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Nomination de Idrissa Kane à la tête de la Direction Générale de Niger poste: la jeunesse compétente à l’honneur

25/05/2017

Poursuivant sa politique de rajeunissement des cadres et de responsabilisation de la jeunesse le Président de la République Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou vient de nommer un jeune de 37 ans à la tête de Niger Poste.

En effet Idrissa Kane nommé aujourd’hui même à la Direction générale de Niger Poste est un cadre supérieur de La Poste Française ayant une forte expérience sur les projets transformants au sein de ce groupe.

Avec Douze ans d expérience sur les domaines du Système d informations, de processus industriel et d ingénierie marketing à La Poste, il a piloté des projets à grosse valeur ajoutée pour La Poste. Cette expérience va lui servir à insuffler un nouvel dynamisme au secteur postal nigerien qui en a grandement besoin.

Sa nomination à ce poste de responsabilité prouve si besoin en est du souci constant du Président Issoufou d’associer à tous les niveaux de responsabilité les jeunes cadres nigeriens afin qu’ils apportent leur fougue de jeunesse et leur vision moderne et futuriste à l’oeuvre de renaissance entamée depuis 2011.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web)

Faisons front commun contre les pyromanes

25/05/2017

Mr. ABDOURAHAMAN ZAKARIA

Partout dans le monde, pour différentes raisons si le peuple n’est pas sollicité, il est pris à témoin. C’est une constante. Les formations politiques, les syndicats, les associations et même des individus isolés l’ont toujours évoqué et encensé dans leurs discours, leurs déclarations et leurs raisonnements. Quand on met le peuple au centre de ses préoccupations, on doit être proche de lui. Le populisme ne saurait être une panacée pour lui.

Il faut surtout aller vers lui, échanger avec lui et connaître ses vrais problèmes. Il est un tout et aspire au progrès. Les comportements rétrogrades ne servent pas ses intérêts. Au Niger nous avons des individus ou des groupuscules d’individus qui prétendent le défendre tout en ignorant tout de lui. Heureusement, pour notre pays, nous avons des citoyens qui ont depuis longtemps compris qu’il faut s’organiser, avoir un programme politique et se déplacer régulièrement pour aller dans les villes et villages du Niger pour être en contact réel avec nos populations.

Ils sont connus par le peuple, ils ont des comptes à lui rendre. Le peuple auquel ils font référence est réel, ils utilisent aussi les techniques modernes de communication, mais surtout le contact direct pour s’adresser à lui. Leur envergure est nationale. D’autres par contre, leur peuple est virtuel. Ils sont de l’opposition acéphale avec ses tentacules, ses sous-fifres, ses ‘’spin doctors’’ et ses plumes vénales.

Le peuple réel ne les voit pas du tout et il ne les connait pas. Qu’ils soient au pays où dans la diaspora, leur peuple est celui des réseaux sociaux et autres forums en ligne. Ils n’ont aucune envergure et leurs ambitions morbides sont contenues dans des messages exécrables et des propos mensongers qui ne suscitent pas l’adhésion populaire et dont les concepteurs et les propagateurs sont des énergumènes illuminés et forcenés.

L’inefficacité de leurs méthodes théoriques et pratiques les rend haineux et hargneux et les pousse aux excès et au bellicisme qui frisent la démence. Certes, les technologies de l’information et de la communication peuvent servir beaucoup de causes, mais elles ont aussi des limites et obéissent à des contextes spatio-temporels. Dans d’autres pays, les réseaux sociaux ont fait et défait des situations.

Cependant, les redresseurs de torts nigériens oublient que leurs méthodes sont contre-productives et que les préoccupations, les réalités ambiantes, et socio-politiques ne sont pas partout les mêmes. Il va de soi que les perceptions et les réactivités des peuples diffèrent. Ils prétendent changer les choses, mais leur ardeur et leur volonté de changement ne dépassent pas un petit groupe, elles sont élitistes. Certains se disent « révolutionnaires », d’autres se font passer pour des acteurs capables de faire et défaire qui ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent.

Malheureusement pour eux, rien qu’en les lisant et en les écoutant on se rend vite compte que ce ne sont que des opportunistes, des plaisantins et autres gauchistes qui n’ont rien à proposer au peuple en dehors des slogans insensés et de la phraséologie surannée. Le peuple nigérien a besoin des gens qui ont des projets politiques à mettre en œuvre dans un cadre républicain et démocratique et qui peuvent faire avancer la cause populaire.

Par contre, ils doivent éviter la posture confortable de toujours être dans le jugement de valeur et les rêveries politiques. Notre pays a aussi besoin du rajeunissement de sa classe politique, mais il faut que ceux qui aspirent à réellement et honnêtement se présenter en alternative approchent le peuple , qu’ils travaillent avec pragmatisme et qu’ils acceptent que la réalité dépasse la fiction.

Quant aux individus qui jouent au bouclier des politiciens poltrons et trouillards, Ils n’ont qu’à se rendre compte qu’en faisant flèche de tout bois, ils sortent du cadre démocratique et rentrent dans celui de l’anarchie. Nulle part au monde, l’anarchie ne peut cohabiter avec la démocratie. Ils ne veulent que le désastre.

Ce que les bons citoyens doivent à tout prix éviter. Même dans la diversité, nous ne devons pas perdre de vue notre unité qui est celle de souhaiter le bonheur du Niger et de travailler pour y parvenir.

À propos de l'Auteur Abdourahaman ZAKARIA

Au conseil des ministres : Adoption de plusieurs projets de loi et mesures nominatives

25/05/2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, mercredi 24 mai 2017, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de loi portant sûreté, sécurité et utilisation pacifique de l’énergie atomique.

La loi n° 2006-17 du 21 juin 2006 portant sûreté, sécurité nucléaire et protection contre les dangers des rayonnements ionisants qui réglementait les activités et pratiques nationales dans le domaine nucléaire, présente des insuffisances au regard de la volonté du Gouvernement d’étendre les applications pacifiques des sciences et techniques nucléaires à d’autres domaines clés du développement socioéconomique.

En effet, le Gouvernement entend mettre en œuvre des programmes notamment, dans les domaines de l’électricité nucléaire, de la lutte contre le cancer, de la recherche et de la sécurité alimentaire en conformité avec les normes et conventions internationales.

Le présent projet de loi vise la mise aux normes du cadre législatif national, notamment par la mise en place :
-d’un ensemble cohérent de normes de bases relatives à la protection des personnes et des biens contre les effets nocifs des rayonnements ionisants ;
-des mesures de sûreté et de sécurité pour l’exploitation des réacteurs de recherche et de puissance ;
-des mesures techniques pour limiter l’exposition des travailleurs et du public ;
-des mesures de gestion pérenne des déchets radioactifs.
Ce projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

II. AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
2.1. Projet de loi modifiant la loi n°2016-45 du 06 décembre 2016 portant création, missions, attributions, organisation et fonctionnement d’une «Autorité de Régulation et de Sûreté Nucléaires » en abrégé (ARSN).
Les articles 16 et 19 de la loi n° 2016-45 du 05 décembre 2016 portant création, missions, attributions, organisation et fonctionnement d’une Autorité de Régulation et de Sûreté Nucléaires en abrégé (ARSN) renferment deux dispositions contradictoires. Le présent projet de loi est pris pour corriger cette anomalie d’une part, et régler la question de la durée du contrat des Directeurs des Départements de ladite structure d’autre part. Ce projet de loi sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

2.2. Projet de loi habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances.

Conformément à l’article 106 de la Constitution, le Gouvernement demande à l’Assemblée Nationale de l’autoriser à prendre des ordonnances pendant l’intersession parlementaire en vue de l’exécution de son programme notamment la ratification des accords de prêts et des protocoles de dons et la mise en œuvre du volet sécuritaire. C’est l’objet du présent projet de loi qui sera transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

2.3. Projet de décret portant création, attributions, organisation, composition et fonctionnement de l’Observatoire National pour la Promotion du Genre (ONPG).

L’Observatoire National pour la Promotion du Genre (ONPG) est un organe transversal de veille, d’alerte, de sensibilisation et de suivi des inégalités du genre créé par le décret n° 2015-524/PRN/MP/PF/PE du 02 octobre 2015 auprès du Ministère en charge de la Promotion de la Femme. A la mise en œuvre, il est apparu que l’ancrage choisi ne permet pas à cette structure de remplir ses missions.

Le présent projet de décret intervient pour rattacher l’ONPG au Cabinet du Premier Ministre, à l’instar des autres pays de la CEDEAO et conformément aux engagements internationaux pris par le Niger.

III- AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

3.1. Projet de décret déterminant le processus de préparation annuelle du Budget de l’Etat.

Le décret n° 2014-138/PRN/MF du 07 mars 2014, déterminant le processus de préparation annuelle de budget de l’Etat est pris conformément à la loi organique n° 2012-09 du 26 mars 2012, relative aux lois de finances.
Le Gouvernement s’est engagé cette année, dans un processus de réforme budgétaire avec le choix de la mise en œuvre du budget programme à compter de 2018.

Le présent projet de décret intervient pour consacrer la programmation budgétaire à travers un nouveau processus de préparation annuelle du Budget de l’Etat.

3.2. Projet de décret portant adoption du Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP 2018-2020) et la Cartographie des Programmes 2018-2020.

Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP 2018-2020) a été élaboré en application des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances. Il décrit l’évolution de la conjoncture économique et financière nationale et internationale ainsi que les perspectives compatibles avec l’orientation globale retenue pour la période 2018-2020.

Le Document présente successivement l’évolution et les perspectives macro-économiques de 2015 à 2020, l’évolution et les perspectives des finances publiques de 2015 à 2020 et les risques sur les finances publiques sur la période 2018-2020.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES. DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L’EXTERIEUR.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :
4.1. Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Prêt n°2100150036843 d’un montant maximum de quinze millions soixante-dix mille Unités de Compte (15 070 000 UC), signé le 10 mars 2017 à Abidjan (République de Côte d’Ivoire) entre la République du Niger et le Fonds Africain de Développement (FAD) pour le financement du Projet d’Electrification Rurale, Périurbaine et Urbaine (PEPERN).

4.2. Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Prêt n°2200160002039 d’un montant maximum de sept millions quatre cent mille Unités de Compte (7 400 000 UC), signé le 10 mars 2017 à Abidjan (République de Côte d’Ivoire) entre la République du Niger et la Banque Africaine de Développement (BAD) pour le financement du Projet d’Electrification Rurale, Périurbaine et Urbaine (PEPERN).

4.3. Projet de loi autorisant la ratification du Protocole d’Accord n°2100155034017 d’un montant maximum de vingt-neuf millions deux cent cinquante mille Unités de Compte (29 250 000 UC), signé le 10 mars 2017 à Abidjan (République de Côte d’Ivoire) entre la République du Niger et le Fonds Africain de Développement (FAD) pour le financement du Projet d’Electrification Rurale, Périurbaine et Urbaine (PEPERN).

Ces trois (3) Accords ont pour objectifs d’accroître :

-le taux d’accès à l’électricité des populations dans les huit (8) Régions du pays ;
-la construction des infrastructures électriques comprenant l’extension du réseau de distribution ;
-l’appui institutionnel à travers la réalisation ; des études de faisabilité des projets en milieu rural ;
-l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie.

4.4. Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Prêt n°2100150037243 d’un montant maximum de dix-neuf millions trois cent soixante-quinze mille Unités de Compte (19 375 000 UC, signé le 6 avril 2017 à Abidjan (République de Côte-d’Ivoire ) entre la République du Niger et le Fonds Africain de Développement (FAD)pour le financement du Projet de la Dorsale Transsaharienne à Fibre Optique (DTS).

L’objectif global de ce projet est de contribuer à la diversification de l’économie en favorisant l’émergence d’une économie numérique à travers le désenclavement numérique. Il vise également à faciliter aux populations, aux administrations et aux entreprises l’accès à des services de télécommunications de qualité et à moindre coût.

4.5. Projet de loi autorisant la ratification du Traité révisé de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) adopté le 14 février 2014 à Abidjan (République de Côte d’Ivoire)et signé par les Etats membres lors de la 20eme Session Extraordinaire du Conseil des Ministres de la CIPRES, tenue à Genève en Suisse.

Le Traité révisé de la CIPRES est un instrument juridique qui vise la réalisation des objectifs suivants, notamment :
-la promotion de la prévoyance sociale et le soutien des actions visant son extension dans les Etats membres ;
-la fixation des règles communes de gestion applicables aux organismes de prévoyance sociale ;
-l’institution d’un contrôle permanent de la gestion desOrganismes de prévoyance sociale en vue de rationaliser leur fonctionnement ;
– l’institution du système d’appui-conseil et d’assistance aux organismes de prévoyance sociale.

4.6. Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord d’ISTISNA’A N°NIR-0136 et de l’Accord de Mandat D’ISTISNA’A N° NIR-0136 d’un montant de vingt-sept millions neuf cent soixante-dix mille Euros (27.970.000 €), soit l’équivalent de dix-huit milliards trois cent quarante-sept millions cent dix-sept mille deux cent quatre-vingt-dix (18.347.117.290) F CFA, signés le 13 mai 2015 à Jeddah (Royaume d’Arabie Saoudite) entre la République du Niger et la Banque Islamique de Développement (BIP) concernant le Projet de construction de la route Tebaram-Tahoua (République du Niger).

L’objectif du projet est d’améliorer et de faciliter l’accès des populations rurales aux activités économiques et aux services administratifs par le bitumage d’une route praticable en toutes saisons.

Ces six (6) projets de lois seront transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

V. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

Secrétariat Général du Gouvernement
• Monsieur Yahouza Issoufou, inspecteur principal des contributions diverses, est nommé inspecteur général de l’Inspection Générale de la Gouvernance Administrative au Secrétariat Général du Gouvernement.
• Monsieur Attahirou Harona, Mle 66496/A, est nommé directeur national de la banque des données juridiques, au Secrétariat Général du Gouvernement, en remplacement de Monsieur Ali Boussi.
• Madame Moroh Diakité Fatimata, directeur administratif, Mle 55617/E, est nommée directrice nationale du journal officiel et de l’imprimerie gouvernementale, au Secrétariat Général du Gouvernement, en remplacement de Madame Boubacar Amanta, admise à faire valoir ses droits à la retraite.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA VILLE ET DE LA SALUBRITE URBAINE.

Madame Oumarou Kaza Gaoh Rahila, ingénieur des travaux publics et mines, Mle 122593/G, est nommée directrice des études et de la programmation, au Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine.
•Monsieur Sami Mahamadou,chef de division d’administration générale, Mle 82819/D, est nommé directeur des ressources humaines,au Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine.
• Madame Abdoulaye Djibo Anima, Mle 115841/R, est nommée directrice de la législation, au Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT.

• Monsieur Amadou Adamou, directeur administratif, Mle 116834/A, est nommé directeur de la législation, au Ministère de la Promotion dela Femme et de la Protection de l’Enfant.

AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.

• Monsieur Tago Gardi Kassimoune, inspecteur de la promotion humaine, Mle 54205/L, est nommé secrétaire général du MinistèreChargé des Relations avec les Institutions.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS.

• Monsieur Maman Yahaya, inspecteur de la jeunesse et des sports, Mle 44229, est nommé inspecteur général des services, au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
• Monsieur Harou Kalla, Mle 53027, est nommé conseiller technique du Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’éducation extrascolaire.
• Monsieur Moussa Aboubacar, professeur des sports, Mle 67472/A, est nommé directeur de l’éducation physique et sportive en milieu scolaire, au Ministère de la Jeunesse et des Sports.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT DES JEUNES.

• Monsieur Ahmadou Saley Souna, inspecteur de jeunesse et de l’action culturelle, Mle 50294/V, est nommé directeur du partenariat et du financement des projets des jeunes entrepreneurs, au Ministère de l’Entreprenariat des Jeunes.
• Monsieur Boubacar Moumouni Ali, inspecteur de promotion humaine, Mle 61509/V, est nommé directeur du développement des incubateurs et de la promotion des entreprises des jeunes, au Ministèrede l’Entreprenariat des Jeunes

AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT COMMUNAUTAIRE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.

• Monsieur Bana Amadou, directeur administratif, Mle 56194/T, est nommé inspecteur général des services, au Ministère du Développement Communautaire et de l’Aménagement du Territoire.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ASSAINISSEMENT.

• Monsieur Boubé Ibrahima, ingénieur du génie rural, Mle 54491/K, est nommé inspecteur général des services, au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
• Monsieur Amadou Taweye, ingénieur de génie rural, Mle 53948/V, est nommé conseiller technique, du Ministre de l’Hydraulique et del’Assainissement.
• Madame Oumarou Mariama Zoubeirou, Mle 117896/Z, est nommée directrice des infrastructures d’hygiène et d’assainissement en milieu rural au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
• Madame Konaté Nana Aïché Barko, directeur administratif, Mle 63032/P, est nommée directrice des ressources humaines, au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE.

• Madame Abdoulaye Aïssata Amadou, professeur d’enseignement secondaire, Mle 62/49437, est nommée secrétaire générale du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative
• Monsieur Hamani Oumarou Seydou, chargé d’enseignement, Mle 37301/C, est nommé conseiller technique de la Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative.
• Monsieur Moumouni Ado, directeur administratif, Mle 40068/S, est nommé conseiller technique, de la Ministre de la Fonction Publique etde la Réforme Administrative

AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION. DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L’EXTERIEUR.

• Monsieur Abdou Harou, directeur administratif, Mle 7903 8/R, est nommé directeur des ressources humaines, au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et desNigériens à l’Extérieur.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA GESTION DES CATASTROPHES.

• Monsieur Lawali Mamane Nassourou, ingénieur agronome, Mle 82628/W, est nommé directeur des relations publiques et du partenariat, au Ministère de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.

• Monsieur Boukary Mahaman Salissou, Mle 02/001, est nommé directeur général de l’Ecole Nationale de Santé Publique de Zinder, au Ministère de la Santé Publique.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE, DES ARTS ET DE LA MODERNISATION SOCIALE.

• Monsieur Mahaman Sani Dodo Issaka, ingénieur statisticien économiste, est nommé directeur des études et de la programmation, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la ModernisationSociale.
• Monsieur Abdourahamane Goni Boulama, directeur administratif, Mle 115845/V, est nommé directeur de la législation, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMLERES ET RELIGIEUSES.

• Monsieur Elhadji Attahir Adam, chargé d’enseignement, est nommé secrétaire général du gouvernorat de la région d’Agadez en remplacement de Monsieur Yahaya Godi, appelé à d’autres fonctions.
• Monsieur Yahaya Godi, est nommé secrétaire général du gouvernorat de la région de Diffa, en remplacement de Monsieur Hassane Ardo Ido, appelé à d’autres fonctions.
•Monsieur Karimoun Soumana, administrateur, est nommé secrétaire général du gouvernorat de la région de Maradi, en remplacement de Monsieur Harouna Assakaley, appelé à d’autres fonctions.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.

• Monsieur Abdou Hamani, magistrat de 2eme grade, 4ème échelon, Mle 68857/Y, est nommé directeur général de l’Ecole de Formation Judiciaire du Niger, en remplacement de Monsieur Maïdagi Maïnassara, appelé à d’autres fonctions.

AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

• Monsieur Maïnassara Maïdagi, magistrat à la retraite, est nommé directeur général de l’Agence Judiciaire de l’Etat.

AU TITRE DU MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE.

• Monsieur Idrissa Kané, est nommé directeur général de Niger Poste, au Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

VI. COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications :
• une (1) communication du Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses sur la situation sécuritaire à Agadez et celle des repentis de Boko Haram.
• une (1) communication du Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement relative à l’attribution d’un marché pour les travaux d’extension de l’usine de traitement d’eau de Goudel, Lot N°1 – Conception détaillée et construction de l’usine de traitement d’eau de Goudel IV.

Cette communication est faite à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n°0037/CAB/ PM/ARMP du 21 janvier 2014 fixant les seuils dans le cadre de la passation et l’exécution des marchés publics et des délégations de service public qui stipule, en son article 13, que : « Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de FCFA, doit faire l’objet d’une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après attribution».

une (1) communication du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable sur le processus d’opérationnalisation de la Commission climat de la Région du Sahel en vue de la mise en œuvre de la Déclaration des Chefs d’Etats au 1er Sommet Africain de l’Action en faveur d’une Co-émergence continentale, tenu à Marrakech, le 16 novembre 2016 en marge de la COP 22.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 24 mai 2017

À propos de l'Auteur Le Secrétaire Général du Gouvernement GANDOU ZAKARA

Yama yama: le trésor débloque, Kassoum Moctar met le coude

25/05/2017

Le Ministre Kaasoum Mamane Moctar

Le contentieux entre le ministre Kassoum Moctar et Balkissa Barmou chargée de la restauration des cadets du Mena, à qui, il avait unilatéralement arraché le marché n’est pas prêt de se clore. Alors que le Trésor a débloqué l’argent afin que le Ministère solde le contentieux, les responsables du Ministère de la Jeunesse et des Sports ont invité Mme Balkissa Barmou pour la signature de son règlement.

Mais à la grande surprise de la concernée, on lui tend un contrat avec un montant unitaire de 7000F cfa en lieu et place de 10.000F cfa, initialement arrêté d’un commun accord avec le Ministre Kassoum Moctar, après réduction de son prix initial.

Hadjia Balkissa Barmou a immédiatement rejeté ce contrat de dupes, puisque ces créanciers l’attendent de pieds fermes pour être à leur tour réglés.

Pourquoi voudrait- on la forcer à signé sur un montant en dessous de ce que le Ministre lui-même avait convenu contre son gré?

Qui veut « manger » le reste ?

Au secours, Halcia.

À propos de l'Auteur Source: Allo tamtam N° 01 du 23 mai 2017

Yama yama: Au secours, l’IFTIC à l’agonie

25/05/2017

M. Khamed Abdoulaye
Directeur général IFTIC

Le grand institut de formation et de recyclage des journalistes, l’IFTIC se meurt progressivement au grand dam des professionnels. Les enseignants et les autres employeurs de cet établissement accusent trois mois d’arriérés de salaires. Ne parlons même pas des autres règlements, tout est gelé, sauf ce qui rapporte aux poches gigantesques du puissant DG, l’inamovible Khamed Abdoulaye.

Ce vieux retraité, qui a transformé l’établissement en sa basse cour avec une dizaine de gardiens et préparateur du thé recrutés, une dizaine de directions créées pour caser les nombreux courtisans, des multiples postes budgétivores et des dépenses ostentatoires, voilà ce qu’est l’IFTIC aujourd’hui.

N’allez pas fouiller dans la gestion de vacation, un four tout, bref l’établissement est devenu une véritable caverne d’Ali Baba.

Et le Dg semble intouchable.

À propos de l'Auteur Source: Allo tamtam N° 01 du 23 mai 2017

DÉCLARATION DE L’OPPOSITION POLITIQUE NIGÉRIENNE, COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, PARTIS POLITIQUES NON AFFILIÉS

24/05/2017

Nigériennes, Nigériens, Chers Compatriotes.  Du 29 juillet au 03 Novembre 1990 la Conférence Nationale Souveraine se réunissait afin de jeter un regard rétrospectif sur l’évolution politique, économique et sociale de notre pays. Après un diagnostic lucide elle a dégagé les grandes orientations des politiques publiques futures.

A cette occasion, elle a défini les cadres juridiques et institutionnels qui doivent désormais régir le fonctionnement de l’Etat, des institutions, et des relations entre l’Etat et les citoyens.

Dès lors, en dépit de quelques turpitudes, les orientations essentielles ont été maintenues.

Il s’agit de :

bâtir un Etat de droit garantissant d’une part l’exercice de droits collectifs et individuels, la liberté, la justice, la dignité, l’égalité, la sureté et le bien-être comme valeur fondamentale de notre société, et d’autre part, l’alternance démocratique et la bonne gouvernance ;

Construire une nation unie, digne, pacifique, industrieuse et prospère ;

Ces prescriptions ont toutes été reprises et réaffirmées dans les différentes lois fondamentales qui ont eu cours dans notre pays.

Qu’en est-il depuis 2011 ?

Il est aisé aujourd’hui de constater que depuis la prise de fonction de Issoufou Mahamadou, le 07 Avril 2011, la caractéristique dominante de sa gouvernance est le déni de droit, l’injustice, l’arbitraire, le népotisme, la corruption, et le trafic en tous genres. Toutes choses aux antipodes de l’Etat de droit, des valeurs républicaines et démocratiques.

Ainsi :

Les citoyens nigériens vivent dans le fond de leur âme, dans leur chair et de tout leur être physique, l’injustice et l’arbitraire au point où le recourt aux services publics de la justice leur paraît une torture ;

Le favoritisme et le népotisme ont droit de cité, comme l’atteste les différents concours et autres recrutements dans les différents services publics ;

Les libertés publiques d’expression, d’association, de pensée et de mouvement, ont toutes, été bâillonnées à telle point que la détention et les négations de droit, sont de nos jours une banalité.

Les services publics de l’éducation et de la santé sont aujourd’hui en phases finale de dégradation ;

L’affairisme, le trafic prospèrent dans nos aéroports, les cabinets, et autres officines à l’instar des différentes affaires Uraniumgate Africard, Wallgate, le riz pakistanais, les affaires Mont Bagazane et Mont Gréboun, à telle enseigne que la seule évocation du nom du Niger à l’extérieur provoque sourires et railleries, tant ce nom est devenu synonyme d’Etat voyou.

La sécurité et la cohésion sociale sont au plus mal.

Le constat général est une exaspération populaire et la peur du lendemain ! Le pays, le Niger, va mal ! Disons-le, très mal !

Mahamadou Issoufou constamment dans les airs, n’a pas les pieds sur terre pour regarder et constater que le pays se meurt ! Le gouvernement pléthorique est truffé d’hommes incompétents et inconséquents engagés dans la compétition de qui engrangera le plus de milliards.

L’administration et ses démembrements dépourvus de tout, sont plongés dans un sommeil sans fin. L’Etat lui-même est absent !

Cette situation a conduit les institutions de la République à une paralysie générale. Nous savons déjà le sort fait au Conseil de la République, au Conseil Supérieur de la Magistrature, et au Conseil National du dialogue politique. Le CSC et le CNDH se taisent ! L’Assemblée Nationale plus qu’une simple chambre d’enregistrement, est aujourd’hui confisquée par le fait majoritaire. Les voix minoritaires sont étouffées au quotidien ; c’est le diktat que subit dans l’humiliation et la rancœur, les groupe de l’opposition. Ainsi, les commissions ad ’hoc d’information ou d’enquêtes parlementaires travaillent sur commande. La dernière commission d’enquête parlementaire relative aux 200 milliards spoliés en est un exemple patent. Plus grave, est ce projet de loi relatif à la révision de la Constitution.

L’Assemblée Nationale est saisie selon la procédure d’urgence, pour l’adoption d’un projet de loi portant révision des articles 47, 48, 53, 59, 85, 99 et 100 de la Constitution. Englué dans ses habituelles méthodes autocratiques et misant sur la servilité d’une majorité parlementaire à ses ordres, le Gouvernement hérétique du Gury System ne s’est embarrassé d’aucun formalisme politique et juridique pour faire passer de force ce projet de révision.

En effet, aux termes de l’article 173 de la Constitution, « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux membres de l’Assemblée nationale ».

Or, de toute évidence, jusqu’à ce jour, rien, ni dans le projet de révision contesté ni dans les actes ou documents préparatoires, ni même dans l’exposé des motifs qui l’accompagnent, ne permet d’y déceler une initiative présidentielle. Dans le même ordre d’idées, il ne s’agit pas non plus d’une proposition de loi portée par des députés ?

En tout état de cause, pour le FRDDR, le Collectif de la Société Civile, et les Partis politiques non affiliés, ce projet d’amendement de la Constitution dépourvu de toute base légale n’est rien d’autre qu’une déstabilisation de notre ordonnancement constitutionnel.

C’est pourquoi, ils engagent tous les députés de l’Opposition à ne prendre part à aucune séance de l’Assemblée Nationale qui viendrait à être convoquée à l’effet d’examiner et d’adopter un quelconque projet de loi de révision de la Constitution et des lois électorales initié dans l’illégalité et au mépris des usages en matière de consensus politique .

Nigériennes, Nigériens,

Chers Compatriotes.

La situation de notre pays exige de la part de chacun de nous, un engagement citoyen qui transcende tous les clivages afin que dans un sursaut commun, nous puissions sauver ce qui peut encore l’être, et redonner espoir et crédibilité au Niger et à son peuple.

C’est l’occasion pour nous d’appeler à nouveau, les filles et les fils de ce pays chargés de la mission de rendre justice et de dire le droit, au ressaisissement pour une justice juste, égale pour tous.

C’est l’occasion de rappeler également aux agents publics, de tout grade et de tout corps ; chargés du maintien de l’ordre, sur la responsabilité individuelle de chacun quant à l’exécution d’un ordre manifestement illégal. Comme l’histoire récente nous l’enseigne, chacun aura à répondre tôt ou tard des actes qu’il aura posés dans l’exercice de sa fonction.

Nous, Opposition politique nigérienne, Collectif de la société civile, Partis politiques non affiliés, soucieux de la préservation des valeurs démocratiques et républicaines :

Exigeons la libération immédiate et sans condition de ElHadji Amadou Djibo Ali, Président du FRDDR ;

En appelons à tous les citoyens, de se joindre à nous pour le combat de la liberté, de la dignité, et pour la restauration de la cohésion, de l’unité de notre peuple et la sauvegarde de l’Etat de droit, de la démocratie et de la République ;

Exigeons, la démission immédiate de l’usurpateur Issoufou Mahamadou pour incapacité à assumer les charges de chef d’Etat !

Vive la démocratie,

Vive la République !

Je vous remercie !

Fait à Niamey le 22 Mai 2017

À propos de l'Auteur OPPOSITION POLITIQUE NIGÉRIENNE, COLLECTIF DE LA SOCIÉTÉ CIVILE, PARTIS POLITIQUES NON AFFILIÉS

Horizon 2021

24/05/2017

IMAGE D’ILLUSTRATION

Alors que le pays s’enfonce dangereusement dans la crise alimentaire et la crise financière avec tout son lot de drames, les partis politiques ne s’intéressent qu’aux échéances de 2021.

Tous les états majors de la majorité comme de l’opposition ont les yeux rivés sur cette année. Pendant qu’ils se font des coups bas pour se positionner, le peuple est abandonné. Au PNDS, c’est la guerre de positionnement et de clans qui se fait rage. Pas de cadeau, pas de pitié entre « camarades », chacun pour soi.

A jamhuriya, c’est l’heure de fusions avec des petits partis genre Murna Farahan de PHD Mamoudou Djibo, PRD de Mme Gazobi et autres et le captage des militants mécontents des autres partis.

Au MNSD Nassara, on assiste impuissant à la mort de l’APR avec des départs de certains partis satellites et la contestation du leadership de Seini Oumarou.

A Lumana, c’est la grande mobilisation et la recherche effrénée du nerf de la guerre, car le parti a été ruiné par des procès interminables qui lui ont été imposés par le pouvoir.

A kishin kassa, on tente de colmater les brèches après les purges staliniennes opérées au sein du parti.

C’est la même atmosphère dans les autres partis, le pouvoir à tout prix.

La mangeoire ya du bon.

À propos de l'Auteur Source: Allo tamtam N° 01 du 23 mai 2017

A qui appartiennent les avantages accordés par la loi 2003-01 du 2 Janvier 2003 ?

24/05/2017

Depuis un certain temps, rien ne va plus au sein des syndicats du Ministère des Finances. La raison de cette crise sociale reste et demeure la répartition des primes d’encouragement aux agents. Allo tamtam a approché un responsable du SNAI pour savoir sur le plan strictement de droit, à qui appartiennent les avantages accordés par la loi de 2003 ?

Cette question est fondamentale, ou du moins capitale dans la mesure où l’on assiste aujourd’hui à un tiraillement entre les structures syndicales pour la répartition des ristournes accordées par la loi 2003-01-du 02 Janvier 2003 instituant un régime de motivation aux agents des régies financières. Sans prétendre rentrer dans la philosophie du droit, qui du reste vise au débat relatif à l’existence d’un droit, ce commentaire vise à montrer l’objectif d’une disposition législative. Celle-ci vise un objectif bien déterminé dans un Etat de droit soucieux de la garantie de l’épanouissement de sa population.

A. Des objectifs de la loi 2003-01-du 02 Janvier 2003 Cette Loi a été instituée dans le seul et unique but d’accroître les recettes budgétaires internes dans un pays qui en a tant besoin comme le Niger. Il n’est un secret pour personne que le Niger ne dispose d’aucune autre ressource stable et sûre en dehors des recettes fiscales internes que sont les impôts et taxes ; pour lesquels l’Etat du Niger peut effectuer des prévisions pour assurer la couverture de ses charges de façon convenable.

Pour garantir cette disponibilité des recettes internes et mieux pour les rendre assez conséquentes, le législateur a pris la loi 2003-01-du 02 Janvier 2003 pour inciter les agents des régies chargées de la mobilisation des ressources fiscales internes. En substance, l’article 1er de la dite loi dispose clairement que :

« Aux fins d’optimisation des réalisations des recettes budgétaires internes, il est institué, à compter du 1er Janvier 2003 un régime de motivation des agents de régies financières ». L’objectif de cette disposition est très clair : l’optimisation des recettes budgétaires internes. À travers cet objectif, on peut aisément déduire l’administration chargée de réaliser les recettes budgétaires internes. Il s’agit purement et simplement de la Direction Générale des Impôts (DGI) qui assure l’assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts, droits et taxes dont la gestion lui incombe.

Plus loin, le même article précise que :  « … un régime de motivation des agents des régies financières conformément aux dispositions ci –après … ». L’objectif d’optimisation des recettes budgétaire internes doit être atteint par l’instauration d’une motivation au profit des agents de ces régies. Cet article premier englobe tout : il dégage l’objectif visé par la loi (l’optimisation des recettes budgétaires internes), le moyen par lequel cet objectif doit être atteint (l’instauration d’un régime de motivation) et les personnes qui doivent être motivées (les agents des régies financières).

B. Des mécanismes d’application du régime de motivation L’article 1er ayant annoncé le cadre général, d’autres articles qui viennent pour jeter les bases des mécanismes de la motivation des agents de régies financières. Ainsi, l’article 2 énonce la dénomination de cette motivation et sa base de détermination. En effet, il s’agit d’une ristourne calculée sur les recettes liquidées et recouvrées par les administrations assurant cette fonction. Il est clair qu’à ce niveau, il faut, même si c’est de façon résumée revenir sur les différentes attributions des Directions du Ministère des Finances.

Ainsi, les différentes directions en cause sont, la DGD, la DGTCP, l’Administration Centrale des finances et la DGI. Au demeurant, l’ensemble de ces directions précitées ont leurs attributions codifiées dans les textes qui régissent leur organisation et leur fonctionnement. On pense qu’un profane peut brièvement passer en revue les différentes missions confiées à ces quatre directions.

La DGD assure la gestion de la fiscalité de porte, la DGTCP chargée d’exécuter les dépenses publiques à travers ses deux (2) composantes que sont le Trésor pour répondre aux exigences du principe de l’unicité de caisse et le volet Comptabilité publique qui assure l’exécution des dépenses. L’Administration centrale assure la gestion administrative de la chaîne des dépenses publiques. Pour sa part, la DGI s’occupe de la gestion de la politique fiscale de l’Etat. Elle assure donc l’assiette, la liquidation et le recouvrement des impôts et taxe sur le marché intérieur.

Ce survol et sans rentrer dans les détails permet de comprendre et de connaître les admirations qui assurent la liquidation et le recouvrement des impôts, droits, taxes et redevances. Cette mission est clairement, au sens des dispositions légales actuelles, celle de la DGD et de la DGI. Toute administration autre que celles précitées qui interviennent dans le recouvrement des impôts, droits, taxes le fait soit pour le compte de la DGD (si cela existe) ou pour le compte de la DGI.

Ces situations exceptionnelles existent pour des raisons pratiques de recouvrement. D’ailleurs, n’existent-il pas des structures privées contribuables qui effectuent des retenues à la source sur d’autres contribuables pour le compte de la DGI ? Mieux encore, cette retenue à la source a comme conséquence la constatation d’un crédit d’impôt pour les contribuables ayant soldé leurs impôts où la diminution de la dette fiscale du contribuable redevable au niveau des services fiscaux de la DGI.

On n’a pas besoin de s’étaler sur le caractère déclaratif du système fiscal nigérien. Autrement dit, à charge pour la DGI de procéder au contrôle de toutes les déclarations souscrites par les contribuables. Ce travail de contrôle effectué par la DGI reste la seule carte qui pourrait valider une retenue à la source sur un contribuable donné. Au regard de ce qui précède, les deux premiers articles de la loi 2003 sont d’une clarté indéniable qui permet de mieux centrer l’orientation donnée à la ristourne par le législateur.

Autrement dit la ristourne est accordée uniquement aux administrations chargées de la liquidation et du recouvrement des recettes budgétaires internes, qui sont la DGI et la DGD. L’article 3 détermine la prise en charge la dépense de la ristourne par le budget général de l’Etat. En conséquence la ristourne ne déroge pas au principe de la dépense publique. Ainsi, les administrations bénéficiaires ne sauraient effectuer une quelconque retenue à la source.

Pour sa part, l’article 4 définie les modalités de répartition de la ristourne aux agents bénéficiaires en fonction dans les administrations concernées. Celles-ci avaient été définie à l’article 2 en ces termes :

« … administrations assurant la liquidation et/ou le recouvrement des impôts, droits, taxes, redevances ou tout autre prélèvement fiscal ou para-fiscal au profit du budget général de l’Etat». Les critères de répartition retenus par le pressent article 4 sont le grade, la fonction, le rendement et la discipline. On s’aperçoit clairement que ces critères sont inhérents aux agents en fonction dans les administrations concernées. Ils ne sauraient s’appliquer aux administrations elles mêmes. L’article 5 de cette loi évoque les prérogatives du Ministre des Finances à déterminer les modalités pratiques de cette loi à travers un arrêté.

En tout état cause, la loi 2003 ne souffre d’aucune ambiguïté. Le régime de motivation qu’elle accorde reste et demeure au bénéficie des administrations assurant la liquidation et recouvrement des impôts, droits, taxes et redevances. Ces administrations ne sont autres que la DGD et la DGI. D’ailleurs, C’est cette situation qui exclut la DGTCP et l’Administration centrale qui a conduit les structures syndicales de la DGD et de la DGI à concéder un pourcentage (30%) de la ristourne aux autres pour raison de solidarité.

Aucune raison légale ne saurait justifier un partage à parts égales de la ristourne entre les directions du Ministère des finances. Les objectifs et missions assignées aux directions de la Douane, de la DGI et du Trésor ne sont pas les mêmes. Il va s’en dire que la part des objectifs de recouvrement allouée aux différentes directions reste et demeure inégale entre les directions. A titre illustratif, les objectifs assignés à la DGI représentent les 2/3 du budget général annuel de l’Etat.

Autrement dit, la DGI est considérée comme la colonne vertébrale dans la recherche des réalisations des recettes budgétaires internes pour reprendre l’expression de l’article premier de la loi 2003. Vouloir espérer un partage égal entre les directions précitées relèverait incontestablement de l’injustice à l’égard de la DGD et de la DGI, les seules directions pourvoyeuses des caisses de l’Etat. En tout état de cause, n’est-il pas plus juste de procéder à une ponction de la ristourne sur la part des réalisations effectives de chaque direction ? Cette question nous rappelle la célèbre citation d’Aristote qui disait que :

« la meilleure justice est celle qui traite inégalement les choses inégales ». Il s’agit incontestablement d’une différence entre les directions qui justifie d’ailleurs leur diversité. La DGD et la DGI sont les seules administrations du Ministère des Finances qui s’occupent de la liquidation et du recouvrement des impôts, droits et taxes sans aucune intervention d’une autre administration dans la chaîne du traitement de dossiers des contribuables redevables. En fin, il s’agira de rappeler qu’un traitement égal des ristournes entre les directions en cause relèverait sans aucun doute d’une violation grave et flagrante de la loi 2003.

À propos de l'Auteur Chapiou Abdou Secrétaire à la Formation syndicale BEN/SNAI  (Allo tamtam  N° 01 du 23 mai 2017)

Niger: l’opposant nigérien Amadou Djibo reste en prison

24/05/2017

L’opposant nigérien Amadou Djibo était ce mardi devant les juges du tribunal de grande instance de Niamey. Il est accusé d’avoir proposé aux militants de Hama Amadou du Moden Lumana Fa de renverser le pouvoir de Mahamadou Issoufou. Amadou Djibo, président du Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la République (FRDDR), a nié les faits.

En dehors des exceptions soulevées par les avocats pour bloquer le jugement au fond de l’affaire, l’autre stratégie de la défense a consisté à attaquer les preuves ayant servi de base pour l’arrestation de leur client. Notamment une clé USB, contenant un élément audio en langue locale.

« L’élément de preuve qui devait permettre d’appuyer la procédure a été tiré du réseau social : un délit commis par voie de presse. Ce délit aurait dû être retranscrit, traduit, mais surtout traduit par un expert assermenté. Ce qui n’a pas été le cas », explique le bâtonnier.

L’irrecevabilité des preuves ?

Tour à tour, les avocats ont plaidé pour la relaxe de leur client. Ils ont insisté sur l’irrecevabilité des preuves, ces preuves obtenues par des moyens illégaux sont fausses, selon le bâtonnier : « Ce sont ces illégalités que nous avons soulevées, que le juge a mis en délibéré pour pouvoir rendre sa décision. Malheureusement, il retourne en prison. Si la procédure est nulle, il retrouvera sa liberté ».

Cette première phase du procès s’est tenue sur très haute surveillance policière, et les militants de l’opposition sont venus nombreux. Le délibéré est fixé au 26 mai.