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COMMUNIQUE CONJOINT A L’ISSUE DE LA VISITE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR IBRAHIM BOUBACAR KEITA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU MALI

03/09/2015

Lors de la lecture du communiqué final

A l’invitation de Son Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République du Mali, Chef de l’Etat, a effectué une visite d’amitié et de travail au Niger du 1er au 3 septembre 2015.

2. Lors de cette visite, les deux Chefs d’Etat ont eu des entretiens en tête-à-tête suivis d’une séance de travail élargie aux délégations qui les accompagnent.

 

3.Cette séance de travail a porté sur un examen approfondi des relations bilatérales et un échange de vues sur les sujets africains et internationaux.

4.Sur le plan bilatéral, les deux Présidents se sont félicités de ce que les excellentes relations qui existent entre les deux pays ont toujours été empreintes de fraternité, d’amitié et de solidarité. Ils ont réaffirmé leur volonté de tout mettre en œuvre pour les renforcer et les développer davantage. A cet égard, ils ont instruit leurs deux Ministres chargés des Affaires Etrangères de convoquer, avant la fin de l’année 2015, la 8ème Session de la Commission Mixte Nigéro-malienne de Coopération.

5.Le Président de la République du Mali a pris bonne note et s’est réjoui de la décision d’ouverture prochaine d’une Ambassade du Niger à Bamako et de la nomination de l’Ambassadeur avant la fin de l’année 2015.

6.Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République du Mali, a adressé à Son Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger, ses sincères remerciements pour sa participation remarquable au 17ème Sommet du CILSS tenu à Bamako, le 15 avril 2015 ainsi qu’à la cérémonie de signature, le 15 mai 2015 à Bamako, de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.

7.Les deux Présidents se sont également réjouis des efforts déployés par la Communauté Internationale, en particulier du rôle joué par la République Algérienne Démocratique et Populaire, Chef de file de la médiation internationale, efforts ayant abouti à la signature de l’Accord susmentionné.

8.Ils ont exprimé leurs vives préoccupations et condamné le regain de violence dans le nord du Mali, marqué par les attentats terroristes et la reprise des hostilités par certains groupes armés signataires de l’Accord de paix, situation ayant fait de nouvelles victimes.

9.Ils ont, par la même occasion, salué les efforts de la Communauté Internationale ainsi que le Gouvernement du Mali pour leur engagement constant dans la recherche de la paix à travers la mise en œuvre intégrale et effective de l’Accord de paix.

10.Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA a rendu un vibrant hommage à son frère et ami, Son
Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU pour son engagement personnel et celui du Gouvernement et peuple nigériens en faveur de la paix au Mali et dans la sous-région. Il a également rendu un hommage posthume aux vaillants soldats nigériens tombés sur le champ d’honneur pour la cause du Mali.

11.Au plan sous-régional, les deux Chefs d’Etat ont condamné avec la dernière énergie la recrudescence d’actes terroristes dans la région Sahélo-saharienne perpétrés par les organisations terroristes comme Boko Haram, Aqmi, Ançardine et Daesch, actes de nature à inhiber son développement économique et social.

12.Les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation face à la dégradation de la situation politique et sécuritaire en Libye, et réaffirmé leur volonté de conjuguer leurs efforts en vue d’aider le peuple frère libyen à œuvrer en faveur de la paix, de la réconciliation nationale et de l’unité du pays, condition sine qua non pour la stabilité de la sous-région sahélo-saharienne.

13.Les deux dirigeants ont renouvelé leur engagement à combattre, sous toutes ses formes, le terrorisme dans notre espace commun. Ils se sont félicités de la mise en place de la Force Mixte Multinationale par les Etats Membres de la Commission du Bassin du Lac Tchad et le Bénin pour mettre définitivement le groupe terroriste BokoHaram hors d’état de nuire. Tout en appréciant le rôle important que joue la Communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, les deux Chefs d’Etat ont de nouveau, appelé les partenaires à concrétiser rapidement leurs promesses de soutien à la Force Mixte Multinationale.

14.Les Présidents Issoufou MAHAMADOU et Ibrahim Boubacar KEITA, ont, après avoir salué la création du G5 du Sahel, réitéré leur appel à l’Union Africaine pour l’opérationnalisation de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (AAPS) et à l’Organisation des Nations Unies pour la mise en œuvre effective de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel.

15.S’agissant des questions de migrations, les deux Présidents ont déploré les drames récurrents ayant occasionné des milliers de pertes en vies humaines.

Ils ont appelé la communauté internationale à chercher une solution durable à cette catastrophe humanitaire.
Cette solution passe notamment par un accroissement conséquent de l’aide publique au développement favorisant les conditions susceptibles de retenir et de fixer les candidats à l’émigration dans leur pays.

16.Examinant la situation économique de la sous-région et du continent, les Présidents malien et nigérien ont réaffirmé leur volonté à œuvrer pour la réalisation de l’Intégration Africaine, conformément aux dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’Union Africaine des Traités de la CEDEAO et de l’UEMOA.

17.Evoquant la situation au Moyen Orient, les deux Chefs d’Etat ont appelé à la poursuite du dialogue, notamment dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, en vue de l’avènement d’une paix juste et durable au Moyen Orient. Ils ont exhorté le Secrétaire Général des Nations Unies à poursuivre ses efforts et initiatives à cette fin.

18.Ils ont exhorté les partenaires au développement à honorer les engagements qu’ils ont pris à travers le Programme d’Action d’Addis-Abeba adopté par la 3è Conférence des Nations Unies sur le financement du développement et entériné par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 27 juillet 2015.

19.Ils ont également émis le vœu de voir le Sommet de New York sur le Programme de Développement pour l’après-2015 et la Conférence Internationale de Paris sur le Climat (COP21) couronnés de succès.

20.Au terme de sa visite, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA, Président de la République du Mali, Chef de l’Etat, a adressé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger, au Gouvernement et au Peuple Nigériens pour l’accueil particulièrement chaleureux et fraternel qui lui a été réservé ainsi qu’à la délégation qui l’accompagne. Il a adressé à son homologue nigérien, une invitation à effectuer une visite officielle en République du Mali. L’invitation a été acceptée avec plaisir et la date sera fixée par voie diplomatique.

Niamey, le 2 septembre 2015 À propos de l'Auteur Source: ONEP

Visite du président de la CENI au magasin de l’OPVN et au Centre National de Traitement (CNT) des données : S’assurer des conditions d’entreposage du matériel électoral non périssable

03/09/2015

Le président de la CENI inspectant le matériel électoral entreposé dans les magasins de l’OPVN

Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Boubé Ibrahim a effectué, hier matin, une visite au magasin de l’Office National des Produits Vivriers du Niger (OPVN) où est entreposé le matériel électoral non périssable notamment les urnes et au Centre National de Traitement des données pour s’assurer des conditions dans lesquelles est entreposé le matériel électoral non périssable.

Il est accompagné dans ce déplacement par la représentante adjointe du PNUD, le coordonnateur du Comité National Chargé du Fichier Electoral Biométrique (CFEB), M. Oumarou Mallam et les membres du bureau de la CENI.
La première étape de la visite a été consacrée au magasin de l’Office National des Produits Vivriers du Niger où, le responsable de la sous commission logistique de la CENI a donné des explications sur l’état et les conditions d’entreposage du matériel électoral non périssable. La délégation s’est rendue au Centre National de Traitement des listes, situé au quartier Kalley Est. Ici, quelque 400 agents de saisie y travaillent. La délégation de la CENI a visité le centre de documentation et de vérification des listes ainsi que les salles de saisie. A la fin de la visite, le président de la CENI et celui du CEFEB ont conjointement tenu un point de presse dans le quel, ils ont exprimé toute leur satisfaction du déroulement du processus. Dans son intervention, le président de la CENI a rappelé que la sous commission logistique avait effectué une mission à l’intérieur du pays pour faire un travail d’inventaire du matériel électoral non périssable. «Nous allons nous baser sur le rapport de la mission pour prévoir le matériel à compléter», a dit M. Boubé Ibrahim. Le président de la CENI d’ajouter « nous avons visité le Centre National de Traitement qui a débuté ses travaux avec l’installation du matériel informatique et de sécurité, l’aménagement des salles de saisie et de production, le recrutement et la formation des agents de saisie et d’encadrement. D’autres activités sont en cours, à savoir la réception des listes électorales de toutes les régions, les vérifications et correction avant saisie de listes électorales de base. Nous retenons à ce niveau que, le processus se passe dans des conditions satisfaisantes et de sécurité de l’environnement et du traitement de l’information », a dit M Boubé Ibrahim. Il a par ailleurs remercié le CFEB pour le travail abattu tout en demandant à tous les acteurs politiques de les accompagner et de s’impliquer pour la réussite de ce processus. «Nous attendons le fichier au plus tard le 31 octobre 2015. La CENI fait tout pour que le fichier soit disponible dans le délai imparti. Un fichier fiable accepté par tous », a-t-il indiqué. Quant au coordonnateur du CEFEB, il a fait le point de l’évolution des opérations du recensement. M. Oumarou Mallam est ensuite revenu sur le processus d’élaboration du fichier classique accepté par la classe politique du Niger dans son ensemble avant de parler de la phase préparatoire du travail qui a consisté à effectuer une mission de sensibilisation conduite par des représentants des partis politiques à l’intérieur du pays et l’élaboration des documents techniques validés lors d’une plénière du CFEB. Selon lui, ces mêmes documents ont été validés au niveau du Conseil National du fichier électoral biométrique (CNF). «C’est à partir de ce moment qu’on avait lancé le recrutement et l’installation des coordinations décentralisées. Tout est effectué en présence des représentants des partis politiques, ce qui est synonyme de leur implication effective dans le processus», a-t-souligné. M. Oumarou Mallam devait expliquer qu’après la phase préparatoire, le CFEB a lancé la phase de collecte des données sur le terrain qui avait consisté à recruter, à former les formateurs des agents recenseurs et des agents recenseurs et les former. Ce sont ces agents qui ont été utilisés pour faire le recensement par brigade. «Je vous assure que, le recensement est fait d’une manière inclusive», a-t-il confié. Dans le même ordre d’idées, le coordonnateur du CEFEB a indiqué qu’à la fin de la collecte des données, son institution a initié une mission des membres pour faire l’arbitrage qui consiste à prendre les listes déjà établies par les coordinations communales pour les corriger et les valider en présence des tous les partis politiques et les convoyer à Niamey pour la centralisation. C’est ainsi qu’il a été installé le Centre national de traitement qui a une procédure simple. En effet, explique le coordonnateur du CFEB, une fois la liste des communes conditionnées au niveau de l’OPVN de Niamey, elle est transportée au niveau du centre de documentation et de vérification au CNT pour constater l’objectivité de la liste et l’intégrité des données avant de passer à la saisie. La liste est ensuite transférée à l’unité de contrôle en présence des représentants de tous les partis politiques et des agents de l’Etat civil. Une fois stabilisée la liste sera tirée et affichée 15 jours après au niveau des communes pour que les populations viennent vérifier leurs noms. «Je saisis cette occasion pour demander à la classe politique de sensibiliser ses militants afin d’y aller consulter les listes pour voir si on a omis ou sauter des noms pour qu’on puisse se rattraper. C’est très important pour les partis politiques parce que, si on est pas inscrit sur la liste, on ne peut pas voter», a-t-il conclu. À propos de l'Auteur Seini Seydou Zakaria(ONEP)

COMMUNIQUE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT: Madame OUSSEINI HADIZA YACOUBA, est nommée directrice de Cabinet adjointe du Président de la République, en remplacement de Monsieur Ibrahim Yacouba

02/09/2015

Madame OUSSEINI HADIZA YACOUBA, est nommée directrice de Cabinet adjointe du Président de la République, en remplacement de Monsieur Ibrahim Yacouba.

Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, a signé ce jour 1er septembre 2015, un décret portant nomination de la Directrice de Cabinet Adjointe du Président de la République.

Aux termes de ce décret, Madame OUSSEINI HADIZA YACOUBA, est nommée directrice de Cabinet adjointe du Président de la République, en remplacement de Monsieur Ibrahim Yacouba.

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Elections 2016 : Début du recensement électoral des Nigériens en France, en Espagne, au Royaume Uni et au Portugal

02/09/2015

La délégation du CFEB en mission à Paris

« Le recensement électoral en vue des prochaines échéances électorales au Niger a débuté le lundi 31 Août 2015 en France, en Espagne, au Royaume Uni et au Portugal. Organisé et piloté par la coordination diplomatique de France installée à Paris le 13 juin dernier en présence d’une délégation du Comité National chargé du fichier électoral biométrique (CFEB), ce recensement qui se déroulera jusqu’au 6 septembre 2015 concerne tous les Nigériens et
Nigériennes de la diaspora âgés de 18 ans révolus au jour du scrutin et les mineurs émancipés.

De nombreux sites (14 au total) de recensement de proximité ont été retenus pour permettre à la diaspora nigérienne de France de s’acquitter de son devoir. Mais, selon le coordonnateur, M. Yacouba Soumeila, d’énormes difficultés subsistent en Espagne, au Portugal et au Royaume Uni.

Le lundi 31 Août 2015, la Coordination diplomatique de France, réunie à l’Ambassade du Niger à Paris pour le lancement de l’opération, a reçu la visite de l’ambassadeur Ado Elhadji Abou qui a appelé tous ses membres à mettre tout en œuvre pour la réussite de l’opération et permettre aux Nigériens de la diaspora de voter aux futures élections.

D’ailleurs, dans un communiqué, la coordination diplomatique de France a attiré l’attention de notre diaspora sur le caractère indispensable de l’inscription électorale pour pouvoir user de son droit de vote lors des scrutins à venir.

À propos de l'Auteur Ibrahim Lestenau/ AP/Ambassade du Niger à Paris (ONEP)

L’Assemblée Generale du Conseil des Etudiants Nigeriens aux USA CEN-USA

02/09/2015

Six ans après sa création, le Conseil des Étudiants Nigériens aux USA, CEN-USA continue son expansion et son service à la communauté Nigerienne residante aux Etats Unis. C’est sous le temoignage de satisfaction des representants des differentes structures Nigeriennes basées aux USA que le CEN-USA a fêté ses six années d’existence le Samedi 29 Aout 2015 avec à l’ordre du jour la celebration de la 6eme edition de « La Journée de l’Etudiant » qui decerne de certificats de satisfaction et encouragement aux étudiants et éléves Nigeriens qui sont parvenus à obtenir un diplôme dans les Universités Americaines ou qui ont passé à un cycle superieur aucours de l’année scolaire 2014-2015.

C’est dans une salle remplie d’étudiants, élèves, sympathisants du CEN-USA, et de parents d’élèves que la ceremonie a debuté avec l’exposé de l’infirmier Nigerien Soumana Mounkaila qui a inspiré beaucoup d’etudiants avec son brillant parcours. La deuxieme periode de l’evenement a été marquée par la presentation du bilan du mandat passé par le president sortant Mr. Ibrahim Siddo puis l’election d’un nouveau bureau à la tête de la structure desormais presidée par le camarade Oumar Touré en compagnie de Reynatou Wonkoye comme Secretaire Generale.

L’éléction de cette année a été surtout marquée par la domination de nouveaux membres dans le bureau et surtout la presence tres remarquable des femmes telle que Aissa Souley Doundou qui s’ajoute a l’equipe en tant que chargee des affaires sociales. En fin de soirée, la cerise sur le gâteau est revenu à Mahamane Danounsou Zoubair qui a été élu meilleur Nigérien de l’année pour ses efforts dans le développement et l’émancipation de la communauté et surtout pour son effort dans lutte contre la récente épidémie de méningite qui a frappé notre pays.
À propos de l'Auteur Mahamane Zoubair Dansounsou /Oumar Moussa Toure

Niger : Nouveaux chantiers, vieux démons

02/09/2015

SEM. Issoufou Mahamadou

Issoufou élu en 2011 boucle ses cinq ans en 2015. Une élection présidentielle est  attendue en février prochain. Et le rappel des troupes a commencé.  Issoufou est-il candidat à sa succession ? Il préfère attendre d’être investi par son parti. Mais sauf séisme, il est dans les starting-blocks. Il y irait fort d’un bilan communiqué sur 171 pages et qui présente les résultats du mandat dans les huit axes de ses promesses électorales en tant que candidat il y a quatre ans.  Le président le dit tout de suite : le Niger connaît des sécheresses mais a vaincu la famine grâce à l’initiative 3N. Celle-ci propose une réponse structurelle à l’insécurité alimentaire en lieu et place de la traditionnelle action d’urgence.

Le Niger entendra siffler le train

Il s’est agi, dans cette optique, de mieux sécuriser et diversifier les conditions de production, optimiser  la chaîne des valeurs dans tous les systèmes de production, y compris pastoral était l’objectif.  Des stocks alimentaires sont disponibles en quantité suffisante et les céréales sont vendues à prix modérés en période de soudure.  Il a fallu en même temps penser aux routes pour  la commercialisation et la production. Issoufou revendique  3000 km de routes bitumées et 2500 pistes rurales aménagées. Et le chemin de fer Niamey-Cotonou est en construction. Les rails sont visibles vers Dosso, une capitale régionale qui se modernise à grande allure Autre point de satisfaction du président : la gouvernance. «  Nous avons gagné une dizaine de points dans le classement global pour la liberté de presse. Et nous ferons davantage », promet-il.  Mais l’Etat également a été consolidé.

 

« L’Etat existe ici » lance le président qui congratule « une armée aguerrie et apte à répondre aux défis sécuritaires » d’un pays assailli à ses frontières malienne, libyenne et nigériane.  L’armée équipée de 800 voitures fait des patrouilles département régulières. Et le pari du pouvoir est qu’elle se rende dans chacun des 14000 villages du Niger. Pour les infrastructures scolaires,  le pouvoir actuel est fier d’avoir réalisé en quatre ans 15000 classes contre 3000 pendant les dix précédentes années.

 

Il forme maintenant 3000 enseignants par an. Issoufou  est un  intégriste de l’enseignement professionnel et technique. 25% des élèves nigériens y sont maintenant orientés contre 22% quand il venait au pouvoir. Le président  table sur 45% à l’horizon 2021. Pour l’enseignement supérieur, il mise sur le taux de 45% alors qu’il de 1% actuellement.  Il vient de recruter d’un seul coup 500 médecins et personnels de santé.  L’obsession du résultat continue : logements sociaux, centrales thermiques, barrage hydro-électrique, forages profonds et un hôpital de 500 lits en construction.

Le sceptre et le spectre

Aura-t-il le temps de faire tout cela ? Il faut d’abord qu’il soit investi par son parti et réélu par son peuple. Et il faut que le Niger continue sur la voie de la légalité  constitutionnelle et divorce d’avec  la tradition des blocages institutionnels qui conduisent au putsch. Depuis  l’avènement de la démocratie dans les années 1990, le pays a connu trois coups d’Etat. Issoufou n’est pas en cohabitation et ne bloque rien, il n’est pas dans un projet de tazartché et il laisse le jeu institutionnel se faire, refusant même de désigner le président de la Ceni comme la constitution lui en donne le droit – il a préféré laisser les magistrats élire l’un des leurs- .

Mais il ne se frotte pas les mains pour autant.  L’ombre de Hama Amadou plane. L’ancien président du parlement ne peut sans doute pas se présenter en février mais ceux qui le connaissent sont sûrs qu’il fera tout pour peser sur l’avenir proche. D’ailleurs, d’aucuns voient dans les manœuvres de l’opposition, le modus operandi de ce redoutable entrepreneur politique : créer la crise. Le reste viendra et le reste, l’histoire le révèle, c’est un coup d’Etat dont il est le grand gagnant. Est-ce pourquoi l’opposition crie à la nécessité de revoir le fichier électoral alors que le président de ce fichier n’est autre qu’un de ses caciques, en la personne de l’ancien ministre Mnsd Ibrahim Tamponi ?

D’autant plus curieux que le Niger est l’un des pays africains réputés pour la qualité de son processus électoral. Le fichier électoral n’est pas le seul argument : depuis peu, l’opposition demande la tenue des municipales avant la présidentielle. Seul problème, le président n’a pas le pouvoir de le faire. C’est l’affaire du juge électoral pour lequel des  conseillers n’expirera qu’après la date fixée pour la présidentielle » explique le ministre d’Etat  Bazoum, chef du parti présidentiel. Troisième front : l’opposition demande la dissolution de la cour constitutionnelle. Là aussi, le président n’a aucun pouvoir, les juges constitutionnels étant nommés pour une durée connue, selon le ministre d’Etat.

Autant de bulles faciles à crever donc mais le 7 septembre prochain, une décision de justice décantera la crise du Mnsd. Elle déboutera Oumarou Seyni le challenger 2011 de Issoufou ou Alabadé son ex sociétaire qui a rallié le Pnds de Issoufou. Si c’est Seyni qui gagne, Issoufou pourra espérer livrer une rude bataille. Sinon, l’enjeu de la présidentielle sera juste le score qu’il aura fait. En filigrane donc, c’est l’image internationale du scrutin qui est l’enjeu.

Adam Thiam, de retour du Niger

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Ni  Côte d’Azur ni présidence à vie :  la doxa Issoufou

Chaque année depuis son investiture en 2011, le président Mahamadou Issoufou passe ses vacances à Dan Daji, un petit bled sahélien à 600 km de Niamey. Comme beaucoup de ses pairs, il peut s’offrir  la Côte d’Azur mais il a choisi de voir grandir ses plants de millet chez lui.  Le choix modeste du président nigérien interpelle t-il nos dirigeants croisières et brunchs ? Sans aucun doute oui, parce qu’il ne saurait y avoir de petites économies pour des pays dont  80% de la population ne gagnent pas deux dollars par jour.  Mais Issoufou reste au terroir pour écouter, ausculter, tâter du doigt les réalités du milieu.

En authentique porteur de projet qui peut réciter par cœur ses réalisations, énumérer ses problèmes et égrener ses plans et ambitions. La situation sécuritaire de la région est cauchemardesque. Mais le président du Niger affirme fièrement que son pays a une armée solide à laquelle la nation consent beaucoup. Huit cent véhicules tout terrain par exemple et seulement en quatre ans ! Une armée projetée sur trois fronts: aux frontières du Mali, de la Libye et du Nigéria-Tchad.  Shekau nargue la région ? « Il peut fanfaronner mais Boko Haram sera irrémédiablement vaincu » prédit le président nigérien.

Et sur quoi fonde t-il un tel optimisme au moment où l’organisation terroriste multiplie les attaques-suicides ?  Sur ce qu’il appelle l’analyse trinitaire de la guerre comme Clausewitz qu’il évoque. Boko Haram n’a pas l’armée de ses adversaires avec lui, il n’a pas les peuples, il n’a pas les gouvernements. « Sa défaite n’est donc qu’une question de temps ». Et la crise malienne ? C’est avec tristesse qu’Issoufou évoque cette question et il rappelle que le Niger a été aux avant-postes du plaidoyer pour l’intégrité, l’unicité et la souveraineté du Mali. « Pour nous le Mali c’est aussi une communauté d’Histoire et de projet de société à travers la démocratie ».

Il pense sincèrement que le Niger parce qu’il a relativement géré ses rébellions peut aider le Mali à surmonter la crise du Nord. Il regrette que les derniers incidents d’Anefif aient fait capoter la réunion de réconciliation inter-Touareg qui était prévue à Niamey mi août. Mais ce n’est que partie remise. « Le Niger fera tout pour la paix au Mali ». Parce qu’il est lui-même dans l’œil du cyclone, anticipe Issoufou qui aime produire les pépites. Echantillon lumineux ? « Je suis contre les tripatouillages de constitution pour s’accrocher au pouvoir. Je m’insurge contre les présidences à vie » ! En attendant, il va peut-être solliciter un mandat de cinq ans bientôt. Le dernier mandat. Promis, juré !

Adam Thiam

source :  Le Républicain

À propos de l'Auteur http://maliactu.info/editorial/

A la Présidence de la République : Le Chef de l’Etat rencontre la délégation nigérienne aux jeux africains de Brazzaville et l’équipe nationale de football, MENA

02/09/2015
Le Président de la République SE Issoufou Mahamadou a rencontré hier après midi, deux (2) délégations sportives nationales engagées dans les compétitions continentales. C’est ainsi que le Chef de l’Etat a reçu notamment la délégation nigérienne qui prendra part aux 11èmes Jeux Africains de Brazzaville qui se tiendront du 11 au 19 Septembre 2015, et l’équipe nationale de Football Mena qui s’envolera pour Bujumbura au Burundi dans le cadre de la 2ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017.

La rencontre s’est déroulée en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini, du ministre de la Jeunesse et des Sports M. Abdoul Karim Dan Mallan, du ministre Directeur de cabinet du Président de la République M. Ouhoumoudou Mahamadou, et du président de la FENIFOOT, le Colonel Djiril Hima Hamidou.
La délégation nigérienne qui prendra part aux 11èmes Jeux Africains de Brazzaville sera conduite par le Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse et des Sports M. Hama Diallo. C’est une délégation de 35 membres comprenant des officiels et des athlètes. Les athlètes nigériens vont compétir en cinq (5) disciplines à savoir le Taekwondo, l’athlétisme, la pétanque, le beach-volley et le handisport. A cet effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports a indiqué que les trois (3) combattants en Taekwondo qui vont représenter le Niger sont des professionnels. Ils évoluent dans des centres de formation aux Etats-Unis et en Allemagne. Le Niger sera présent en athlétisme avec deux (2) athlètes alors qu’en pétanque, notre pays présentera quatre (4) athlètes vainqueurs du dernier championnat d’Afrique de pétanque qui s’est tenu à N’Djamena au Tchad. En beach-volley, le Niger sera présent également avec deux (2) athlètes et alignera enfin trois (3) athlètes en handisport. Concernant le Mena qui sera en déplacement à Bujumbura, M. Abdoulkarim Dan Mallan a confié que, le déplacement de Bujumbura est certes difficile, mais les jeunes sont animés d’une bonne volonté et convaincus d’arracher une victoire qui offre la possibilité à notre pays d’une éventuelle participation à la coupe d’Afrique des Nations. Pour sa part, le président de la FENIFOOT, le Colonel Djibril Hima Hamidou, a évoqué le manque de moyens permettant d’assurer l’encadrement technique de notre équipe. Intervenant au cours de la rencontre, le Président de la République SE Issoufou Mahamadou a indiqué qu’au regard des performances passées de nos athlètes et des joueurs du Mena national, on peut se dire que le Niger a la chance d’une part de se qualifier pour la CAN 2017, et d’autre part que nos représentants à Brazzaville ramènent des médailles au pays. Le Chef de l’Etat a exprimé le vœu que notre pays gagne, que le Niger soit reconnu dans le monde à travers le sport. Revenant sur les moyens déployés au profit du domaine sportif au Niger, SE Issoufou Mahamadou a noté que les moyens investis dans le sport sont très limités parce que malheureusement, il y a une priorité qui demande beaucoup de moyens notamment la question sécuritaire. Le Chef de l’Etat a d’ailleurs notifié que le Niger a été classé 10eme armée au niveau africain selon le récent classement de l’institut américain Global Fire Power. Le Niger a obtenu cette place confortable pour avoir investi des ressources considérables dans ce secteur. «C’est autant de ressources malheureusement qu’on n’arrive pas à orienter vers les sports. Mais j’espère que cette situation n’est que passagère et très bientôt, le gouvernement va orienter davantage des ressources dans le domaine sportif, parce qu’on sait ce que les sports représentent pour un pays. Et on souhaite que le Niger se fasse connaitre à travers les performances de ses athlètes. Je peux vous assurer que nous ne vous oublions pas, nous penserons à vous. J’espère que les performances que vous allez obtenir pour ce prochain déplacement nous permettront de nous convaincre qu’il est utile de vous aider» a dit le Chef d’Etat avant d’exprimer ses encouragements aux athlètes et aux joueurs. Le Président de la République SE Issoufou Mahamadou a, enfin procédé à la remise du drapeau national au chef de la délégation nigérienne qui prendra part aux 11èmes Jeux de Brazzaville. À propos de l'Auteur Laouali Souleymane (ONEP)

10 MEMBRES DU BOKO HARAM FUSILLES AU TCHAD, AMNESTY INTERNATIONAL CONDAMNE L’EXECUTION

02/09/2015

Bien que les médias occidentaux dont RFI les présentaient comme des présumes membres du groupe islamique Boko Haram après leurs exécutions,  le 28 Aout 2015, les terroristes passaient devant le tribunal spécial de Ndjamena ou ils  ont tous avoue être l’auteur des attentats suicides ayant couté la vie a 38 civils et blesse 105, affirmant leur statut de membre de la nébuleuse, tout en pretendant ne pas regretter ces attentats.

La loi antiterroriste du Tchad prévoyait donc la peine de mort contre ces derniers, ils seront fusilles samedi 29 après avoir eu droit au rite musulman, les autorités ayant recueilli leur profession de foi.

A la surprise générale, c’est l’ONG Amnesty international qui par la voix de son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest Alioune Tine va condamner ces assassinats parlant de régression dans le système judiciaire Tchadien : « Le Tchad est à contre-courant de la tendance lourde qui existe à l’heure actuelle sur le continent …..Nous pensons que les Etats doivent combattre les Etats avec les armes d’un Etat moderne, civilisé».

L’exemple des états civilisés viendrait peut-être des Etats-Unis ou sans jugement, les Navy seal ont lancé une opération commando dans la résidence de Ben Laden au Pakistan, il sera immédiatement exécuté, et son corps jette à la mer. Interroge par Amnesty international, la réponse de Washington sera claire : « L’administration américaine a dit clairement que l’opération avait été menée selon la théorie américaine d’un conflit mondial armé entre les Etats-Unis et Al-Qaïda dans laquelle Washington ne reconnaît pas la législation internationale sur les droits de l’homme ».

Vont s’en suivent les exécutions de l’imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi et celle de l’Américain Samir Khan.

D’après une enquête réalisée par Ipsos et Sopra Steria avec la Fondation Jean-Jaurès et Science Po le 06 Mai 2015, 52 % des Français, toutes sensibilités politiques confondues, s’y disent favorables au retour de la peine de mort.
Des USA en passant par la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Russie, ajoute à cette liste les pays africains concernes par la montée du terrorisme dont l’Algérie, Tunisie, l’Egypte, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, les Soudan et bien d’autres, tous ont maintenu cette sanction comme ultime solution contre les terroristes.

À propos de l'Auteur Source: http://www.camerounliberty.com/

QUAND IBRAHIM YACOUBA PERTURBE LE SOMMEIL DES CADRES DU PNDS PAR MANQUE DU SILENCE…

02/09/2015

SAMI Youssoufou étudiant en Gestion à Bordeaux Ecole de Management de Dakar. (BEM DAKAR)

Le sens commun se réfère souvent au silence, « le silence est d’or, les grandes douleurs sont muettes », ceux qui partent aux cimetières en connaissent la valeur.
Dans l’absolu, pourtant le silence n’existe pas et toute proposition qui prétend établir le contraire relève du mythe pur et simple. JOHN Cage le dit en des termes clairs : « Il n’existe pas de silence absolu». Cette vérité prend plus d’épaisseur en politique et Monsieur IBRAHIM Yacouba en a payé le prix.

Ejecté du parti présidentiel la semaine passé par son « manque de silence », car disent-ils depuis l’arrivée de ce dernier beaucoup de structures sont en proie à des tensions très grave et que par ailleurs des pratiques totalement étrangères aux mœurs du parti sont entrain d’être observées, alors, deux grilles d’analyses s’offrent à tout citoyen averti suite à ce sevrage brusque entre Monsieur le DIRCABA (Directeur du Cabinet Adjoint) du Président de la République et le parti rose de Monsieur BAZOUM Mohamed en charge de prêché la bonne parole aux brebis perdues par manque de cette coloration rose.

Faisant partie de la génération d’hommes politiques Nigériens de l’après indépendance, rappelons au passage que Ibrahim était resté officiellement dans l’ombre, loin des perturbations politiques qui alimentaient le quotidien des Nigériens durant des années, car sa position (Douanes) ne lui permettait pas. Cependant en 2012 il se « converti » tout bonhomme en rose ou il gravit rapidement les échelons et demeura en plein cœur de l’appareil d’Etat: D’abord Ministre de transport, puis DIRCABA.

Son encrage dans les affaires de la République jusqu’au plus haut sommet, ainsi que son influence faisait de lui un homme très médiatisé (détenteur du club de football DAN KASSAWA de Maradi, détenteur de la télévision Niger 24, ce dernier dont la page officielle facebook vient en deuxième position en termes d’adhérents (Like) après celle du Président de la République s’est vu attribué une chanson qui a fait feu dans les années 2010, 2011 où l’auteur de la chanson disait « IBRAHIM Yacouba tubarkalla, Allah biya muradi). Bref ce dernier incarnait le renouveau, le « sang nouveau » dont parlait PATRICK Declerck, et plusieurs jeunes voyaient en lui un modèle.

Ainsi, l’analyse qui s’offre à nous suite à cette éjection (qui peut ne pas être la seule, ni la vrai), peut être vue sous plusieurs angles. Ainsi, la première grille d’analyse consiste à en croire aux propos de Monsieur BAZOUM Mohamed selon lesquels effectivement ce dernier s’est vu éjecté du parti par son refus de suivre les règlements de ce dernier. Autrement dit pour tout parti politique qui se prend au sérieux, la discipline du parti voudrait qu’on la ferme et qu’on obtempère une fois que la décision est entérinée par l’instance compétente même si cela va à l’encontre de l’essence même d’un parti politique qui est de conquérir le pouvoir et de le conserver aussi longtemps que possible. Donc pour Monsieur le Président Bazoum cette éjection est bel et bien d’ordre disciplinaire et rien d’autres.

Mais puisque nous sommes en politique, et qu’en politique il n’existe pas des paroles solides, d’autant plus que les projections se font sur le long termes, alors lorsque « les intérêts des uns et des autres sont menacés, tous les moyens sont bons pour aboutir à ses fins ». Les étudiants en science politique en savent cela d’autant plus que cette maxime peut faire l’objet d’un véritable commentaire de texte de 4H de temps ; et d’ailleurs MACHIAVEL l’a bien exposé dans son ouvrage « Politique et Morale : L’historicisation du bien et du Mal ». Par conséquent, chaque chose étant égale par ailleurs, une autre grille d’analyse s’offre à nous car en politique les choses vont vite.

Aussi valable qu’en science sociale, qu’en politique, et Monsieur BAZOUM Mohamed véritable orateur en sait la portée de cette vérité philosophique (d’autant plus qu’il est enseignant de philosophie de formation), qui dit que ‘’Ceux qui réussissent ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus de talent, de capacités, mais sont ceux qui osent affirmer qu’ils ont du talent, c’est-à-dire ceux qui assument leur talent et n’ont pas de repos avant de l’avoir fait percer sous une forme ou une autre ». Alors, puisque ce dernier est entrain de prendre des galons, il faudrait avant que « le vers ne soit dans le fruit », lui barrer la route.

Effectivement, il ne s’agit pas ici de répondre aux lamentations de certains cadres du PNDS tout en protégeant l’assise dans la ville de Maradi dont Monsieur KALLA Hankouraou s’estime être détenteur, ni de protéger l’assise de l’électorat de Doutchi dont Monsieur FOUMAKOYE Gado s’estime être « l’héritier » contre Monsieur IBRAHIM Yacouba, mais il s’agit ici de protégé tout le parti, car un jour c’est la tête du parti même qui risque de revenir à Monsieur IBRAHIM et cela pour une simple raison.

En effet, pour certains analyseurs avertis de la politique Nigérienne, ça va « saigner », les prochaines années seront très dures pour le parti rose, car, parmi tous les cadres, les « intellectuels » dont disposent le PNDS, seul le Président MAHAMADOU Issoufou a la trempe de dirigé le pays sous couvert dudit parti. Autrement dit, après son deuxième mandat, (si deuxième mandat il y’a bien sûr), le PNDS serait dans l’impossibilité de faire sortir un leader, un rassembleur qui serait à mesure de conduire le bateau à bon port.

C’est pourquoi plusieurs pronostiqueurs sont unanimes et prévoient déjà la fin du « cycle PNDS », à l’image d’une fin de cycle dont parlait ROSTOW dans sa théorie du « développement et des conditions de la croissance ». Alors pour cette raison, comme celui qui se détache du lot, et pressenti capable d’assurer la continuité du parti est un « intrus » (c’est-à-dire ne figurant pas parmi les pères fondateurs du PNDS), il faut le faire sortir du bateau avant qu’il ne soit trop tard.

(De toutes façon cette éjection, ce sevrage brutale ne nous surprend guère car la jurisprudence en ait légion : En Cote d’ivoire ESSY Amara, CHARLES Konan Banny, et KKB se sont vues exclus du PDCI, du coté du FPI, Affi N’Guessan s’est vue éjecté dudit parti car il a déclaré être candidat, selon ses propres termes ; au Sénégal le sevrage est intervenu brusquement entre l’ex Président ABDOULAYE Wade d’avec ses trois Premiers Ministres à savoir MOUSTAPHA Niasse, IDRISSA Seck, et le Président MACKY Sall, et récemment chez la métropole, JEAN-MARIE Le Pene s’est vu frappé d’exclusion du FN à la suite de ses déclarations par « un groupuscule de personnes » pour reprendre les mots de ce dernier, et dont la propre fille en ait devenue la présidente dudit parti.)

Cette complaisance digne des véritables « misérables » de VICTOR Hugo donne du crédit aussi à certaines « langues » qui estiment que dans le parti rose, la jeunesse ne trouve absolument pas son compte, ceux qui se font passer comme étant des intellectuels sont les moins intelligents. Les Nigériens avertis et sérieux le savent.

De toute façon leurs temps (Majorité comme Opposition) sont révolus, les jeunes veulent un leader au sens strict du management moderne et ils le trouveront. Tous ceux qui ont été la depuis DIORI Hamani à notre avis sont disqualifiés, nous voulons des leaders propres avec leurs consciences et avec le peuple. Les jeunes ont d’autres aspirations et c’est dommage que les « Tontons » n’aient pas cette compréhension, mais le temps nous édifiera…
À propos de l'Auteur SAMI Youssoufou étudiant en Gestion à Bordeaux Ecole de Management de Dakar. (BEM DAKAR)

Mésaventure: cette jeune femme sénégalaise qui a vécu l’enfer en Arabie-Saoudite raconte son histoire

02/09/2015

IMAGE D’ILLUSTRATION

On dit souvent qu’on est mieux que chez soi. Bien de personnes en quittant leur pays pour d’autres cieux se rendent compte au final qu’on ne peut mieux vivre que chez soi. Et ce n’est pas Zeyna Badiane, une jeune sénégalaise qui a travaillé comme domestique en Arabie-Saoudite qui dira le contraire.

Zeyna Badiane a quitté son pays natal alors qu’elle avait 24 ans et élève en classe de 1ère au lycée Abdoul Aziz Sy de Tivaouane. Elle a pris la route de l’aventure pour l’Arabie-Saoudite où elle travallait comme domestique. Rapatriée pour des raisons de maladie à Dakar, la jeune femme a confié, selon le site seneweb, dans Cahier vacances de L’Observateur, le calvaire quelle a enduré, trois mois durant.

«J’avais fait ce choix parce que j’étais obnubilée par la somme d’argent que j’allais gagner en travaillant dans ce pays. Je n’ai même pas pris le temps de réfléchir, d’étudier l’offre à cause de la clarté du contrat qui m’avait été soumis», fait-elle savoir.

Mais avant de partir, elle aura fait assez de sacrifices pour ce voyage. 35000 FCfa pour faire des tests, 20 000 FCfa pour se faire établir un passeport, 20 000 FCfa pour l’agence de voyage et 200 000 FCfa à la dame qui proposait le contrat. Zeyna a déboursé tous ces montants, un investissement qu’elle espérait recouvrer après quelques semaines de travail. Une fois sur sur place, elle se rendra compte que la réalité est toute autre.

«Elles sont nombreuses les Sénégalaises à être empêtrées dans une situation compliquée, d’autres sont engrossées et tant d’autres vivent des situation difficiles… Je suis tombée malade pendant trois semaines et personne ne voulait m’amener à l’hôpital. Lorsque j’ai interpellé mes patrons, ils m’ont dit que je devais me prendre en charge à partir de ce que j’empochais à la fin du mois. Pourtant, les termes du contrat disent le contraire», dénonce la jeune femme.

«Lorsque j’étais en période de menstrues, j’utilisais des morceaux que je ramassais ça-et-là. On me maltraitait comme une moins que rien. On me criait dessus. Si je ne me laissais pas faire, il me frappait comme une gamine. Je ne mangeais pas à ma faim. Sortir, c’était inimaginable. On surveillait mes moindres faits et gestes», relate-t-elle.

«Ils m’ont amenée chez un homme, soi-disant, qui devrait me trouver du travail. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’inquiéter. Je me demandais si on m’avait pas vendue. Je n’étais pas rassurée par l’Arabe avec qui on m’avait mise en rapport pour me trouver du travail. Il voulait, tous les jours entretenir des rapports sexuels avec moi. Mais je refusais catégoriquement. Il m’a fait subir toute sorte de calvaire. 15 jours durant, je travaillais comme domestique. Pas de sommeil. Je travaillais comme une bête de somme, et l’homme ne tolérait pas que je bénéficie de repos. Lorsque je me couchais, je mettais plusieurs habits pour ne pas être prise au dépourvue…», raconte-t-elle.

Par coup de chance, elle réuissira à s’échapper par l’intermediaire d’une personne, et regagner l’agence de placement avant d’être finalement rapatriée pour maladie grave au pays.

À propos de l'Auteur SOURCE: http://mali-web.org/

Visite officielle d’amitié du Président de la République du Mali au Niger : SE. Ibrahim Boubacar Keita chaleureusement accueilli à Niamey

02/09/2015

lors de l’arrivée de SEM. Ibrahim Boubacar Keïta

C’est aux environs de 15h35 mn, heure locale que l’avion transportant le Président de la République du Mali, SE Ibrahim Boubacar Keïta en provenance d’Alger, a atterri à l’Aéroport International Diori Hamani de Niamey. A sa descente d’avion, le Chef de l’Etat malien a été accueilli par le Président de la République SE Issoufou Mahamadou. Les deux Chefs d’Etat ont ensuite suivi l’exécution des hymnes nationaux des deux pays respectifs.

Ils ont aussi reçu les honneurs militaires avant d’être salués par le Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini, les présidents des Institutions de la République, les membres du gouvernement, les représentants du corps diplomatique accrédité dans notre pays, plusieurs personnalités civiles et militaires ainsi que la communauté malienne vivant au Niger.

Peu après, les deux (2) Chefs d’Etat ont eu un entretien en tête à tête au salon d’honneur de l’Aéroport International Diori Hamani. Le Président Ibrahim Boubacar Keita, effectue une visite officielle d’amitié de 72 heures dans notre pays.

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Deuxième anniversaire du rappel à Dieu de Elhadji Kadi Oumani, Chef de Canton d’Illéla, région de Tahoua

02/09/2015

Deuxième anniversaire du rappel à Dieu de Elhadji Kadi Oumani, Chef de Canton d’Illéla, région de Tahoua

Notre père, Elhadji Kadi Oumani, Chef de canton d’Illéla a été arraché à notre affection le mardi 3 septembre 2013, vers 17 heures à l’âge de 82 ans. Après un séjour à l’hôpital International Check Zaïd au Maroc pour des soins intensifs et son admission à l’hôpital National de Niamey pendant environ deux mois, il décéda suite à un problème respiratoire.

Nous gardons de lui le symbole de la rigueur et du travail. Il nous a appris l’amour du prochain et le pardon. Il a été un exemple d’abnégation, de sacrifice, d’engagement et de loyauté au service de sa communauté et de la République du Niger. Il fut de manière solidaire une figure marquante de l’accession du Niger à l’indépendance. Le 3 août 1960, il prit part à la première Assemblée Nationale du Niger aux côtés du Président de la République, Elhadji Diori Hamani à la proclamation de l’indépendance de notre pays. Il a fait un parcours scolaire parfait avant de poursuivre des études spécialisées dans l’administration générale.

Elhadji Kadi Oumani, a brigué trois mandats successifs de cinq ans Député National, poste qu’il occupa de 1960 à 1974, dans la circonscription électorale d’Illéla. Après le coup d’Etat militaire, du Président Seyni Kountché, il a été mis à la disposition de l’administration générale, son corps d’origine pour servir loin de sa circonscription électorale au Poste administratif de Gothèye et puis à Bagaroua où il est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Ensuite, il succéda à son père Elhadji Oumani Attou, le 14 août 1990 au trône de Sarkin Ader, mourut le 11 juin 1990 après 53 ans de règne.

Après sa disparition, plusieurs Journalistes nationaux et internationaux lui ont rendu hommage. Le vendredi 6 septembre 2013, on peut lire à la « Une » du Journal Sahel Dimanche : « Levée du corps de Son Altesse Sarki Ader, Elhadji Kadi Oumani, Chef de canton d’Illéla : le Chef de l’Etat honore la mémoire du grand Chef, sage et généreux ».

Pour le Journaliste Seini Seydou Zakaria, « Kadi Oumani est un Chef bien connu au-delà des frontières nationales. Il jouissait de l’estime des populations de son Canton…». Avant sa mort, il était membre éminent du Bureau National de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) où il occupait le poste de Vice-président et le poste de Président de l’Association des Chefs Traditionnels de la région de Tahoua. Il a obtenu plusieurs témoignages et décorations honorifiques dont le prestigieux grade de Commandeur de l’Ordre National du Niger. Il s’impliqua personnellement pour l’aboutissement heureux du conflit armé du nord.

La levée du corps du défunt s’est déroulée le jeudi 5 septembre 2013 à 09 heures à la morgue de l’Hôpital national de Niamey où un dernier hommage lui a été rendu par le Président de la République, Chef de l’Etat SE. Issoufou Mahamadou.

La cérémonie funéraire s’est déroulée en présence des Présidents des Institutions de la République, du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, des Députés Nationaux, des Membres du Gouvernement, des Chefs Traditionnels, des Hauts Responsables de l’Administration, des Leaders de l’Opposition, des Leaders Religieux Musulmans et Chrétiens, des Partenaires techniques et financiers, des Acteurs de la Société Civile, des membres de sa famille et des amis et connaissances.

Plusieurs milliers de personnes l’ont accompagné jusqu’à sa dernière demeure à côté de son père, son grand-père et arrières grands pères dans une place affectée depuis six siècles aux différents Chefs au milieu du palais royal à Illéla ; place qu’il a réhabilitée et construite en matériaux définitifs pour honorer ses prédécesseurs et rendre plus visible l’histoire de l’Ader.

Feu Kadi Oumani est le 30èmeSarkin Ader après 23 ans à la tête du Canton. Son parcours dans l’administration nigérienne reste des plus exemplaires. En reconnaissance à ses efforts dans l’amélioration de la qualité de l’école nigérienne et de son ferme engagement dans la sensibilisation des parents d’élèves à envoyer leurs filles à l’école, la Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, Mme Ali Mariama Elhadji Ibrahim a baptisé en 2010, le Jardin d’enfants d’Illéla : « Jardin d’enfants, Elhadj Kadi Oumani ».

La cérémonie officielle de Baptême a été présidée par Elhadj Amadou Idé, Gouverneur de la région de Tahoua en présence du Représentant du Président de la République, du Conseiller principal du Premier Ministre dans le domaine de l’éducation et de plusieurs invités venus de toutes les contrées du pays et du Nigeria.

A son honneur plusieurs témoignages parus dans les Journaux :

Elhadj Hamza Boka, Conseiller pédagogique, en fonction à Niamey fait parti de ceux qui dès les premières heures lui ont rendu hommage : « Je salue la mémoire d’une grande figure. Elhadj Kadi Oumani est une personnalité affable et très conciliante. Son dévouement incessant à la paix et à la promotion de la cohésion sociale entre agriculteurs et éleveurs sont connus dans toutes nos campagnes. Il a été un digne père et un Chef professionnel doté d’une sagesse extraordinaire qui a fait du bien à tous les fils du Canton».

Pour l’ancien Gouverneur de la région de Tahoua, Elhadji Mamadou Zity Maïga : « Le feu Elhadj Kadi Oumani, fort de son expérience et de sa notoriété, a fait un magnifique travail. Il n’a ménagé aucun effort pour mener à bien sa mission et soutenir tant qu’il peut l’administration publique et les populations de son Canton avec autant de vigueur. Il ne fait aucune préférence entre les Nigériens. Ce qui vaille pour lui, c’est la justice et les principes sacrés de la religion musulmane à laquelle, il est très attaché. Les services techniques reconnaissent sa disponibilité et sa conviction. Son influence inspire et motive ses collaborateurs».

Pour Elhadji Mahamadou Kadri, Chef de Canton de Daoulé : « Nous le regrettons beaucoup, car c’est lui qui nous réunissait à son initiative pour nous prodiguer de sages conseils, difficile de trouver un Chef Traditionnel comme lui dans la région de Tahoua. Il nous enseigne l’intérêt de privilégier un comportement vertueux, l’esprit d’équipe, la gratitude et la responsabilité. Qu’il reçoive notre profonde reconnaissance pour l’œuvre qu’il a accomplie».

Pour Ibrahim Issoum, l’un des ressortissants d’Illéla qui partage très souvent la même assiette que lui : « Elhadji Kadi Oumani est un Chef modèle, rassembleur et patient qui est à l’écoute de tous. Il a pu contribuer à transformer son vaste canton en une localité où la vie est devenue meilleure en s’attaquant contre l’injustice, l’ignorance et les inégalités sociales. C’était un grand producteur qui passe tout son temps dans ses dizaines de champs et jardins et partage avec les plus démunies. Il exigeait toujours l’excellence. Je salue sa détermination, sa vocation et sa vision… ».

Ce deuxième anniversaire est pour nous une grande occasion de rendre grâce à Dieu, le Tout Puissant, le Très Miséricordieux qui a permis à notre père de s’exprimer quelques minutes avant sa mort, juste après sa prière de l’Asr en ces termes : « Je demande pardon à tous ; après ma mort, à chaque anniversaire, je sollicite vos prières…». Ce message très significatif nous rappelle le devoir religieux qui nous enseigne à accompagner par des prières tous ceux qui nous ont devancés en attendant que notre heure puisse sonner un jour pour laisser la relève à nos enfants et petits enfants de continuer à respecter cette volonté telle qu’elle nous a été transmise. « Allahou Akbar »!

Merci infiniment à vous tous pour votre considération respectueuse à la minute de prière que je vous prie d’observer à la mémoire de toutes les personnes rappelées à Dieu, le Tout Miraculeux et l’Unique Créateur pour que l’âme des disparus repose en paix et que Allah SWT, notre seigneur les accepte dans son paradis éternel. Que la paix et la Miséricorde D’Allah soient sur le Saint Prophète Mohamed, fils de Abdallah (SAW), paix et bénédiction d’Allah sur lui, Amen !

À propos de l'Auteur Moustapha KADI

 

FPR: Front Patriote Republicain ou «Front Patriote Rwandais »

02/09/2015

Je crois que l’information donnée par Mondafrique et les leaders du FPR « Le Front Patriote Rwandais » ( ce qui en dit long sur les intentions de l’opposition) sur la menace de dissolution de certaines associations doit être prise avec beaucoup de pincettes. Elle a certainement été extrapolée. Ce qui est par contre vrai, c’est que le « Front Patriote Rwandais » est désormais une organisation illégale parce que n’ayant pas été reconnue. En clair toute organisation politique, civile ou militaire qui participera aux activités du «Front Patriote Rwandais » peut subir les rigueurs de la loi.

Est-ce que la décision du ministre de l’intérieur est légale? Bien sûr que oui à mon avis, même si les raisons avancées ne sont pas convaincantes. Mais le ministre Massaoudou a parfaitement raison d’interdire cette organisation qui rien que par ses initiales (FPR) rappellent aux africains les effroyables massacres commis au Rwanda dans le années 1990.

Le fait que le Front de Défense de la Démocratie (FDD) avait été créé (et peut être reconnu) pendant régime de Tanja en 2009, ou le Front pour la Restauration et la Défense de la Démocratie (FRDD) avait aussi été créé (et peut-être autorise) par le régime de Baré (paix à son âme) ne donne pas automatiquement le droit à une reconnaissance au «Front Patriote Rwandais » .

Chaque régime et chaque ministre de l’intérieur apprécie l’opportunité ou non de reconnaitre une association. Dès l’instant ou cette structure n’est pas reconnue, ses responsables ont tort de continuer à se réclamer et d’agir à son nom. Vont-ils recourir à la justice pour avoir gain de cause ou continuer dans l’illégalité? Wait and see comme le dit. Tiemogo Bizo, facebook contributeur.

À propos de l'Auteur Tiemogo Bizo