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Mis à jour : il y a 16 min 47 sec

MNSD-Nassara : Un antagonisme source de rupture totale

il y a 21 min 58 sec

Alors que le Président du Parti, Seini Oumarou et ses partisans préparent leurs assises pour les 29 et 30 novembre prochain ici même à Niamey, Albadé et les siens fixent la tenue du congrès de leur congrès pour les 28 et 29 du même mois (c’est-à-dire novembre) dans la capitale (Niamey).

Vraisemblablement, on s’oriente vers un nouvel imbroglio judiciaire si les uns et les autres ne mettent pas de l’eau dans leur vin. Jusqu’où la crise va conduire « Le grand baobab » ? Il a fallu de peu pour que les deux fractions en conflit se retrouvent dans la même salle et le même jour, au Palais des congrès de Nia- mey avec les mêmes militants ou presque. Mais la dernière mesure, à savoir la suspension pour un an de Albadé et sa suite prononcée par Seini et les siens le samedi 2 novembre dernier est venue creuser davantage le fossé déjà abyssal entre les deux camps du parti. Et c’est le retour des démons de la division dans la grande famille Nassara avec des déclarations et des réunions interminables.

Chaque camp cherchant à ravir la vedette à l’autre. Après le ton donné dans la région de Maradi où l’on a procédé au renouvellement des structures MNSD camp Albadé/Abouba, Niamey et Tahoua ont emboité les pas avec la tenue de leurs conférences régionales tandis que dans le camp de Seini Oumarou, l’heure est à la propagande médiatique. Convergence dans les discours, convergence autour de Mamadou Tandja Dans les deux camps, on tient à l’endroit des militants, le même message : « nous partageons la même formation politique, nous devons nous retrouver tous ensemble au même endroit pour parler de nos problèmes identiques ».

Si comme ils le prétendaient tous, ils parlent d’un même et unique parti politique, la seule alternative qui s’offre à eux, c’est de revenir aux fondamentaux du parti. A l’occasion de tous les rassemblements organisés dans les différents endroits du territoire, l’on parle du MNSD-Nassara et pas d’un autre parti politique. Du congrès de Zinder de 2009 au mois d’août 2013, tous les caciques du parti étaient solidement attachés aux idéaux du MNSD et à la personnalité de son Président de l’époque, Tandja Mamadou.

Nul ne voyait le tort de l’autre. Mais, il avait fallu une divergence de vision d’esprit pour que le désordre s’installe. Faut-il voir en cela une lutte d’intérêt ? Et l’intérêt du parti dans toutes ces levées de bouclier ? Analysons par exemple la dernière polémique née de la convocation du congrès. Si Seïni Oumarou dispose des prérogatives de convoquer un congrès comme le stipule les statuts de 2009 à l’article 121, «le Congrès se réunit en session ordinaire tous les quatre (4) ans. Il se réunit en session extraordinaire à la demande du Président ou des deux tiers des membres du Bureau Politique National», il n’en demeure pas moins que le Secrétaire Général est l’animateur principal du parti et à ce titre, se charge de la distribution des convocations du congrès.

Si les dispositions de ces textes sont appliquées, l’organisation du congrès devait normale- ment regroupée les deux parties. Aussi, les animateurs de deux camps se réclament-ils d’un seul et unique père spirituel, Tandja Mamadou, « le vieux de l’aéroport » comme dirait l’autre. Le Vieux étant vivant et présent à Niamey, la consultation, la concertation et la participation devaient se faire autour et avec lui, conformément à la devise du parti. Enfin un dernier point de convergence entre les deux «MNSD-Nas- sara », c’est la justice. Quand les problèmes ont surgi avec le départ de certains caciques sous la conduite d’Albadé Abouba vers la renaissance, immédiatement la justice a été saisie pour se prononcer sur la question.

Se basant sur les statuts et règlement intérieur, elle tente de donner une réponse à ce conflit. La dernière décision en date est intervenue en août 2014, où la justice a réhabilité les exclus. A l’occasion, le secrétaire Général et ses amis ont organisé un meeting géant au Palais du 29 Juillet, rencontre au cours de laquelle, Albadé Abouba a clairement indiqué que «la justice nigérienne nous a remis dans la plénitude de nos droits et devoirs». Cette décision n’a jusqu’à présent pas été contestée par le camp de Seïni Oumarou.

Divergence autour de la participation au gouvernement de large ouverture Le seul point de divergence entre le deux camps, ce qui est à l’origine de la crise, c’est la participation au gouvernement d’union nationale ou gouvernement de large ouverture du président de la République Issoufou Mahamadou du 13 août 2013. En son temps, des débats houleux ont été faits entre les responsables. Des justifications aux récriminations, tout a été dit. Les uns justifient leur allé- geance au régime sur la base de la réunion du bureau politique du 25 juillet 2013 pendant que les autres expliquent que c’est plutôt les conclusions de la réunion du 12 août 2013 qui fait foi et qui empêche la participation du MNSD au gouvernement.

L’un dans l’autre, l’on peut comprendre la décision prise par les deux fractions. Dans tous les cas, même à ce niveau, dans le principe, ce n’est fondamentalement pas un point de divergence d’autant plus que c’est le parti en bloc qui a engagé les négociations. Mais dont l’issue a été diversement appréciée compte tenu des calculs politiciens. Dans le contexte actuel, la situation du MNSD est-elle comparable à celle du CDS-Rahama ? Ce parti, il faut le rappeler, a connu des soubresauts aussi.

Dans une certaine mesure non, puisqu’à la différence du CDS, le MNSD a convoqué deux congrès au lieu d’un. Quand les responsables du CDS ont voulu du congrès, le président du parti s’est inscrit dans la logique du refus. Ousmane n’a pas voulu sauver les meubles jusqu’au clash. Et, finalement, il en a tiré les conséquences. Le cas du MNSD est unique en son genre, car ce sont deux instances pour une même formation politique qui ont été convoquées et aux mêmes périodes. C’est plus compliqué à ce niveau. En cas d’une rupture totale entre les deux camps, qui en tirera profit ?

Il faut donc revenir dans la logique de la consultation, la concertation et la participation entre les fils et filles du Nassara. Cette tryptique chère au MNSD est-elle laissée aux oubliettes compte tenu des appétits gour- mands des animateurs du parti ? Si oui, alors, tous sont partis perdants et le parti perdra de sa popularité et de sa silhouette.

À propos de l'Auteur Ibrahim Amadou (LE HERISSON N°42 )

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), revendique l’attaque du camp de la Gengarmerie de Banibangou au Niger….

il y a 8 heures 29 min

Deux islamistes du Mujao qui occupe la ville de Gao, dans le nord du Mali, le 16 juillet 2012.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Le Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest, (MUJAO), revendique ,dans une déclaration, l’attaque du camp de la Gendarmerie de Banibangou intervenue hier. En effet, hier ces terroristes ont mené une attaque avec des armes lourdes contre les positions des forces de défense et de sécurité  à Banibangou!

Devant l’intensité de combat, il a fallu faire appel aux drones qui sont entrés en action!

Il y’aurait plusieurs victimes de part et d’autre. Ce matin les ministres de la défense et celui de l’Intérieur se sont rendus sur les lieux. On attend un communiqué officiel.

Nous y reviendrons…

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web contributeur) Tamtam Info News

CAN 2015: Congo, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, RDC qualifiés

il y a 8 heures 41 min

L’Ivoirien Serge Aurier (à gauche) félicité par un Camerounais.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Les équipes du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Mali et de la RD Congo ont décroché les dernières places pour la Coupe d’Afrique des nations 2015 de football (17 janvier-8 février en Guinée équatoriale). Le Nigeria, tenant du titre, ne s’est pas qualifié, ce 19 novembre 2014, lors de la dernière journée des éliminatoires.

La Coupe d’Afrique des nations 2015 de football, prévue du 17 janvier au 8 février, devrait avoir un fort accent francophone. Les équipes du Congo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Mali et de la RD Congo ont en effet rejoint celles de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, du Gabon, du Sénégal et de la Tunisie. Du jamais vu. Un groupe de onze qualifiés auxquels il faut ajouter l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, le Ghana, la Zambie et la Guinée équatoriale qui est le pays hôte du tournoi depuis que le Maroc a été écarté de la CAN 2015.

Une trentième édition durant laquelle le champion d’Afrique ne défendra pas son titre.L’équipe du Nigeria, sacrée en 2013, a concédé un match nul 2-2 fatal face à l’Afrique du Sud, ce mercredi, lors de la dernière journée des éliminatoires.

Cette contre-performance nigériane a profité à la sélection du Congo-Brazzaville. Les « Diables rouges », qui ont gagné 1-0 au Soudan, vont disputer une phase finale de CAN pour la première fois depuis 2000. Ce sera la huitième Coupe d’Afrique des nations de leur sélectionneur, Claude Le Roy. Un record.

La RDC dernière qualifiée

Une autre grande nation du football africain a mordu la poussière à l’issue de la phase de groupes : l’Egypte. L’équipe la plus titrée du continent n’a pas remporté la victoire en Tunisie (1-2) qui lui aurait permis de finir meilleure troisième tous groupes confondus. Les deux premiers de chaque groupe et le meilleur troisième sont en effet qualifiés pour le tournoi. Les « Pharaons » ratent donc une troisième CAN de suite (2012, 2013, 2015) après en avoir gagné trois d’affilée (2006, 2008, 2010).

Résultat, ce sont les « Léopards » de RDC qui se sont emparés de la dernière place pour la CAN 2015. La journée a été longue pour les Congolais, vainqueurs de la Sierra Leone 3-1. Ils ont dû attendre la fin de l’ultime match des éliminatoires pour savoir s’ils seraient de la fête dans deux mois.

Plus tôt dans la journée, leurs chances avaient été réduites à peu de choses suite un match nul 0-0 entre les sélections de Côte d’Ivoire et du Cameroun. Ivoiriens et Camerounais avaient joué à la passe à dix durant les dernières minutes de la rencontre. Ce score assurait la deuxième place du groupe D aux Ivoiriens. Des « Eléphants » qui finissent avec la meilleure attaque mais aussi une des plus mauvaises défenses de la phase de poules. Leur sélectionneur, Hervé Renard, sait donc quel est son chantier prioritaire pour les jours à venir.

La Guinée malgré Ebola

L’autre surprise de la soirée est venue de la qualification des Guinéens. Le « Sily National » a battu l’Ouganda 2-0 à Casablanca. L’équipe guinéenne a pourtant dû s’exiler à Casablanca pour disputer ses trois matches à « domicile » ; la faute à un virus Ebola qui fait des ravages à Conakry. La Guinée retrouve donc la CAN après avoir manqué la dernière édition.

Dans l’autre rencontre du groupe E, la sélection du Togo a plié face à des « Black Stars » ghanéens plus forts (3-1). Les Togolais avaient pourtant réussi la meilleure performance de leur histoire (quart de finale) lors de la CAN 2013.

Les Maliens, qui ont fini troisièmes en 2012 et 2013, seront encore là en janvier prochain. Ils ont battu 2-0 des Algériens démobilisés car déjà qualifiés. Les « Aigles » terminent devant des Malawiens tenus en échec en Ethiopie (0-0).

Les autres rencontres (Burkina Faso – Angola 1-1, Gabon – Lesotho 4-2, Zambie – Cap-Vert 1-0 ; Niger – Mozambique 1-1, Sénégal – Botswana 3-0) étaient quasiment sans enjeu puisqu’on connaissait déjà les qualifiés dans les groupes C, F et G.

Le tirage au sort de la phase finale aura lieu le 3 décembre à Malabo. Il devait avoir lieu à Rabat, ce 26 novembre. Mais les Marocains ont été dessaisis de l’organisation du tournoi par la Confédération africaine de football. Ils avaient demandé à deux reprises le report du tournoi par peur du virus Ebola.

À propos de l'Auteur Par David Kalfa (RFI)

Politique: Albadé Abouba fourbit ses armes chez Seini Oumarou !

20/11/2014

Le Ministre d’Etat Albade Abouba

A mesure que la date du double congrès du MNSD-Nassara prévu pour la fin de ce mois s’approche, la mobilisation des troupes s’intensifie chez les deux ailes qui se disputent désormais la tête du parti. L’aile d’Albadé Abouba a été la plus active ces derniers temps avec les différents meetings que les dissidents du MNSD organisent dans les chefs lieux de région du pays, des meetings suivis par la tenue de Conférences régionales en prélude à la tenue du Congrès convoqué par celui qui se considère toujours comme le Secrétaire Générale du MNSD- Nassara.

Après Dosso et Tahoua ces dernières semaines, c’est au tour de Tillabéry d’accueillir, ce weekend, Albadé Abouba et son armada de partisans. Il a pourtant été suspendu du parti pour un an, au même titre que 34 autres membres, par le bureau politique du MNSD-Nassara que dirige Seni Oumarou, en dépit de la décision de justice qui a annulé leur exclusion précédemment. L’actuel ministre d’Etat à la Présidence qui a rallié la majorité au pouvoir  et avec le soutien de plusieurs personnalités du parti, continue donc de mobiliser les militants jusque dans le fief du ‘’provisoire’’ président du parti, Seini Oumarou.

A l’étape de Tillabéry, tout comme à Dosso et Tahoua, Albadé Abouba a animé un meeting populaire en parallèle à la conférence régionale MNSD Tillabéry. A la manœuvre à la tête de cette section, coté dissidents, c’est l’actuel ministre Ada Cheffou, ex Dg de l’OPVN, lui aussi ‘’suspendu’’ du bureau politique du parti tout comme un des autres barons MNSD de la région, Wassalké Boukary, lui aussi actuel ministre et visé par la même sanction disciplinaire que Albadé et les autres.

Au cours de ces manifestations, les intervenants ont multiplié les déclarations de soutien au Programme de la Renaissance du Président de la République, au SG du parti ainsi qu’aux camarades membres du gouvernement ». L’occasion aussi d’attaquer le président Seini Oumarou accusé d’être le principal responsable de la situation que traverse actuellement le parti. A Dosso, par exemple, l’ancien député Hama Zada, actuel DG de la SOPAMIN, a été très critiqué avec Seini au point de le qualifier de « président par accident » et de remettre en cause certaines réalisations de la 5e République sous Tandja, au temps où le MNSD dirigeait la majorité au pouvoir. Pour l’heure donc, Albadé Abouba s’appuie sur les régions où les sections, ou du moins les présidents de section, lui sont fidèles.

Il ne reste plus dans ce cadre que Zinder et Niamey pour boucler la boucle avant le Congrès qui s’annonce assez houleux. Le dernier mot revient, en effet, aux congressistes sauf si les deux ailes se boycottent mutuellement, ce qui est le scénario le plus plausible en l’état actuel des choses. A l’évidence, donc, on s’achemine vers un double congrès au niveau du parti de l’ancien président Tandja Mamadou, première force de l’opposition politique. La procédure judiciaire n’ayant pas encore permis de partager les deux ailes, le Congrès de fin novembre a de fortes chances de creuser, un peu plus, le fossé entre les partisans de Seini Oumarou qui règne sur une portion congrue du parti et ceux d’Albadé Abouba qui contrôlent désormais les 2/3 du MNSD.

Il va sans dire que la justice sera appelée à statuer encore sur ce dossier dont l’issue reste incertaine, chaque aile se prévalant du respect de la légalité et de la légitimité au titre du parti. La succession des meetings et autres réunions de ces dernières semaines illustre l’état de branle-bas de combat au niveau des deux ailes, en attendant le double congrès de fin novembre et l’épopée judiciaire qui se profile à l’horizon. A la fin des travaux, les participants à la conférence régionale de la section MNSD-Nassara de Tillabéri a réaffirmé son soutien au président de la République et leur volonté de porter à la tête du parti Albadé Abouba, Secrétaire général dudit parti. Ils ont en outre reconduit Ada Cheffou à la tête de leur section.

À propos de l'Auteur A.B. (OPINIONS N° 245 DU 19 NOVEMBRE 2014 )

PRÉSIDENTIELLE 2016: Ladan Tchiana, candidat de Lumana

19/11/2014

Le ministre d’Etat, Omar Hamidou Tchana, ministre des Mines

La nouvelle n’est pas encore connue que déjà, elle alimente les foyers et « fadas » de la capitale : Omar Hamidou Tchiana, familièrement appelé Ladan, sera candidat à la prochaine élection présidentielle qui aura lieu en 2016 !

Ce natif de la région de Kollo, qui a fait de grandes études en ingénierie-informatique, et qui occupe en ce moment de hautes fonctions politiques (il est ministre d’Etat), est pressenti pour être candidat à la prochaine élection présidentielle. Quoi de plus normal ? La candidature de Ladan ne relèverait pas de lui, mais plutôt d’un choix minutieux qu’a fait une grande partie des militants Lumana, qui comptent rendre bientôt publique leur décision à l’occasion du prochain congrès du parti qui aura lieu dans les semaines à venir.

Pour nombre d’observateurs de la scène politique, en 2016, les électeurs auront plus de latitude de choisir entre les anciens politiciens et les fidèlement ancrés. Ils auront à compter avec une nouvelle race de jeunes qui n’auront en tête que l’amour du pays. La question que nous nous posons cependant, c’est de savoir si l’intéressé lui-même (c’est-à-dire Ladan Tchiana) sera du même avis que ses militants.

En attendant qu’il se décide pour le OUI, saura-t-il seulement mesurer la portée de ce brûlant sacerdoce qu’on veut lui faire porter ? Nous reconnaissons bien qu’il fait la satisfaction de beaucoup de nos jeunes, mais cette satisfaction à elle seule suffi t-elle pour le booster au devant de la scène nationale ?

Attendons de savoir…

À propos de l'Auteur Marcus Issaka (Jeunesse Info n°119)

HADJ 2014: L’épouse d’un ancien ministre se tape plus d’un milliard de F CFA

19/11/2014

IMAGE D’ILLUSTRATION

Quand bien même on s’en cache, le pèlerinage aux lieux saints a toujours créé problème aux candidats à l’aventure. Cette année encore, son organisation a été défaillante. Dans nos précédentes livraisons, nous n’avons eu de cesse de le déclarer.

Plus le temps passe, plus nous parviennent des informations à ce sujet, au compte-gouttes sans doute, mais des informations fi ables. Quand bien même beaucoup de choses ont été révélées au cours de l’interpellation du ministre par nos parlementaires ce samedi 8 novembre 2014, des zones d’ombre subsistent. Ainsi, des sources bien informées nous apprennent que la commission d’organisation du Hadj et de la Oumra (COHO), avait attribué » dans sa répartition le volet restauration à l’épouse d’un ancien ministre.

Chose curieuse, cette dame n’a aucune expérience en la matière ! Et pourtant, sur les douze mille et quelque pèlerins que comptait le Niger, notre bonne dame avait encaissé la somme de cent mille (100 000) francs par personne ! Si l’on s’en tient, ne serait-ce qu’au nombre de douze mille pèlerins, le calcul fait ressortir que notre dame aura empoché la rondelette somme de un milliard deux cent millions (1 200 000 000) de nos francs ! Une fortune ?

Disons qu’elle a trouvé là une caverne à l’image d’Ali Baba à même de donner le tournis dans un pays pauvre comme le nôtre ! Crésus en son temps, n’aurait pas fait mieux. Selon toujours notre informateur, cette dame, pour toute restauration, n’aurait rien trouvé que de servir du haricot bouilli-salé à ses obligés. D’où beaucoup de ces consommateurs semble-t-il, seraient tombés malades.

Affaire donc à suivre.

À propos de l'Auteur Marcus Issaka (Jeunesse Info n°119)

Assemblée Nationale : Le processus de remplacement de Hama Amadou, à la tête du parlement enclenché

19/11/2014

SON EXCELLENCE HAMA AMADOU, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Le Bureau de l’Assemblée Nationale du Niger a transmis jeudi dernier la requête d’un dixième des députés à la Cour Constitutionnelle afin que celle- ci constate la vacance de poste du Président de ladite institution, qui est absent du pays depuis le 26 août 2014.

Une absence non justifiée et qui ne se justifie pas. Ce n’est plus un secret pour personne que le Président de l’Assemblée Nationale est parti pour de bon, laissant femmes et enfants, sa famille politique et ses amis, par son manque de courage politique de faire face à l’adversité et à son destin. Le Niger, Etat de droit, ne faillira pas devant ses obligations de mettre tous les citoyens au même pied d’égalité.

Trempé dans une affaire de trafic et supposition d’enfants comme d’ailleurs certains nigériens, Hama Amadou face à la justice a cru bon de fuir son pays et sa justice. Incapable de justifier la paternité et même la maternité de ces petits ibos, le sieur Hama Amadou a glissé l’affaire sur le terrain politique, comme à son habitude, lui et ses acolytes qui refusent obstinément de voir la réalité en face.

Tant pis pour eux car le peuple est conscient du danger que ces petits ibos portent à l’image de la famille qui est sacrée et aux préjudices que notre pays subira. Fort heureusement, les citoyens sont avertis et ne seront nullement bernés par une quelconque explication de ces pervers qui veulent saper le fondement de la famille. La constatation de la vacance du poste de Président de l’Assemblée Nationale par la Cour Constitutionnelle d’ici quinze jours permettra d’élire un nouveau président parmi les députés de la majorité comme de l’opposition.

Selon la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée chaque député peut être élu à la tête du parlement, pourvu qu’il ait une majorité qualifiée des députés composant le parlement. Pour le moment aucun candidat ne s’est déclaré officiellement, seules des rumeurs circulent quant aux probables prétendants. Cependant des sources officieuses, la majorité parlementaire risque d’avoir plusieurs candidats. Quant à l’opposition qui se débat pour retrouver ses repères au sein de l’hémicycle, il n’est pressenti aucune candidature, fort heureusement.

Mais, elle risque de peser lourd dans le choix du futur Président de l’institution surtout quand la majorité n’a pas pu s’accorder sur une candidature unique. La majorité est très consciente de ces pièges que l’opposition ne tardera pas à lui tendre au cours de cette prochaine élection. Vigilance sera donc le mot d’ordre de la majorité parlementaire. Certes, le poste de Président de l’Assemblée Nationale, deuxième personnage de l’Etat, est très convoité et que chacun peut aspirer légitiment l’occuper même une fois dans sa vie.

D’ici donc une quinze de jours la parenthèse Hama Amadou, Président de l’Assemblée Nationale en fuite, se refermera avec l’élection d’un nouveau Président qui achèvera la mandature de cette Assemblée.

À propos de l'Auteur ABDOULAHI NOUHOU (LA LETTRE DES CITOYENS N° 58)

Un dollar pour trois mois de contraception, l’Afrique première servie

19/11/2014

Le Sayana Press de Pfizer, un contraceptif injectable, est disponible pour la première fois au Bukina Faso depuis juillet 2014.
Pfizer/PATH

Simple, pas chère et efficace, c’est ainsi qu’est présentée la nouvelle contraception bientôt disponible dans plusieurs dizaines de pays défavorisés. Vendue à un dollar, elle se présente sous la forme d’une injection à usage unique et son action contraceptive se prolonge sur une période de 13 semaines.

Cette nouvelle forme de contraceptif devrait convenir aux femmes qui ne veulent ou ne peuvent pas prendre une pilule chaque jour. A toutes celles aussi qui en ont assez de trembler chaque mois parce qu’elles sont un brin oublieuses… Présenté dans une miniseringue à usage unique, le contraceptif appelé Sayana Press a été mis au point par les laboratoires Pfizer avec l’appui de la Fondation Gates et le Children’s Investment Fund Foundation.

Les premiers essais menés au Burkina Faso depuis juillet avec 75 000 doses ont confirmé l’intérêt du nouveau dispositif. Quelque 2 500 agents de santé ont ainsi été formés à son utilisation et près de 6 000 femmes ont d’ores et déjà choisi Sayana Press, pour plus du quart d’entre elles il s’agit de la première utilisation d’une contraception moderne. Dans un deuxième temps, ce sont 250 000 doses qui seront mises à disposition avec, espèrent les autorités sanitaires, le quart des femmes mariées qui pourront y avoir accès d’ici l’an prochain.

Grande facilité d’utilisation

La molécule utilisée, l’acétate de médroxyprogestérone est un dérivé de la progestérone, une hormone naturelle. Elle a été synthétisée en 1954 et depuis 1960, plusieurs dizaines de millions de femmes l’ont utilisée dans une centaine de pays. La nouveauté présentée par Pfizer réside essentiellement dans un dosage moindre et dans le mode d’injection.

De nombreuses femmes ne peuvent ou ne veulent pas prendre la pilule.

Alors que le Depo-Provera (nom commercial de l’acétate de médroxyprogestérone chez Pfizer) classique nécessitait d’être injecté dans le muscle, le Sayana Press avec son aiguille courte et ultra fine se contente d’une injection sous-cutanée.

L’abdomen, le haut de la cuisse ou du bras conviennent parfaitement et les femmes ont apprécié le fait que la piqûre soit moins douloureuse que pour une intramusculaire. Prêt à l’usage, sans manipulation compliquée, il sera administré par des agents de santé lors des essais en Ouganda, au Sénégal et au Niger.

Passée cette période d’apprentissage, les promoteurs du Sayana Press sont persuadés que les femmes pourront elles-mêmes procéder aux injections, si elles le souhaitent, moyennant un minimum de formation accessible à toutes, un peu comme pour l’insuline, explique un médecin. Mais pour le moment, l’auto-injection n’est pas encore au programme.

Une méthode discrète

Quant aux effets secondaires potentiels du Sayana Press, ils sont les mêmes que ceux du Depo-Provera. Le fabricant Pfizer, a relevé notamment la possibilité de perte de densité osseuse. Des saignements ont aussi été signalés, mais ils ne signent pas une perte d’efficacité de la méthode. Enfin, des utilisatrices ont mentionné des variations de poids, en plus ou en moins, la première année d’utilisation.

De plus, le fait qu’il n’ait pas besoin d’être conservé au froid le rend d’autant plus accessible aux endroits les plus reculés. Autre avantage, son prix qui devait tourner autour de 1 dollar pour les structures de santé qui le distribueront ensuite aux femmes soit gratuitement, soit à un prix très modique. Le côté pratique et discret du Sayana Press devrait aussi rassurer les femmes, plus nombreuses qu’on ne le croit notamment en Afrique, qui préfèrent que leur mari ignore qu’elles prennent une contraception.

Selon les estimations de la Fondation Bill et Melinda Gates, environ 225 millions femmes dans le monde voudraient retarder ou empêcher une grossesse, mais elles n’ont pas accès à la contraception. L’arrivée du Sayana Press programmée dans les 69 pays* les plus pauvres du monde devrait correspondre à l’attente de beaucoup d’entre elles. A l’horizon 2020, plus de 120 millions de ces femmes pourront accéder à des services de planification familiale volontaire.

8,4 millions de femmes

Pour ne citer que l’Afrique, la proportion de femmes sous contraception a doublé en deux décennies pour atteindre 26 %. Mais la situation varie énormément comme toujours selon qu’on vit en milieu urbain ou rural, qu’on soit riche ou pauvre, éduquée ou pas. Ainsi l’Afrique du Nord culmine avec 60 % des femmes sous contraception loin devant l’Afrique de l’Ouest avec un petit 13 %.

Un récent rapport du Family Planning 2020 (FP2020) soulignait que le nombre de femmes ayant accès à une contraception efficace dans les 69 pays les moins avancés a augmenté de 8,4 millions ces deux dernières années. « Élargir l’accès à la planification familiale a aidé à éviter 77 millions de grossesses non désirées contre 75 millions en 2012, 125 000 décès de mères contre 120 000 en 2012, et 24 millions d’avortements à risque, contre 23 millions en 2012», se félicite FP2020. Ce partenariat mondial soutient le droit des femmes et des jeunes filles à décider librement si, quand et combien d’enfants elles souhaitent avoir.

À propos de l'Auteur Source: RFI

 

Probable démission du Premier Ministre : Les ragots de l’opposition et ses acolytes

19/11/2014

L’information est distillée avec insistance dans tous les salons de l’opposition à Niamey toute cette troisième semaine du mois de novembre 2014. Certains parlementaires de l’opposition en font leur chou gras. Dans leurs inepties, les opposants, faute d’arguments convaincants pour le peuple, s’évertuent à dire que le Premier Ministre Brigi Rafini est sur le point de démissionner de son poste.

Qu’il aurait déposé à trois reprises sa lettre de démission au Cabinet du Président de la République Issoufou Mahamadou. Cette nouvelle stratégie démontre combien ces leaders, en manque d’inspiration, sont prêts à raconter du n’importe quoi pourvu que le régime de la renaissance tombe. Après ses sorties malheureuses pleines de haine et d’insultes, l’opposition change de fusil d’épaule.

Et pourtant, le commun des nigériens se rend compte aujourd’hui, trois années seulement de mise en œuvre du programme ambitieux de la renaissance, des résultats probants que le gouvernement est en train d’engranger dans tous les domaines de la vie socioéconomique du Niger, à savoir la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement, la construction des infrastructures innovantes, sous la houlette du Premier Ministre Brigi Rafini qui ne cesse de multiplier les offensives salvatrices pour le pays.

Les plus grands chantiers qui sont dressés dans la ville de Niamey mais aussi dans les régions de l’intérieur du pays font que l’opposition est en perte de vitesse. Qu’est-ce qu’elle pourra dire au peuple pour le convaincre à l’heure du bilan sur la politique du programme de la renaissance ? Absolument rien !

C’est d’ailleurs pourquoi et vu les réalisations faites pour le bonheur du peuple nigérien, le Président de la République Issoufou Mahamadou n’a pas hésité un seul instant à renouveler sa confiance au Premier Ministre qu’il a nommé en début de son mandat lors de la formation du gouvernement de large ouverture le 13 août 2013 dans lequel la presque totalité des personnalités de l’opposition qui ont une certaine base électorale solide ont pris place sans aucune arrière pensée.

La pondération et l’esprit de rassemblement de la personne ont fait du Brigi Rafini aujourd’hui la perle rare qu’on ne pourra pas trouver dans les sillages de tous ceux qui ne souhaitent que du mal pour le pays. L’homme a fait ses preuves tant à l’Assemblée Nationale quand il avait occupé le poste de Secrétaire Général il y a quelques années. L’exemple de probité du Premier Ministre n’est plus à démontrer dans ce pays qui a souffert des tergiversations des hommes politiques qui ne cherchent qu’à s’enrichir sur le dos du peuple.

Le bateau de la renaissance est en train de marcher sur de bons rails sous la conduite du Président de la République Issoufou Mahamadou et son Premier Ministre. C’est donc ce duo que finalement l’opposition espère entamer pour saborder les actions du gouvernement. Pour la prochaine équipe gouvernementale, le Premier Ministre Brigi Rafini constitue un atout majeur pour le Président de la République Issoufou Mahamadou. L’opposition doit continuer à dormir sur ses échecs en attendant les prochaines échéances électorales de 2016.

Les arguments fallacieux et fantaisistes qu’elle invente ne tiennent plus la route dans un pays où les gens ont tout compris et ont fini de distinguer la bonne graine de l’ivraie. A chaque fois que les opposants sortent, c’est pour servir au peuple nigérien des salades sans vinaigre. Des insanités qui n’honorent d’ailleurs aucun des leaders et qui les enfoncent encore davantage. Pour justifier leurs calomnies, les opposants ont inventé un problème de leadership entre les membres du gouvernement dont certains ne répondent plus aux injonctions du Premier Ministre.

Et pourtant, c’est visible pour tous, les Conseils des Ministres se réunissent toutes les semaines sans encombre, tous les textes législatifs et réglementaires sont pris dans la parfaite symbiose et transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption. Ce qui a fait plus peur à l’opposition en fait, c’est la perte du CDS-Rahama par Mahamane Ousmane ainsi que ses acolytes et les assemblées générales des militants du MNSD-Nassara, dans toutes les régions du Niger, qui soutiennent le programme de la renaissance en prélude au prochain congrès du parti qui doit se tenir à la fin du mois de novembre 2014.

Il faut donc faire feu de tout bois. S’il s’avère que les membres du gouvernement ont des difficultés entre eux, pourquoi tous ces projets et programmes qui font le bonheur du peuple nigérien sont aujourd’hui exécutés ? En fait l’opposition s’achemine vers son déclin qu’elle a d’ailleurs commencé depuis trois ans aujourd’hui. Le Président de la République Issoufou Mahamadou continuera à avoir confiance en son Premier Ministre, car c’est sur la base de cette dernière qu’il l’a choisi parmi tant d’autres responsables politiques.

Alors pour cette fois, c’est encore raté, l’opposition doit se taire une fois de bon pour garder le peu de crédit que lui accordent certains de ses militants, au cas contraire, elle disparaitra avant terme et à jamais.

À propos de l'Auteur Ibrahim Amadou (LA LETTRE DES CITOYENS N° 58 DU 18 NOVEMBRE 2014 )

La FISAMEF dévoile le complot de Cissé

19/11/2014

Le Ministre d’Etat au Plan Mr. Amadou Boubacar Cisse

La Fédération Intersyndical des Agents du Ministère des Finances, sur un ton énergique, demande le démantèlement du complot ourdi par le ministre Cissé en vue de placer l’INS (Institut national de la statistique) sous sa tutelle, au ministère du Plan précédemment sous celle du ministère des finances.

Le ministre Cissé, profitant de l’absence du Premier ministre et en assurant son intérim, a introduit sans passer par le conseil des cabinets, une loi visant modification de la loi 2004-011 du 30 mars 2011 qui en son 2ème paragraphe plaçait l’INS sous la tutelle du Ministère des finances.

Ce qu’il faut déplorer en premier, c’est la non implication des agents et cadres de l’INS dans la modification de cette loi pourtant qui les concerne car elle modifiera le régime de leur travail. Et aussi, cette loi qui ne souffrait d’aucune ambigüit. dans sa mise en oeuvre ne présente pas l’opportunité d’être modifiée mais c’est fait.

C’est fait par le seul fait du Ministre Cissé, ‘’ l’incorrigible Ministre d’Etat, qui ayant déjà fraudé pour introduire son projet de texte en conseil des ministres, il a profité lâchement de sa position de Premier ministre intérimaire pour faire de son projet une priorité du Gouvernement en demandant à l’Assemblée de l’examiner dans une procédure d’urgence le 29 octobre dernier’’.

Pourquoi Cissé a-t-il précipité l’adoption de ce texte de loi portant modification de la tutelle de l’INS ? La question reste posée.  Pour lui, le ministre, l’INS a fait des mauvaises performances, point de vue dont la FISAMEF n’est pas d’avis, et comme pour tout couronner, Cissé, deux jours après l’adoption de la loi et sans attendre sa promulgation, commence à donner des instructions à l’INS, à travers une correspondance N°0000509 en date du 31 octobre 2014, par rapport à des mesures administratives.

L’INS est revenu de très loin et qu’elle a su aujourd’hui engrangé des acquis qu’il faille sauvegarder à tout prix comme son classement parmi les 26 Instituts Nationaux de la Statistique d’Afrique Francophone Subsaharienne et membre du Bureau de la commission des statistiques des Nations-Unies depuis 2011 en représentant le groupe de pays africains.

Face à toute cette situation, la FISAMEF a fustigé le comportement opportuniste du Ministre Cissé tout en le mettant en garde contre toute tentative de remise en cause des intérêts du personnel chèrement acquis. Elle a aussi exprimé sa désolation face au silence coupable du Ministre des Finances qui n’a rien su faire pour éviter la violation des protocoles d’accord qui le lie à elle et appelle à la vigilance du Président de la République à ne pas promulguer cette loi.

La FISAMEF initiera des mouvements de protestation si des mesures tendant à remettre en cause les acquis du personnel de l’INS sont prises et pour ce faire, ses militants sont exhortés à rester mobilisés pour répondre aux éventuels mots d’ordre.  Toujours une simple question reste énigmatique, pourquoi la modification de cette loi, est-ce parce qu’il y a des milliards à l’INS et qu’ils doivent profiter à quelqu’un ? Certainement ce Cissé est un grand comploteur.

La presse a relevé récemment les complots qu’il a fait pour mettre le pied sur certaines inspections faites dans son ministère et qu’il a manoeuvré pour placer certains de ses enfants à la tête de société d’Etat comme le cas de la SML. Il a aussi placé un autre dans un organisme international. Sacré Cissé !

À propos de l'Auteur A.I. (Le Canard déchaîné N°661)

 

Burkina Faso: le lieutenant-colonel Isaac Zida nommé Premier ministre

19/11/2014

Le lieutenant-colonel Zida, nouveau Premier ministre du Burkina Faso.
REUTERS/Joe Penney

Le Burkina Faso a désormais un nouveau Premier ministre. Le lieutenant-colonel Zida vient tout juste d’être nommé à ce poste, ce mercredi 19 novembre, par le nouveau président de la transition Michel Kafando. Cette désignation est loin d’être une surprise, elle était même attendue.

Cette nouvelle nomination au palais présidentiel de Kossyam est une confirmation des bruits de couloirs entendus dans les arcanes du pouvoir burkinabè depuis 24 heures. Depuis la désignation de Michel Kafando, les deux hommes avancent main dans la main. Ils abordent les mêmes thématiques, utilisent le même langage, parlant par exemple du respect obligatoire de la Constitution, de la volonté d’aller de l’avant ou encore de réconcilier les Burkinabè.

Le lieutenant-colonel Zida a su, en quinze jours de gestion du pays, se donner une stature d’homme d’Etat. Sa rigueur, sa volonté d’aller vite, sa capacité à respecter un calendrier lui ont donné une confiance, notamment de la rue. « On veut Zida, car il sera capable de contrôler les politiques et d’éviter les dérives », nous expliquait par exemple un jeune commerçant la veille de cette nouvelle nomination.

Un gouvernement annoncé jeudi

Dans la classe politique, cette nomination d’Isaac Zida à la Primature est visiblement bien perçue : « C’est l’homme de la situation, il a pris des risques, il est compétent. » « L’armée a lâché des choses durant les négociations : les postes de président du pays, de l’Assemblée… C’est donc un compromis », ont expliqué à RFI différents leaders de l’opposition.

Un pouvoir civil et militaire se met donc en place au Burkina. A voir comment vont réagir la Communauté internationale et la société civile du pays. Michel Kafando et le lieutenant-colonel Zida sont en tout cas déjà au travail. Ils ont été aperçus dans les coulisses du palais de Kossyam, visiblement sereins et concentrés. Leur première mission : travailler sur le gouvernement qui doit être annoncé ce jeudi 20 novembre.

À propos de l'Auteur Source: RFI

Le concassage du CDS, du MODEN/FA LUMANA AFRICA et du MNSD : La seule option de Mahamadou Issoufou en 2016

19/11/2014

Les trois leaders de l’opposition, l’ancien président nigérien Mahamane Ousmane , l’actuel président du Parlement Hama Amadou
et l’ex-Premier ministre Sein i Oumarou

La mise à sac, la déstabilisation ou le saccage des formations politiques de l’opposition est aujourd’hui un choix politique périlleux derrière lequel s’arcboute le PNDS Tarraya. Malgré les prémices de crises sociales engendrées par cette pratique, le parti au pouvoir s’embourbe de jour en jour dans ce plan machiavélique qui assène de rudes coups à la cohésion nationale.

Une à une, les grandes formations politiques de l’ARDR sont en train de se desquamer sous les coups de boutoir savamment administrés par le parti au pouvoir qui n’a désormais le regard que pour cette entreprise de démolition. Pendant ce temps, le front social qui a fini de prendre la mesure de cette supercherie s’embrase, replongeant le pays dans un cycle infernal d’arrêts de travail et des manifestations de rue.

De manière très claire et précise, le CDS Rahama est fini. Attention. Pas en terme d‘existence sur l’échiquier politique national. Jamais.  Cependant, selon la vision première qui motive les déstabilisateurs, le parti n’est plus légalement sous la conduite de Mahamane Ousmane alias Nafarko ; ce qui veut dire que, légalement encore , Ousmane ne saurait plus se présenter comme candidat légitime du CDS Rahama.

Voilà somme toute la vision fondamentale de toute cette mascarade dirigée contre les formations politiques de l’ARDR.  Comme on le sait, déjà certaines formations politiques de la Mouvance au pouvoir ont jeté du lest, explicitement ou implicitement ; elles ne présenteront pas de candidat en 2016 ; du moins, elles appelleront leurs militants à voter en faveur de Mahamadou Issoufou. Pour certaines qui ne méritent pas la peine d’être citées, cela ne vaut même pas la peine d’être dit ; elles n’ont jamais présenté de candidat et ce n’est pas aujourd’hui où on leur a graissé la patte qu’elles le feront.

Ceci dit, il reste les grandes formations, celles qui potentiellement devraient présenter des candidats crédibles contre Issoufou Mahamadou en 2016. Il s’agit en l’occurrence du CDS Rahama, du MODEN/FA LUMANA/AFRICA et du MNSD Nassara. Ce sont principalement ces trois formations qui sont visées par le complot inédit au Niger. La supercherie a commencé avec le LUMANA qui a été acculé au point de quitter la mouvance au pouvoir.

Ceci n’ayant pas suffit, car le président Hama Amadou est resté l’un des potentiels candidats aux présidentielles de 2016, il fallait vaille que vaille trouver les moyens non seulement de le déchoir de son poste de président de l’Assemblée Nationale mais aussi de le délégitimer comme aujourd’hui on semble l’avoir réussi avec le président Nafarko. C’est dans cette optique que cette histoire de bébés éprouvettes a été imaginée et concoctée ; trouver un subterfuge légal pour le disqualifier aux présidentielles de 2016.

Ainsi, tant pour le LUMANA que pour le CDS Rahama, la supercherie semble bien porter ses fruits ; le CDS n’appartenant plus à Ousmane et Hama Amadou restant absent du territoire national ; une disposition constitutionnelle ne lui permettant plus de se présenter comme candidat à la Présidence.

Aujourd’hui, la roue est tournée vers le MNDS Nassara de Seïni Oumarou. Et, comme on l’a fait avec Ousmane, on créée de bon coeur une confusion en entretenant et en cautionnant la tenue de deux congrès parallèles avec à la fin la délégitimation de l’une des parties. Très certainement, Albadé triomphera sur Seïni qui par finir n’aurait plus la légitimité de se présenter lui aussi au nom du MNSD comme candidat aux présidentielles de 2016. La voie est ainsi libre et ouverte grandement pour un sans faute pour le président Issoufou.

A l’épreuve des faits, la réalité des choses est toute autre et elle est connue de tous. Les personnes préparées et présumées reprendre le LUMANA, le MNSD Nassara et le CDS Rahama sont de piètres individus qui n’ont absolument aucune assise populaire. Tant Ladan Tchana pour le LUMANA, Abdou Labo pour le CDS que Albadé pour le MNSD, tous ces individus ne représentent que leurs propres personnes.

De plus, le fait d’avoir adhéré à cette mascarade de déstabilisation des formations politiques fait que le peuple nourrit désormais une antipathie monstre vis-àvis de ces individus. Ils sont ceux par qui le scandale est en train de se répandre ; un scandale qui a pour nom un faux jeu démocratique qui brise des années d’effort d’instauration d’une démocratie juste dans laquelle les adversaires jouent loyalement. Un véritable sentiment de ras le bol s’installe petit à petit chez les militants des formations politiques.

Cette situation se matérialise déjà par une sorte de désobéissance civile qui gagne de plus en plus tous les secteurs sociaux. La preuve est cette sortie des policiers municipaux qui demandaient le paiement de leur salaire, deux semaines après que les autres travailleurs aient été payés. Et, au lieu de répondre promptement à leur légitime revendication, sieur Massaoudou, comme à son habitude, a entrevu l’étincelle d’un complot, encore qui aurait été ourdi par Hama Amadou. Décidément, Hama est devenu une psychose pour le ministre de l’intérieur qui sent sa présence même dans son sommeil.

Au ras le bol des militants des partis de l’opposition, s’ajoute l’embrasement de différents fronts sociaux dans des revendications corporatistes. Plusieurs syndicats trainent encore des plateformes revendicatives qui datent de plus de dix ans. C’est l’exemple du point sur le règlement des incidences financières que l’Etat n’arrive toujours pas à évacuer. Que peut-on attendre de tout ce remue-ménage ? Seul le diable peut répondre avec exactitude à cette question.

Il reste que le pouvoir doit se faire une raison et comprendre que le peuple a de réelles préoccupations qui ne sont pas forcément politiques. A chaque fois qu’un front bouge, le pouvoir s’em s’embourbe davantage en voyant la main de l’opposition, au lieu de répondre promptement aux problèmes posés. Le Président de la République doit se démarquer de toutes ces mascarades en se mettant au dessus de la mêlée.

On peut encore sauver des meubles. Pour cela, le Président doit faire taire certaines brebis galeuses qui excellent à entretenir la confusion chez le peuple ; en témoigne la sortie du ministre des affaires étrangères qui a servi des cogitations abracadabrantes au peuple. Rien de concret ne saurait se construire avec de tels énergumènes.

À propos de l'Auteur Aghali (Le Canard déchaîné N°661)

FEMMES ET ALCOOLISME: Offense aux mœurs, plongeon dans la misère

19/11/2014

IMAGE D’ILLUSTRATION (photo: http://www.black-feelings.com/)

Du temps des Sages, celui des Prophètes, il nous a été enseigné que l’alcool est la pire invention que l’homme ait trouvée. Son absorption irréfrénée conduit le consommateur dans des dédales monstrueux. Voilà pourquoi, il convient de fuir ses méandres tempétueux à travers l’ivresse, sa consommation abusive…

L’histoire nous apprend ainsi que dans les temps anciens, un homme pieux, un homme de Dieu, mis au pied du mur par un Chef satanique, avait été amené à choisir, pour sa délivrance, entre trois maux que voici : tuer un enfant nouvellement né, faire l’amour avec une jeune et belle femme régulièrement mariée, ou alors… boire une bouteille « d’eau de feu » posée sur la table. L’homme n’hésita pas : il choisira de boire l’alcool. Puis patatra ! Tout s’enfl amma.

Monté sur ses grands chevaux, il but non seulement l’alcool, mais aussi viola la femme, puis prit le cou- teau devant lui et égorgea le bébé. Voilà où mène l’alcool, quand bu à l’excès, il conduit une personne à ne plus s’appartenir… Après cette digression somme toute utile, venons-en aux faits. Aujourd’hui encore, l’alccol continue à faire des dégâts. Et quand en plus des hommes, les femmes aussi s’y mêlent, où va le monde serait-on tenté de demander ?

Tous les jours que Dieu fait, vous voyez de ces fi lles accoudées au comptoir d’un bar ou attablées résolument, fumant et devisant, avec une bouteille de bière ou d’alcool posée de- vant elles. Les yeux fl ambants, le regard bovin, elles voient partout autour d’elles une certaine animosité. Elles parlent sans retenue, elles ont le langage ordurier et se lèvent sans pudeur pour aller danser sur la piste au son de chansons décadentes.

Et pourtant, elles sont jeunes, avec un âge allant de 15 à 25 ans ( c’est selon). Belles à ravir, avec pour les plus âgées ce qu’on appelle de « beaux restes », elles ont choisi pourtant d’abdiquer toute dignité. Autre-fois collégiennes, lycéennes sinon ménagères, ces fi lles de bonne famille ont quitté le droit chemin sur la base de la déception, ou même de la tentation que crée le mimétisme. Ainsi va la vie…

À propos de l'Auteur Nafissa Moussa (Jeunesse Info n°119)

Classement annuel de l’Institut Gallup : Le Président Issoufou dans le top 10 des Chefs d’Etat les plus populaires !

19/11/2014

© AFP par Brendan SMIALOWSKI
Sommet USA-Afrique : Dîner de groupe entre les différents chefs d`états présents
Mardi 05 aout 2014. Washington. Photo: Issoufou Mahamadou, président du Niger

Qui sont les Chefs d’État africains les plus populaires dans leur pays ? Le site gallup.com a tenté de répondre à la question en réalisant un sondage auprès d’échantillons de plus de 1 000 person- nes dans 26 États du continent. Résultats : certains s’en sortent très bien, tandis que d’autres ont franchement du souci à se faire.

Donc voici encore un nouveau classement qui fera débat au Niger surtout quand on sait que ces derniers temps l’opposition affaiblie par des dissensions internes et déboussolée par les réalisations du régime, en seulement 3 ans et demi, se répand dans les médias nationaux comme internationaux pour jeter l’opprobre sur le Président Issoufou Mahamadou, sur les institutions républicaines et sur le régime de la 7ème République. Selon les résultats d’un sondage réalisé en 2013 par gallup.com relevant du célèbre institut Gallup sur la popularité des Chefs d’Etat africains au sein des citoyens des pays qu’ils dirigent, 64% des personnes sondées ont déclaré approuvé l’action du Président de la République du Niger.

Ainsi donc et tout naturellement, 35% désapprouvent les actions du Chef de l’Etat. Avec ce score, le Président Issoufou Mahamadou arrive à la 7e place sur 26 pays concernés en Afrique par le sondage. A la tête du classement, le malien IBK (86%), le botswanais Ian Khama (81%) et le kenyan Uhuru Kenyatta (78%). En bas du tableau, la libérienne Ellen Johnson Sirleaf (42%), le Sud-Africain Jacob Zuma (41%) et enfin le congolais Joseph Kabila de la RDC (24%). Le sondage peut donner lieu à diverses interprétations et parfois à des critiques.

Ainsi, l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré est arrivé 5e avec 70% des réponses favorables. Il est vrai le sondage a été effectué en 2013, mais presque une année plus tard il se fait chasser du pouvoir par une révolte populaire. Le président camerounais, Paul Biya.  caracolle à la quatrième place du classement avec 70% d’opinions favorables, réalisant son meilleur score (72%) chez la tranche des 15-24 ans, nés après son accession au pouvoir.

Un chiffre que l’on peine à trouver en adéquation avec les critiques entendues depuis de longues années à Yaoundé ou Douala. En revanche, d’autres Chefs d’État s’en sortent (beaucoup) moins bien. Si Macky Sall (63%), Alassane Ouattara (57%) ou Ali Bongo Ondimba (57%) réalisent des scores honorables, Alpha Condé passe ainsi sous la barre des 50% en Guinée (49%), quand Idriss Déby reste bloqué à 44%, juste devant Goodluck Jonathan, sans doute sanctionné pour la situation sécuritaire catastrophique du Nigeria (43%).

Le trio de queue de ce classement est composé de la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf (42%), du Sud-Africain Jacob Zuma (41%) et enfin, bon dernier et loin derrière, de Joseph Kabila (24%), président de RDC.

À propos de l'Auteur A.B. (OPINIONS N° 245 DU 19 NOVEMBRE 2014 )

LES LAMENTATIONS DE NAF (Saison II)

19/11/2014

L’ancien President MAHAMANE OUSMANE

Dans notre dernière livraison, nous avions consacré un article à la déclaration du désormais ex- président de la CDS, Mahamane Ousmane alias Naf qui, ne pouvant plus parler et agir au nom de cette structure, s’abrite derrière l’ARDR pour livrer son dernier combat politique.

Comme vous le savez déjà, en lieu et place d’une déclaration de l’ARDR sur la situation sociopolitique au Niger, c’était plutôt les jérémiades et autres pleurnicheries de cet homme rattrapé par son destin qui étaient servies aux Nigériens ce jour-là. Pendant une vingtaine de minutes, bavant abondamment devant les micros, le regard torve, la gestuelle balourde, Naf cracha son venin sur le régime de la Septième République, plus principalement sur le Président de la République qu’il avait affublé de tous les péchés d’Israël, versant bien des fois dans une bassesse qui ne sied pas à une personnalité de son rang.

Beaucoup de Nigériens avaient été choqués et surpris par les propos maladroits voire outranciers de Naf qui avait tenté d’expliquer ses déboires politiques par l’immixtion du pouvoir actuel dans la crise ayant ébranlé la CDS Rahama en 2011 avant de trouver son épilogue en 2014 avec les arrêts de la Cour de Cassation annulant le ‘’congrès’’ maison de Zinder qui avait ‘’exclu’’ du parti Abdou Labo et ses camarades d’infortunes de l’époque. Mieux, le dernier congrès ordi- naire de la CDS tenu à Niamey du 06 au 07 Septembre 2014 aura constitué le dénouement final de cette longue crise avec la consécration de la victoire du camp Abdou Labo sur son rival historique Mahamane Ousmane.

Comme on dit souvent, un malheur ne venant jamais seul, le Ministère de l’Intérieur dit prendre acte des conclusions de ce congrès, ce qui signifie, en ter- mes clairs, que désormais, seul ce Bureau sera habilité à agir au nom et pour le compte de la CDS Rahama ! Comme vous pouvez donc l’imaginer, il n’en fallait pas plus pour Ousmane pour être saisi d’une panique verte au point de perdre le sens de la mesure et surtout de la retenue en voulant au monde entier qu’il rend, injustement, responsable de ses malheurs politiques !

Dans ses diatribes contre le régime de la Septième République, Mahamane Ousmane était devenu méconnaissable en tentant de falsifier l’histoire, celle que tous les Nigériens connaissent, pour attribuer au Président Issoufou les innombrables tares politiques qui fu- rent, justement, à l’origine de sa perte politique en 1996, lorsqu’il s’était trouvé contraint de parta- ger le pouvoir avec une nouvelle majorité hostile. Ces tares politi- ques qu’il attribue aujourd’hui au régime de la Septième République s’appellent népotisme, favoritisme, clientélisme, trafic d’influence, corruption, impunité, bref toutes choses aux antipodes de la bonne gouvernance et qui avaient été pourtant érigées en règles de gouvernance par Naf.

Aujourd’hui, on peut en rire quand c’est lui qui en fait le procès à un Président républicain qui n’a seul credo que la bonne gouvernance et la démocratie ! Dans l’article précédent, nous avions éclairé un pan des turpitudes politiques de Naf avec ses affaires d’oignons à destination du Gabon, aujourd’hui, nous dirigeons notre lanterne sur une autre facette du personnage, principalement sa vénalité et son affairisme débridé au sommet de l’Etat et à la tête de la CDS. Nous ne parlerons pas ici du fameux prêt taïwanais actuellement en cours d’instruction devant les juridictions de la place, un prêt géré dans des conditions opaques, mais plutôt des derniers hauts faits d’armes de Naf lors des dernières élections législatives.

Mais bien avant, dans ses efforts pour légitimer le tazarché à Zinder, le sulfureux Dan Dubaï avait lancé une loterie à l’endroit des habitants du Damagaram, une loterie qui avait les allures d’un défi. En effet, Dan Dubaï avait recouru aux services d’un crieur public pour annoncer qu’une moto’’KASEA’’ était mise en jeu et que le vainqueur de ce prix avait obligation de désigner une seule réalisation à l’actif de Mahamane Ousmane dans la ville de Zinder, mise à part la clôture du cimetière musulman !

L’annonce avait été faite sur les ondes de la radio Anfani de Zinder. Pendant plusieurs mois, le crieur public s’était égosillé en vain dans les rues de Zinder, et de guerre lasse, la moto avait été retirée, l’huissier requis à cet effet ayant constaté l’absence de vainqueur ! C’est terrible pour un natif de Zinder qui avait eu à exercer les plus hautes fonctions de l’Etat !: Bien sûr, il était aisé de repérer les immenses ilots de concessions qu’il avait acquis dans le centre-ville de Zinder, notamment l’ancien cinéma REX transformé aujourd’hui en maisons closes où des proxénètes de tout acabit défilent à longueur de journée !

C’est vraiment le monde à l’envers quand c’est un tel personnage qui ose donner des leçons de moralité au Prési- dent Issoufou dont tout le parcours politique est un modèle de vertu publique. Ce dont nous allons vous entretenir aujourd’hui, c’est la vénalité crasse et sans limite de Naf qui n’est d’ailleurs point une surprise pour bon nombre de nos conci- toyens. En effet, suite à l’invalidation de la liste CDS aux élections législatives de 2011, Ousmane, en bon ‘’joggleur’’ (bricoleur), aurait découvert un moyen biepratique d’exploiter à fond cette situation pour se taper quelques espèces sonnantes et trébuchantes, en ‘’vendant’’ gracieusement ses voix à un parti politique de la place qui avait fait une bonne affaire à l’occasion !

Montant de ce monnayage : environ un demi-milliard de nos francs ! Vous l’aurez constaté sans doute, les larmes que versait Naf pour déplorer l’absence de députés CDS à Zinder n’étaient en fait que des larmes de crocodile, puisque Naf avait bien empoché des millions au cours de cette juteuse opération et tant pis pour la CDS qui devait se contenter désormais de … trois députés seulement à l’Assemblée. C’est un personnage pareil qui veut aujourd’hui se poser  en donneur de leçons de morale publique, lui qui ne réfléchit qu’en termes de dividendes dans toutes les alliances politiques dans lesquelles il s’était engagé depuis son entrée en politique !

Comme vous le voyez, au lieu de tirer les conséquences de toutes les inconséquences politiques qui l’ont conduit aujourd’hui à son triste destin, Mahamane Ousmane alias Naf aime plutôt se défausser sur les autres qu’il accuse injustement d’être à l’origine de ses profonds déboires politiques. Personne sur cette terre ne peut être tenu responsable du destin tragique de Mahamane Ousmane, il est son propre fossoyeur tout comme Hama Amadou l’a été dans son propre cas.

Le Président Issoufou Mahamadou ne saurait être tenu responsable de ce qui  arrive à Naf et Hama Amadou, il n’a pas ce pouvoir qui incombe à Allah le Tout-Puissant. Allah enseigne dans son noble livre le Coran que chaque âme n’acquiert que ce qu’elle aura fait ou accompli dans ce monde : si vous faites le bien, vous trouverez ce bien sur votre chemin ; si vous faites, au contraire, le mal, soyez assuré que vous en subirez les conséquences !

À propos de l'Auteur ZAK (OPINIONS N° 245 DU 19 NOVEMBRE 2014)

CONFÉRENCE RÉGIONALE DE LA SECTION MNSD NIAMEY: Seyni Oumarou et les siens chassés du parti

19/11/2014

La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire le Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey a retiré toute sa confi ance à Monsieur SeyniOumarou et demande aux Sections sœurs de lui emboiter le pas. Lisez plutôt les resolutions et motion de soutien à cet effet…

RESOLUTION N°1:

  • Considérant la totale inertie et l’incerti- tude absolue dans laquelle le MNSD NAS- SARA est plongé depuis le 12 août 2013 ;
  • Considérant le non-respect de décision de Justice par le Sieur SeyniOumarou et consort ;
  • Considérant l’installation à la tête de no- tre grand parti de la culture de l’aff airisme, du clientélisme, de l’esprit de clan et du passe-droit ;
  • Considérant l’incapacité notoire de Monsieur SeyniOumarou à porter haut le fl ambeau du MNSD NASSARA.

La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire ce jour Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey retire toute sa confi ance à Monsieur SeyniOumarou et demande aux Sections sœurs de lui emboiter le pas.

RESOLUTION N°2

  • Considérant le Jugement rendu le 03 septembre 2014 par le tribunal des Grandes Instances de Niamey ;
  • Considérant le non-respect de décision de Justice par le Sieur SeyniOumarou et consort ;
  • Considérant le Communiqué de Presse en date du 1er Novembre 2014 signé par IssoufouTamboura ; La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire ce jour Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey rejette en bloc la prétendue suspension du Bureau Politique National de l’Honorable Député National Elhadj Amadou Salifou, président de la Section de Niamey ainsi que de l’ensembles des membres du Bureau Politique national au titre de la Section de Niamey.

RESOLUTION N°3

  • Considérant le non respect de l’article 103 des Statuts du Parti ; • Considérant le comportement de certains militants de la Section de Niamey en met- tant en place des structures parallèles ne reposant sur aucune légalité statutaire ; La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire ce jour Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey retire sa confi ance aux militants dont les noms suivent :

Boubacar Mazou

IssoufouTamboura

Zakari Garba

Moumouni Amadou

Ali Sanfo Couloubaly

Aissata Diop

Dr Sani Gonimi

Adamou Salifou

Jida Mamadou

Seyni Siddo

Abdoulaye Oumarou

Issoufou Mounkaila

Boubé Dia Salifou

Sita Hamidou

Dieudonné Thomas

Ali Hama

MOTION DE SOUTIEN

  • Considérant la mise en œuvre du Programme Niamey Nyala par le Président Issoufou Mahamadou au profit des populations de la Région de Niamey
  • Considérant le ferme engagement du Chef de l’Etat d’associer tous les fi ls du pays à la gestion des affaires publiques par la formation le 13 août 2013 du Gouvernement d’union nationale ;
  • Considérant l’impérieuse nécessité d’assurer la paix, la quiétude sociale et la stabilité des Institutions de la République ; La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire ce jour Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey, apporte son soutien indéfectible au Président de la République, SE Elhadj Issoufou Mahamadou pour sa haute vision de l’intérêt supérieur de la nation.

MOTION DE SOUTIEN

  • Considérant les dispositions des articles 35 et 36 du code électoral du Parti;
  • Considérant la lettre N°105/MNSD NAS- SARA/BPN/P en date du 03 Novembre 2014 ;
  • Considérant la lettre N°107/MNSD NAS- SARA/BPN/P en date du 03 Novembre 2014 ; La Conférence Régionale de la Section MNSD NASSARA de Niamey réunie en session ordinaire ce jour Dimanche 09 Novembre 2014 au Palais des Congrès de Niamey soutient la candidature de Monsieur AlbadéAbouba au poste de Président du Parti au prochain Congrès du Parti.

Fait à Niamey, le dimanche 09 novembre 2014

La Conférence Régionale.

À propos de l'Auteur Source: SECTION MNSD NIAMEY via (Jeunesse Info n°119)