guri Système : Peut mieux faire !
Opposition : Doit impérativement mieux faire ! 2016, c’est demain !

Fadéla Marwane Lamine

16 avril 2014
Publié le 13 avril 2014
Source : Le Souffle de Maradi

 

 

Persistance de la crise au Niger : Le dialogue politique est-il encore possible ?

16/04/2014

La 5ème République a sans conteste été la période démocratique la plus apaisée que le Niger ait connue. La raison essentielle de cette « stabilité politique » résidait dans la permanence du dialogue entre la mouvance présidentielle et l’opposition.

Les principales soupapes d’échappement de cette République étaient le Conseil National de Dialogue Politique (CNDP) et les rencontres régulières entre le Président de la République de l’heure, Tandja Mamadou et le chef de file de l’opposition, Mahamadou Issoufou. Pendant cette période, hormis les « traditionnels affrontements » entre Hama Amadou, premier ministre et président du CNDP et le bouillant et inépuisable Sanoussi Jakou, les séances du CNDP étaient « normales » et débouchaient à tous les coups, sur des décisions consensuelles. D’autant que « l’homme du consens » était encore en vie. Les rencontres entre le président de la République et le patron de l’opposition étaient si régulières au point où ce dernier était devenu « le principal conseiller » du Président Tandja.

 


La rupture totale
Aujourd’hui, les choses sont tout autres. Les deux camps se regardent en « chiens de faïence ». Et pourtant, la 7ème République avait tout aussi bien démarré que la 5ème. Une majorité confortable, une opposition bien présente avec un chef de file, en la personne de Seyni Omar. Les séances du Conseil national de dialogue politique, présidées par le Premier Ministre Birgi Rafini, étaient détendues et fraternelles. Le président Issoufou, jusqu’à la veille de la formation du Gouvernement Birgi 2, recevait Seyni Omar avec toute la déférence qui sied à son rang. Tout semblait aller pour de bon dans le pays, jusqu’à l’avènement de ce gouvernement dit d’union nationale pour les uns et de large ouverture pour les autres.


GUN ou GLO, la formation du 2ème gouvernement de la 7ème République a été le point de départ de la détérioration du climat politique de notre pays. Dans la foulée de sa publication, la 2ème force de la mouvance présidentielle, ou du moins une partie conduite par son président mais aussi président de l’Assemblée Nationale, annonce son retrait de la MRN, la coalition au pouvoir, pour des prétextes de « coquilles vides ». S’en suivit alors un chambardement de la classe politique. La mouvance amputée d’une partie du MODEN, récupère cependant les principaux dissidents ainsi que ceux des autres partis de l’opposition. De l’autre coté, l’arrivée du MODEN de Hama Amadou, renforce l’ARN, ancienne opposition qui se (re)structura en ARDR (Alliance pour la réconciliation, la démocratie et la république), une alliance qui se définissait dès au départ comme un « front anti Issoufou ». Souvenez-vous du « mémorandum haineux », qualifié ainsi par certains observateurs, lu par Mahamane Ousmane, avec une émotion à peine contenue, le jour de la création de l’ARDR.


Depuis lors, les ponts étaient définitivement coupés. D’un coté, ce qui reste de la MRN appuyée par les dissidences bruyantes de Lumana et de l’ARN, de l’autre, une nouvelle opposition, dont la virulence a été décuplée depuis l’arrivée de « Hama Amadou et ses troupes ». Depuis lors également, aucune session du CNDP, aucune rencontre entre le Président de la République et le Chef de file de l’opposition, ne se sont tenues. Résultat : L’opposition, loin de proposer une alternative nouvelle, critique systématiquement, noircit les actions du gouvernement et en particulier, ne rate aucune occasion pour brocarder le Président Issoufou. Quant à la mouvance, toujours en panne de communication, agacée et gênée  par les nuisances corrosives de l’opposition, celle-ci ne trouve d’autres recettes que celles d’entretenir et d’amplifier les dissidences à travers les débauchages et les orchestrations de défections.


« Faux pas politiques »
Désormais, les deux camps ne se font plus de cadeaux. Y compris face à l’intérêt supérieur de la nation. L’opposition politique vient, par deux fois de suite, de démontrer qu’elle ne participera à la défense d’aucun intérêt national au côté du gouvernement, tant qu’elle est persuadée que Mahamdou Issoufou pourrait en tirer la moindre gloriole. Ce fut le cas le 29 mars dernier  lors de l’interpellation du Ministre des mines sur les négociations avec AREVA. Sans doute coachés par Hama Amadou, les députés de l’opposition ont tout simplement quitté l’hémicycle au grand désarroi de leurs compatriotes. Ce fut également le cas une semaine plus tard, lors de la pose de la première pierre de la gare ferroviaire de Niamey, un moment de fierté nationale que l’opposition a royalement boycotté. 


La tension politique est semble-t-il à son paroxysme. Le discours d’ouverture du congrès extraordinaire de Lumana de Hama Amadou le 5 avril, intervenant seulement quelques heures avant le discours bilan du Président Issoufou, donne l’ampleur du fossé, non seulement entre les deux hommes, mais également entre les différents blocs politiques qu’ils représentent. L’opposition ne reconnait aucun mérite au gouvernement en face. La tension entre les deux groupes politiques est si forte que l’opposition va jusqu’à décliner un débat politique que l’ORTN a voulu organiser pour permettre à l’opinion nationale d’être fixée sur les ambitions des uns et des autres. De part et d’autre on s’évite en s’invectivant généreusement. Une situation qui amplifie le stress politique des populations et provoque cette atmosphère de « ni guerre, ni paix » dans tout le pays.


Malheureusement ou heureusement, la situation est même endémique dans la sous région ouest africaine. Le récent rapport de la Banque mondiale pointe du doigt la multiplicité des « faux-pas politiques » comme facteur important de risque pouvant à terme éroder la croissance économique, pourtant enviable de la région. Ainsi, au Niger, au Nigéria, au Bénin, au Burkina Faso, au Togo, en Guinée, sans compter le Mali, les situations politiques sont tendues et les dialogues, entre pouvoir et opposition, rompus. Ce qui n’a rien de rassurant pour les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux.


A quoi sert la Médiature ?
Le problème c’est que la république, disons nos républiques, n’ont prévu aucun mécanisme qui puisse contraindre les parties adverses à renouer le dialogue en cas de rupture qui s’éternise. Les citoyens sont obligés de consommer les choses comme telles et subir les variations épisodiques d’humeur des protagonistes politiques de leurs pays, attendant stoïquement une ultime médiation de la CEDEAO ou de l’UEMOA. C’est le cas dans tous les pays précités où les populations assistent impuissantes à la détérioration du climat politique sans qu’elles ne puissent intervenir. Ici au Niger, sauf prise de conscience nationale, il est à parier que les deux camps politiques continueront à se télescoper, à « se manger le nez » et à s’insulter, jusqu’aux prochaines joutes de 2016.


Pour autant, doit-on faire « laisse guidon » et laissez les choses s’empirer et s’accumuler pendant encore deux ans ? N’ya-t-il pas un conseil de sages, ou toute autre structure républicaine neutre pour jouer les médiateurs entre les deux clans politiques rivaux ? Si, il ya la Médiature nationale présidée par Cheffou Amadou. Elle pourrait même s’adjoindre les services du CESOC, présidé par l’héritier politique de « l’homme de consensus ». Mais pourquoi ces institutions ne font rien pour renouer le dialogue politique dans leur pays ? Cette tâche ne fait-elle pas partie de leurs agendas ? Est-ce à la société civile de jouer aux pompiers ?
Ce dont les nigériens ont besoin aujourd’hui, c’est la fin des hostilités politiques.


El Kaougé Mahamane Lawaly

16 avril 2014
Publié le 13 avril 2014
Source : Le Souffle de Maradi

 

Crispation de l’opposition : Quand Hama Amadou boude Niamey pour N'Djamena !

16/04/2014

Mais qu’est-ce qu’il est parti chercher au Tchad alors que son pays fêtait en grande pompe la pose de la première pierre de la gare ferroviaire dans la capitale Niamey ? Se demandaient tous les observateurs. L’absence de Hama Amadou, Président de l’Assemblée Nationale, a été très  remarquée en ce lundi 7 avril 2014, date anniversaire de l’investiture du président Mahamadou Issoufou, mais surtout, date choisie pour le lancement des travaux de construction de la ligne ferroviaire Parakou – Niamey.

L’évènement a heureusement enregistré des présences très remarquées, celles du Dr Boni Yayi et Faure Gnasingbé, présidents des Républiques sœurs du Benin et du Togo.
Hama Amadou était donc absent à un rendez-vous, pourtant cardinal pour ses compatriotes. Car le lancement des travaux de construction de la première ligne ferroviaire du Niger, reconnaissons-le,  ce n’est pas quelque chose de banale. A l’instar du barrage de Kandadji, la construction de la ligne Parakou – Niamey, est l’un des plus vieux rêves de la nation nigérienne. Pour rien au monde, en principe, le président du parlement du Niger ne devrait rater cette « fête nationale ». Mais « l’enfant terrible de Youri » qui n’en fait qu’à sa tête, depuis qu’il a rompu le « deal politico – coranique » qui le liait à la mouvance présidée par Issoufou Mahamadou, a décidé tout simplement d’aller se faire harakiri à N’djamena, au frais de la princesse. La crise politique que traverse son pays y est sans doute pour quelque chose.

 


C’est la énième rebuffade dans la série. En moins de deux semaines, c’est la deuxième voire la troisième fois que le Président de l’Assemblée de notre pays pose un acte de subversion, non pas contre le président Issoufou, pour qui il voue une haine maladive, c’est connu de tous, mais contre les intérêts de ceux-là au nom desquels il prétend agir. Le premier acte décevant a été posé le 29 mars à l’occasion de l’interpellation du Ministre des Mines Ladan Tchana sur les négociations avec AREVA. Sous son autorité, les députés de l’opposition refusèrent tout simplement de siéger, privant du coup leurs compatriotes d’un vrai débat autour des négociations avec la multinationale française. Les nigériens, y compris les militants de son parti, n’ont pas encore fini de digérer cette « indiscipline parlementaire », qu’une semaine plus tard, précisément le 5 avril, profitant du congrès extraordinaire de « son parti » le MODEN/FA, il se livrait à un discours incendiaire et négationniste contre le régime de Mahamadou Issoufou et son parti le PNDS Tarraya. Le jour suivant, alors que le tout Niamey était en plein préparatifs de la cérémonie de la pose de la première pierre de la gare du chemin de fer, notre « nouveau rimbo », s’envola pour N’djamena. Manifestement, le chemin de fer Parakou- Niamey, ne l’intéressait pas.


Les nigériens ne comprennent plus les logiques qui déterminent les reflexes du président de leur parlement. Hama Amadou n’a-t-il pas reçu une invitation officielle ? Son absence, tout comme celle de ses amis de l’opposition, à la « cérémonie du chemin de fer » est encore restée incomprise de ses compatriotes. Nul doute que Hama Amadou aurait perdu quelques points, si l’on devrait sonder ses récents agissements auprès de l’opinion. Il ne fait que cumuler des erreurs et « faux pas politiques ». A moins que ça ne soit encore le produit de cette « intelligence politique » que ses lieutenants et admirateurs lui attribuent.


Intelligent ou pas, pourquoi bouder Niamey pour Ndjamena ? Au pays d’Idriss, Hama est parti livrer des leçons de panafricanisme à ses collègues du bord du lac. Et c’est là, l’une des contradictions les plus saisissantes du personnage. On ne peut pas contribuer à foutre le bordel dans son pays et prétendre donner des leçons de panafricanisme aux autres. Et puis, entre une ligne ferroviaire qui quitte Cotonou, passe par Niamey et Ouaga pour rejoindre Abidjan ou vice versa et un discours théorique sur le panafricanisme, qu’ya-t-il de plus panafricaniste ?


Bon, on l’a bien compris : Le président de notre parlement ne veut plus rencontrer le président de notre république. Avouons que c’est un vrai problème pour nous autres, qu’on soit inféodé ou pas. Nous sommes aujourd’hui dans la situation des enfants d’un couple pourri où le papa et la maman, bien que vivant sous le même toit, se détestent copieusement. Naturellement, dans la famille, tout le monde est stressé. Heureusement, les enfants savent bien faire la différence entre celui qui assure et  agit et celui qui critique et critique…


On attend plus désormais que la fête de ramadan, pour voir si nos deux personnages pourront se regarder en face, se serrer la main et peut-être, pourquoi pas, se pardonner. Impossible n’est pas nigérien, a-t-on coutume de dire !


Moulaye Mahamane,

16 avril 2014
Publié le 13 avril 2014
Source : Le Souffle de Maradi