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Mis à jour : il y a 2 heures 30 min

Point de presse du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du gouvernement, suite à la décision de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Niamey : «Il n’y a absolument aucun lien entre l’élection de M. Amadou Salifou au perchoir

il y a 7 heures 32 min

Mr. Marou Amadou, ministre de la Justice et porte-parole du gouvernement

Après le point de presse animé mardi dernier par le Procureur général près la Cour d’appel de Niamey, à l’effet de donner des précisions  »techniques » sur la liberté provisoire accordée à 16 personnes inculpées dans le dossier de supposition d’enfants, ce fut au tour du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Porte-parole du gouvernement, M. Marou Amadou, de s’exprimer sur cette même question, mercredi dernier, pour y apporter des éclaircissements nécessaires.


A l’entame de son intervention, le ministre en charge de la Justice a noté qu’en dépit des éclaircissements techniques donnés par le Procureur général près la Cour d’Appel de Niamey, « l’arrêt rendu le 25 novembre par la chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Niamey et par lequel 16 personnes inculpées dans le dossier de supposition d’enfants ont été mises en liberté provisoire, n’a pas fini de faire des vagues ». Cela est lié à deux raisons, estime M. Marou Amadou.

 »La première, on se demande pourquoi cette décision est tombée juste au lendemain du remplacement de M. Hama Amadou à la tête de l’Assemblée nationale ; la deuxième question majeure, c’est pourquoi Mme Hama Amadou, elle, continue d’être gardée en prison, alors que certains de ses codétenus dans la même affaire ont bénéficié de la liberté provisoire; que globalement cette affaire est politique, et que le régime est derrière cette mascarade ».
Là-dessus, le ministre de la Justice est catégorique.

 »A ces interrogations, comme à ces conclusions, je voudrais dire deux à trois choses. Je confirme, je persiste à dire qu’il n’y a absolument aucun lien entre les deux événements du 24 novembre et du 25 novembre, c’est-à-dire l’élection de M. Amadou Salifou au perchoir de l’Assemblée Nationale, et la mise en liberté provisoire de certaines personnes dans le dossier de supposition d’enfants », a-t-il lancé.

Il a ajouté que la décision du 25 novembre ne relève ni du parquet, a fortiori du gouvernement. « Je voudrais le rappeler, le parquet s’est opposé à cette mise en liberté provisoire, d’autant que pour le Ministère Public, cette affaire qui reste gravissime n’a pas cessé de causer un trouble grave et persistant à l’ordre public, sans compter que l’affaire est presque bouclée et sera incessamment jugée », a ainsi répondu M. Marou Amadou. Aussi, a-t-il rappeléer que  »la liberté provisoire n’est pas une relaxe ou une liberté définitive ».

Concernant cette affaire de  »supposition d’enfants », et la liberté provisoire accordée à certaines personnes inculpées, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Porte-parole de Gouvernement a indiqué que,  »après le jugement, ceux qui seront reconnus coupables et condamnés à des peines d’emprisonnement supérieures au temps qu’ils ont passé en détention retourneront en prison pour purger le reste de leur peine ».

Au sujet du cas précis de l’épouse de M. Hama Amadou, le ministre Marou Amadou a indiqué que son cas n’a pas été examiné par la chambre d’accusation de la Cour d’appel qui a accordé la liberté provisoire aux 16 personnes inculpées dans la même affaire. Cela, a-t-il expliqué, du simple fait de son avocat, qui « d’exception en exception, a fait que son dossier s’est retrouvé à la cour de cassation ». Par ailleurs, le ministre de la Justice a relevé que n’importe quel citoyen peut dénoncer une infraction, et le juge saisi de l’affaire reste compétent pour en connaitre.

Aussi, pour M. Marou Amadou, tous ceux qui veulent politiser l’affaire de supposition d’enfants font des commentaires malheureux, et en ce qui concerne l’épouse de M. Hama Amadou,  »son avocat confond son rôle à celui d’opposant politique ». Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a aussi rectifié les propos de l’avocat soutenant que seule sa cliente n’a pas été mise en liberté provisoire.  »Beaucoup de personnalités restent encore en prison dans cette affaire », a précisé M. Marou Amadou, soulignant que la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel, qui est seule juge en la matière, a rejeté le même jour la demande d’un monsieur présenté comme le cerveau de l’affaire.

M. Marou Amadou a aussi rappelé que l’Etat de droit, c’est l’égalité personnes.  »Nous défions quiconque, qu’il soit juge ou avocat, qu’il soit simple citoyen, peut attester que le gouvernement a intervenu, de près ou de loin dans cette affaire de mise en liberté provisoire. Tous les Nigériens sont mis au défi », a souligné le ministre de la Justice, Garde des sceaux, rappelant l’obligation absolue de neutralité et de réserve qui s’impose au gouvernement, et l’obligation que fait la loi en matière de poursuite dès qu’un fait est porté à sa connaissance.

Aussi, il a relevé qu’il n’est pas acceptable qu’il y ait la singularisation d’un cas sur d’autres, en parlant du cas de l’épouse de Hama Amadou. Cependant a-t-il estimé,  »si d’autres ont reçu la liberté provisoire dans cette affaire, elle a aussi le droit d’en bénéficier ». Mais, la liberté provisoire n’est pas synonyme d’enterrement de dossier, et la loi est égale pour tous, et est faite pour être appliquée, a relevé M. Marou Amadou.

Aussi, il a indiqué que le Ministère Public a renoncé de se pourvoir en cassation par rapport à la décision de la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel pour éviter que l’affaire, qui est presque bouclée, ne traine longtemps, avant d’être jugée.  »Notre souhait est que cette affaire grave, qui met en jeu la vie et l’avenir de pauvres enfants, soit vite traitée, pour que nous soyons tous fixés sur le sort, à la fois des personnes qui sont impliquées dans cette affaire, et des pauvres enfants innocents », a déclaré M. Marou Amadou.

 »Si cette affaire a eu des répercussions politiques qui ont pu plaire à certains et déplaire à d’autres, elle n’a, à ses origines, aucun caractère politique. Ce dossier reste un dossier de droit commun. C’est une malheureuse affaire arrivée à notre pays, nous ne l’avons pas voulue, elle a eu ses conséquences », a regretté le ministre de la Justice.

À propos de l'Auteur Souley Moutari (ONEP)

Editorial : Dynamique unitaire

il y a 7 heures 39 min

Mahamadou Adamou (mahamadou.yaks@yahoo.fr)

Finalement, quelle est la leçon qu’on doit tirer de l’issue de la dernière motion de censure déposée par un groupe de députés de l’opposition contre le gouvernement du Premier ministre Brigi Rafini ?

Tous les analystes vous diront que cet exercice démocratique auquel l’on a assisté, mercredi dernier, n’a eu pour effet que de conforter la majorité dans l’œuvre de la consolidation de l’unité au sein de la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN). En témoigne d’ailleurs le résultat du vote qui atteste du fait que la faille tant espérée au sein de ses rangs n’existe que dans la tête de ceux qui le souhaitent de tous leurs vœux.

La preuve, c’est que la majorité, qui a recueilli 71 voix, pour l’élection du Président de l’Assemblée nationale, le 24 novembre dernier, a enregistré une avancée considérable en mobilisant 75 voix, soit 4 voix de plus, lors du vote de la motion de censure. Idem pour le débat général engagé au sein de l’hémicycle, ainsi que les consignes de vote données par les différents groupes.

Dans un cas comme dans l’autre, les députés de la MNR ont parlé le même langage, celui de dire que ce gouvernement est  »une équipe qui gagne » et qui mérite d’être soutenue par l’ensemble des Nigériens. Autre motif de satisfaction, c’est de constater que le Chef du gouvernement a si opportunément saisi l’occasion de cette tribune qui lui est offerte pour dresser un tableau reluisant des actions du gouvernement au profit du peuple.

Et le message est bien passé. Car les Nigériens savent faire la différence entre hier et aujourd’hui, en termes de réalisations dans tous les domaines. Qu’on soit aveugle ou mal voyant, qu’on porte des lunettes en bois ou en acier, chaque Nigérien reconnait que les réalisations et chantiers en cours sur l’ensemble du territoire feront du Niger, plaise à Dieu, un pays émergent.

Comme l’a d’ailleurs réaffirmé le Premier ministre, de bonnes perspectives s’offrent à notre pays. Et il est du devoir de chaque Nigérienne et de chaque Nigérien de travailler à ce que ces perspectives profitent au mieux au peuple pour lequel aucun sacrifice n’est de trop. Le Niger est sur la bonne voie. Il le sera davantage lorsque nous accepterons tous de nous mettre résolument au service de notre pays, de bannir l’esprit sectaire qui semble caractériser certains de nos compatriotes qui, sous le couvert de la lutte politique, s’échinent à souhaiter le chaos pour notre pays. A ceux-là, je voudrais rappeler que le Niger est notre bien commun que nous devons tous sauvegarder jalousement ».

Ayant sans doute compris et apprécié toutes les réalisations telles que les a présentées le Premier ministre, les députés ont réagi en rejetant la motion de censure fantaisiste déposée par l’opposition, par une majorité confortable de 75 voix sur les 113 députés que compte le parlement. Ce vote massif prouve, si besoin en est, que la majorité des députés a fait sienne cette conviction profonde du Président Issoufou Mahamadou qui dit :  »Ne dispersons pas nos énergies; conjuguons nos efforts pour construire notre Nation ».

Aujourd’hui, plus qu’hier, la maturité et le patriotisme ont pris le pas sur la démagogie et l’illusion. L’intérêt supérieur de la Nation a pris le dessus sur des intérêts particularistes et mesquins. Le Niger sort gagnant de cette motion inutile et la majorité responsable renforcée.
Le Premier ministre Brigi Rafini, en toute modestie, a dédié cette victoire au peuple, et à tous ceux qui veulent du bien pour ce pays au regard des défis multiformes auxquels est confronté le Niger.

Il a d’ailleurs salué le patriotisme et la volonté de servir l’intérêt national de tous nos compatriotes qui ont décidé de soutenir et d’accompagner l’action du Président de la République en répondant à son appel pour la formation d’un Gouvernement d’union nationale.

Au-delà de ce vote qui confirme le choix du Président de la République pour le rassemblement de toutes les filles et tous les fils du Niger autour d’un idéal commun, il convient de souligner, pour mieux le condamner, cet acte de l’opposition qui a quitté l’hémicycle avant le vote de la motion de censure. Cette attitude de mépris vis-à-vis du peuple nigérien n’honore en rien les députés dépositaires de la motion.

Comment, en effet, peut-on faire perdre à tout un pays, 24 heures de travail, et prendre ses petits souliers au moment du vote? Le bon sens et l’esprit démocratique recommandent de rester et d’assumer, en toute responsabilité et humilité, l’échec qui s’annonçait. Fuir avant le combat, devenu un des sports favoris de l’opposition, n’est pas un acte de bravoure.

La bravoure, c’est se donner la main pour travailler au bonheur du peuple, en dépit des divergences qui sont, tout compte fait, aléatoires et qui ne pèsent pas lourd devant l’intérêt supérieur de la Nation. Il n’est donc pas tard pour l’opposition de s’associer à la dynamique unitaire enclenchée dans notre société, autour de la vision que nourrit le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, pour l’avenir de ce pays.

C’est dans ce sens que le Premier ministre a lancé cet appel :  »veillons ensemble pour que la République soit l’union, l’unité, l’harmonie, la lumière, le travail créant le bien-être, et la paix entre les hommes autorisant le débat d’idées ». Par ces mots de sagesse, SE. Brigi Rafini invite toute la classe politique nigérienne à privilégier l’essentiel, à laisser les querelles byzantines et puériles, tout en privilégiant, en toutes circonstances, l’unité et l’harmonie entre les Nigériens. Car, les critiques injustes et mal fondées, les dénigrements démagogiques de l’action gouvernementale, n’apportent rien à notre pays engagé sur la voie du progrès.

À propos de l'Auteur Mahamadou Adamou ( mahamadou.yaks@yahoo.fr) (ONEP)

Burkina: Zida veut rouvrir le dossier Sankara et extrader Compaoré

il y a 7 heures 46 min

Le lieutenant-colonel Zida, nouveau Premier ministre du Burkina Faso.
REUTERS/Joe Penney

Au Burkina Faso, le Premier ministre de transition Isaac Zida a affirmé jeudi que le dossier Sankara – le père de la révolution burkinabè, assassiné en 1987 dans des circonstances jamais élucidées – serait « entièrement réouvert », et que le Burkina Faso allait demander au Maroc l’extradition du président déchu Blaise Compaoré.

Pendant une heure et demie jeudi, le Premier ministre de transition, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a passé en revue face à la presse nationale toutes les questions relatives aux missions qui attendent son équipe. Sur le plan judiciaire, Isaac Zida reste fidèle à ces premières déclarations : tous les dossiers pendants seront réouverts et ceux qui seront cités dans un dossier répondront devant la justice.

Isaac Zida: «le dossier va être entièrement réouvert»28/11/2014 – par RFIÉcouter

Le Premier ministre burkinabé de transition a tout d’abord affirmé que le dossier Sankara serait « entièrement réouvert ». « La poursuite des présumés coupables va être entreprise, a déclaré Isaac Zida, le dossier sera entièrement réouvert et la justice sera rendue ». « Il en sera de même pour le dossier Norbert Zongo » précise le Premier ministre de transition.

Pour mémoire, Thoma Sankara a été assassiné lors du coup d’Etat qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir, le 15 octobre 1987. Il a depuis été impossible, pour des raisons politiques évidentes, d’établir la chaîne de responsabilités dans ce qui s’est passé.

Vers une extradition de Blaise Compaoré ?

Il y a quelques jours, le président de la transition, Michel Kafando, avait déjà annoncé que la tombe présumée du capitaine Sankara dans le cimetière de Dagnoën, à l’est de la capitale, pourrait être ouverte en vue d’effectuer des tests ADN, et en vue de déterminer si c’est bien le corps du père de la révolution qui y repose. Sous Blaise Compaoré, la justice burkinabè s’était toujours déclarée incompétente pour autoriser cette expertise.

Les nouvelles autorités burkinabè demanderont l’extradition de l’ancien président Blaise Compaoré du Maroc où il est exilé, après un bref séjour en Côte d’Ivoire, pour répondre devant la justice, des éventuels faits qui lui seront reprochés. Pour le Premier ministre de transition, Blaise Compaoré est au minimum un personnage central dans ce dossier.

Ecoutez le Premier ministre de transition Isaac Zida28/11/2014 – par RFIÉcouter

« Si au niveau de la justice, une plainte est déposée contre le président Compaoré, je pense que nous allons demander au Maroc de mettre le président Compaoré à la disposition de la justice burkinabè » prévient le lieutenant-colonel Isaac Zida. Il ne s’agit pour l’instant que d’une simple annonce. Il faut par exemple pour qu’elle se concrétise que la Maroc accepte la demande d’extradition. Le lieutenant-colonel Zida reconnaît d’ailleurs qu’aucun accord de coopération judiciaire n’existe entre les deux pays.

À propos de l'Auteur Source: RFI

Billet : Exempter la sécurité de la politique-politicienne

il y a 7 heures 53 min

Lors du débat général sur la motion de censure, mercredi dernier, les députés nationaux ont abordé plusieurs sujets de l’heure, chacun y allant de sa préoccupation et de sa vision. Mais nous avons été un peu médusés, voir déconcertés, face à la liberté de ton avec laquelle certains de nos honorables députés ont abordé les questions relatives à l’épineux sujet de la sécurité nationale.

Certains de nos députés n’ont-ils donc pas compris le caractère sensible de tout ce qui a trait à la sécurité des citoyens nigériens et de leurs biens, ou bien ils n’en ont cure ? Toujours est-il que, faisant feu de tous bois, certains honorables députés ont oublié que les questions de sécurité ne s’exposent pas sur la place publique, comme une vulgaire rumeur ou un simple sujet de blague entre amis ou cousins. Aussi, quelle ne fut la surprise des auditeurs et téléspectateurs qui suivaient les âpres discussions, d’entendre un élu national hausser la voix du fond de l’hémicycle pour annoncer qu’en ce moment même, une attaque était en cours à Banibangou. En dépit du brouhaha qui régnait dans l’immense salle  »à palabres », la voix de l’honorable député était assez acérée pour percer les micros de la télévision et de la radio nationales qui retransmettaient la séance en direct, avant de se répandre, à travers les ondes, pour effleurer les oreilles de tous les Nigériens. Au ton adopté, l’on eût cru que l’homme annonçait un haut fait de triomphe! Non, Monsieur le député: les affaires de sécurité sont des questions délicates qui se traitent avec mesure et retenue. Ce dernier ignore-t-il peut-être que le seul fait de parler d’une confrontation entre nos braves FDS et les forces du mal surgies du néant, comporte des enjeux vitaux pour des dignes fils du Niger, tous ces braves soldats des FAN, de la Garde Nationale, de la Gendarmerie Nationale et de la Police Nationale qui travaillent, jour et nuit, pour barrer courageusement la route aux forces des ténèbres. S’en sont également mêlés d’autres intervenants qui, visiblement, peu soucieux du respect impérieux du devoir de réserve et de discrétion qui entoure ce crucial sujet, se sont mis à l’aise pour soulever des questions plutôt insidieuses sur certains aspects de la sécurité nationale. La politique-politicienne est passée par là… Cependant, s’il est vrai que nos honorables représentants du peuple, dans l’exercice de leur mission de contrôle de l’action gouvernementale, sont en droit d’interpeller les décideurs sur toutes les questions se rapportant à la vie nationale, voire de critiquer les actions du pouvoir, il n’en est pas moins vrai qu’ils doivent cultiver le sens de la retenue sur certaines questions sensibles, aussi bien pour ce qui est de la sécurité nationale que de certains contours des relations que notre pays entretient avec des partenaires stratégiques. Au demeurant, force est de constater que pour la question de la sécurité, comme pour tant d’autres, le gouvernement est en train de créer toutes les conditions favorables à la préservation de la paix et de la quiétude des populations. Pour cela, des forces et des moyens sont mobilisés ici et là pour mettre les citoyens nigériens à l’abri des peines et de la désolation qu’engendre l’insécurité. Il nous revient à tous de faire confiance au gouvernement et de nous souder comme un seul homme afin de soutenir nos braves forces engagées sur le théâtre des opérations pour barrer la route à ceux-là qui hantent certaines localités frontalières de notre pays. À propos de l'Auteur Assane Soumana (ONEP)

Assemblée nationale : Le Projet de loi des Finances 2015 adopté par 82 voix pour, 11 voix contre et 0 voix abstention

il y a 7 heures 59 min

Le ministre des Finances lors de son intervention

Au terme d’une longue journée consacrée à son examen en plénière, le Projet de loi des Finances pour l’année budgétaire 2015 a été adopté, aujourd’hui, par un vote de 82 voix pour, 11 contre et 0 abstention.

Pour le contenu de ce Projet de loi de Finances, qui a été adopté hier, le montant du Budget général de l’Etat du Niger, exercice 2015, s’élève donc, équilibré en recettes et en dépenses, à la somme de 1. 707 milliards 140 millions 557 mille 706 FCFA, contre 1. 676 milliards 890 millions 138 mille 689FCFA pour l’exercice 2014, soit une augmentation de plus de 30.250.419.017 FCFA, correspondant à 1,80% en valeur relative.

Ce montant du Budget général de l’Etat 2015 comprend les grandes masses suivantes : Dette publique : 114,54 milliards FCFA ; Dépenses de Personnel : 221,65 milliards FCFA ; Dépenses de fonctionnement : 131,23 FCFA ; Subventions et transferts : 219,67 milliards de FCA, et Investissements :
1 020,05 milliards FCFA.

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Au Conseil des ministres : Plusieurs projets de textes adoptés par le gouvernement

27/11/2014

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des ministres s’est réuni, ce mercredi 26 novembre 2014, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I- AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances.

Ce projet de loi a pour objet d’autoriser le Gouvernement à prendre des ordonnances pendant l’intersession. En effet, le gouvernement, dans le cadre des programmes de réformes soutenus par les partenaires techniques et financiers et du renforcement de la sécurité dans certaines parties du territoire national pourrait être conduit, durant l’intersession, à prendre éventuellement des actes relevant du domaine de la loi.

Il s’agit entre autres, de la ratification des accords de prêts et des protocoles de dons comportant des commissions et des intérêts, des textes de forme législative nécessaires à la mise en œuvre des programmes conclus avec les partenaires au développement et les textes de forme législative nécessaires à la mise en œuvre du volet sécuritaire du Programme du Gouvernement à l’exception de ceux relatifs aux matières visées aux articles 104 et 105 de la Constitution.

Ce présent projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

II. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant le décret n° 2014-445/PRN/MM/DI du 04 juillet 2014, portant organisation du Ministère des Mines et du Développement Industriel.

L’objectif de cette modification est de prévoir que l’organisation et les modalités de fonctionnement du guichet unique de mise en œuvre du code des investissements seront déterminées par décret pris en Conseil des ministres et ce, par dérogation aux dispositions du décret n° 2011-526/PRN/MFP/T du 26 octobre 2014, portant modalités d’organisation des services centraux des Ministères et de détermination des attributions de leurs responsables.

III- AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret déterminant les matériels susceptibles d’être utilisés pour le maintien et le rétablissement de l’ordre public.
Le présent projet de décret a pour objet de déterminer les matériels susceptibles d’être utilisés pour le maintien et le rétablissement de l’ordre public,

IV-AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant virement de crédits au titre du budget général de l’Etat gestion 2014. Ce projet de décret est pris conformément à la loi organique relative aux lois des finances qui précise que tout virement de crédits, au titre du budget général de l’Etat, pour l’année en cours, doit intervenir par décret pris en Conseil des ministres.

C’est dans ce cadre qu’intervient le présent décret.

V-AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA SALUBRITE URBAINE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de décret portant adoption du Cadre Stratégique de la Gestion Durable des Terres (CS-GDT) au Niger et son Plan d’Investissements 2015-2029.

Au Niger, la dégradation des terres constitue une problématique environnementale majeure qui entrave les efforts de développement, en limitant considérablement les capacités productives des écosystèmes. La gestion durable des terres (GDT) est devenue un impératif, en raison du rôle clé qu’elle joue pour la préservation de la base productive des sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’hydraulique, de la foresterie et de l’environnement.

C’est dans cette optique, qu’est lancé dès 2007, le processus d’élaboration du Cadre Stratégique de la Gestion Durable des Terres (CS-GDT) au Niger et son plan d’Investissement 2015-2029. Ainsi, cet élan vient conforter les engagements pris par le Président de la République, Chef de l’Etat, à travers son initiative 3N « Les Nigériens Nourrissent les Nigériens », et permet, à l’horizon 2029, la mise en place d’un partenariat dynamique entre les différents acteurs et contribue à la restauration des terres dégradées et à une meilleure gestion des écosystèmes et de leurs ressources.

Par ailleurs, il convient de noter que parmi les actions engagées dans le plan d’actions de cette stratégie, figure en bonne place, la création d’un bois dans chaque village du Niger.

VI. AU TITRE DU MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi modifiant et complétant l’ordonnance n° 2010-89 du 16 décembre 2010, modifiant et complétant l’ordonnance n° 99-045 du 26 octobre 1999, portant réglementation des Télécommunications.

L’ordonnance n° 2010-89 du 16 décembre 2010, modifiant et complétant l’ordonnance n° 99-045 du 26 octobre 1999, portant réglementation des Télécommunications, prévoit à son article 18 que l’établissement et l’exploitation des réseaux et services de télécommunications ouverts au public sont soumis à l’obtention d’une licence accordée par décret pris en Conseil des ministres. Il ressort de cette disposition que les opérateurs bénéficiant de licence disposent d’un droit d’accès aux réseaux et services internationaux de télécommunications ouverts du public.

Or, aujourd’hui, il est établi qu’une part importante du chiffre d’affaires des opérateurs se réalise sur l’activité de terminaison du trafic international entrant ou sortant et sur laquelle, il n’existe pas encore de mécanismes de contrôle approprié pour vérifier la sincérité des déclarations des chiffres d’affaires par les services fiscaux.

Pour répondre à cette problématique, et faire contribuer significativement le secteur de l’économie numérique aux recettes budgétaires, il apparaît indispensable que l’Etat se dote d’un système de passerelle internationale unique pour assurer le transit du trafic des communications internationales entrant et sortant, à destination ou en provenance du Niger. C’est dans cette optique que ce projet de loi est adopté.

Le présent projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance. ».

À propos de l'Auteur Source: ONEP

SEM Issoufou Mahamadou: La constance d’un engagement soutenu

27/11/2014

Niger President Issoufou Mahamadou arrives at the North Portico of the White House for a State Dinner on the occasion of the U.S. Africa Leaders Summit, August 5, 2014 in Washington, DC. African leaders are attending a three-day-long summit in Washington to strengthen ties between the United States and African nations.
(August 4, 2014 – Source: Mark Wilson/Getty Images North America)

Aujourd’hui, il est impossible, voire difficile de retracer en quelques lignes, les actions du développement engagées et effectuées par le Président de la République SEM Issoufou MAHAMADOU, en l’espace de moins de quatre ans au plus grand bonheur de son peuple.

Rien que ce jeudi 20 novembre 2014, le Chef de l’Etat, était l’hôte des populations d’Arlit, où il a procédé avec faste et enthousiasme au lancement des travaux de bitumage de la route transsaharienne Arlit-Assamaka et frontière algérienne. Longue de plus de 225 kilomètres, cette route trans-saharienne est une fierté pour les populations et participe efficacement au développement durable et aux attentes des populations de la sous-région. Infatigable, le lendemain, le Président de la République a pris son avion pour Malabo et Ouagadougou.

Le Niger doit être présent sur la scène régionale et internationale. A Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale, SEM. Issoufou MAHAMADOU, a participé au deuxième sommet Afrique-Turquie qui a réuni presque tous les Chefs d’Etats de l’Afrique autour de Recep Erdogan, le nouveau Président Turc. A Ouagadougou, le Président Issoufou est parti assister aux cérémonies de transfert des charges au nouveau Président intérimaire SEM. Michel KAFANDO, comme d’ailleurs l’ont fait une dizaine de Chef d’Etat de l’Afrique de l’Ouest.

Le samedi tout à l’honneur des populations nigériennes, le Niger accueil en visite de travail, le Chef de l’Etat malien SEM. Ibrahim Boubacar Keita. Les questions sécuritaires étaient au menu de cette visite. Les deux Chefs d’Etats, ont réitéré que c’est dans la mutualisation des efforts et la parfaite symbiose entre les forces armées des pays contributeurs des troupes qu’on peut arriver à nettoyer le terrorisme au Mali. Les attaques récurrentes, sauvages des djihadistes doivent impérativement cesser.

Le mandat de la MINUSMA doit être revu et renforcé.  » La sécurité du Mali est une question de sécurité intérieure pour le Niger ; raison pour laquelle sans hésiter, le gouvernement et le peuple du Niger se sont mobilisés pour soutenir le peuple frère du Mali et son gouvernement face à l’épreuve à laquelle ils ont été injustement soumis « , a rappelé le Président de la République. Face à ces velléités de partition des pays, le Niger est ferme et ne discute pas sur ces questions d’intégrité territoriale.

Dimanche 23 novembre, c’est un hôte de marque que le Niger devrait accueillir en la personne du Premier Ministre français, Manuel Valls. Là également ce sont les questions sécuritaires qui étaient au centre des différents entretiens qu’il a eus avec les autorités du Niger. « Nous avons évoqué les menaces concernant le sud libyen, le Nord Mali et aussi les exactions de la secte Boko Haram. Nous avons longuement développé les questions de développement et les programmes engagés au profit de la démocratie.

Nous avons enfin traité des questions économiques. Le Niger est un pays d’avenir qui doit bâtir son développement sur l’économie et sur l’emploi de sa jeunesse « , a dit le Premier Ministre M. Manuel Valls. Pour honorer la bonne gouvernance, au Niger au nom de son Président François Hollande, M. Manuel Valls a décoré SE. Brigi Rafini, et six membres du gouvernement. C’est ainsi que SE Birgi Rafini est élevé à la Dignité de Grand Officier, pour son engagement dans la coopération et son amitié avec la France.

Selon M. Manuel Valls, le Président François Hollande a aussi décidé d’honorer les talents de six (6) membres du gouvernement. Il s’agit de : M. Mohamed Bazoum, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur ; de M. Amadou Boubacar Cissé, ministre d’Etat, ministre du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire ; de M. Saidou Sidibé, ministre directeur de cabinet du Président de la République ; de M. Massoudou Hassoumi, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Religieuses et Coutumières ; de M. Karidjo Mahamadou, ministre de la Défense Nationale, et de M. Gilles Baillet, ministre des Finances.

Cette distinction d’un Chef d’Etat français à l’endroit des membres du gouvernement nigérien est un première dans les anales de l’histoire politique du Niger, preuve irréfutable que notre pays est bien quotté et que notre démocratie est aux firmaments des nations démocratiques. Répondant à une question d’un journaliste français par rapport au dernier otage français au Sahel Serge Lazarevic, le Président Isssoufou MAHAMADOU, s’est déclaré  »optimiste » quant à la libération prochaine de l’otage à la veille du troisième anniversaire de son enlèvement. Ainsi s’exclame le Chef de l’Etat  »je suis tout à fait optimiste.

Vous savez que récemment on a eu la preuve de vie. On a eu la preuve que l’otage se porte bien  »,  » je forme l’espoir que l’on arrivera (….) à créer les conditions très prochainement de sa libération », voilà des messages qui rassurent et qui permettent d’espérer. Niamey, était en ces temps le centre de prise de décisions les plus importantes dans la sous-région. Sous peu le Niger de Issoufou MAHAMADOU, deviendra un passage obligé de toutes les prises de décisions importantes et leurs autorités au plus haut sommet consultées pour toutes les questions d’actualité.

Comment ne pas reconnaitre ces sommes d’estime et de considération pour un pays qui vient de renaitre en seulement moins de quatre ans de gouvernance politique à l’engagement et la détermination d’un homme aux qualités exceptionnelles, j’ai nommé Issoufou MAHAMADOU. Les grandes puissances occidentales et régionales, les grands de ce monde, du monde politique comme de celui des affaires se bousculent aux portes du Niger renaissant et à son Président.

Comme l’a si bien rappelé le Premier Ministre français Manuel Valls :  » Le Niger est un pays d’avenir qui doit bâtir son développement sur l’économie et sur l’emploi de sa jeunesse « , n’est-ce pas là des raisons qui font croire au  reste du monde son engagement et celui de son gouvernement. Il ne peut en être autrement, car les autorités de la 7éme République depuis leur installation au pouvoir ont maintes fois réaffirmé que le Niger n’est pas pauvre mais mal géré. Les grandes réalisations concrètes sur le terrain en ville comme en campagne le montrent chaque jour davantage.

Pas un seul hameau, un seul village, une seule ville, une seule famille, n’a pas ou ne jouit des faveurs du programme de la renaissance du Niger du Président Issoufou MAHAMADOU. Bravant, les intempéries, abandonnant ses luxueux bureaux, arpentant les pistes et routes du Niger profond, parcourant le monde sans cesse à la rencontre de ces populations qu’ils visitaient pendant qu’il était à l’opposition hier et aujourd’hui au pouvoir avec un seul et unique souci : le bonheur de son peuple.

Oui, le bonheur pour son peuple, car son peuple en a vraiment besoin. Meurtri par tant d’années de mal gouvernance, de gabegie, de passe-droit, de clientélisme, de népotisme par ses politiciens incultes et véreux, inconséquents aujourd’hui, jetés à l’opposition. Le Président doit encore s’armer de courage pour relever les défis et les travers de ses politiciens qui pensent que passer seulement à l’opposition peuvent leur valoir une virginité.

Le peuple nigérien dans son écrasante majorité a fait son choix, un choix de cœur et de raison et il n’attende que le moment opportun pour le traduire en acte concert et ce choix de cœur et de raison est porté sur le Président de la République SEM.Issoufou MAHAMADOU.

À propos de l'Auteur ABDOU MAHAMANE MELLY (LA LETTRE DES CITOYENS N° 59 )

Le MNSD-Nassara se disloque : Baba Tandja, gravement malade

27/11/2014

Le Mouvement National de la Société de Développement (MNSD-Nassara), ce grand parti créé en pleine conférence nationale souveraine pour suppléer le MNSD parti-Etat est l’un des plus grands parti du Niger.

Il a eu à diriger le pays pen- dant un peu plus de dix années. Depuis que le Colonel Tandja Mamadou a pris les commandes après les élections libres et transparentes entre lui et le feu Moumouni Djermakoye Adamou avec l’échec de ce dernier en 1992, Baba comme l’appelaient presque tous les militants dudit parti, a eu à garder l’unité de ce parti jusqu’à son élection à la tête du pays en fin 1999.

Jusqu’à sa chute le 18 février 2010 suite à un coup d’Etat militaire, le parti MNSD-Nassara est uni malgré quelques incompréhensions entre les membres du bureau politique national et parfois entre les sections régionales et sous-régionales. Mais actuellement ce grand parti, le seul qui a pu démocratiquement diriger le pays pendant 10 ans de mandat constitutionnel légal se disloque à cause d’un problème de leadership. Depuis puis août 2013, les choses ne sont plus comme avant au parti de Baba Tandja.

Les ailes du parti se déchirent entre elles et chacune clame avoir le soutien des sections régionales.  Bientôt deux congrès sont convoqués par ces deux ailes. Chaque aile a ses propres délégués régionaux  pour le rendez-vous de Niamey le même jour. Alors qui prend fort gagne. Celui qui devait mettre fin à ce calvaire est bien Tandja dont nous apprenons qu’il actuellement évacué au Maroc pour cause de maladie.

Donc le pire va se produire au moment où Baba se débat pour sa santé et absent du pays. Comme chaque aile réclame  la légitimité, alors qui prend fort gagne entre ceux deux antagonistes. Décidément, l’après congrès c’est un long feuilleton judiciaire qui sera ouvert à l’issu duquel un des bureaux politiques issus de ces deux assisses sera reconnu légal ou bien seront annulés tous les deux et les conclusions qui en seront issues et renvoyer les deux ailes à préparer un autre congrès unique.

Il y aura quand même un grand nombre d’hypothèses qu’on peut émettre sur le devenir de cette grande formation politique en agonie. D’ores et déjà ce sont deux délégations qui seront venues de chacune des huit régions du pays pour assister à ceux deux congrès parallèles dont seule la justice peut dénouer cet imbroglio.

À propos de l'Auteur Abdoulahi NOUHOU (LA LETTRE DES CITOYENS N° 59 DU 25 NOVEMBRE 2014 )

Motion de censure contre le gouvernement : 75 députés rejettent la motion

27/11/2014

Le parlement nigérien vient de finir de voter la motion de censure déposée par 24 députés de l’opposition parlementaire, le lundi 24 novembre dernier à 00h 31mns. Sur les 113 députés élus, 8 députés sont absents de la salle et n’ont pas laissé de procuration. Au niveau du dépouillement, il a été constaté une anomalie dans le déroulement du vote.

Normalement, c’est 105 enveloppes qu’il faut trouver dans l’urne, mais 107 ont été recensées par les secrétaires parlementaires qui dirigent le vote. Ceci constitue une zone d’ombre et qui a conduit le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Daouda Malam Marthé à faire reprendre le vote, conformément au règlement intérieur du parlement. La reprise des opérations du vote intervient à 23h 47mns. De l’avis des personnes présentes dans l’hémicycle, c’est deux députés de Lumana qui ont placé deux enveloppes au lieu chacun dans l’urne.

La reprise des opérations du vote est terminée à 00h 31mns, mais les députés de l’opposition ont quitté la salle, donc n’ont pas pris part au second vote. Ils ont soutenu que le vote est irrégulier puisqu’il y a eu fraude et donc pour eux, le gouvernement est tombé. C’est proprement scandaleux et ridicule, ce comportement de l’opposition parlementaire, souligne l’un des députés de la majorité.

Les résultats proclamés par le 1er vice-président de l’Assemblée Nationale à 00h 42mns donnent ainsi sont les suivants : sur les 113 députés inscrits, 77 enveloppes ont été trouvées dans l’urne, nombre de voix qui se sont prononcées contre la motion de censure 75. Une voix favorable à la motion de censure et un bulletin blanc. L’ensemble des membres du gouvernement étaient présents dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale jusqu’à la fin du vote.

Et à la fin des travaux, le Premier Ministre Brigi Rafini a félicité les députés nationaux pour leur renouvellement de confiance à son gouvernement et promet de continuer l’œuvre de la construction nationale qu’ils ont commencée.

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) TamtamInfo News