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Assemblée nationale : Les députés adoptent la modification de loi sur la réglementation des télécommunications pour la lutte contre les fraudes au bonus et les menaces d’emplois par externalisation des activités

05/05/2015

Lors du vote de la loi hier à l’hémicyle

Les députés ont consacré la plénière d’hier à l’examen et l’adoption du Projet modifiant et complétant l’Ordonnance n°99-045 du 26 octobre 1999 portant Réglementation des Télécommunications. Comme il l’a fait à l’occasion de l’adoption du Projet de loi instituant la passerelle unique, le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, M. Abdou Mani, a défendu et justifié ce Projet de loi par la volonté du Gouvernement d’encadrer des pratiques dont usent les Operateurs de téléphonie cellulaire et qui s’avèrent contre les intérêts du consommateur et du Trésor public nigériens.

Parmi les pratiques que la loi veut encadrer, il ya par exemple la pratique de la bonification qu’utilisent abondamment les Operateurs. Pendant longtemps, a expliqué le ministre Abdou Mani, l’Etat n’avait aucun moyen de contrôle du volume des opérations et donc du chiffre d’affaires des operateurs installés au Niger. Il a fallu, à travers l’Autorité de régulation ARTP, l’installation de machines sophistiquées de contrôle de trafic pour faire ressortir par exemple que les deux plus grands Operateurs privés à savoir AIRTEL NIGER et ORANGE NIGER ont fait respectivement un chiffre d’affaires de 98 milliards 779 millions et 34 milliards 691 millions de FCFA. Sur chacun de ses chiffres d’affaires les taxes à reverser à l’Etat s’élèvent à 19% pour la TVA et 3% de turtelle. Mais les deux Operateurs ont contesté. L’un a estimé que 40% de son chiffre d’affaires est constitué de bonus donc pas non imposable et l’autre conteste l’imposition sur 50% de son CA. Le Gouvernement était obligé de s’en remettre à une conciliation entre les Operateurs et l’ARTP. Aussi, a dit le ministre Abdou Mani, devant une telle mauvaise foi la solution est de légiférer pour encadrer la distribution massive des bonus qui sont en réalité des opérations qui couvrent des activités de fraude fiscale. Aussi la modification de la loi à ce niveau a été de limiter la bonification à seulement 2% du volume de trafic en minutes de communication non imposables de tous droits et taxes que l’Operateur peut accorder à sa clientèle. L’autre modification de la loi a concerné aussi la protection des travailleurs nigériens notamment les maintenanciers des installations techniques recrutés par les Operateurs de Téléphonie et qui sont souvent licenciés quand l’activité de maintenance est externalisée par l’Operateur de téléphonie c’est-à-dire cédée à une tierce personne. La modification de la loi ici est de faire obligation dans le cadre de l’externalisation d’une activité, aux personnes physiques ou morales qui reprennent l’activité à la prise d’une licence et donc le respect d’un cahier de charges qui garantie le respect des contrats de travail avec tous les avantages acquis. La modification a été approuvée par les députés par 78 voix pour, 0 voix contre et 0 abstention. À propos de l'Auteur Mahaman Bako (ONEP)

LETTRE OUVERTE DU CITOYEN LAMBDA SAMI AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE…

05/05/2015

Mr SAMI Youssoufou

IL nous appartient en tant qu’acteur de la société de dire ce que nous pensons de la vie politique de notre nation tout en dénonçant certaines pratiques quand bien même que la plaie qui s’infecte ne regarde que le pied de celui qui l’a porte. Autrement dit leurs discours (Majorité comme Opposition) n’engagent qu’eux et ceux qui les écoutent, tout en sachant que les décisions qu’ils prennent ont forcement une incidence sur notre vie quotidienne.

Ainsi suite à sa 4eme année à la tête de la Magistrature suprême, le Président de la République s’est livré à nouveau à un exercice auquel il a habitué les Nigériens, consistant à donner une conférence de presse faisant l’état de lieux de la mise en œuvre de son programme de Renaissance. A l’issu de cet exercice plusieurs questions ont été touchées relatives à la vie de la nation. (Economie, Diplomatie, Gouvernance, Sécurité etc.…) et nous apprécions à leur juste valeur les réalisations qui ont été faites, mais beaucoup reste à faire également.

(Nous allons revenir sur certains aspects qui nous paraissent importants) A me lire, certains pourront vite aller en besogne en me considérant partisan ou sympathisant du PNDS. Je leur répondrai uniquement que primo je n’ai pas de parti politique car le fonctionnement des partis politiques va à l’encontre de mes convictions et principes de libre penseur, autrement dit que dans les partis politiques, la discipline de parti voudrait qu’on la ferme une fois que la décision est entérinée par l’instance compétente même si cela va à l’encontre de l’essence même d’un parti politique qui est de conquérir le pouvoir et de le conserver aussi longtemps que possible.

Je ne confierais pas ma destinée à des hommes à l’image de certains ’’politicians’’ (je dis bien certains) n’ayant aucun projet de société, à part manger sous le dos du peuple tout en changeant de parti politique comme des caméléons, moins encore n’ayant aucune éthique, aucun critère de la honte, pour des raisons que je tairais donc je ne peux en aucune manière être un sympathisant. Voilà qui est clair!!!

Cela dit, je voudrais reprendre le fil conducteur de mon raisonnement pour saluer les mérites du Président de la République car il serait ingrat de notre part de dire que rien n’a été fait durant ces quatre (4) années de gestion. Ainsi plusieurs réalisations ont été faites au profit du peuple nigérien que ce soit dans le domaine de la santé (avec le recrutement sans concours des médecins), création de centres de santé et de transformation des cases de santé en CSI, la gratuité des soins ; dans le domaine de l’éducation (là aussi avec le recrutement des maitres et la construction des salles de cours) ; dans le domaine de l’hydraulique, des routes, de l’initiative 3N quand bien même que d’aucuns estiment que le Nigérien tarde toujours a Nourrir le Nigérien.

Sans ambages, je le dis s’il y’a là où vous êtes à féliciter Monsieur le Président (ce qui d’ailleurs pouvait faire que vous ayez ma voix en 2016) selon moi c’est sur ces deux aspects à savoir la question sécuritaire et celle du recrutement à la fonction publique. Et comme vous le dites toujours Monsieur le Président il n’ya pas de développement sans sécurité, là plusieurs efforts ont été faits notamment dans la mise en œuvre ce dont le pouvoir public appelle les grandes opérations ou opérations lourdes qui sont au nombre de quatre (4). La première dénommée l’opération ‘’Mali Béro’’ lancée pour endiguer les effets négatifs de la crise libyenne.

La 2ème opération lourde lancée pour faire face aux conséquences de la situation au Mali. L’opération ‘’Koraye’’, bouclier en zarma, qui est installée dans le Nord Tillabéry pour empêcher toute infiltration des terroristes sur notre territoire. La 3ème opération qui concerne la région de Diffa c’est-à-dire l’opération ‘’Inda’’, qui veut dire bouclier en kanouri, qui est dirigée pour protéger la région de Diffa contre les attaques de Boko Haram. Et enfin, la mise en place de l’opération ‘’Maidounama’’ en collaboration avec les forces Tchadiennes qui a permis de chasser Boko Haram des villes du Nigéria.

Mais attention, il ne faut pas que l’arbre cache la forêt car au delà de tout cela beaucoup reste à faire d’autant plus qu’il n’existe pas de sécurité à 100% même dans les pays soit disant développés. Quant à la question du chômage c’est avec gaité de cœur que nous nous réjouissons de ces plusieurs concours qui sont entrain d’être organisés dans les différents ministères( Intérieur, Santé, Finances etc…) pour non seulement équiper notre administration d’avec des cadres compétents pour la bonne marche des institutions de l’Etat, mais aussi de facto réduire le taux de chômage qui constitue le 8em axe de votre programme de Renaissance.

Aussi, en matière diplomatique plusieurs efforts ont été fournis non seulement du point de vue géostratégique, mais aussi du point de vue académique (stage de recyclage pour certains cadres de l’administration hors du continent, colloques, séminaires, bourses d’études etc.), sans évoquer l’augmentation de la masse salariale qui en 2011 était de 95 milliards et passant en 2014 à 221,6 milliards, les deux échangeurs, infrastructures routières, le chemin de fer, l’avion etc…..bref chaque secteur s’est vu ‘’renaitre’’, s’est vu à son actif une valeur ajoutée minime soit elle.

Alors ceci étant dit, comme en sciences économiques, aussi valable en sciences de gestions, quand dans un modèle théorique l’influence de la variation d’une quantité (la variable explicative) sur une autre (la variable expliquée) est examinée à l’exclusion de tout autre facteur d’où le ceteris paribus, chaque chose étant égale par ailleurs, d’autant plus qu’ici nous parlons de vos quatre (4) années de gestion, il convient à ce que nous disons aussi certains points sur lesquels nous ne nous reconnaissons pas suite à votre message à la Nation et dont nous ne sommes pas d’avis. Premièrement, parlons-en de l’économie qui est le socle de tout développement.

(Bien sur accordons les violons, développement différent pour le moment de celui dont nous a gratifié François Perroux). Ok admettons que le taux de croissance premier indicateur est de 7% du PIB, et qu’il était de 3,4% de 1990 à 2010 comme vous l’aviez dit. Admettons aussi que vous aviez pu maitriser l’inflation qui est le deuxième indicateur à 1,2 %. Alors première question ; Pourquoi continuer à s’endetter jusqu’à hauteur de 27% du PIB jusqu’à dire que le plafond de la dette autorisée par les institutions financières internationales est de 70% du PIB ?

Est-ce à dire que l’Etat nigérien continuera à s’endetter jusqu’atteindre ce plafond de 70% marge imposée par les institutions financières ? Deuxième question ; De quelle croissance êtes vous entrain de nous parler ? Est-ce cette croissance dont parlait Rostow dans sa théorie du développement et des conditions de la croissance ? J’en doute fort… Visiblement il s’agit de cette même croissance dont faisait cas le directeur général de la BAD Donald Kaberuka lorsqu’il disait en décembre que les pays Africains ‘’ne mangent pas la croissance’’ et non de la croissance à l’image de celle de la Malaisie qui autrefois très pauvre est arrivée aujourd’hui à se hisser parmi les pays émergents.

Enfin, une dernière question ; Est-ce à dire que le Ministre Amadou Boubacar Cissé, adepte dans sa mission d’endettement du pays, l’homme des conventions de prêt, continuera sa quête de prêts, alors que les institutions financières internationales sont entrain de tirés la sonnette d’alarme. Et contrairement à vos chiffres de 27%, la dette a atteint 42,6% du PIB en 2014 ce taux était d’environ 18% en 2011, en hausse forte et régulière depuis 2010 et que globalement, la soutenabilité à moyen terme de l’endettement Nigérien pose question. Source : le courrier en date du 03 avril 2015.

Pour finir, s’agissant de cette quête d’endettement lors de cette conférence, Monsieur le Président vous avez tenu à faire le rapprochement en disant que le Japon à un ratio de dette de 200% et pour les USA il est de 100%. Mais comment pouvez-vous comparer leurs économies par rapport à la notre? Ok nous allons voir comparaison n’est pas raison. Peu être que vous n’êtes pas aussi entouré par des économistes comme vous l’êtes par des juristes et politologues, mais à ce que je sache, si aujourd’hui le trésor américain décide, il peut éponger ce ratio de dette de 100% auquel vous faites allusion et cela pour une simple raison.

En reliant croissance du PIB et endettement, vous allez être surpris, car vous allez constater que le PIB est bien tiré par l’endettement cumulé des ménages, des administrations publiques, des entreprises non financières et financières, cela s’inscrit aussi dans la continuité d’une petite série de contribution contestant l’idée Keynésienne qu’il suffirait de faire jouer une fiscalité redistributive, ou bien faire intervenir l’endettement public pour relancer l’activité. Donc à mon humble avis cet exemple n’a pas été bien choisi et posé. (Cessez d’endettez le pays et pensez à d’autres manières pour pouvoir mieux mobiliser les ressources à l’interne qu’à l’externe).

Déjà, depuis 2009 tira la sonnette d’alarme, l’économiste zambienne DAMBISSA Moyo qui dans son livre intitulé « The Dead Aid » c’est-à-dire l’aide fatale dans lequel elle a démontré qu’on ne peut pas se développer sur la base de l’aide extérieure (prêts et don). Elle critiqua radicalement l’aide au développement tout en dressant le constat alarmant de l’échec de l’aide au développement depuis les années 60 qui n’a pas réussi à faire advenir la croissance économique durable pour l’Afrique. Aussi l’avait démontré l’économiste Joseph Stiglitz dans son livre intitulé « La grande désillusion » dans lequel il a critiqué ces institutions financières auxquelles vous faisiez allusion Monsieur le Président, dont les plans d’austérité imposés n’ont faits qu’empirer la situation de nos pays Africains.

Mais je vous comprends, c’est normal que ABC cherche de gauche à droite des prêts et dons car le programme de la Renaissance a été établi sur la base de 50% mobilisation interne et 50% mobilisation externe s’agissant des ressources, et cela nonobstant qu’en 2013 l’économiste Nigérien Dr CHERIF Chako, donnant une conférence au CCFN a fait comprendre dans son analyse qu’un pays ne peut pas se développer sur la base de l’aide publique, pourtant vous êtes toujours entrain d’attendre ces 50% de l’extérieur. Ceci dit, le deuxième aspect sur lequel je ne suis pas d’avis avec vous Monsieur le Président, est relatif à la corruption.

S’agissant de la lutte contre ce fléau, vous aviez dit: « Je n’abandonne pas ce combat, mais je le fais avec plus de patience et d’intelligence ». En d’autres termes, face à la réalité vous vous êtes rendu compte à l’évidence du fossé entre l’utopie et la réalité, surtout que plusieurs personnes qui sont dans le collimator du citoyen lambda et non de la justice ont fait défection dans le parti rose du Ministre d’Etat à la Présidence. Oh ! J’oublie y’en a deux, ok du Ministre d’Etat à la Présidence chargé de prêcher la bonne parole à nous autres qui sont en ‘’perdition’’ faute de cette coloration rose. Perspectives 2016 oblige! Non! Non ! Non ! Je ne suis pas d’accord…

Vous avez l’habitude de le clamer haut et fort que soient punis les voleurs, pilleurs des deniers publics au point de reposer la gouvernance sur la transparence, la sobriété et la rationalisation des dépenses publiques. Je me demande de quelle transparence vous parlez. En toute objectivité, il serait judicieux que certains disent aux Nigériens d’où proviennent leur manne financière, pour quelqu’un qui n’a jamais occupé d’importantes fonctions ni n’ayant pas été un grand commerçant, si ce ne sont des fonctions ministérielles ou de DG dont la rémunération mensuelle ne dépasse guère les 2 millions de F CFA deviennent des millionnaires.

Tous ces gens, ces personnalités doivent rendre compte et qu’ils sachent que l’Etat n’est pas cette vache laitière dont qui veut pouvait venir essorer la quantité de litre qu’il veut sans ambages. Si les résultats des plaintes de corruption que transmettait la HALCIA à la justice pour les condamner, publier leurs noms aussi sur Télé Sahel comme le fait déjà le Tchad sur les ondes de Télé Tchad et autres pays pourraient peut être faire réduire ce phénomène qui gangrène la société. Souvent je me pose cette question lorsque j’emprunte cette voie de l’Assemblée Nationale qui mène au rond point justice en passant par l’hôtel de ville. where does money come from ?

Quand je vois toutes ces voitures Land Cruiser V8 et souvent toutes neuves dont le prix avoisine les 50 à 55 millions. Ces voitures de plusieurs millions sont entrain d’être un ‘’produit banal’’ au Niger, termes en marketing signifiant un achat irréfléchi, répétitif, tandis que même à Dakar deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone, abritant les sièges de plusieurs institutions internationales (BCEAO, ASECNA,BAD etc…) rare de voire un citoyen lambda ou fonctionnaire roulé dans ce genre de voiture.

François PERROUX avait bien raison lorsqu’il disait ‘’le développement c’est la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rend apte à faire croitre cumulativement et durablement son produit réel global’’. Ok fermons la parenthèse. Ceci dit, le troisième point sur lequel je ne me reconnais pas dans vos propos Monsieur le Président, c’est lorsque je constate l’absence d’investissements et de reformes sociales de fond. Des questions de bases n’ont pas étés touchées du doigt lors de cet exercice, ces questions de développement de base qui sont même par essence le socle, le rock, la pierre angulaire du socialisme, à savoir l’accès à l’eau potable, l’accès au micro crédits, l’accès aux banques céréalières, au mini barrages, distributions des chèvres etc….

car il faut que ces Nigériens qui vivent dans les campagnes en profitent un peu du boom pétrolier et de l’uranium, surtout en campagne ils demandent pas grand chose, juste une petite justice sociale leur permettant de répondre au premier besoin de la pyramide d’Abraham MASLOW. (Voila pourquoi votre prédécesseur est jusqu’à présent apprécié dans les villages et campagnes). Aussi, vous avez omis de faire cas de la croissance inclusive durable c’est-à-dire les 3 P (Partenariat Public Privé), touché un tout petit peu la place que joue le secteur privé dans votre programme, quel est le niveau relationnel entre le pouvoir public et le privé ( AREVA et autres).

Et si je me suis trompé que le programme de la Renaissance n’a rien prévu s’agissant de l’apport des entreprises, alors que le programme de la Renaissance ‘’Tome 2’’ se doit d’être ouvert vis-à-vis des entreprises dès la conceptions des projets et non l’inverse car pour qu’il y ait un développement durable il faut l’investissement et la consommation. Alors, étant donné que le problème politique de l’appareil de gouvernement est le plus important de ceux qui se posent aux sociétés humaines, et que les dés ont déjà été jetés pour la conquête du pouvoir en 2016, pour finir, je vous laisse avec cette assertion d’ HONORE de Balzac qui disait

« Si les hommes étaient francs, ils reconnaitront peut être que jamais le malheur n’a jamais fondu sur eux sans qu’ils eussent reçu quelques avertissements patents ou occultes. Beaucoup n’ont perçu le sens profond de cet avis mystérieux ou visible qu’après leur désastre ». Ainsi, pour dire un Président qui aime son pays ne doit pas être préoccupé par un second mandant, mais par le travail et le développement de son pays, ensuite c’est le peuple qui jugera en fonction de ses réalisations. C’est le respect des paroles données qui font les grands hommes. Laissez donc le peuple juger de lui-même, ne le forcer pas à voir ce qu’il n’a pas vu, ni à sentir ce qu’il n’a pas senti. C’est comme en gestion, quant on fait un investissement surtout stratégique c’est-à-dire à long terme, forcement il y’a un temps, une période d’incubation avant que les résultats n’apparaissent.

L’histoire qui est le meilleur juge par excellence ici bas va juger tôt au tard. S’il a travaillé, lui renouvelé la confiance pour un second mandat, dans l’autre cas lui dire merci, mais l’on désire mieux que cela. C’est cela la démocratie ; leçon sue par ABDOULAYE Wade, GOOD LUCK Ebele Jonathan et j’espère que vous ne seriez pas cette troisième composante de la trinité, ce mot d’origine Biblique, que le célèbre Général allemand Dietrich a emprunté pour dire que ‘’chaque fois qu’il y a une guerre, il faut chercher à souder cette trinité, à avoir (Peuple, Etat, Armée).

Telle est notre manière de contribuer en tant que citoyen ayant non seulement des droits, mais aussi et surtout des devoirs vis-à-vis de la République.

À propos de l'Auteur SAMI Youssoufou étudiant à Bordeaux Ecole de Management (BEM) de Dakar.

2ème congrès ordinaire du MODDEL Ma’aykata : M. Tahirou Guimba, investi candidat du parti aux élections présidentielles de 2016

05/05/2015

Le président du parti M. Tahirou Guimba

Le MODDEL Ma’aykata a tenu, le 24 avril dernier à Filingué, son 2ème congrès ordinaire sur le thème «le Moddel Ma’aykata pour une convergence patriotique pour les échéances électorales 2016 au Niger». L’ouverture des assises a été présidée par M. Tahirou Guimba, président du parti en présence des représentants des partis amis et alliés, des invités et de plusieurs congressistes venus de toutes les sections du parti.

Ces assises qui se tiennent deux ans après le 1er congrès statutaire, ont procédé à un examen minutieux de la situation du parti et du climat sociopolitique actuel dans le pays. Quatre importantes recommandations ont sanctionné la fin de ces assises. Le congrès a notamment décidé de l’investiture de M. Tahirou Guimba comme candidat du parti aux élections présidentielles de 2016. Aussi, le congrès a donné mandat au bureau politique d’investir les candidats aux élections législatives et communales. De même, le bureau politique a été mandaté pour conclure, avec tout parti ou regroupement de parti, une alliance pour les élections de 2016. Enfin le congrès a mandaté le bureau politique de procéder au remplacement des membres décédés ou démissionnaires du bureau. Dans le discours d’ouverture du congrès, le président du MODDEL Ma’aykata a tout d’abord remercié et salué les congressistes pour leur mobilisation exceptionnelle et les invités pour leur amitié. M. Tahirou Guimba d’indiquer ensuite les objectifs assignés à ces assises qui dit-il consistent à faire un diagnostic du parti après son premier congrès statutaire tenu il y’a de cela deux (2) ans. «Le Moddel Ma’aykata se porte bien et aspire à porter un vrai changement dans le paysage politique nigérien en perpétuelle mutation» a-t-il déclaré. Aussi le choix du thème du congrès s’inscrit dans le souci constant du parti  »d’éviter à notre pays qui a temps souffert des éternels recommencements imputables à toute la classe politique nigérienne guidée uniquement par des bas intérêts ». Pour le MODDEL Ma’aykata, la situation socio politique actuelle du pays débouchera inévitablement sur une crise majeure à l’orée des élections générales 2016  »ou chaque camp pense conserver ou conquérir le pouvoir par la ruse en évitant le vrai chemin démocratique ». Aussi l’adoption de la « Biométrie » pour les futures échéances 2016, mais sans aucune conviction par les deux camps (majorité et opposition) est la preuve de  »la peur de la vérité qui sortira des urnes ». Un autre indicateur de possible crise, c’est selon le MODDEL,  »l’inversement du calendrier électoral qui consistera à faire les présidentielles et législatives avant les municipales qui sont le vrai baromètre ». Aussi c’est pour éviter au peuple nigérien  »un éternel recommencement » que le Moddel Ma’aykata demande à tous les patriotes sincères de fonder une large convergence patriotique «CAP 2016 » afin ne pas tuer notre démocratie. «Cette plate forme n’est dressée contre personne et sera ouverte à toutes les formations politiques soucieuses du développement harmonieux du Niger dans la paix. Nous lançons un appel solennel à toutes les forces vives de notre pays à savoir les associations de toutes sortes, les formations politiques » a précisé M. Tahirou Guimba invitant tous les partis politiques connus à se joindre à eux pour construire ensemble le « Niger de tous nos rêves , c’est-à-dire un pays émergeant dans les faits doté d’une gouvernance des temps modernes débarrassée des pratiques malsaines et honteuses ». Le président du MODDEL Ma’aykata d’énumérer ensuite les questions fondamentales sur lesquelles va porter l’action de leur parti que sont entre autres une éducation saine de la famille à l’université, le renforcement des capacités nos de défense et de sécurité de nos forces de défense, l’amélioration des conditions de travail de notre justice, l’adoption d’une politique sanitaire nouvelle, une approche idoine du développement rural de notre pays et enfin un diagnostic sans complaisance de notre loi fondamentale afin d’apporter les corrections nécessaires qui soient en adéquation avec les vrais aspirations du peuple nigérien.  »Il faut proposer aux Nigériens des projets et programmes cohérents qui répondent à leur soif de Justice, d’ordre dans un bonheur partagé. La classe politique doit bannir l’exclusion, les marchandages vulgaires » a déclaré M. Tahirou Guimba. Dans cette optique, le président du MODDEL Ma’aykata estime que les jeunes et les femmes doivent êtres pris réellement en compte dans les projets et programmes de développement. Ils ne doivent surtout plus faire l’objet de ce qu’il a qualifié  »d’instrumentalisation puérile ». «Ce renouveau que nous voulons permettra à toute la classique politique et à l’ensemble des forces vives de notre pays de s’entendre sur un minimum vital pour tous sur tous les aspects de portée générale, notamment l’éducation, la santé, la justice, la défense, le développement rural et le socle constitutionnel. Nous devrons tout faire pour éviter à notre pays des confrontations inutiles, et créer les conditions d’une grande stabilité politique de manière pérenne » a déclaré M. Tahirou Guimba. C’est pourquoi, le président du MODDEL a invité toute la classe politique à s’inscrire dans cette logique et à mettre les vrais intérêts du Niger au dessus de tout, invitant les deux blocs politiques ARDR et MRN à adhérer à une large convergence patriotique pour les échéances 2016. Ce congrès va d’ailleurs renforcer les groupes de travail chargés de finaliser la vision d’un Niger nouveau du MODDEL. Revenant sur les défis actuels M. Tahirou Guimba a parlé du chômage endémique des jeunes, de la désorganisation générale de l’environnement social, l’inadaptation de la formation des jeunes, les modes de recrutement non transparents, les attaques de Boko haram dans la région de Diffa. Le MODDEL a demandé à l’état de continuer à prendre toutes les dispositions idoines en vue d’éradiquer la nébuleuse Boko Haram. « Le moddel rend un hommage mérité à nos valeureux soldats tombés sur le champs d’honneur » a assuré M. Guimba. Il a en outre précisé que le MODDEL MA’AYKATA respectera les engagements pris dans son appartenance à la MRN ceci jusqu’au terme de mandat actuel et pour les échéances générales 2016. «Notre parti reste ouvert dans une large convergence dans le strict respect de l’autre qui déboucherait sur parfaite identité de vue de toute action gouvernementale commune», a-t-il conclu. À propos de l'Auteur Source: Siradji Sanda (ONEP)

LES DELIRES DU FUGITIF !

05/05/2015

Le President Hama Amadou, Président du Bureau Politique National MODEN/FA LUMANA-AFRICA

Il était en passe d’être jeté dans les oubliettes de l’histoire, les médias nigériens, en dehors de ceux de son bord politique encore sous le coup de la nostalgie, ne lui accordaient plus une grande importance. Son parti Kay na turay se craquelle, se désintègre progressivement et n’est plus visible que dans la capitale Niamey.

En réalité, depuis sa fuite honteuse à l’extérieur, les militants de son parti ont pris un gros coup au moral, car dans nos sociétés, le chef, même au pic des difficultés, ne fuit jamais, il n’abandonne ja- mais les siens et ce, jusqu’au péril de sa vie ! Hama Amadou avait cherché plutôt à sauver sa peau qu’à défendre une cause politique. Entre lâcheté et bravoure, il aura opté pour la première. Mais depuis son exil parisien, que de regrets le consu- ment après avoir réalisé qu’il s’était totalement gouré dans sa décision de quitter la mouvance présidentielle, une mouvance dans laquelle lui et son parti était les bienheureux locataires.

Rongé par le remords, il dut en appeler, secrètement, à la médiation de plusieurs personnalités de la sous-région pour intervenir en sa faveur auprès du Président Issoufou afin que les choses redeviennent comme avant ! Toutes ces personnalités ainsi mises à contribution avaient posé une seule condition au ‘’Fugitif’’ : elles acceptaient la médiation à condition bien entendue que HP (Honorable Parisien) la boucle, le temps que durerait la médiation. Il tint alors parole quel- ques temps, mais c’était trop demander à HP le silence qui n’a jamais été son point fort. C’est ainsi qu’il rompit ce silence en se fendant dans une interview accordée au magazine ‘’Mondafrique’’, un obscur périodique dans la capitale française.

Au cours de cette interview, c’est le vrai HP, le vrai Hama Amadou, dans toute sa réalité, dans toute sa nudité, qui était apparu. C’était Hama sans fards, tel que nous le connaissons, un condensé de po- pulisme, de cynisme, et surtout de démagogie à son stade le plus achevé. On le savait égocentrique, narcissique, voilà qu’on découvre le personnage fieffé menteur, boni- menteur pour un sou, bref un déformateur de la réalité ! Jamais dans cette interview complaisante il n’avait semblé se remettre en cause, lui qui pourtant avait tout essayé et tout mis en œuvre pour mettre le Président de la République en cohabitation !

Le drame chez HP, c’est que le mal vient toujours de l’autre et que c’est lui qui joue toujours le bon rôle ! A la lecture de cet entretien, on relève de prime abords quelques contre-vérités évidentes dont, par exemple, le nombre d’années passées à la primature par le Fugitif ; ensuite, Mondafrique ignorait que le Président Issoufou était à sa quatrième année de présidence et non à sa troisième. Pour ce qui est de certaines des réponses de Hama, force est de reconnaitre qu’elles relèvent plus du fantasme du rhéteur que de la réalité politique. A ce niveau, nous ne sommes pas encore au stade du mensonge public, mais celui du déni de la réalité. C’est par exemple quand le Fugitif avance péremptoirement que le Président Issoufou ‘’n’a ni bilan, ni avenir au Niger’’.

Quelle affirmation présomptueuse et surtout gratuite ! On peut assimiler cette assertion à simple- ment un souhait politique pour un opposant frustré d’avoir misérable- ment échoué ! Voyez-vous, en logi- que pure, on ne peut pas dire d’une personne publique qu’elle n’a pas de bilan, simplement ce bilan doit être qualifié, positif ou négatif. Mais dans l’absolu, toute action a un bi- lan. Ne comprendre cela, c’est faire preuve d’ignorance crasse. Bros- sant lui-même son bilan de quatre années de mise en œuvre de son programme de la renaissance du Niger, le Président Issoufou, en toute modestie, avait estimé que son ‘’bilan en valeur absolue était rela- tif, mais comparé à ce qui avait été fait précédemment, ce bilan prendrait tout son relief !’’

Ainsi, dans le domaine éducatif, près de quinze mille classes ont vu le jour en quatre ans seulement contre 3000 en dix ans sous la cinquième république ! Voilà Monsieur Hama un bilan, comparez-le au vôtre lorsque vous étiez aux affaires. Près de 400.000 emplois ont été créés en 4 ans dont 30.000 nouveaux fonction- naires recrutés à la Fonction Publique contre 3000 en dix de Tandja et sept ans et demi de Hama !!! C’est-là un bilan qu’il faut, nécessairement, mettre à l’actif du régime de la septième république. Pour faire court, dans tous les domaines de la vie nationale, les performances de la septième république sont sans commune mesure avec celle de la cinquième république qui avait duré pourtant une décennie sans aucune phase d’instabilité. Le seul domaine de performance de Hama et ses acolytes résiderait surement dans la mal-gouvernance et la prédation des ressources publiques dans lesquelles ils avaient battu tous les records détenus en la matière !

Lorsqu’il affirmait que le Président Issoufou n’avait pas d’avenir, nous ne savons pas exactement ce que HP voulait dire par-là, mais une chose demeure certaine : quand on regarde de près l’avenir, le sien nous semble plus sombre que celui du Président de la République du Niger, Issoufou Mahamadou ! Toujours dans sa myopie et ses tentatives de falsification de la réa- lité, HP lâche tout de go que ‘’le PNDS reste minoritaire dans le pays, et par conséquent, l’alternance serait inéluctable en 2016 par lui ou par un autre de l’opposition !’’ HP dit asseoir son argumentation sur l’arithmétique : ‘’le MNSD, le Lumana et la CDS font 75% de l’électorat nigérien, tan- dis que le PNDS n’est qu’à 25 % !’’ Il pousse l’outrecuidance jus- qu’à affirmer que le PNDS ‘’n’est fort qu’à Tahoua seulement et résiduellement dans le centre- ouest du pays !’’

D’entrée de jeu, on n’a point besoin d’être mathématicien pour se rendre à l’évidence que les pourcentages de HP sont faux et archi-faux : il n’y a pas seulement quatre partis politiques au Niger pour se partager l’électorat, quid de l’ANDP, du RDP et du Gaskiya pour ne parler que de ces partis politiques moyens ! Ensuite, quand on analyse en profondeur le poids électoral de ces quatre for- mations auxquelles il faisait allu- sion, manifestement, HP essaie de tordre le cou aux vraies statistiques issues des élections générales de 2011 : au premier tour, le PNDS arrive en tête avec 36%, suivi du MNSD avec 19%, le Lumana avec 18%, soit la moitié des voix du score du PNDS, la CDS avec 08% ! En additionnant les voix du MNSD, plus le Lumana, plus la CDS de Mahamane Ousmane, on obtiendra 45%, en tout et pour tout ! Où a-t-il pu, alors, trouver les 75% qu’il a avancés ?

De deux choses l’une : où HP est un piètre arithméticien qui ne sait même pas faire une simple addition, l’opération la plus élémen- taire, où bien, il se moque éperdument de la vérité et nous prend pour des imbéciles heureux ! Avec le Fugitif, on apprend énormément de choses, comme celle de réduire une élection présidentielle à un sim- ple calcul arithmétique. Sacré HP ! Cependant, l’homme n’est pas fou, car là où on l’attendait le plus, c’est- à-dire sur le terrain judiciaire avec ses petits Ibos, l’intéressé y était aux abonnés absents, wané mutun, se contentant seulement d’une for- mule lapidaire digne d’un paysan qui ignore tout du fonctionnement de la Justice.

En déclarant qu’ ‘’aucun magistrat honnête et loyal ne pourrait remettre en cause la décision du Tribunal qui s’était déclaré incompétent’’, HP n’apportait rien de nouveau pour prouver son innocence dans cette pénible affaire de bébés importés. Il tire sim- plement argument d’un dilatoire d’exception d’incompétence comme si cette décision était rendue en dernier ressort ! C’est regrettable de la part d’un homme politique de son rang qui feint d’ignorer qu’une exception d’incompé- tence ne signifie point un acquittement ou une relaxation ! Dans ces conditions, si véritablement il se sentait tirer d’affaire, alors que fait-il encore en exil ?

Voilà les principaux points digne d’intérêts abordés par HP dans cette interview auxquels il nous avait semblé important de réagir pour rétablir la vérité, rien que la vérité et en conclure que, comme d’hab, cet énième entretien depuis son exil doré à Paris, n’a rien apporté de neuf dans sa situation. Et comme à l’accoutumée, c’est toujours la même rengaine qui suintait tout au long de cette interview : HP est tou- jours le bon samaritain et l’enfer c’est les autres pour parler comme Jean-Paul Sartre !

À propos de l'Auteur Zak (OPINIONS N° 261 DU 29 AVRIL 2015 )

MAHAMANE OUSMANE : Le SDF de la politique nigérienne !

05/05/2015

President Mahamane Ousmane de la CDS

Encore un camouflet de plus pour Mahamane Ousmane alias Nafarko 1er, dans ses ultimes tentatives de survie politique en voulant s’accrocher à des dilatoires judiciaires abu- sifs pour retarder son sort à la tête de la Convention Démocratique et Sociale (CDS/Rahama).

En effet, la Cour de Justice de la CEDEAO vient de débouter le demandeur Mahamane Ousmane qui, refusant de s’incliner devant les décisions de justice intervenues dans l’affaire CDS/Rahama, avait saisi cette juridiction communautaire de deux demandes : une demande relative à un sursis d’exécution de l’arrêt de la Cour de Cassation du Niger ayant invalidé le congrès CDS de Zinder et tous les actes subséquents ; une seconde demande visant l’annulation pure et simple du congrès de novembre 2014 organisé par le Bureau Politique dirigé par Abdou Labo.

Nous l’avions écrit à maintes reprises dans ces mêmes colonnes, la carrière politique de Mahamane Ousmane est semblable à une tragédie grecque où le héros a beau faire, il ne pourra jamais modifier ou échapper à son sort déjà scellé : inévitablement il ne pourra que mourir de sa belle mort ! A y regarder de près, le sort politique actuel de Mahamane Ousmane prend fatalement les allures d’une malédiction divine pour un personnage ayant occupé les plus hautes fonctions de son pays et qui se retrouve aujourd’hui en train d’errer comme une ombre de zombie sans se rendre compte que so avenir politique est déjà derrière lui !

La déchéance politique actuelle de Mahamane Ousmane entraîne aussi dans sa chute tout un pan de l’histoire politique contemporaine du Niger, car n’oublions pas que ce dernier avait été, quand même, le premier président démocratique- ment élu de notre pays depuis son accession à l’indépendance, il ya de cela 22 ans ! Nous avons regardé et scruté un peu partout à travers le monde pour voir si on pouvait trouver d’équivalent au destin politique actuel, en vain, nous n’y sommes jamais parvenu ! En réalité, la brutalité de la chute était tellement vertigineuse qu’il était difficile de ne pas le ressentir : de la présidence de la république à une situation de Sans Domicile Fixe (SDF) aujourd’hui !

Soyez-en rassurés, nous n’exagérons point lorsque nous comparons le sort actuel de Mahamane Ousmane à celui d’un clochard de la politique nigérienne. Comment alors expliquer, objectivement, une telle triste fin politique pour quelqu’un ayant été, pendant trois ans, président de la république et dix ans président de l’Assemblée Nationale ? Déjà au regard d’un tel parcours politique, on constate la pente descendante qui le caractérise, car la logique voudrait que l’on allât de la présidence de l’Assemblée à la magistrature suprême ! Mais Mahamane Ousmane s’en fout éperdument de la logique intrinsèque des choses, tout ce qui l’a jamais intéressé, c’était les avantages matériels et financiers qu’il pouvait tirer de ses situations politiques !

Le premier facteur explicatif de la déchéance politique de Mahamane Ousmane pourrait avoir une source sentimentale : la haine à l’état pur comme carburant ! A force de trop ruminer une haine morbide contre Issoufou Mahamadou, d’ailleurs à tort, Mahamane Ousmane aura fini par s’obscurcir tous ses horizons politiques, car la haine rend aveugle celui qui y est en proie. Il avait toujours pensé, dans son for intérieur, que son court mandat présidentiel était le seul fait du retrait du PNDS Tarrayya de l’Alliance des Forces du Changement (AFC) qui l’avait
porté au pouvoir 22 ans plus tôt, tout en refusant toujours de tirer lui- même toutes les conséquences qui découlaient de sa gestion chaotique de cette époque.

Issoufou Mahamadou n’était pas détenteur du pouvoir suprême pour donner ou retirer, à qui que ce soit, le pouvoir, mais c’était-là un attribut d’Allah le Tout-Puissant ! Vouant ainsi une haine viscérale au Président Issoufou, en dépit des rapprochements politiques entre les deux personnalités pendant le tazarché, Ousmane continuait à sourire le poignard en main ! Ainsi, pendant que Issoufou, après avoir vidé toutes les charges émotionnelles et autres sentiments de petits étages, avançait à grand pas vers la réalisation de ses ambitions politiques, Ousmane se consumait, à petit feu, dans une vaine attitude vindicative qui ne pouvait plus lui permettre de rebondir sur la scène politique nationale, et comble de ses malheurs, Dieu fera les choses de belle manière comme toujours : il ne sera même pas député aux dernières législatives !

Ses déboires politiques actuels découlent justement de son aveuglement politique en refusant de respecter une décision consensuelle du Bureau Politique de la CDS qui appelait ce parti à soutenir le candidat de la CFDR au second tour des présidentielles de 2011. Violant ouvertement ce pacte, Mahamane Ousmane venait de semer-là un des germes qui conduiront plus tard le parti dans une spirale négative, lorsque certains dirigeants du parti et non des moindres, comme Abdou Labo et ses camarades, avaient commencé à en avoir assez d’une telle versatilité préjudiciable aux intérêts du parti.

Jusque-là, Nafarko avait réussi à faire face à toute forme de rébellion au sein de l’appareil du parti : presque toujours les frondeurs choisissaient de quitter le parti au lieu d’y rester livrer combat. C’était déjà le cas de STJ, Hamid Algabit, Zilly, Cheiffou Amadou, Souley Abdoulaye et bien d’autres membres fondateurs de la CDS. Malgré la descente aux enfers électoraux du parti, en effet à chaque consultation le parti s’effilochait et perdait du poids, Mahamane Ousmane n’en avait cure, l’essentiel étant pour lui de devenir un ‘’ga ruwa’’ (porteur d’eau) dans la conquête du pouvoir suprême au Niger ! Mais hélas, cette fois-ci, ce joueur d’échecs n’avait pas mesuré toute l’intensité de la dynamique interne qui venait de se déclencher sous la houlette du Taureau du Gobir, Abdou Labo, qui, contrairement aux précédents frondeurs, décida de rester, quoiqu’il en soit, à l’intérieur de la CDS pour mener le combat de l’aggiornamento du parti.

Cette stratégie jusqu’auboutiste de rester au sein de la CDS pour affronter Ousmane avait permis à labo et ses camarades de remporter la mise face à un adversaire sans imagination qui n’avait pas encore compris que les choses étaient en train de bouger. L’obstination, l’opiniâtreté et le courage politique dont ont fait preuve Abdou Labo et ses camarades sont aujourd’hui couronnés de succès, car partout sur le terrain, la CDS est en train de renaître de ses cendres sous la conduite responsable d’Abdou Labo. Quant à Mahamane Ousmane, devenu aujourd’hui un simple SDF, il ne lui resterait qu’une seule alternative : ou créer une nouvelle formation politique, ce qui parait totalement improbable, car radin pour entretenir un parti ; ou bien alors, aller ‘’clandoter’’ chez Seini Oumarou, pour parler en termes estudiantins !

À propos de l'Auteur Zak (OPINIONS N° 261 DU 29 AVRIL 2015 )

Simple avis: Quand le Saman menace la liberte d’expression…

04/05/2015

Le Ministre de l’Interieur Hassoumi Massaoudou

En ce jour historique du 3 Mai dedie a la liberte de la presse, je viens de partager la video du ministre de l’interieur Mr Hassoumi Massaoudou, propos en cause dans la declaration du syndicat des magistrats du Niger (Saman). Un syndicat qui jouit de l’estime de tout citoyen progressiste et attaché aux valeurs et principes democratiques.

J’invite ceux qui n’ont pas ecoute cette interview de s’impregner de sa teneur en l’ecoutant, car on fait la science toujours avec les faits, dit-on.

En effet, en reecoutant Massaoudou je n’ai senti rien de scandaleux, rien d’apocaliptique dans ses propos. Et qui plus est, il a parle en tant que Secretaire general de son parti, le Pnds tarayya.

Sur la question du Mnsd, il a dit en substance ce qu’Il pense: il prend acte de la decision de justice tout en reaffirmant leur soutien a leurs amis politiques notamment Albade et compagnies. 

Sur l’affaire des bebes importes, Massaoudou dit que le juge s’est declare incompetent sans aller au fond du dossier. Et il a estime cela suspect de la part du magistrat. Peut etre en sait-il quelque chose en tant que premier des flics du pays. Autrement dit, le fait que le juge se declare incompetent n’entame en rien le fond du dossier, a en croire le ministre de l’interieur. Et il a dit ce que des citoyens nigeriens pensent et disent tout bas.

D’ailleurs ce debat est interessant, puisqu’il nous permet de dire aux magistrats egalement de revoir leur copie. En effet, mis a part l’aspect politique, dirait-on, du dossier des bebes importes, comment admettre dans un pays comme le Niger qu’on se cache derriere un juridisme pour hesiter de reprimer un crime inacceptable par l’esprit de notre peuple? Si Hama Amadou doit prouve son innocence que dire de ceux qui ont avoue leur forfait ou dont les preuves sont etablies que leur crime est constitue? Si la justice est rendue au nom du peuple nigerien, nul doute que notre peuple, notre religion, nos valeurs ne s’accomodent pas avec ces pratiques abominables.

Et l’autre interet de la plainte contre Massaoudou, c’est dire que s’il est etabli que le magistrat en charge du dossier a effectivement une relation pouvant l’empecher de dire le droit, il y a lieu de le savoir pour l’interet de notre peuple, de la justice tout court. Et on le sait, la loi donne la latitude au juge de se recuser pour etre quitte avec sa conscience lorsqu’il peut etre empeche d’etre objectif, a dire le droit. Ce debat doit etre fait au niveau des magistrats eux-memes car ils sont aussi faillibles et sensibles comme nous autres profanes du droit. Et je rappelle contrairement a ce que certains ont propage, Massaoudou n’a jamais dit dans cette interview ce que on l’a fait dire. C’est pourquoi d’ailleurs il faut ecouter et reecouter ses propos a la source meme.

En ce jour historique sur la liberte d’expression je me pose les questions suivantes:

1) le principe d’outrage a magistrat ou comme avant au chef de l’ Etat ne constitue- t-il pas une menace pour la liberte d’expression?

2) Dans sa declaration ou plainte le Saman poursuit en plus du ministre, le journaliste qui a interroge le ministre au lieu de la television employeuse du journaliste. Et le Saman precise bien que l’article a ete publie sur Actuniger. Nous rappelons ici la loi dit qu’il faut pousuivre d’abord l’organe de presse ensuite le ministre et le journaliste comme complices en cas de crime ou delit par voie de presse. Je me demande si le Saman ne risque t il pas de poser un acte liberticide? Du moins faire une application partielle de la loi.Et jusqu’au aujourd’hui aucune structure de defense de la liberte de la presse n’a ose attirer l’attention de l’opinion que le Saman est en passe de faire un usage abusif ou selectif de la loi. 


C’est aussi le role des journalistes d’etre vigilants sur ce detail car la liberte c’est une conquete, elle ne se donne pas, comme aime dire Sekou Toure. Ce n’est pas parce que c’est le Saman qu’on doit faire confiance absolue sans aucune verification. Non. Chers confreres. Le fact checking doit s ‘ appliquer a tous. C’est en cela que les medias contribueront a une gouvernance de qualite a tous les niveaux pour le bien du pays.

3) En democratie le debat d’idees n’est-ce pas un moyen reconnu aux citoyens et de surcroit des hommes politiques pour enrichir ou ameliorer la qualite d’une democratie? Lorsque les hommes politiques et les citoyens en general ne peuvent plus exprimer leurs opinions sur des questions d’actualite, cela ne constitue t il pas une regression democratque? 
Je crois humblement que le debat contradictoire est l’essence meme de la democratie. Il previent les conflits et il caracterise les societies modernes a la difference des societes traditionelles ou le plus fort ou quelques uns seulement sont libres.

4) Lorsque l’opposition politique avait attaquee dans son livre blanc la Cour Constitutionnelle, le silence du Saman ne donne t il pas l ‘ occasion au regime en place a redire. Je le dis parce que je crois savoir, que sans vouloir faire une dichotomie , entre outrager un magistrat a comparer avec la Cour Constitutionnelle, il y a de quoi s’inquieter sur l’attitude du Saman.

Il y a lieu en effet de denoncer ici ce manquement grave de ce syndicat quand on sait que jusqu’a preuve du contraire que la presidente de la Cour Constitutionnelle est egalement une magistrate.

En un mot, je profite de cette journée de la liberte de la presse pour interpeler : journalistes, Société civile et acteurs politiques sur le peril que pourrait constituer toute menace a la liberte d’expression. Il nous faut interroger de maniere critique les actes et attitudes des uns et des autres sans ceder a la peur ni a l’intimidation de qui que ce soit. C’est ainsi seulement que nous aurions contribue a l’emergence de cette presse dont il est question dans le message des Nations-Unies a savoir: « Un journalisme de qualite permet aux citoyens de prendre des decisions eclairees quant au developpement de la societe…. »

À propos de l'Auteur Elh Mahamadou Souleymane (FB Conftribution) Tamtam Info News

Niger: Boko Haram profite de l’évacuation des îles pour se ravitaille

04/05/2015

Au Niger, Boko Haram a profité de la mesure d’évacuation des habitants des îles du lac Tchad du 30 avril pour se ravitailler dans les villages abandonnés. Des milliers de villageois, qui ne bénéficient d’aucun soutien logistique et humanitaire gagnent les rives.  Une source militaire nigérienne promet des contre-offensives.

La mesure d’évacuation du jeudi 30 avril concerne 27 000 personnes selon le gouvernorat de Diffa. Elle a été prise suite aux lourdes pertes infligées par Boko Haram aux soldats nigériens sur l’île de Karamga, il y a huit jours. 74 soldats étaient tombés sous les balles des insurgés. Aucun dispositif n’a été adopté pour accompagner les cortèges d’habitants qui ont abandonné leurs biens dans des villages qui ne sont plus sécurisés. Les autorités locales ne le nient pas, elles promettent néanmoins des ravitaillements en nourriture pour les habitants une fois arrivés sur les berges du lac.

Sur le plan sécuritaire, « les insurgés islamistes profitent de la situation pour revenir sur ces îles, se ravitailler en vivres avant de brûler les boutiques dans les villages », s’est indigné le député d’opposition Issa Lamine, joint par RFI. De nombreuses lignes de ravitaillements de Boko Haram ont été coupées ces trois derniers mois, les obligeant à trouver de nouvelles ressources.

Une source militaire nigérienne fiable a confirmé que des éléments de Boko Haram avaient gagné l’île de Gadira pour y incendier des villages il y a un peu plus de quarante-huit heures. « Ces îles vont devenir une zone de guerre, nous allons les traiter comme des cibles », a précisé cette source qui ignore si l’armée tchadienne sera associée à cette contre-offensive. Ces opérations seront sans doute menées par les militaires nigériens embarqués dans des pirogues à moteur avec un appui aérien.

Les populations doivent s’en aller d’accord, mais comment ? Leurs biens ne sont pas sécurisés, ils ne peuvent rien transporter parce qu’il n’y a pas de moyen de transport. C’est à pied aujourd’hui dans la panique générale que des gens avec des femmes, des enfants sont en train de partir. C’est une population très nombreuse qui est installée depuis des années. C’est des milliers, des milliers de personnes. On ne peut pas les faire évacuer avec un communiqué comme ça. Les militaires l’ont quitté et les populations avec eux en laissant tout derrière eux : des boutiques, des maisons… Les gens de Boko Haram sont venus brûler les villages après. Pour l’instant il n’y a que l’île de Gadira qui a été brûlée parce qu’elle a été vidée. Il n’y a personne là-bas. Il n’y a ni les populations, ni les militaires. Ils ont seulement laissé les biens là-bas : les boutiques, les habitations et les biens des populations. Ca permet aux gens de Boko Haram de trouver des moyens pour s’approvisionner parce qu’ils vont trouver tout sur place, tout ce qu’ils veulent. À propos de l'Auteur Source: RFI

HAMA AMADOU : LES AGIOTAGES D’UN OUTSIDER

04/05/2015

President du FA-Lumana Hama Amadou

« Si ce n’est pas La Lettre du Continent, ce serait Mondafrique »,  disait un confrère parlant de la préférence médiatique hexagonale de l’ex PAN qui court  toujours en fuyant la justice de son pays. En effet, après un répit qui n’a que trop duré, Hama Amadou vient d’accorder une interview à Mondafrique. Le jour choisi ? La journée nationale de la Concorde. L’objectif de l’interview : faire du chahut en prélude au procès en appel de l’affaire dite des bébés importés qui le concerne et qui constitue la raison de sa fuite du pays qu’il prétend diriger au sommet.

Apres avoir publié  in extenso son entretien amical avec Mondafrique, nous tenterons ici de mettre en évidence comment le problème de Hama Amadou se réduit a un problème d’ego : une mauvaise habitude.  On le sait, il est difficile de faire bonne équipe avec les gens qui ont une mauvaise habitude. Le président Thomas Jefferson a fait observer: « Rien ne peut arrêter l’homme qui a une bonne  attitude mentale d’atteindre son objectif; absolument rien sur terre ne peut aider celui qui a une mauvaise attitude mentale. » A notre humble avis l’élément le plus déterminant dans la débâcle du MNSD c’est sans contredit la mauvaise attitude de Hama Amadou lorsqu’il était PM sous Tandja. Le tazarce n’était qu’un épiphénomène,  la conséquence de ce comportement d’un leader qui ne sait pas faire équipe.

L’actuel secrétaire général de Fa Lumana l’a rappelé de manière éloquente dans une émission télévisée. Au lieu de travailler avec l’esprit d’équipe, Hama ne pensait déjà qu’a son agenda personnel au détriment de la cause commune. Et le Mnsd et le Lumana continuent aujourd’hui encore à payer les pots cassés comme résultat de la démesure du tout puissant PM d’alors.

Il s’est passé également la même chose avec Issoufou. Hama Amadou étant allié principal, il forçait la main a Issoufou sans vergogne en prouvant au PR de proche en proche que sa boulimie ne peut être satisfaite que par le fauteuil présidentiel. Il a d’abord instrumentalisé l’Assemblée nationale pour régler ses contentieux avec la justice : affaire fonds d’aide a la presse, affaire Moussa Keita pour ne citer que celles-là. Et on le voit,  ici également son attitude a fait échouer l’équipe en place, l’alliance pnds/lumana s’entend. John C. Maxwell, expert en développement personnel décrit les gens a mauvaise attitude mentale comme Hama Amadou en termes de maladie du moi : « Ils croient en leur propre importance d’une façon incommensurable, tous leurs actes crient virtuellement: « Je suis le meilleur. »  Et d’ajouter que cette maladie a toujours les mêmes résultats inévitables: « La défaite de nous tous. »

Aujourd’hui le regroupement politique ARDR risque à coup sur d’être victime de cette pathologie intrinsèque à Hama Amadou. Déjà les nigériens se posent pas mal de questions quant a la cohérence interne de cette alliance déjà éprouvée dans sa version ARN par le même Hama Amadou qui a trahi honteusement Seini Omarou et Mahamane Ousmane pour aller faire son petit jeu a Issoufou. D’ailleurs en fuyant les risques de l’opposition pour revenir gagner les élections comme il le prétend,  n’est-ce pas déjà sonner le glas d’un problème certain de leadership au sein de cette opposition ?

Voici ce qu’il a confié à ses amis de Mondafrique : « Je serai candidat. Et il y aura nécessairement une alternance. Si je ne l’emporte pas, ce sera l’un de mes alliés dans l’opposition. C’est arithmétique. Le PNDS, est minoritaire dans le pays où il n’est fort que dans la région de Tahoua, dans le centre ­ouest du pays. En face, les trois partis d’opposition (MNSD, CDS, Moden Fa Lumana Africa) représentent environ 75% de l’électorat nigérien et contrôlent l’extrême ouest, le centre, et les villes de Zinder et Maradi à l’est qui à elles seules représentent la moitié de l’électorat en terme de population. De surcroît, depuis la période de la démocratisation et l’instauration du multipartisme en 1991, le Niger a toujours été gouverné par une coalition. Issoufou cherche à perturber les états majors des partis d’opposition en débauchant certains de ses membres. Mais il ne peut changer les fidélités électorales ».

Quelle prétention ! C’est à la limite de la provocation. Nous demandons a nos compatriotes d’ignorer cette manipulation car réduire l’électorat de Issoufou aujourd’hui a son Tahoua natal n’est que purement et simplement de la méprise. Même si l’opposition prétend que le PR n’a rien fait, pour les nigériens réalistes,  son bilan est exaltant a beaucoup d’égards. Ceux qui suivent les dynamiques politiques et sociales savent que le Niger comme tout autre pays au monde ne saurait être statique. L’histoire est dynamique. Et comme dirait l’autre « A temps nouveaux, attitudes nouvelles ».

Le Mnsd, le Cds et le Lumana ne sont plus les mêmes et cette nouvelle donne réservera des surprises certaines aux partisans de la danse sur place. Ceux qui voudraient instrumentaliser l’électorat se délectant d’une arithmétique qui serait figée a jamais comme une pièce de musée avec pour finalité le blocage du pays.

A propos des personnes a problème d’ego,  de caractère comme le fugitif voici l’enseignement de l’expert John Maxwell : « Les bonnes attitudes d’une équipe ne garantissent pas son succès, mais les mauvaises attitudes garantissent sa ruine ». Et de préciser : « Quiconque a essayé de diriger des personnes qui ont des mauvaises attitudes sait les frustrations que cela peut occasionner ».

Hama Amadou, hors du champ de course, en super outsider comme disent les joueurs du pari mutuel urbain (PMU)  a dit que « Issoufou n’a ni bilan ni avenir » dans l’interview sans le prouver. Une affirmation gratuite. Entre lui qui est hors jeu, outsider et Issoufou,  franchement,  il y a lieu de se demander lequel n’a pas d’avenir ? Il est certes permis de rêver. Mais Machiavel nous conseille de suivre la vérité effective de la chose politique plutôt que l’imagination de celle-ci.

Pour  l’histoire voici les propos de Hama Amadou faisant l’apologie  de Issoufou d’un ton flatteur dont seul les griots ont le secret a l’occasion des vœux du nouvel an 2012 : « ll faut en effet, démontrer à ceux qui, parce qu’ils souffrent d’un grave déficit d’ambition pour le pays, pensent que votre programme est irréaliste. Il faut leur montrer qu’une volonté politique ferme, adossée à une détermination têtue, conduisant une action continue, réfléchie parfaitement maîtrisée, et orientée dans l’axe de l’intérêt général, rend possibles tous les rêves. Si ce n’est de l’intolérance politique, comment peut-on considérer que vouloir investir massivement pour améliorer le sort d’un peuple, est irréaliste ? Comment trouver autant d’argent, disent-ils, à notre époque troublée par la crise financière ? Mais nous leur répondons simplement : en le cherchant là où il se trouve, car il existe pour les pays que n’obèrent pas les dettes, et en restant constamment sérieux et crédible… »

Et d’ajouter: « En vérité, Monsieur le Président, ce sont là des propos, que seuls le subjectivisme partisan et un esprit d’adversité fébrile, peuvent tenir. Soyez ambitieux s’il le faut ; soyez irréaliste au besoin aujourd’hui, pour devenir demain, l’homme qui a osé, et qui ainsi faisant, a réalisé l’impossible pour son pays. Les générations futures vous en sauront gré, et la démocratie nigérienne aussi ». Sans commentaire.

À propos de l'Auteur Oumou Gado (Inter Niger) Tamtam Info News

Niger/USA/Santé: La diaspora se mobilise contre la méningite

04/05/2015

IMAGE D’ILLUSTRATION

La communauté nigérienne aux Etats-Unis regroupée au sein du Conseil des Nigériens aux USA (CONUSA) a organisé Vendredi dernier à Niamey une séance de vaccination pour épauler les efforts du gouvernement dans la lutte contre l’épidémie de méningite.Selon le président du CONUSA, M. Saley Tahirou dit Pelé, 500 vaccins d’une valeur de 6000 dollars (environ 3 millions FCFA) ont été administrés aux habitants au quartier Aéroport, un quartier populaire situé à la périphérie de Niamey.

Le CONUSA et ses partenaires comptent organiser d’autres séances de vaccinations et acheminer à Niamey des antibiotiques pour aider les personnes déjà atteintes de la maladie selon M. Tahirou.

«L’opération a été une réussite même pas par le décor mais par le fait que les enfants vaccinés sont vraiment nécessiteux car leur parents n’ont aucun moyen de les vacciner» a confirmé sur place à Niamey le représentant de la diaspora nigérienne aux Etats-Unis M. Elhadji Mai Boukar.

Un de nos compatriotes résident dans l’etat de New-York, M. Zoubeir Mahamane Dansounssou a eu fin Avril, l’ingénieuse idée de lancer  en collaboration avec le CONUSA  une collecte de fonds destinée à mobiliser des ressources pour appuyer les efforts du gouvernement nigérien en vue d’enrayer l’épidémie méningite qui sévit depuis plusieurs semaines à Niamey et dans d’autres localités du pays. Cette opération qui constitue un véritable succès continue de mobiliser la diaspora nigérienne aux Etats-Unis, en Europe, à travers le monde et beaucoup d’amis du Niger touches par la situation des enfants nigériens.

91 personnes rappelle-t-on, ont succombé à la maladie sur 1.243 cas enregistrés à la date du 24 avril 2015 a récemment déclaré le ministre de la Sante Publique M. Mano Aghaly lors d’une interpellation a l’Assemblée Nationale. Au même moment, le prix de vaccin a presque doublé, passant 55.000 à 112.000 FCFA les dix (10) doses.

Face à cette  situation, le gouvernement nigérien a ordonné la vaccination dans les aires de santé des districts en épidémie, procédé à un renforcement des stocks de sécurité de médicaments et vaccins au niveau central, ouvert des centres de prise en charge des cas et  renforcé les capacités du service des maladies infectieuses de l’Hôpital National de Niamey.

À propos de l'Auteur Source: Kakakiniger.net / Tamtaminfo News

VISITE D’OUSMANE CHEZ BUHARI Deux conceptions du pouvoir, deux destins différents

04/05/2015

Depuis l’annonce de la visite improvisée de l’ancien président de la République, ancien président de l’Assemblée nationale et actuel SDF du paysage politique nigérien, Mahamane Ousmane, chez le futur président nigérian, Muhammadu Buhari, le reliquat de partisans de Mahamane Ousmane se frotte les mains. En effet, ces naïfs estiment que ce bref entretien qu’a bien voulu lui accorder le nouvel homme fort du Nigéria va constituer une ouverture pour sortir leur leader de la morosité politique dans laquelle il évolue depuis plusieurs années.

Une autre idée avancée est qu’il pense que Buhari peut faire quel- que chose dans la triste affaire, interne à son parti, qu’il a voulu exporter à la Cour de la CEDEAO. Que les uns et les autres se dé- trompent, la semaine dernière, cette Cour a débouté Ousmane. L’on peut se demander que cherche ‘‘Dan Ousmane’’, le surnom que lui collent ses partisans, à travers cette visite à Buhari ? C’est simple, le désormais ancien président de la CDS-Rahama tente en réalité de court-circuiter ses alliés de l’Alliance pour la Réconciliation, la Démocratie et la République (ARDR). En se rendant seul à Daoura (ville natale de M. Buhari), sans Seini Oumarou ni Hama Amadou alias HP (Honorable Parisien), Ousmane essaye de s’imposer comme interlocuteur privilégié de l’opposition nigérienne auprès de la nouvelle administration nigériane, un opportunisme, un sens des affaires au propre comme au figuré dont lui seul a le secret.

C’est le genre de visite que les Hausa appellent «Gaisuwa rasuwa da rokon inrin wake». Autrement dit profiter lâchement d’une certaine situation. Malheureusement, tout ou presque oppose le général Buhari au président Ousmane, deux personnalités diamétralement opposées. L’un, le Général Buhari avait dirigé le Nigeria d’une main de fer donnant l’image d’un vrai chef d’Etat à l’époque. L’autre, Mahamane Ousmane avait fait du «laisse-guidon» à la tête du pays ne laissant pour la postérité rien de concret : il avait dirigé le pays pendant trois ans, les Nigériens ne mettront même pas une journée pour l’oublier définitivement en le jetant des les poubelles de l’histoire.

Jamais fonction présidentielle n’avait été aussi banalisée au Niger et à travers le monde qu’avec Ousmane. L’un, Buhari a unifié son parti pour gagner la confiance de l’ensemble du peuple nigérian pour revenir démocratiquement au pouvoir, tandis que Mahamane Ousmane prenait une cinglante gifle de 8% aux dernières élections générales ! Comble de l’ironie, pendant que Mahamane Ousmane, déçu et amer comme la chloroquine, faisait tout pour déchirer la CDS, Buhari lui, pendant ce temps, se réconciliait avec même ceux qui l’avaient écarté du pouvoir par un coup d’Etat ! En effet, de la vingtaine de députés qu’il avait aux premières heures démocratiques de notre pays, l’ancien président de la République ne compte que … 03 députés à l’Assemblée nationale actuelle ! Etrange et triste destin qu’est celui de ‘‘ Dan Ousmane’’ !

Par ailleurs, tous ses anciens camarades du parti ont fini, un à un, par quitter la CDS Rahama  tête de laquelle il s’obstine à rester  soit pour créer leurs propres formations politiques, soit pour se retirer de la scène politique. Enfin l’un, le General Muhammad Buhari s’est courageusement battu dans l’opposition pendant des années sans jamais fléchir, se compromettre ou renoncer à ses principes, l’autre Mahamane Ousmane est partisan du moindre sacrifice, champion des voltefaces vertigineuses et business man averti au sommet de l’Etat. C’est un «balseur» tout fait comme on aime à le dire à Niamey. Autant les Nigérians avaient massivement voté pour Buhari, lui donnant une nouvelle chance de gouverner leur pays, autant les Nigériens ont vomis Ousmane et ne sont pas du tout prêts à voter en masse pour ce dernier et le ramener à la tête du pays, car ‘‘Nafarko’’, c’est son autre surnom, n’est pas porteur d’espoir.

Il est un anti modèle. Il n’incarne pas les valeurs d’un leader. Pour dire les choses terre à terre, disons que ‘‘Dan Ousmane’’ ne fait plus rêver personne. Bref, entre le General Muhammad Buhari et l’ancien président Mahamane Ousmane, c’est comme le jour et la nuit, des années-lumière les séparent: deux mondes différents, deux conceptions différentes du pouvoir, bref deux destins différents. Pour mettre en exergue l’opportunisme de celui qu’un journaliste de la place a sur- nommé ‘‘Nafarko 1er‘’, les Nigériens ont en mémoire sa fuite de la capitale pour ne pas participer à l’investiture du président Issoufou tant l’homme est rancunier et jaloux devant l’éternel ! En effet, comment expliquez-vous son deux poids, deux mesures : ne pas assister à l’investiture de son président et aller saluer un président d’un autre pays qui n’est même pas investi ?

Il faut être ‘‘Nafarko’’ pour penser que les Nigériens sont amnésiques et naïfs que sa portion de fidèles. Enfin, une anecdote (qui ne va certainement pas surprendre les auditeurs de BBC Hausa) pour finir cette comparaison. Il y a quelques mois, lors de l’investiture du General Buhari comme candidat du «All People Congress» (APC) aux présidentielles nigérianes, un journaliste de la BBC avait demandé à une personnalité de l’APC pourquoi Buhari portera-t-il encore les couleurs du parti et de l’ensemble de l’opposition nigériane alors même qu’il avait
échoué à plusieurs reprises par le passé ? La réponse, pleine de con- viction, de cette personnalité était simple et claire comme de l’eau de source :

«Voyez vous monsieur le journaliste, combien de fois l’actuel président du Niger M. Mahamadou Issoufou s’était-il présenté aux présidentielles de son pays ? Où est-il maintenant ? N’est-ce pas lui le président actuel du Niger ?». C’est que dans l’esprit de Buhari, Issoufou est un modèle. C’est dire que Issoufou est plus proche des valeurs de Buhari que Ousmane, même si ce dernier s’est précipité pour aller lui lécher les bottes. Un fait curieux ? A l’occasion de cette visite, on a vu sur une photo de Buhari, Ousmane et Doudou Rahama où ce dernier souriait comme si on lui annonçait qu’il était admis au paradis ! Nous comprenons enfin que notre opposition ARDR se cherche et …. vit déjà cette situation comme un drame. Alors que cela ne fait que quatre ans seulement. En enten- dant, considérons cette visite de ‘‘Dan Ousmane’’ à Buhari comme de l’opportunisme ontologique.

À propos de l'Auteur Diallo Mahamadou (OPINIONS N° 261 DU 29 AVRIL 2015 )

Message de félicitations du Président Issoufou Mahamadou au Président Faure Essozimna GNASSINGBE, suite à sa réélection à la magistrature suprême du Togo

04/05/2015

SE Issoufou Mahamadou President de la Republique

Monsieur le Président et Cher Frère,

La Commission Electorale Nationale Indépendante togolaise vient de proclamer les résultats de l’élection présidentielle du 25 avril 2015, qui confirment votre réélection en qualité de Président de la République du Togo.

Je voudrais, à cette occasion, vous présenter mes plus vives félicitations ainsi que celles de l’ensemble du peuple nigérien au peuple frère du Togo et à toutes les forces vives de votre pays, qui ont su faire de cette consultation une compétition paisible, juste et crédible. Incontestablement, ce succès confirme aussi l’adhésion des togolaises et des togolais à votre engagement dans l’unité et le progrès de votre pays.

Le bon déroulement de l’élection présidentielle au Togo conforte si heureusement les efforts communs que nous déployons tant au niveau national qu’à celui de nos institutions communautaires pour la consolidation de la paix, de la démocratie et la promotion du développement économique et social de nos pays.

En vous renouvelant mes félicitations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président et Cher Frère, l’assurance de ma très haute considération.

À propos de l'Auteur Source: President de la Republique

 

PLAINTE DU SAMAN : De qui se moque-t-on ?

04/05/2015

Point de presse du SAMAN

Nous allons commencer par vous narrer une petite anecdote symptomatique de l’abus d’autorité de certains de nos magistrats. L’histoire se passait au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) où, au cours d’échanges entre membres, une vive altercation avait opposé deux membres de cette institution.

Il se trouvait que l’un des protagonistes était un magistrat de carrière et l’autre un représentant d’une formation politique. Alors, fou de rage, le magistrat décida de mettre en garde-à-vue son protagoniste sous le fallacieux prétexte d’outrage à magistrat ! N’eût été la levée de boucliers des autres membres de la CENI qui étaient allés signifier au Président de cette institution, lui-même magistrat de formation, que cette altercation ne pouvait être assimilée à un outrage à magistrat, le délégué en question aurait certainement dormi à la Prison Civile de Niamey !

Voilà chers lec- teurs, un cas symptomatique d’abus d’autorité dont se rendent souvent coupables certains magistrats de notre pays. Vous l’aurez sans doute remarqué, contre toute surprise, le Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN) avait rendu publique, la semaine dernière, une déclaration dans laquelle il disait porter plainte, après l’avoir copieusement insulté en le traitant de délinquant, contre le Ministre de l’Intérieur, Hassoumi Massaoudou, pour jet de discrédit sur une décision de justice. Toujours dans cette déclaration, le SAMAN ‘’demande au Président de la République de mettre le sieur Massaoudou à la disposition de la justice’’.

Rien que ça ! On est où là ? A ce que nous sachions, le SAMAN n’est qu’un syndicat comme tous les autres : sa vocation est la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres, comme n’importe quel autre syndicat. Point. Rien de plus. Le SAMAN n’est point le gardien des décisions de justice rendues au Niger. Cette attribution incombe au Ministère Public qui ne l’a jamais déléguée à un syndicat fut-il le SAMAN ! Alors, sur quoi de légal le SAMAN se fonde-t-il pour porter plainte contre quelqu’un pour un jet de discrédit sur une décision de justice ? Au nom de qui et en vertu de quoi se croit-il plus autorisé qu’un autre citoyen de faire des réflexions sur une décision de justice ? Où étaient nos braves pères-fouettards quand hier, hier seulement l’ARDR sortait un Livre Blanc où il jetait l’anathème sur la CC, et la badigeonnait de boue ?

Tout au plus, comme toute association, le SAMAN dispose d’une qualité d’agir en justice pour ses membres dans la sauvegarde de leurs intérêts, mais pas plus. Pire, lorsqu’il traite le Ministre de l’intérieur de ‘’délinquant’’, lui-même le SAMAN n’a-t-il pas franchi le rubicond de l’obligation de réserve et de bonne courtoisie qui incombe à chacun de ses membres en tant que magistrats ? Décidemment comme le disait si justement Voltaire, le plus grand esprit des lumières : ‘’ De certains magistrats, on ne salue que la toge’’ ! A méditer

À propos de l'Auteur Source: OPINIONS N° 261 DU 29 AVRIL 2015

Le Président de la République a reçu samedi le Ministre malien des Affaires Etrangères

03/05/2015

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a reçu samedi, 2 mai 2015, le ministre malien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale M. Abdoulaye Diop.

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou,  a reçu samedi, 2 mai 2015, le ministre malien des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale M. Abdoulaye Diop. Le Ministre malien a indiqué à la presse, à l’issue de l’audience, qu’il était porteur d’un « message de fraternité et d’amitié » de SEM Ibrahim Boubacar Keita à son frère le Président du Niger SEM Issoufou Mahamadou.

Ce message s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les deux Chefs d’Etat sur les questions de relations bilatérales entre le Niger et le Mali, de coopération, de sécurité au plan sous régional et de sécurité dans le nord du Mali, a dit M. Diop. Le ministre malien a présenté  les condoléances de son pays au Président Issoufou Mahamadou, au Gouvernement et au peuple du Niger suite à  « la perte de dizaines de nos frères et sœurs nigériens lors de l’attaque barbare et criminelle de Boko Haram qui est là encore pour rappeler toute la solidarité de nos pays dans le cadre des menaces terroristes et criminelles.»

Ce message s’inscrit aussi dans le cadre du processus de paix au Mali qui a enregistré des avancées significatives au cours des derniers mois, a précisé le ministre malien. Un accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été paraphé à Alger le 1er mars dernier et sera signé à Bamako le 15 mai prochain, a-t-il souligné. « Nous avons aussi été chargés de venir porter cette information au Président Issoufou Mahamadou»,  demander « son soutien et son encouragement » dans ce processus dont  le Niger fait partie de l’équipe de médiation, a-t-il affirmé.

« Le Niger, le Gouvernement et le peuple de ce pays se sont toujours tenus aux côtés du Mali et nous souhaitons pouvoir bénéficier encore d’un accompagnement fort du Niger dans le cadre de ses efforts de sécurisation au plan régional mais surtout d’accompagnement du processus de paix», a poursuivi M. Diop. « Je pars très réconforté, encouragé par tout ce que j’ai entendu de la part du Président, qui n’est pas une surprise pour nous, qui est juste une indication de la qualité des relations fortes qui existent non seulement entre nos deux Chefs d’Etat, mais aussi entre nos deux peuples », a-t-il conclu.

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Face à Boko Haram, le Niger évacue les îles sur le Lac Tchad

03/05/2015

Sur les berges du Lac Tchad, côté tchadien, le 6 avril dernier. Le climat d’insécurité provoqué par Boko Haram provoquent de vastes déplacements de populations dans cette région.
AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES

Depuis jeudi, les autorités nigériennes demandent aux habitants des îles du Lac Tchad d’évacuer leurs villages. Ces îles sont devenues des zones de replis pour Boko Haram, qui n’hésite pas à cibler les populations civiles. Le Niger espère également que l’évacuation des civils facilitera les opérations militaires.

Le gouverneur de Diffa, dans le sud du Niger, a fait l’annonce via un communiqué, lu à la radio, jeudi. Il demande aux habitants vivant dans les villages des îles sur le Lac Tchad d’évacuer et de rejoindre la terre ferme. On ne connaît pas exactement le nombre de personnes concernées par les mesures d’évacuation sur ces îles, situées sur un lac au croisement du Niger, du Nigeria, du Cameroun et du Tchad.

L’évacuation a démarré

Selon les autorités, la mesure touche soixante-quatorze îles et cent seize villages qui appartiennent au territoire nigérien. L’évacuation des populations civiles de la zone a commencé vendredi matin. Le gouvernorat de Diffa espère la voir achevée lundi, au plus tard. Niamey espère ainsi isoler les jihadistes et avoir les mains libres pour mener de nouvelles offensives.

Repoussés par l’armée, Boko Haram s’est replié dans cette vaste étendue d’eau, enclavée et difficile d’accès. Depuis, ses combattants sont infiltrés parmi la population et tentent de mener des actions de guérilla. Samedi 25 avril, un assaut de Boko Haram sur l’île Karamgas’est soldé par la mort d’au moins 46 soldats nigériens. Trente-deux autres sont portés disparus et 28 civils ont été assassinés.

Entre représailles jihadistes, villages brûlés et dommages collatéraux, les combats pour déloger les islamistes sont de plus en plus meurtriers pour les civils, dont la présence gêne les manœuvres de l’armée nigérienne.

Les civils fuient devant Boko Haram

« Historiquement ce sont surtout des îles où les personnes qui y habitaient y allaient de façon saisonnière, notamment pour la pêche », explique Oumarou Daddy, porte-parole du CICR au Niger, qui a conduit de nombreuses opérations humanitaires sur ces îles avant d’interrompre son action en novembre 2014, en raison des contraintes pour la sécurité des humanitaires. De puis le début du conflit dans le nord-est du Nigeria, le CICR a observé un afflux de déplacés vers ces îles, où des villages de déplacés se sont peu à peu constitués.

Le CICR a aussi constaté des déplacements de ces populations vers les côtes du Lac Tchad, côté Nigérien, à la suite des attaques de Bosso, le 6 février dernier. « Lorsque nous avons assisté les populations déplacées à Guindimi – c’est la bourgade la plus proche de ces îles – parmi ces populations, nous nous sommes rendu compte qu’au moins un tiers provenaient des îles », explique Oumarou Daddy.

Pour le porte-parole du CICR, les populations qui fuyaient Boko Haram ont « amorcé ces déplacements de façon préventive, mais aussi de façon objective, parce que les conditions sécuritaires étaient dégradées ». Outre les incidents sur les îles, le CICR évoque en effet « des infiltrations qui venaient de la frontière » qui, même si elles constituent « des actes assez isolés, mis ensemble, montrait bien une détérioration de la sécurité pour les populations ».

À propos de l'Auteur Source: RFI