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Adall Rhoubeid : Cet opportuniste qui appelle au coup d’Etat

19/04/2018

Il y a au Niger, des individus trop pressés, trop ambitieux, trop arrogants et en plus trop mégalomanes, qui confondent leur rêve à la réalité. Ces individus sans repères, s’adonnent généralement à la politique, par ce qu’ils croient que c’est là-bas que tout est permis.
Dans cette catégorie, il y a un jeune nommé Dr Rhoubeid.


Or, la politique, on le sait, est cette fonction noble qui consiste à se mettre au service de sa société. Et parce que justement, elle vise à servir et non se servir, le métier de la politique exige des qualités humaines exceptionnelles qui naturellement ne sont pas données à n’importe qui.

Ainsi, des individus comme notre fameux Dr Rhoubeid, y entrent presque par effraction. Incapables de comprendre que le métier exige de l’endurance, de la hauteur et de la constance, ces individus mus seulement par leur ambition démesurée de se servir pour mieux se réaliser, se lancent en politique sans s’y préparer conséquemment.

Parlant justement de Dr Rhoubaid, on sait juste qu’il a obtenu son bac en 1997. Ce qui lui a permis de s’inscrire à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, fac qu’il quitta à sa 4è année. Depuis lors, peu se souviennent de ce qu’il est devenu, ni où il a obtenu son doctorat et encore moins là où il a exercé ce noble métier de médecin.

Ce qui est en revanche vrai, les Nigériens le découvrent à la veille des élections de 2016 période où il a fondé son parti MDR Tarna ; ce parti bien connu des Nigériens par ses couleurs et l’accoutrement très artistique de son jeune leader avec sa fausse verbe révolutionnaire.

Les Nigériens le connaissent surtout lorsqu’il a été impliqué dans un attentat terroriste à Ouagadougou( jusqu’ aujourd’hui, les spécialistes des questions sécuritaires s’interrogent sur son rôle et sa présence à l’hôtel au moment des faits)et plus tard à travers la voix grave du Président de la CENI lorsqu’il diffusait les résultats de l’élection présidentielle 1er tour, résultats aux termes desquels il obtient 19549 voix soit 0,39% contre 1 587 906 voix soit 48,41% pour le Président Issoufou.

Fort de sa désillusion électorale, il rejoignit le Président Issoufou au second tour, feignant de cette manière de répondre à l’appel au rassemblement de toutes les forces socio-politiques du Niger cher au Président de la République. Mais en vérité, son ralliement n’était ni sincère ni honnête.

Il n’est donc pas dicté par cette volonté faussement exprimée de se mettre au service de son pays ; il était plutôt guidé par ce désir de se positionner en vue de capter un dividende institutionnel. Dans l’esprit de son ralliement, le jeune « médecin » visait un poste ministériel ou tout au moins le Directeur de Cabinet Adjoint du premier ministre.

N’ayant pas obtenu le poste de sa convoitise, il se retira de la mouvance présidentielle juste six mois après son ralliement ; il fonda alors avec d’autres aventuriers de son genre un nouveau front de l’opposition.

Aujourd’hui, dépassé par l’âpreté du combat politique, il tombe dans le ridicule d’une phraséologie révolutionnaire, vile et impertinent, jusqu’à appeler à un coup d’Etat contre son pays. C’est juste triste que la politique puisse être animée accidentellement par ce genre d’esprits.

Dr prend ton mal en patience. Au Niger, le pouvoir ne s’acquiert désormais que par la voie des urnes.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Web Contributeur) Tamtaminfo News

Crise universitaire: de nombreux blessés et fermeture du Campus universitaire et des cités annexes

19/04/2018

L’Université Abdou Moumouni de Niamey a renoué ces derniers temps avec la violence. C’est ainsi qu’hier, les seigneurs de Harobanda ont organisé une violente manifestation qui s’est soldée par plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.

Devant ce déferlement de violence, le gouvernement, à travers un communiqué émanant du Ministère des Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a décidé de la fermeture du Campus universitaire ainsi que des cités annexes, jusqu’à nouvel ordre.

En effet selon, le Ministre Yahouza Sadissou « Ce jour, 18 Avril 2018, les étudiants de l’UAM de Niamey ont durci leur mouvement, déclenché le 07 février 2018 à la suite de l’agression d’un Chercheur par les éléments de la CASO.

Malgré les concessions faites par le gouvernement et son ouverture au dialogue, les étudiants et élèves ont choisi, ce matin, de procéder à des actes de vandalisme ayant occasionné le bilan provisoire ci-après : 06 véhicules du Rectorat vandalisés ; des dégâts importants sur le bâtiment principal du rectorat ; plusieurs blessés à la suite de l’intervention des forces de l’ordre.

Devant cette situation de trouble et de violence, le gouvernement a pris la décision de la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, du Campus universitaire et de toutes les citées annexes de Niamey, à compter de ce jour 18 avril 2018.

Toutefois, en vue de garantir la poursuite des activités académiques, les facultés et restaurant universitaire restent ouverts et le transport sera régulièrement assuré. Le campus et les cités annexes seront rouverts dès que les conditions de quiétude auront été rétablies.

Par ailleurs, une enquête sera diligentés et les auteurs de ces actes de vandalisme seront identifiés et punis conformément aux règlements en vigueur ».

Nous pensons qu’il est temps d’arrêter cette spirale de violence et d’engager un vrai dialogue entre toutes les parties prenantes. Manifestations-répressions ne peuvent résoudre ce genre de problème. L’avenir de notre système éducatif en dépend.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Web Contributeur) Tamtam info News

Préparatifs de la 33ème conférence de l’Union Africaine Niger 2019: quatre commissions spécialisées de l’Agence UA-Niger-2019 installées

19/04/2018

Créée le 26 Janvier 2016, l’Agence nationale pour l’organisation de la conférence de l’Union Africaine Niger 2019 entre chaque jour un peu plus dans sa phase opérationnelle. Après le lancement de plusieurs activités entrant dans le cadre des préparatifs de cette importante rencontre continentale à laquelle le Président de la République attache du prix, le président du comité d’orientation et de contrôle, le ministre Directeur de cabinet du Président de la République, M Ouhoumoudou Mahamadou a procédé hier à l’auditorium Sani Bako du ministère des Affaires étrangères à l’installation de quatre commissions spécialisées à savoir la commission protocole, la commission sécurité et protection civile, la commission infrastructures et la commission assainissement et salubrité.

Le ministre Ouhoumoudou Mahamadou qui avait à ses côtés le ministre des Affaires étrangères, M Kalla Ankouraou et le Directeur général de l’Agence UA-Niger 2019, M Mohamed Seydil Moctar a félicité les membres des différentes commissions, issus des ministères et structures pour le choix porté sur eux afin de participer à la mission noble d’organiser la tenue de ce grand évènement historique que le Niger va abriter.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est le plus grand rendez-vous politique continental, et le Niger s’est vu confier l’organisation de la 33ème session de cette instance en reconnaissance à son leadership démontré et prouvé et celui du Président de la République, a rappelé le président du Comité d’orientation et du contrôle.

Rappelant aussi que le Président de la République s’est engagé devant ses pairs à tenir le pari, M. Ouhoumoudou Mahamadou a indiqué que le Chef de l’Etat entend atteindre entre autres objectifs de renforcer l’action diplomatique et accroitre la visibilité du Niger, permettre aux opérateurs économiques de tirer profit de l’évènement et de renforcer aussi les capacités du Niger en termes d’infrastructures et de savoir-faire à même de lui permettre d’abriter d’autres évènements de portée internationale.

Outre la vitalité diplomatique du Niger qu’elle révèle, l’organisation de la 33ème conférence sera l’opportunité pour lui de se hisser au rang des pays en mesure d’organiser de grands évènements a dit le ministre avant de souligner l’ampleur des défis à relever en termes de préparation et d’organisation.

« Le Niger aura à accueillir plus de 4000 participants dont plus de 50 Chefs d’Etat et de gouvernement et cela dans de conditions optimales de séjour et de travail conformes aux standards internationaux et dans la tradition de l’hospitalité du Niger » a précisé le ministre Directeur de cabinet.

Après avoir énuméré les travaux à réaliser, le président du comité a assuré que le gouvernement a conscience du défi que constitue l’organisation de cette conférence dans le contexte des difficultés multiples tout en étant convaincu de la « nécessité pour le pays de se doter d’infrastructures aux standards internationaux et d’un savoir-faire pouvant lui permettre d’être capable d’organiser des rencontres de haut niveau et de tirer profit de son positionnement géographique ».

M Ouhoumoudou Mahamadou a salué le travail énorme déjà réalisé par l’Agence UA Niger 2019 quelques mois seulement après son installation avant d’indiquer que la mise en place de ces 4 commissions, sur les treize prévues à terme, permettra de réaliser des actions spécifiques conformément au cahier de charge global. Il a rappelé la responsabilité des membres des commissions, maillons essentiels de la réussite de la conférence, qui vont apporter leur expérience et expertise.

Se basant sur les compétences et qualités des membres qui composent les commissions, le président du comité d’orientation s’est dit rassuré que les missions qui lui ont été confiées seront pleinement réalisées « dans le sens des orientations politiques et du cahier des charges de la conférence ».

A vous, à nous, maintenant de donner corps à ce défi. Je sais que vous serez audacieux, imaginatifs, créatifs et que vous ne laisserez pas passer cette opportunité que nous avons de construire ensemble le Niger de demain », a lancé le président du comité d’orientation à l’endroit des membres des commissions tout en les exhortant à faire preuve d’engagement et d’abnégation.

À propos de l'Auteur Zabeirou Moussa (ONEP)

Présentation de l’International Gender Equality Prize (IGEP) à la Première Dame Dr Lalla Malika Issoufou félicite l’ONG Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (SOS-FEVVF)

19/04/2018

La Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou, a reçu hier à la résidence présidentielle, les membres de l’Ong SOS- Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (SOS FEVVF) venus lui présenter le Prix International pour l’Egalité de Genre (IGEP : International Gender Equality Prize) dont leur structure est bénéficiaire. C’est la Présidente de l’Ong SOS FEVVF, Mme Mariama Moussa qui a présenté le tableau symbolisant le prix à la Première Dame, par ailleurs marraine de cette ONG.

La Cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Mme Elback Zeinabou Tari Bako et de l’ambassadeur d’Allemagne au Niger DrBernd Münchow-Pohl.
L’IGEP a été initié par le gouvernement finlandais le 8 mars 2017 à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes.

C’est un prix prestigieux de sa catégorie à l’échelle mondiale, qui récompense une personnalité dont l’action a consisté à la promotion de l’égalité entre les sexes. Mais, plutôt que de recevoir le prix sous forme monétaire, la personnalité primée est invitée à sélectionner une cause particulière afin que celle-ci bénéficie du montant du prix.

C’est ainsi que la Chancelière allemande Angela Merkel, première récipiendaire dudit prix (annoncé en décembre 2017) a choisi l’Ong nigérienne SOS FEVVF pour bénéficier du montant du prix, soit la somme de 150.000 Euros.
La présidente de l’Ong SOS FEVVF s’est rendue le 16 mars 2018 à Tampere (Finlande) pour recevoir le prix au cours d’une cérémonie. Mme Mariama Moussa avait été alors accueillie par le Premier ministre finlandais Juha Sipilä et la présidente du Conseil municipal de Tampere Anna-kaisa Ikonen.

S’adressant par visioconférence à l’assistance à l’occasion de la cérémonie de remise du prix, la Chancelière allemande a qualifié l’Ong SOS FEVVF de « Lumière d’espoir pour les femmes et les jeunes filles affectées par la violence ». Voilà pour l’histoire du prix.

Au cours de la cérémonie d’hier soir, à la résidence, la présidente de SOS FEVVF, a dit tout son plaisir de présenter ce prix à la Première Dame, Dr Lalla Malika Issoufou. « Au-delà notre Ong, c’est un prix qui honore tout le Niger », a déclaré Mme Mariama Moussa. Un sentiment partagé par la Première Dame. « En tant que femme, médecin nigérienne et marraine de la lutte contre les violences faites aux femmes, je suis très fière de ce prix », a confié Dr Lalla Malika Issoufou avant d’adresser ses vives félicitations à l’Ong SOS FEVVF.

« Ce prix récompense aussi les succès enregistrés par notre pays dans le domaine de la lutte contre les violences faites aux femmes et dans la promotion de l’égalité du genre », a ajouté Dr Malika, marraine de l’Ong SOS FEVVF.
Pour la ministre de la Promotion de la femme et de la protection de l’Enfant, ce prix est obtenu au nom de la femme nigérienne.

« Il récompense aussi et surtout le travail abattu par cette Ong pour aider les victimes de violences familiales. Nous ne pouvons que la féliciter et l’encourager », a déclaré Mme Elback Zeinabou Tari Bako.

Pour sa part, l’Ambassadeur d’Allemagne au Niger, a rappelé que lors de sa visite au Niger en octobre 2016, la Chancelière Angela Merkel, s’est intéressée à la situation de la femme nigérienne. « C’est pourquoi, quand elle a reçu ce prix, elle nous a demandé, en tant qu’ambassade au Niger, de lui faire des propositions pour une organisation nigérienne.

Et c’est ainsi que nous lui avons proposé l’Ong SOS FEVVF pour le travail qu’elle abat en faveur des femmes, des filles et des enfants victimes de violences familiales. Nous nous réjouissons que la chancelière ait suivi notre proposition. C’est une récompense bien méritée pour cette Ong et nous nous réjouissons d’être reçu ici par la première Dame, en sa qualité de marraine de cette Ong », a confié Dr Bernd Münchow-Pohl.

À propos de l'Auteur Siradji Sanda (ONEP)

Prestation de serment à la Cour d’Appel de Niamey: 21 inspecteurs de l’ANAC renvoyés à l’exercice de leur fonction

19/04/2018

21 nouveaux inspecteurs de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC), ont prêté serment, hier matin, à la Cour d’Appel de Niamey. Cette prestation de serment répond aux exigences prévue à l’article 71 de l’ordonnance 2010-23 du 14 mai 2010 portant Code de l’Aviation Civile en République du Niger, qui prévoit en son article 3 la prestation du serment avant leur entrée en fonction. La formule du serment est « Je jure d’exercer mes fonctions avec probité dans le strict respect des lois et règlements ».

C’est le président de la Cour d’Appel de Niamey, M. Gayakoye Sabi Abdourahamane qui a présidé la séance en présence de plusieurs invités.

Dans son réquisitoire, le procureur général près de la Cour d’Appel de Niamey, M. Karimoun Haladou a félicité, au nom du Ministère Public, les récipiendaires pour le choix porté sur leurs personnes respectives et leur a demandé, à cet instant précis, d’être dans leurs futures fonctions, de par leur comportement à la hauteur de la confiance placée en eux. « Vous allez exercer dans un domaine très sensible, de haute technicité. Il faudra que chacun et chacune se rappelle à chaque fois cet instant où il a prêté serment devant cette Cour », a dit M. Karimoun Haladou aux récipiendaires.

Aussi, le procureur général près de la Cour d’Appel de Niamey a encouragé les récipiendaires et leur a souhaité bonne chance au regard du caractère difficile de leur mission. Il s’est ensuite intéressé à la formule de leur serment qui semble être très bref et qui dit ceci : « je jure d’exercer mes fonctions avec probité dans le strict respect des lois et règlements ». Il ne s’agit pas d’une simple formalité à accomplir, leur a-t-il dit.

« Vous êtes en train de vous plier à une obligation de la loi, de vous engager vis-à-vis de la nation, de votre conscience et à bien faire votre travail dans le respect, comme le serment le dit, des lois et règlements et avec probité », a fait remarquer aux inspecteurs, le procureur général près de la Cour d’Appel de Niamey. Enfin M. Karimoun Haladou a invité les récipiendaires à exclure le laxisme, la routine et la négligence dans leurs fonctions.

Ainsi, après la lecture du serment par le président de la Cour d’Appel, M. Gayakoye Abdourahamane Sabi, chacun des 21 inspecteurs à, à l’appel de son nom, levé sa main droite pour dire « je le jure ». Le président de la Cour a pris acte de leur serment et les a renvoyés à l’exercice de leur fonction.

Après ce serment le directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, Elhadji Ayaha Ahmed a indiqué qu’ils se sont engagés devant Dieu et devant les hommes à assurer leur mission, qui est de garantir la sécurité et la sureté de l’Aviation Civile, de développer ce secteur au Niger et de faire du Niger un pays qui compte dans l’aviation civile au niveau mondial. « Notre mission première est de renforcer la surveillance continue des exploitants qui sont entre autres les compagnies aériennes, les fournisseurs comme l’ASECNA, les gestionnaires de l’aéroport pour toutes les entités qui opèrent, qui demandent un agrément au niveau de l’Aviation Civile », a-t-il souligné.

Selon le DG de l’ANAC, tout ce qu’on recommande aux exploitants au niveau de l’OACI, est d’avoir d’abord un planning de surveillance continue c’est-à-dire d’inspection et de contrôle qui remette chaque entité dans les règles recommandées par les différents annexes de l’OACI, du code communautaire de l’UEMOA et du code national du Niger. « L’aviation civile est un métier à risque parce que nous avons la responsabilité de plusieurs personnes. Par exemple lorsqu’un avion qui prend 500 personnes et que par votre faute cet avion fait un accident, je pense qu’au-delà de la justice, votre conscience va vous interpeller », a conclu le directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile.

À propos de l'Auteur Aïchatou Hamma Wakasso (ONEP)

Flintlock2018: une équipe de la presse nigérienne visite le Centre de Commandement Mixte des Forces Multinationales d’Agadez

18/04/2018

Dans le cadre des exercices militaires conjoints Flintlock 2018, l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Niger, a organisé dimanche, 15 Avril 2018 à l’intention   des médias locaux, une visite guidée du Centre de Commandement Mixte des Forces Multinationales situé à la Base 201 d’Agadez, Extrême-Nord-est du pays.


L’objectif étant de permettre à la Presse d’assister au déroulement des exercices militaires qui mettront les militaires nigériens au cœur de la coordination stratégique face aux menaces immédiates.

La première étape visite de cette visite a conduit les journalistes au Bureau de renseignements qui analyse les informations provenant de diverses sources afin de mieux identifier les potentielles menaces.

Ce fut ensuite le tour de la Cellule J39 qui  contrecarre les’’ fakes news’’ et le Centre d’opération mixte chargé de la coordination de toutes les informations reçues et traitées, de recevoir les  confrères, qui,  par la suite, ont eu droit  à des exercices de simulations sur le terrain.

La visite du Centre de Commandement Mixte, a été suivie par une conférence de presse    conjointement animée par le Colonel-Major, Moussa Salao Barmou, Commandant des Opérations Spéciales des Forces Armées Nigériennes(FAN) et Bradley Moses, Commandant du 3éme Groupe des Forces Spéciales américaines des Parachutes(USA). Ils ont tour à tour répondu aux questions de la presse relatives, entre autres, aux choix de la Région d’Agadez, pour abriter Flintlock 2018, qui selon eux, ‘’se situe à une position centrale du pays, ce qui favorise des interventions plus rapides et promptes en cas de besoin’’.

A propos de l’installation de la Base américaine sur le territoire nigérien, qui fait d’ailleurs’’ grands bruits dans certains milieux politiques et associatifs depuis quelques temps’’, les conférenciers ont expliqué que les Autorités nigériennes ont accordé de manière temporaire son installation en vue de mutualiser les efforts pour faire face ensemble aux menaces qui planent aux portes du Sahel en général, et du Niger en particulier.

« C’est ne pas une occupation en soi « , a martelé le Commandant de la Base 201, le Colonel Moctar, ajoutant que les États Unis ont des bases un peu partout dans le monde.

Au cours de leur séjour dans la Région, les journalistes ont vécu quelque peu l’expérience de la vie au quotidien des soldats sur le terrain.

L’exercice Flintlock 2018, rappelle-t-on, regroupe les armées de 26 pays du monde dont 12 de la Région africaine, et ratissera pendant deux semaines, les Régions de Tahoua, d’Agadez et de Tillabéry. Elle est une grande opportunité qui s’offre aux soldats pour apprendre les uns des autres et partager les expériences dans tous les domaines opérationnels.

AIO/AMC/ANP/Avril 2018.

À propos de l'Auteur (Abdoulaye Issa Ounténi, Envoyé Spécial) Agence Nigérienne de Presse

Mahamadou Habi Salissou : un homme d’expérience à la tête de la Communication

18/04/2018

Le Président de la République, Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou a procédé à un léger réaménagement technique du Gouvernement, suite au retrait du MPN Kishin Kassa de la mouvance présidentielle. Les professionnels de la Communication ont accueilli avec joie et enthousiasme la venue de M. Mahamadou Habi Salissou au poste stratégique de la Communication.

En effet, après avoir délaissé ce secteur, un abandon qui s’est d’ailleurs fortement ressenti sur la communication gouvernementale, le Chef de l’Etat a décidé de confier cette responsabilité à un homme d’expérience et qui maîtrise parfaitement les rouages gouvernementaux.

Plusieurs fois ministres dans des secteurs divers, Sala Habi a laissé des très bons souvenirs partout où il est passé. Travailleur infatigable, courtois, disponible et attentionné, il a su mettre sa capacité d’écoute et d’analyse au profit des missions à lui confiées. Aujourd’hui, il hérite d’un secteur laminé par l’amateurisme de certains.

Mais connaissant l’homme, il va certainement et très rapidement remettre de l’ordre, remettre les agents au travail et fixer des objectifs clairs, afin que la communication gouvernementale sorte de la cacophonie pour être une communication professionnelle au service de la Nation.

Le Changement des mentalités tant prôné par les plus hautes autorités de ce pays passe par une communication de qualité et des émissions de sensibilisation de bonne facture. Sala Habi qui connait parfaitement les hommes des médias nigériens saura insuffler un dynamisme nouveau au secteur de la communication .

Bon vent Monsieur le Ministre.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Tamtam Info News)

Kalla Ankouraou de retour : Quelle plu value pour la Renaissance ?

18/04/2018

M. Kalla Ankouraou, Ministre des Affaires étrangères du Niger

On le croyait fini, mais le voilà qui signe un retour triomphal, à la faveur d’un « réaménagement technique du Gouvernement » intervenu le 11 avril 2018. Kalla Ankouraou, un fils du pays, remplace poste pour poste, Ibrahim Yacouba, un autre fils du pays, au Ministère des Affaires étrangères.

L’information a été diversement appréciée ici à Maradi. C’est plutôt la dialectique qui unit les deux personnages qui suscite tant les commentaires des maradawas.

L’on se rappelle en effet de la lutte fratricide qui les a opposée, il ya un peu plus de deux ans, pour le contrôle du leadership régional du PNDS. La suite est connue, Ibrahim Yacouba a été exclu du parti rose et a fondé son propre parti le MPN KK. La suite de la suite, au 2è tour, le Président Issoufou lui fait appel en lui proposant le Poste de ministre des affaires étrangères qu’il a occupé jusque là. Aujourd’hui, après son limogeage, c’est le même Kalla Ankouraou qui le remplace à la même place… Mais les coïncidences s’arrêtent là… du moins pour l’instant !

Très vite les regards se tournent vers le nouveau promu.  C’est sans doute un Kalla requinqué que les nigériens s’apprêtent à redécouvrir.  Car l’homme a en effet beaucoup changé. Ayant subi tous les lynchages médiatiques possibles, il a fort heureusement développé une carapace qui lui permis de survivre aux nombreux coups mortels qu’il a reçu. Sa « mise à l’écart » du Gouvernement pendant 5 ans lui a donné l’occasion de briser la glace qui le séparait de ses adversaires et pourfendeurs.

Tirant les leçons de ses erreurs du passé, il s’est surtout assagi et fortement cultivé.

Ces derniers temps, dans la presse qui le questionnait, il faisait montre d’une mature pondération et d’une réelle lucidité politique. Des qualités qui seront sans doute les bienvenues, dans une sphère où le discours se radicalise de plus en plus.

Loin d’être une surprise, le casting de Kalla obéit à une logique, perceptible déjà depuis le dernier congrès du PNDS : Celle de la reconstitution du « cœur du réacteur ». Ce réacteur qui a permis à la machine rose de progresser d’année en année, de gagner deux fois des élections présidentielles et législatives…Eh bien pourquoi pas une troisième fois ! Aussi, dans la région de Maradi, il a conduit son parti à toutes les victoires. Dans cette perspective, Kalla Ankouraou le « gardien du temple » et le grand stratège, a en effet un rôle éminemment important à jouer en revenant au premier plan.

Quant à savoir s’il peut gérer la diplomatie nigérienne, nul doute là-dessus. Dans l’entourage immédiat du Président Issoufou, il n’ya pas plus compétent et loyal que lui pour occuper ce « poste sensible ».

À propos de l'Auteur El Kaougé Mahamane Lawaly, Le Souffle Maradi

Levée de corps du casque bleu nigérien de la MINUSMA mort à Gao au Mali : Les autorités, la hiérarchie militaire et la MINUSMA rendent un dernier hommage au capitaine Souley Ibrahim

18/04/2018

En mission au sein du 5ème bataillon nigérien de la MINUSMA, le capitaine Souley Ibrahim est un officier des forces armées nigériennes (FAN) mort le 6 avril 2018 dans la ville malienne de Gao. C’est suite à une attaque lâche perpétrée par deux individus non-identifiés dans une rue de Gao, que ce jeune et valeureux officier des FAN âgé de 35 ans a perdu la vie.

La levée de corps de cet officier s’est déroulée hier matin, à la morgue de l’Hôpital National de Niamey, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, M Mohamed Bazoum, assurant l’intérim du ministre de la Défense nationale, en présence des membres du gouvernement, des représentants civils et militaires de la MINUSMA, du chef d’Etat-major adjoint des armées, des responsables de la hiérarchie des FDS ainsi que la famille et les amis du défunt.

Arraché à ses proches et à la grande famille des FAN à la fleur de l’âge, le capitaine Souley Ibrahim a été décoré de la croix de vaillance à titre posthume par le ministre de la Défense nationale p.i, au nom du Président de la République, chef suprême des armées. Peu après, le ministre d’Etat Mohamed Bazoum est allé présenter de vive voix les condoléances du Chef de l’Etat et du gouvernement à la famille du défunt. Le capitaine Souley Ibrahim laisse une veuve et deux orphelins.

Parlant au nom de la MINUSMA dont il conduit la délégation, le colonel Shemi Mohamed Galal a exprimé toute la peine qui est la sienne suite au décès de cet homme qu’il a présenté comme un officier courageux, audacieux et imbu de qualités professionnelles et personnelles. «Le capitaine Souley Ibrahim était une personne formidable, un officier brave et audacieux, il était estimé de ses collègues et il manquera à tous ceux qui l’ont connu », a dit le représentant de la MINUSMA.

Réaffirmant toute sa désolation pour la perte de ce soldat, le colonel Shemi a souligné que chacun d’entre eux doit être fier de lui avant de présenter les condoléances de la MINUSMA aux autorités nigériennes et à toute la famille biologique et professionnelle du défunt. Dans l’oraison funèbre, son compagnon d’arme le capitaine Moussa Hamza Mahaman a rappelé le brillant parcours du défunt. Il faut retenir de cette oraison que le capitaine Souley Ibrahim est né le 2 février 1983.

Nanti d’une maitrise en relations internationales de l’ENAM d’Alger, il a intégré l’EFOFAN en 2007 d’où il sortit pour être affecté au GI/FAN de Tondibiyah comme instructeur en 2010. Ainsi commençait sa prometteuse carrière militaire qui le conduira au bataillon des sport des FAN où il occupa des postes de responsabilité jusqu’en 2017, date à laquelle il fut désigné comme officier de presse au sein du 5ème bataillon nigérien de la MINUSMA.

Le capitaine Souley Ibrahim était en stage à Gao dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles quand la mort l’a surpris après avoir été attaqué par des individus armés qui l’ont grièvement blessé. L’officier était dynamique, discipliné et estimé par la hiérarchie a témoigné son compagnon, affirmant que le capitaine Souley Ibrahim laisse un grand vide tant au niveau de sa famille et de ses amis qu’à celui de ses promotionnaires et de toute l’armée nigérienne.

À propos de l'Auteur Zabeirou Moussa(onep)

Assemblée nationale : Vote des projets de loi sur le statut des organisations interprofessionnelles agricoles et sur la sureté et l’utilisation pacifique de l’énergie atomique

18/04/2018

Les travaux de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2018, dite session des lois, se poursuivent à l’hémicycle Place de la Concertation à Niamey. Au cours de la séance d’hier, les députés ont voté respectivement le projet de loi portant régime des organisations interprofessionnelles agricoles et le projet de loi sur la sûreté et l’utilisation pacifique de l’énergie atomique au Niger. Les travaux de la séance plénière ont été présidés par SE. Ousseini Tinni, président de l’Assemblée nationale, en présence du commissaire du gouvernement, le ministre chargé des Relations avec les institutions, M. Barkaï Issouf.

Après avoir examiné et adopté le compte rendu sommaire de la séance plénière du samedi 14 avril 2018, les députés ont procédé à l’examen et à l’adoption du projet de loi portant régime des organisations interprofessionnelles agricoles au Niger. A l’issue des débats, les parlementaires ont voté ce projet de loi par 134 voix pour, zéro (0) contre et zéro (0) abstention. Ce projet de loi vise à réorganiser les organisations professionnelles du secteur agricole pour leur insuffler une nouvelle dynamique.

Son adoption permettra de faire la promotion des produits nationaux et de les rendre plus compétitifs sur le marché sous régional. Par ailleurs, il faut noter que selon le ministre Délégué chargé de l’Elevage, M. Mohamed Boucha, la création des structures interprofessionnelles répond au souci de mieux outiller et responsabiliser les producteurs pour une meilleure coordination de leurs activités en relation avec les secteurs connexes. La présente loi vise à encadrer la création et le fonctionnement des organisations paysannes ainsi que leur ancrage juridique.

Le second projet de loi portant sur la sûreté et l’utilisation pacifique de l’énergie atomique a été adopté par les députés avec 114 voix pour, zéro (0) contre et zéro abstention. Cette loi est une refonte de la loi n°2006-17 du 21 juin 2006 relative à la sûreté, la sécurité nucléaire et la protection contre les dangers des rayonnements ionisants, qui connaîtra des innovations. En effet, la politique du gouvernement est de prendre en compte l’ensemble des sources d’énergie pour la sécurité et l’approvisionnement en énergie électrique, à travers un mix ou bouquet énergétique. C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de développer son potentiel nucléaire à travers le programme électronucléaire par la création de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA).

Aussi, le gouvernement s’engage-t-il à l’utilisation de l’énergie atomique comme outil et support pour le développement économique et social du Niger avec l’introduction de l’électronucléaire. Entant que producteur majeur d’uranium et utilisant des techniques nucléaires dans les domaines de la santé humaine, la sécurité, la protection alimentaire, l’environnement, les mines, l’industrie, le transport, la protection radiologique etc, le Niger connaît ainsi les rayonnements ionisants et l’utilisation de la radioactivité. Il faut en outre souligner que, ce projet de loi vise à corriger ces imperfections en prenant en compte tous les aspects notamment, l’introduction de matières nucléaires et la nécessité de réglementer les activités électronucléaires au Niger.

À propos de l'Auteur Seini Seydou Zakaria(onep)