Tamtaminfo

Syndiquer le contenu
L’innovation au service de l’information, pour mieux informer
Mis à jour : il y a 1 heure 26 min

Assemblée nationale : Prestation de serment des 7 juges de la Haute Cour de Justice et examen du Rapport d’exécution du Budget 2015 de l’Assemblée nationale

30/05/2016

Les députés ont consacré la séance, samedi dernier, avant la clôture des travaux, à la mise en place de la Haute Cour de Justice et à la prestation de ses membres. Selon la loi, la HCJ est composée de 7 juges dont 4 députés que l’Assemblée élit à son sein et 3 magistrats professionnels désignés respectivement par la Cour de cassation, le Conseil d’Etat et la Cour des comptes.

La veille c’est par un vote à bulletins secrets et à la proportionnelle que les 4 députés membres de la HCJ ont été élus. Il s’agit des députés : Karidjo Mahamadou ; Issaka Ali ; Ibrahim Mohamed et Jadi Adamou. A ceux-là il faut ajouter les magistrats professionnels suivant : Abdoulaye Djibo ; Salissou Ousmane et Ibrah Laouel Lélégomi.

Tous les 7 ont prêté serment devant l’Assemblée nationale en ces termes : « je jure et promet de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder le secret des délibérations et des votes auxquels j’aurais été amené à participer et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ».

Quant à la séance plénière de vendredi dernier, elle a été consacrée à la présentation et la discussion du Rapport annuel d’exécution du Budget 2015 de l’Assemblée nationale. En effet les dispositions de l’article 57 de la Résolution n°0001/AN du 19 janvier 2012, portant Règlement Financier et Comptable de l’Assemblée nationale stipulent que :

« Un rapport de gestion est adressé à la Commission des Finances et du Budget par les Questeurs au plus tard les deux (2) mois qui suivent la fin de chaque exercice. La Commission des Finances dresse rapport à la session de mars à la plénière de l’Assemblée nationale, de l’exécution de son mandat du suivi de l’exécution du budget au titre de la gestion précédente ».

Aux termes du Rapport présenté et défendu par les deux Questeurs il ressort qu’au cours de l’exercice 2015, le Budget voté de l’Assemblée nationale était de 15 milliards 744 millions 465 milles 448 FCFA. Les dépenses de l’Assemblée nationale au cours de cette année budgétaire 2015 se sont élevées à 15 milliards 010 millions 379 milles 525 FCFA. Soit un taux d’exécution de 95,34% et un disponible de 734 millions 085 milles 923 FCFA.

Lors des débats les réactions des députés sur ce Rapport étaient nuancées. Certains se sont félicités en gros de la rupture avec les années précédentes où l’Assemblée nationale accusait d’énormes dépassements budgétaires. Mais d’autres, tout en faisant le même constat, ont cependant déploré qu’il persiste encore des irrégularités dans la gestion des crédits, en mettant notamment en cause des aspects comme la qualité du processus de passation de certains marchés ; le manque d’une nomenclature budgétaire digne de ce nom ; le manque de structures techniques de contrôle d’exécution des marchés et bien d’autres laxismes.

Des recommandations ont été faites non seulement par la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale qui a établi le Rapport mais aussi par les députés au cours du débats. Ces recommandations vont dans le sens de changer positivement les choses.

À propos de l'Auteur Mahaman Bako (onep)

Communiqué du Ministère de la Défense Nationale : Trois blessés légers chez nos FDS et dix terroristes tués dans une attaque de Boko Haram contre le Poste militaire de reconnaissance de Bosso

30/05/2016

Le colonel Moustapha Michel Le Dru, porte-parole des FDS

« Le vendredi 27 Mai 2016 aux environs de 18h30, des assaillants du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué le Poste militaire de reconnaissance de Bosso. La réaction vigoureuse de nos Forces de Défense et de Sécurité a mis l’ennemi en déroute.

Le bilan provisoire de cette attaque est le suivant:
Coté amis : trois (03) blessés légers ; une Toyota endommagée.
Coté ennemi : dix morts; un RPG7, un fusil mitrailleur, une grenade défensive, un porte chargeur AK47 et deux téléphones portables récupérés.

L’ennemi dans sa fuite a emporté plusieurs dizaines de ses blessés. Des opérations de ratissage avec des moyens terrestres et aériens sont engagées dans le secteur pour rattraper et neutraliser ces terroristes.
En cette circonstance, le Ministre de la Défense Nationale, au nom du Président de la République, du gouvernement et du peuple nigérien, félicite vivement nos Forces de Défense et de Sécurité pour la promptitude avec laquelle elles ont réagi à cette attaque infligeant des lourdes pertes à l’ennemi.

Il les encourage à poursuivre avec détermination ce noble combat qu’elles mènent pour la défense de l’intégrité du territoire national et la protection des personnes et de leurs biens.».

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Mai Boulala doit s’abattre sur les régies financières de l’Etat (1ère partie la Direction générale des Douanes)

28/05/2016

Mr. Issaka Assoumane Directeur Général des Douanes

Comment renflouer les caisses de l’Etat avec des responsables boiteux et incompétents ? C’est la difficile équation à multiples inconnues à laquelle tente de répondre le Président de la République, depuis la dernière injonction des institutions de Brettons Woods qui somment les autorités nigériennes à remplir leurs engagements en ce qui concerne la mobilisation des ressources internes. En effet, de l’avis de plusieurs spécialistes, les responsables actuels chargés de la conduite de la politique budgétaire, financière et comptable, du Niger , ne sont pas à la hauteur de ces défis.

Il y a d’abord le cas du Ministre Sidibé  qui, malgré sa compétence ne contrôle plus rien. Il est simplement là pour amuser la galerie. Puis, les mauvais souvenirs de son bref passage aux Finances sous le régime du Commandent Wanké, refont surface. L’on se souvient en particulier de la saga des revendications des travailleurs pour le paiement de leurs arriérés salaires, de l’accumulation spectaculaire des arriérés intérieurs et des grèves dans le secteur.

Il y a ensuite le cas du Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité dont l’incompétence est perçue y compris par les auxiliaires et autres plantons des services ; il excelle surtout dans l’exercice éhonté de la corruption à grande échelle et du mensonge à l’état pur (nous y reviendrons sur son cas ultérieurement). Quant à la Direction Générale des Impôts, elle est si désarticulée que le plus nul des contribuables, comprendrait aisément l’impossibilité de jouer son rôle premier de collecte de ressources publiques.

La Directrice Générale est totalement désorientée tant la charge de la fonction est trop lourde pour elle.

Mais le cas le plus grave est celui du Directeur Général des Douanes actuel qui n’est pas l’homme de la situation, loin s’en faut.

Imposé au Président de la République par une oligarchie de commerçants pas cleans qui certainement par des calculs mercantiles, connaissaient le gain à engranger. Le sieur Issaka Assoumane serait lui-même commerçant, actionnaire dans plusieurs sociétés d’import et export au Niger.

Ces premières nominations des responsables, étaient guidées par des considérations bassement matérielles et immorales même s’il le répète à volonté à certains de ses visiteurs, qu’on lui a imposé ses collaborateurs tenant un double langage à ceux qu’il nomme, pour les rendre plus corvéables en leur faisant croire qu’ils sont de sa seule volonté. Son gendre, fils du légendaire prédateur du denier public, Ibrahim Foukori monopoliserait tous les marchés des biens et services de la direction générale des douanes.

Sous le règne de Issaka, pour la première fois, des équipements techniques et véhicules ont été acquis par entente directe avec des informels qui se sont révélés par ailleurs des parents et amis à lui.

Une situation qui a exposé le Ministre des Finances et surtout le Premier Ministre.

Il se raconte que le Sieur Issaka Assoumane, pilote certaines opérations de dédouanements des marchandises à partir de son bureau au profit de ses amis et partenaires commerçants, au détriment du Trésor public s’il ne demande pas à l’opérateur de descendre à Niamey.

Ses décisions dès sa prise de service ont été de fixer des valeurs à certains produits comme les huiles alimentaires et le ciment, domaines d’activités de ses amis. Pour comprendre la complexité du personnage, revisitons quelques éléments de l’histoire récente de notre pays. A la veille de la Conférence nationale Souveraine, ce monsieur à l’allure débonnaire, mais très rusé, partageait son temps entre la fréquentation nocturne des forces dites vives de la nation et le milieu des hommes d’affaires, de préférence relevant du secteur informel.

Ses accointances avec les membres du Parti vert, CDS-Rahama de Mahamane Ousmane ne tarderont pas à devenir publiques, tant le Colonel des Douanes pouvait être en mesure d’organiser des réunions des hauts cadres du parti à son propre domicile.

A la faveur de l’arrivée au pouvoir de l’AFC, l’influence du douanier ne tardera pas de prendre de l’importance au profit de ses affaires personnelles (import/export, immobiliers..), mais également dans l’administration publique où il fût nommé plusieurs fois à des postes de responsabilité dans l’administration douanière et financière et à la Commission mixte nigéro-nigériane de coopération.

Au lendemain de l’arrivée au pouvoir de l’alliance MNSD-CDS, M. Assoumane s’est retrouvé au poste de directeur général adjoint des douanes au titre, disait-on, du parti vert, poste qu’il occupa jusqu’au départ du Colonel Youba Diallo à la retraite, puis à l’Assemblée comme député. Pendant que tout le monde s’attendait à voir un cadre des douanes de sensibilité MNSD succéder à M. Y Diallo, c’est M. Assoumane qui, à la faveur d’un soutien ferme de ses amis et cadres de sa région très influents à l’époque au MNSD, de certains opérateurs proches de Hama et des proches de son ministre de l’époque, se retrouve à la tête de la Direction générale des douanes.

Les nombreux commentaires de l’époque justifiaient cette surprise par la décision du Président Tanja Mamadou de soutenir les actions de son Ministre de l’Economie et des Finances qui s’était engagé à promouvoir les cadres de son département sur la base de leur compétence et de leur probité, abstraction faite de leur appartenance politique. Profitant de cette dynamique, M. Assoumane avait à son tour réussi à placer les cadres de son choix à la tête des principaux bureaux.

Les premières années, les recettes douanières avaient effectivement connu une ascension notable, à l’instar de l’effort de mobilisation des ressources enregistré du côté de l’administration fiscale; C’est donc dans cette ambiance de hausse de ressources internes qui plaçait notre pays au rang des nations qui recevaient les satisfécits de la Communauté des bailleurs de fonds, qu’un matin de Conseil des ministres, les Nigériens apprendront la chute brutale de notre bonhomme, remplacé par un autre colonel des douanes inconnu du grand public.

Faut le rappeler que c’était l’unique décision du Conseil.

Les spéculations et autres indiscrétions de l’époque faisaient état d’un mystérieux système de captage de ressources parallèle mis en place par M. Assoumane et découvert par les services de renseignement du Président Tandja.

Après 2011 , comme à son habitude l’homme a louvoyé de salon en salon pour se retrouver au PNDS et jusqu’au bureau politique. Au regard de tout cela, le Président de la République, Issoufou Mahamadou, ne devrait donc pas être surpris de la baisse des recettes douanières, à partir du moment où il a placé un homme d’affaires à la tête de la douane nigérienne et malheureusement il lui a adjoint une autre personne insignifiante, qui a l’art de s’adapter à toutes les situations.

Cinq fois DGA. Les réactions et commentaires étaient majoritairement négatifs à l’annonce de cette nomination avec des arguments fondés. Les conflits d’intérêt sont monnaie courantes à la douane, certains agents intègres des services des douanes ne savent plus où se donner la tête. Adoua Import-Export, le gendre de Issaka et son neveu sont intouchables Au total, il faut retenir qu’avec un ministre des Finances nonchalant, un Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique incompétent, menteur, une Direction Générale des Impôts désarticulée, le pays court des graves risques de tensions de trésoreries.

Pour l’avenir et pour remédier Il faudrait arrêter les cooptations et que dorénavant, les nominations à la tête des administrations stratégiques comme la douane, les impôts et autres régies financières ne doivent pas souffrir des considérations partisanes ou de satisfaire à un groupe de pression. En effet, dans ces situations, le nommé pense plus à une récompense plutôt qu’à une mission à lui confiée, dans l’intérêt général. Le Président de la République doit se résoudre à appliquer la méthode de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, assoir une politique sur la base, d’une gestion axée sur les résultats.

Au demeurant, pourquoi ne pas suivre l’exemple de certains pays, comme la Côte d’Ivoire, qui ont procédé à des appels à candidatures pour les postes des directeurs généraux des douanes ou des impôts et de leurs adjoints. Souvent dans des situations comme le Niger, le FMI encourage le pays dans ce sens. Et pourquoi ne pas suivre l’exemple du Rwanda pour faire un Office de Recettes ?

Toute la gouvernance de la douane doit être revue du DG aux chefs d’unités en passant par les Directeurs centraux et régionaux qui sont à l’heure actuelle, tous disqualifiés.

En effet, ce sont les mêmes qui tournent, sans du sang neuf et perpétrant ainsi, les mauvaises manières de servir l’Etat, faisant le lit à la corruption, selon la pratique

« tu étais là hier, je t’ai couvert, tu dois me couvrir aujourd’hui ». Il faut refonder la douane.

Le Trésor et les Impôts doivent suivre aussi. Nous nous y pencheront très bientôt.

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam Info News

Mukurigate:« 2 milliards 400 millions de FCFA »: une ressemblance troublante avec les méthodes de la mafia

28/05/2016

IMAGE D’ILLUSTRATION

Au moment où l’Etat n’arrive que difficilement à assurer ses dépenses de souveraineté (entre autres le paiement des salaires, le paiement des pécules aux contractuels, le paiement des retraites, etc) ; au moment où nos hôpitaux sont devenus des mouroirs, faute de soins et de produits, au moment ou les étudiants et scolaires grognent faute de bourses ; au moment où la famine menace de nombreux foyers nigériens à cause d’une incurie politique ; au moment où tous les voyants sont au rouge, faute d’anticipation, comment expliquer la sortie de la bagatelle de 2,4 milliards pour assouvir les appétits gargantuesques d’une clique qui s’apparente à la mafia ?

A vrai dire, si la Mafia a survécue jusqu’ici c’est en partie grâce à son organisation. La Mafia est l’organisation criminelle la mieux organisée au monde.

S’agissant du cas précis de Mukurigate, au stade actuel de notre enquête, grâce à la sollicitude de nos sources au sein de l’administration centrale, des gens qui sont excédés par la tournure que prend de plus en plus cette affaire,

nous avons identifié un certain nombre d’acteurs dont l’implication de près ou de loin dans cette vaste escroquerie, semble évidente.

En attendant de donner les noms et fonctions, l’organigramme ci-dessous est celui de la Mafia en général même si les noms sont italiens.

Voici donc l’organisation de la Mafia, la façon dont évolue ses membres, leurs grades et leurs pouvoirs …

IL DON « le Boss », le chef de la famille mafieuse le plus haut placé. C’est lui qui s’occupe de diriger sa famille. Il a l’entière responsabilité de son évolution, il connait donc absolument tout sur l’organisation, il peut s’occuper parfois du « sale boulot ».

Il CONSIGLIERE « le conseillé » comme l’indique son nom, il donne conseil au DON de la famille, il connait toute les lois que ce soit celle de l’état ou celle de la Mafia.

Il SOTTOCAPO « le sous-boss » prend bon nombre de décisions et possède presque autant de pouvoir que son supérieur hiérarchique.

LI CAPI « les capitaines » font partie du caporégime , il dirige directement « les soldats » de la famille. Ils ont du pouvoir mais pas autant de responsabilités que leurs supérieurs.

LI SOLDATI « les soldats » sont plus respectablement appelés : les hommes d’honneur. Ils s’occupent du « sale boulot », ce sont des tueurs, vendeurs de drogues, racketeurs, oppresseurs, …

LI SOCI « les associés » ne sont pas vraiment cités dans la hiérarchie mafieuse, ce sont des policiers, juges véreux, ou d’autres criminels. Ils peuvent être nommée soldats si il font bien leurs travail et si ils sont de deux parents italiens, afin de pouvoir remonté à la famille en cas de trahisons).

Transplantons cet organigramme à Mukurigate et analysons les faits.

De prime abord il faut savoir que : « Le chef mafieux (…) agit comme capitaliste, impresario et gestionnaire. Il coordonne la perpétration des crimes (…), régule la division du travail et des tâches, contrôle la discipline parmi ses employés (…) Il appartient au chef mafieux de juger, en fonction des circonstances, s’il convient de suspendre les actes de violence pendant un certain temps soit au contraire de les multiplier et d’en augmenter la férocité.

Ce patron doit s’adapter aux conditions du marché pour choisir les opérations à mener, les personnes à exploiter, la forme de violence à utiliser ». Rapport Franchetti-Sonnino (1877).

Ce qui distingue une Mafia d’un simple phénomène de criminalité « classique », c’est d’abord qu’elle est une organisation, et une organisation fondée en premier lieu sur l’obéissance, donc sur le rôle absolument central de l’autorité. Car il ne faut jamais perdre de vue que la première force d’une Mafia, c’est la force de sa structure, sa cohésion interne.

L’organigramme de Cosa Nostra illustre au demeurant ce fait avec une évidence particulière.

Une Mafia est une organisation hiérarchisée, secrète, disposant d’un ancrage territorial, possédant ses « valeurs », ses systèmes référentiels (code d’honneur, rites d’affiliation, coutumes, certains modes linguistiques ou vestimentaires …), durable et adaptable, vivant par le crime et pour le crime, rentable et diversifiée.

 Chers internautes le feuilleton est passionnant. A suivre chers internautes les degrés d’implication de:

  • Mukuri Daniel (escroc international recherché par Interpol pour des malversations en Belgique),
  • Salif Diallo (ex Conseiller spécial du Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou et actuellement Président de l’Assemblée Nationale du Burkina),
  • Mohamed Moussa (responsable de la cellule technique PPP au Cabinet du Premier ministre),
  • Saidou Sidibé (Ministre des Finances).

La liste n’est pas exhaustive nous vous donnerons au fur et à mesure les noms des autres protagonistes.

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam Info News

Mme Zeinabou Mindaoudou, présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA) : la HANEA s’attèleà l’élaboration d’un programme nucléaire national harmonisé

28/05/2016

Mme Zeinabou Mindaoudou, présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA)

Mme Zeinabou Mindaoudou a intégré l’Institut des Radio-Isotopes de l’Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey après un diplôme d’ingénieur en électronique, en tant que responsable du Laboratoire de Maintenance Electronique et Informatique. Après son DEA en Communication, Optique et Microondes à l’université de Limoges (France), elle a été élue adjointe du chef de département de Physique et Chimie Nucléaires de l’Institut des Radio-Isotopes de l’UAM.

Elle obtint son Doctorat en Physique Appliquée à l’Université de Paris XIII, et fut élue Chef du Département de Physique et Chimique Nucléaires au sein de la même institution. Elle a coordonné plusieurs projets de coopération technique et a organisé plusieurs conférences internationales. Forte de plus de vingt années d’expériences dans le domaine nucléaire, Dr Zeinabou Mindaoudou a été nommée conseillère spéciale du Président de la République pour les applications nucléaires en 2012, puis présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique où elle œuvre sans relâche pour faire avancer la cause auprès de toutes les parties prenantes, aux niveaux national et international.

Mme la présidente de la HANEA, faites-nous une présentation succincte de votre institution et les missions qui lui sont assignées ?

La Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA) a été créée par décret N° 2013-490/PRN du 4 décembre 2013, en vue de la mise en œuvre de certains engagements pris dans le Programme de Renaissance, par le Président de la République SEM. Issoufou Mahamadou, et réaffirmés dans la Déclaration de Politique Générale par SEM. Brigi Rafini, Premier ministre, chef du Gouvernement.

Les plus hautes autorités se sont engagées à utiliser l’atome comme outil et support pour le développement économique et social de notre pays, en particulier avec l’introduction de l’électronucléaire dans le bouquet énergétique national et régional. La HANEA comporte un organe administratif et technique composé d’un secrétariat général et de 6 départements, et un organe consultatif national qui est le Comité Technique et Scientifique Consultatif (CTSC), créé par arrêté N°40/M/DIRCAB/PRN du 3 décembre 2014, et qui se réunit en sessions ordinaires 3 fois par an, pour débattre des questions relatives aux activités nucléaires au niveau national.

Pour chaque sujet inscrit à son ordre du jour, cet organe tire les conclusions nécessaires et fait des recommandations pertinentes aux structures concernées. Ces conclusions et recommandations sont transmises au Président de la République et au Premier ministre. Le CTSC est aussi le comité national de sécurité nucléaire. En ce qui concerne ses missions principales, la HANEA assure la supervision, la coordination et la promotion de toutes les applications nucléaires pacifiques, y compris l’électronucléaire et les radiations ionisantes, en collaboration avec toutes les structures impliquées.

La HANEA a aussi pour mission de renforcer et d’entretenir la coopération avec toutes les structures nationales et internationales œuvrant dans le domaine nucléaire. Notre institution fédère et supervise toutes les initiatives de coopération en matière nucléaire, et elle est pour le Gouvernement un instrument d’action pour mieux assurer la lisibilité et la visibilité de la politique nucléaire nationale. Le but est de faire en sorte que les applications pacifiques des sciences et techniques nucléaires contribuent significativement à l’atteinte des objectifs prioritaires de développement durable du Niger, en toute sureté et sécurité pour les êtres et l’environnement, mais aussi dans le respect des obligations de notre pays en matière de non-prolifération des armes nucléaires.

Le Niger est le 4ème producteur mondial de l’uranium, et à ce titre, les autorités nigériennes ont décidé de mettre en place une Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique, pour apporter des réponses aux problèmes récurrents, notamment dans les domaines de la santé humaine, de l’agriculture, de l’élevage, des mines, de l’énergie, de la sécurité, etc.

Parlez-nous des actions réalisées par la structure depuis son installation.

Effectivement, malgré son potentiel minier, le Niger est confronté à plusieurs problèmes auxquels les applications nucléaires pacifiques, prises isolément ou en association avec d’autres techniques, peuvent apporter des réponses efficaces. Certaines applications étaient utilisées de façon plutôt isolée au Niger depuis plus de 20 ans, mais l’absence de volonté politique et de cadre formel de coordination n’ont pas permis d’obtenir des résultats à la hauteur de la position de 4ème producteur mondial d’uranium de notre pays, et des attentes de nos populations.

Si vous permettez, je vais vous parler des principales réalisations, mais sachez que la liste n’est pas exhaustive. Après plusieurs consultations avec les structures impliquées, nous avons identifié les étapes nécessaires et proposé les voies et moyens à mettre en œuvre pour que les applications pacifiques des sciences et techniques nucléaires puissent apporter l’appui nécessaire pour le développement durable de notre pays. C’est ainsi que nous avons mené plusieurs actions importantes pour que dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé humaine, de l’environnement, des mines, de l’industrie, de l’énergie, de la recherche, de la sécurité notamment, un plus grand nombre de personnes puissent effectivement bénéficier de ces techniques, en toute sureté et sécurité.

Nous estimons qu’en procédant ainsi, et en assurant une information et une sensibilisation efficaces des décideurs et des populations, les Nigériens pourront apprécier d’autres avantages du nucléaire qui touchent plus directement à leur quotidien. Ces activités ne seront réellement bénéfiques et appréciées que si elles sont menées avec des garanties de sureté et de sécurité. Pour cela, il est nécessaire de mettre en place les cadres législatif et institutionnel adéquats. C’est pourquoi, pas moins de 6 projets de loi ont été élaborés par les sous-comités mis en place par le CTSC, et transmis au Gouvernement puis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

Il s’agit des projets de loi portant ratification du traité de Pelindaba et de 4 conventions nécessaires pour l’introduction de l’électricité nucléaire dans le bouquet énergétique national, puis du projet de loi portant création d’une Autorité Nationale de Sureté Nucléaire adaptée aux normes internationales. D’autres projets de textes tels que le Plan de Développement des Ressources Humaines, le Plan de Communication, le Projet de loi portant Sureté Sécurité et Utilisation Pacifique de l’Energie Atomique, et le Plan National d’Intervention d’Urgence en cas d’Accident Radiologique ou Nucléaire, sont en cours de finalisation.

Du point de vue de la coopération internationale, il est important de souligner les efforts du Gouvernement pour assurer le paiement de tous les arriérés du Niger auprès des institutions internationales œuvrant dans le domaine nucléaire. Aujourd’hui, notre pays prend part à toutes les instances décisionnelles de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et de l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (OTICE), avec un droit de vote, et nos préoccupations nationales sont prises en compte.

Notre pays bénéficie de plusieurs projets de coopération (AIEA, AFRA) nationaux, régionaux et interrégionaux. Depuis l’installation de la HANEA, le Niger a reçu plus de deux (02) millions de dollars US en termes d’équipements, de missions d’experts et de développement de ressources humaines. Du point de vue du programme électronucléaire, il faut rappeler que le Programme de Renaissance fait du secteur de l’énergie un des principaux piliers de la croissance économique au Niger. L’engagement politique s’est clairement affirmé sur la base des constats des maux qui assaillent le secteur, mais surtout pour rompre avec la dépendance et ses aléas.

Il est prévu à cet effet de tenir compte des applications des sciences et techniques nucléaires pour impulser le développement dans le secteur de l’énergie. Selon les normes internationales en vigueur, la mise en œuvre d’un programme électronucléaire doit suivre des règles et des procédures très précises, parmi lesquelles la création d’organes interministériels et pluridisciplinaires. Aussi, le Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire (CTNPEN), et le Comité d’Orientation Stratégique National (COSPEN), dirigé par le Premier ministre, ont été créés.

Le CTNPEN a été installé et lors de sa première réunion, 7 sous-comités ont été créés sous la supervision et la coordination de la HANEA. Depuis, ils se réunissent régulièrement pour exécuter les travaux qui leur ont été confiés. Ils doivent présenter les résultats à la prochaine réunion. En ce qui concerne la dimension sous-régionale du programme électronucléaire, le Groupe Ouest Africain pour le Programme Electronucléaire Intégré Régional (GOAPENIR), a été créé et installé.

Il a tenu sa première réunion à Niamey, où une feuille de route et un mémorandum d’entente ont été adoptés par les 7 pays présents. Le Niger assure le Secrétariat provisoire du groupe. Du point de vue de la sécurité mondiale, et de la lutte contre la prolifération nucléaire, la HANEA, autorité nationale en charge des questions de l’OTICE, assure à ce titre la tutelle des installations du réseau de surveillance et la gestion des activités. Le Centre National de Données (CND) installé à la HANEA permet de recevoir les données de toutes les stations du monde entier, et dispose de la capacité de les traiter, en vue d’identifier tout test nucléaire, mené à un endroit quelconque du globe, en violation du Traité.

En reconnaissance des efforts des autorités de la 7ème République dans le cadre du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN), ayant permis les avancées réalisées par la HANEA, le secrétaire exécutif de l’OTICE est venu au Niger où il a rencontré les plus hautes autorités. Il s’est rendu sur le site de la station sismique PS26, avec comme résultat l’amélioration de la visibilité de notre pays, sa promotion comme pionnier sur le plan régional, un soutien accru de cette institution aux activités nationales, ainsi qu’un appui significatif aux populations vivant à proximité des stations.

Qu’avez-vous à nous dire par rapport à la mise en œuvre du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et des avantages que le nucléaire peut offrir pour relever les grands défis, notamment le système de surveillance mondial à l’exemple de la station de Torodi dans la région de Tillabéry qui constitue l’une des plus performantes de ce système ?

Le TNP a été signé le 1er juillet 1968 et ratifié le 05 mars 1970, pour une durée de 25 ans. Il engageait les cinq détenteurs officiels de l’arme atomique de l’époque, (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine et France), à ne pas diffuser les technologies nucléaires militaires à d’autres Etats. Le 11 mai 1995, 170 pays décident de la prorogation du TNP pour une durée indéterminée. Ce traité repose sur trois piliers: la non-prolifération, le désarmement et les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. Il est à la base de la création de l’AIEA et de l’OTICE.

L’AIEA s’occupe de l’aspect relatif au droit inaliénable de chaque État partie à développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, mais aussi des garanties. Elle assure de ce fait la promotion des applications pacifiques des sciences et techniques nucléaires, en toute sécurité, sureté et garanties. Les garanties permettent de s’assurer que les produits fissiles spéciaux, fabriqués ou utilisés dans les installations nucléaires des États non dotés d’armes nucléaires (ENDAN), servent uniquement à des fins pacifiques.

Tous les États parties au traité se sont engagés, à travers le TNP, à procéder à un échange aussi large que possible d’équipements, de matières et de renseignements scientifiques et technologiques en vue de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Il faut rappeler que le TNP a été signé et ratifié par le Niger le 9 octobre 1992, et conformément à ce traité, notre pays a signé l’Accord de Garanties généralisées avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) le 16 février 2005, suivi du Protocole Additionnel le 2 mai 2007. Les accords de garanties permettent aux Etats d’accroître le sentiment de confiance et d’établir une véritable sécurité collective, car cela permet à l’AIEA d’effectuer des inspections, et aux Etats de déclarer les matières nucléaires présentes sur leurs territoires respectifs.

J’en profite pour vous informer que, du 24 au 26 mai 2016, notre pays, producteur majeur d’uranium, et le Japon, seul pays ayant subi les conséquences néfastes de la bombe atomique, organisent à Niamey, en collaboration avec l’AIEA, un séminaire international sur les Accords de Garanties à l’intention des Etats de l’espace géographique ouest-africain. C’est un important symbole pour la non-prolifération nucléaire et la sécurité mondiale. Pour revenir aux traités, le 24 septembre 1996, le Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN, ou CTBT, Comprehensive Test Ban Treaty) a été signé par cent-soixante Etats, dont les cinq puissances nucléaires officielles et Israël.

Ce traité doit permettre à la communauté internationale de relever l’immense défi qui consiste à s’assurer qu’aucun test, en vue de fabriquer une arme nucléaire, n’a été effectué sous terre, dans l’atmosphère ou la mer. C’est pourquoi un réseau de 337 stations sismiques, radionucléides, hydroacoustiques et ultrasonores disséminés autour du Globe, a été mis en place, ainsi que des laboratoires d’analyse. Les données collectées par les stations sont envoyées au centre international de Vienne pour une mise en forme puis renvoyées au pays où elles pourront être exploitées pour d’autres activités relatives au développement.

Le Niger a signé et ratifié le Traité d’Interdiction complète des Essais nucléaires (TICEN) respectivement les 3 octobre 1996 et 9 septembre 2002. Un accord a ensuite été signé entre notre pays et l’OTICE en vue de la participation au réseau de surveillance mondia. C’est ainsi que la station sismique (PS26 TOR) a été installée à Torodi où un craton de plus de 2 milliards d’années a été identifié. C’est la raison pour laquelle les données récoltées par cette station sont exceptionnelles en termes de stabilité et de bruit de fond. Elle permet aussi de détecter les évènements souterrains dans un rayon de 10 000 km.

La station Radionucléides est en cours d’installation à Agadez. Il est important de noter que tous ces matériels de pointe restent désormais une propriété nationale. Ils donnent à notre pays des avantages technologiques certains car, en plus de la surveillance qu’ils permettent d’assurer pour que des tests nucléaires ne soient pas conduits en violation du TICEN, ce système apporte une grande contribution dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de la prospection minière et pétrolière, de la météorologie, de la sécurité et la défense, de la recherche, ainsi que pour la prévention des tsunamis et des tremblements de terre.

La HANEA a pris des dispositions pour que le personnel compétent de toutes les structures impliquées soit formé dans ce sens. En outre, le Niger étant un pays minier, il est important que l’Etat s’assure que toutes les activités sont sous contrôle. Comme vous le voyez, le Niger a ratifié l’essentiel des instruments juridiques internationaux liés à la non-prolifération, la sureté, la sécurité nucléaires, et la protection radiologique. A cette date, il ne nous reste plus que les conventions nécessaires pour le programme électronucléaire, et le Traité de Pelindaba.

Les projets de loi sont dans le circuit pour adoption par l’Assemblée Nationale. Une fois le traité de Pelindaba ratifié, notre pays prendra part, de façon effective, aux activités de la Commission Africaine de l’Energie Atomique (AFCONE) qui est sous la tutelle de l’Union Africaine, et qui a les mêmes objectifs que la HANEA.

Votre institution est certainement très sollicitée par le Gouvernement nigérien pour tirer le meilleur profit de la technologie nucléaire. Quelles sont ses attentes selon vous?

Le Programme Universel de Développement Post 2015, qui tient compte du Programme Commun Africain, a misé sur les sciences et techniques, y compris nucléaires, pour être un levier qui permettra à nos Etats de se développer durablement. Il me parait alors évident que le monde entier attend beaucoup de tous ceux qui travaillent dans ce domaine.

Légitimement, notre Gouvernement attend une mise en œuvre d’applications concrètes dans les domaines clés du développement économique et social, telles que la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, la construction de bases solides pour résolution définitive et durable des problèmes liés à l’énergie électrique, ce qui va avoir un impact important sur plusieurs domaines.

A titre d’information, une centrale nucléaire permettra de disposer d’électricité pendant au moins 60 ans, en plus cela permettra d’assurer la valorisation de nos ressources minières, une bonne croissance économique, le développement industriel du pays, la modernisation de l’Etat, l’amélioration significative de la santé de la population, de la qualité de l’air, de l’eau et des aliments, etc.

Pour corroborer votre appréciation sur ce point, que fait la HANEA pour accélérer la mise en application effective des différents programmes nationaux et internationaux visant à faire la promotion de l’utilisation pacifique de l’atome comme outil et support pour le développement économique et social ?

La HANEA a pour principal objectif de contribuer, de façon significative, à l’atteinte des objectifs prioritaires de développement durable pour notre pays, en rendant plus tangibles les impacts positifs des applications nucléaires, et en assurant leur promotion. Pour cela, elle doit encadrer efficacement, coordonner les activités en cours, mais surtout faire des sciences et techniques nucléaires une des composantes essentielles du Programme de Développement Socioéconomique du pays, et apporter ainsi une amélioration palpable dans la vie de nos populations, dans le respect des 3 principes cardinaux universels du nucléaire qui sont: sureté, sécurité et garantie.

Dans les programmes nationaux et internationaux qui concernent le nucléaire, les secteurs prioritaires du développement socio-économique identifiés autour desquels les activités doivent s’articuler à court et moyen termes sont: la sécurité alimentaire (Agriculture, Elevage, Ressources en eau et Nutrition); les mines et l’énergie; la santé humaine; l’environnement, la sûreté et la sécurité nucléaires et des radiations ionisantes, et enfin les garanties.

Il ne faut pas oublier les activités transversales telles que le développement des capacités en sciences et techniques nucléaires, l’assurance, le contrôle qualité, la physique médicale, la promotion des applications nucléaires, et les TIC. Comme vous le voyez, plusieurs domaines sont concernés, c’est pourquoi la HANEA s’attèle, en collaboration avec toutes les structures impliquées, à l’élaboration d’un programme nucléaire national harmonisé, qui servira de cadre de référence national pour la mise en œuvre de toutes applications pacifiques des sciences et techniques nucléaires, mais surtout stratégiquement lié à tous les programmes de développement.

La HANEA a déjà élaboré, selon une approche participative, et soumis à l’AIEA le Programme Cadre National (PCN) entre le Niger et l’AIEA, pour la période 2016-2021. Il détermine le contexte général de la coopération technique entre le Gouvernement de la République du Niger et cette institution.

Ces deux programmes de référence sont conformes au Programme de Développement Economique et Social du Niger (PDES 2012-2015), à la ‘’Stratégie de Développement Durable et de Croissance Inclusive’’ (SDDCI NIGER 2015-2035), et les déclinaisons sectorielles notamment l’Initiative 3N ‘’les Nigériens Nourrissent les Nigériens’’, la Stratégie de Développement Durable de l’Elevage (SDDEL 2035) et son plan d’action, l’UNDAF 2014-2018, le Plan de Développement Détaillé pour l’Agriculture en Afrique (PDDAA), la Politique Agricole Commune de la CEDEAO, la Politique Agricole de l`UEMOA, le plan d’action pour la réduction des risques agricoles au Niger (PAGRA 2014-2023), le Programme Commun Africain (PCA) et le Programme universel de développement post 2015.

À propos de l'Auteur Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

Un jeune nigérien, champion d’Afrique 2016 de Taekwondo reçu par le Chef de l’Etat

28/05/2016
Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a reçu vendredi en fin d’après-midi,  27 mai 2016, un jeune athlète nigérien, champion d’Afrique 2016 en titre de  Taekwondo, M. Abdoulrazak Issoufou dit Alphaga, également qualifié pour les Jeux Olympiques de Rio 2016.

M. Alphaga a présenté au Président Issoufou Mahamadou sa médaille d’or de Champion d’Afrique de taekwondo, acquise à l’issue du Championnat tenu il ya une semaine en Egypte. L’athlète de 21 ans et de 2 m 07 a également remercié le Président de la République pour le soutien qu’il lui a apporté. Le Chef de l’Etat avait donné des instructions pour que l’Etat du Niger prenne en charge M. Alphaga en assurant notamment les frais afférents à son entrainement en Allemagne, a dit, à l’issue de la rencontre, le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Salissou Ada. Le Ministre Ada, qui a présenté cet athlète talentueux au Président de la République, a également indiqué que celui-ci à donné des instructions pour assurer la participation du Niger aux Jeux Olympiques de Rio 2016. À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique