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Mahamadou Issoufou à VOA Afrique : « La fin de Boko Haram est proche »

01/04/2015

Niger President Issoufou Mahamadou arrives at the North Portico of the White House for a State Dinner on the occasion of the U.S. Africa Leaders Summit, August 5, 2014 in Washington, DC. African leaders are attending a three-day-long summit in Washington to strengthen ties between the United States and African nations.
(August 4, 2014 – Source: Mark Wilson/Getty Images North America)

En visite aux Etats-Unis, le président nigérien est revenu sur la lutte contre Boko Haram et demande le vote d’une résolution de l’ONU. M.Issoufou a aussi fait le bilan de ses quatre années à la tête du Niger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diriez-vous que la menace boko Haram est totalement élimin é au Niger ?

Mahamadou Issoufou : « Je pense que Boko Haram n’est pas éradiqué mais a été fortement affaibli suite aux interventions de la force multinationale qui comprend le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Nous avons remporte beaucoup de victoires sur Boko Haram, en particulier les forces tchadiennes et nigériennes. Elles ont mené depuis le mois de mars une offensive au Nigeria et de nombreuses villes ont été libérées. C’est le cas de Damasak, Duchi. Ce matin, nous avons appris que la ville de Malam Fatori a été libérée par la coalition nigéro-tchadienne. »

Partagez-vous les frustrations du président tchadien, Idriss Déby, qui s’est plaint ouvertement du fait que l’armée nigériane ne finissait pas le travail sur son territoire contre Boko Haram ?

Mahamadou Issoufou : « Je n’ai pas de commentaire à faire là-dessus. Le plus important c’est que Boko Haram recule partout y compris au Nigeria. Au Niger, ils essayé de nous attaquer le 6 février. Nous les avons repousse a Bosso et Diffa. Nos forces ont pris le dessus. C’est pour cela que je dis que Boko Haram n’a pas d’avenir. Dans quelques semaines ou mois, nous verrons la fin de Boko Haram dans la région du lac Tchad. Nous vaincrons Boko Haram. Ce sera un exemple pour l’Afrique. »

Est-ce que la victoire du candidat Buhari à la présidentielle nigériane peut apporter un plus sur le terrain ?

Mahamadou Issoufou : « Je me félicite d’abord du bon déroulement des élections. Le président Jonathan a téléphoné au général Buhari pour le féliciter. Ces élections permettront de créer les conditions pour que le Nigeria combatte de façon encore plus efficace Boko Haram. »

Considérez-vous que Boko Haram est un problème militaire africain ou que les Occidentaux doivent intervenir sur le terrain comme au Mali ?

Mahamadou Issoufou : « Boko Haram est une organisation terroriste. Le terrorisme n’a pas de frontière que ce soit Boko Haram, AQMI ou l’Etat islamique. Il faut que le monde entier se mobilise. Nous attendons maintenant une résolution de l’ONU afin que légalement les pays qui interviennent soient couverts et reçoivent un soutien matériel et financier comme pour l’Amisom. »

Sur la Libye, vous avez été l’un des premiers à demander une intervention internationale. Est-ce que vous demandez aujourd’hui aux Occidentaux de finir le travail après l’intervention militaire qui a fait tomber le régime Kadhafi ?

Mahamadou Issoufou : « Effectivement je suis de ceux qui pensent que le service après-vente n’a pas été fait en Libye.  Dès 2011, j’avais attire l’attention sur des solutions qui seraient pire que le mal. La Libye risquait de se somaliser et que le pouvoir tombe entre les mains de terroristes. C’est plus ou moins le cas aujourd’hui avec la présence du groupe Etat islamique en Libye. Ce qu’il faut faire face à ce chaos, c’est de créer les conditions de la réconciliation de toutes les parties libyennes, y compris les kadhafistes. Le désert libyen est devenu un sanctuaire pour les terroristes. Je ne vois pas comment on peut lutter contre eux sans intervention extérieure des Nations Unies. »

Apres les attentats de Paris, vous aviez déclaré : « Nous sommes tous Charlie ». Est-ce que vus regrettez cette déclaration qui avait entraine en janvier dernier des violences, des morts et des églises brûlées dans votre pays ?

Mahamadou Issoufou : « Ma déclaration était claire.  Je suis un fervent musulman et je ne suis pas d’accord avec l’image que les terroristes donnent de ma religion. L’islam ne signifie pas qu’il faut violer les femmes, tuer des innocents, C’est donner une mauvaise image de la ma religion. Dans tous les pays, il peut y avoir de telles réactions. Ces manifestants ont été manipulés.  »

À propos de l'Auteur Propos recueillis par Nicolas Pinault (http://www.lavoixdelamerique.com/)

Afrique/ Élections démocratiques: La leçon venue du Nigeria

01/04/2015

 Alors qu’on s’attendait au pire a l’occasion de l’élection présidentielle, le Nigeria vient d’administrer a la face du continent africain et du monde une leçon de démocratie avec la première alternance démocratique du pays depuis l’indépendance.

Le leader de l’opposition M. Muhhamadu Buhari, candidat du “All Progressives Congress” ( APC) vient de remporter avec une marge confortable l’élection présidentielle devant le président en exercice M. Goodluck Jonathan, candidat du “People Democratic Party” (PDP) selon la Commission Nationale Électorale Indépendante (INEC), une commission qui a gagne le pari de l’organisation des élections libres et transparentes a travers l’utilisation pour la première fois des cartes biométriques pour éviter les fraudes. 

La victoire pour Buhari, les éloges pour Jonathan

Pour couper court aux extrémistes des deux camps qui pourraient plonger le pays dans le chaos, le président sortant a appelé le président fraichement élu pour concéder sa défaite avant même l’annonce officiel des résultats par l’INEC, appelant au respect de la Constitution et des lois électorales en cas de litiges. « Comme je l’ai toujours affirmé, l’ambition de personne ne vaut le sang des nigérians. L’unité, la stabilité et le progrès de notre cher pays sont plus importants que toute autre chose” a déclaré Jonathan en s’adressant a ces compatriotes. Un geste d’une grande portée historique dans un pays ou chaque élection donne lieu a des violences meurtrières.

« La victoire est pour tous les Nigérians. Il faut être tolérant et serrer la main de vos adversaires… Nous remercions le président Goodluck Jonathan pour avoir accepté la décision du peuple nigérian” a pour sa part affirmé M. Buhari qui est resté humble.

La plupart d’anciens présidents et personnalités du pays ont félicité le vainqueur de l’élection présidentielle du 28 mars, tout en saluant le patriotisme du président sortant qui a mis les intérêts du pays en avant.

Et si le géant Afrique se réveille!

Je tiens à remercier le président Jonathan pour l’homme d’État qu’il est. Il a prouvé qu’il a l’amour de ce pays” a dit l’ancien président Abdulsalimi Abubacar. “Mon espoir sincère est que nous irons tous ensemble comme un seul pays, pour construire le Nigeria de nos rêves’’ a indique pour sa part l’ancien vice-président Atiku Abubacar. Même son de cloche du cote de l’ancien chef d’etat le général Olegun Obasanjo qui a changé de camp a la dernière minute. « Le pays est béni de femmes et d’hommes de bonne volonté, de caractère et de vertu que vous pouvez mobiliser pour vous aider dans la réforme, les réparations et réorientation qui seront impératives pour permettre au Nigeria de retrouver la voie rapide de bonne la gouvernance, de l’unité, de la cohésion, du développement et du progrès  » a-t-il précisé a l’endroit du nouveau président.

Bien qu’ayant perdu les élections, le président Goodluck Jonathan essaye de sortir par la grande porte en transmettant pacifiquement le pouvoir a son successeur. Ce qui est a son honneur. Le président fraichement élu a quant a la lourde tache de sauvegarder les acquis démocratiques et doit sans tarder redonner confiance aux nigérians en luttant sans merci contre la corruption (qui gangrène le pays) et la secte Boko Harem qui continue d’occuper une partie du pays, deux thèmes sur lesquels il avait justement axé sa campagne électorale.

Tout le continent africain attend également des signaux forts de la part de Abuja. Première économie du continent et pays le plus peuple d’Afrique avec 177 millions d’habitants, le Nigeria constitue la locomotive du continent africain. Sa stabilité, sa démocratie et sa croissance économique sont d’une importance capitale pour l’Afrique, surtout au sud du Sahara.

À propos de l'Auteur Source: kakakiniger.net

Niger : nouvelle attaque de Boko Haram refoulée par les armées nigériennes et tchadiennes

01/04/2015

EN PATROUILLE À LA FRONTIÈRE DU NIGÉRIA DE BOKO HARAM

Une nouvelle attaque de Boko Haram dans le sud-est du Niger s’est terminée comme les précédentes, selon un communiqué officiel : par de nombreuses pertes dans les rangs de la secte islamiste.

Nouvel échec pour Boko Haram. La secte islamiste nigériane a tenté, lundi 30 mars, de mener une incursion dans le sud-est du Niger, mais l’armée de ce pays, épaulée par celle du Tchad, a repoussé les assaillants en leur infligeant de lourdes pertes, selon un communiqué officiel.

Sans que l’information ne puisse être vérifiée de source indépendante, l’état-major tchadien a ainsi indiqué mardi que les combats avaient fait « 47 morts côté ennemi et zéro côté ami ». Une source humanitaire a toutefois fait état mardi d’un bilan de 40 à 47 morts côté Boko Haram à Bosso – une bourgade nigérienne située à proximité de la frontière entre le Niger et le Nigeria – et dans ses environs.

La radio privée Anfani, basée à Diffa, la grande ville du sud-est du Niger, a fait état lundi d’intenses bombardements aériens dans le lit du lac Tchad, où se trouvent notamment Bosso et Malam Fatori. »Les terroristes de Boko Haram ont tenté une incursion à Bosso. (…) Ils ont été stoppés par les forces armées tchado-nigériennes qui les ont poursuivis jusqu’à leur poste de commandement », a précisé l’état-major tchadien.

Opération de ratissage

Selon un élu du sud-est du Niger, « les islamistes ont fui jusqu’à Malam Fatori », une ville nigériane proche de Bosso que l’armée nigériane affirme cependant contrôler. Des milliers de soldats nigériens et tchadiens, massés depuis près de deux mois dans le sud-est du Niger, mènent depuis le 8 mars une offensive dans le nord-est du Nigeria, frontalier.

L’état-major tchadien a également fait état d’une opération de ratissage menée dimanche par les armées tchadienne et nigérienne à Talagam, une commune située entre Damasak, la première ville reprise à Boko Haram, et Malam Fatori. Opération qui a fait, selon l’armée tchadienne, 54 morts parmi les islamistes, et 2 morts et 15 blessés dans les rangs de la coalition. Une autre source humanitaire avait mentionné lundi à l’AFP le décès de 3 soldats tchadiens dans des combats dimanche.

Si elle a également rapporté la destruction par des éléments de Boko Haram d’une antenne-relais pour téléphones cellulaires samedi à Bosso, ces incursions sont désormais plutôt rares en territoire nigérien. « La situation est totalement sous contrôle au Niger », déclarait mi-mars Mohamed Bazoum, un proche du président nigérien Mahamadou Issoufou. « Il n’y a plus de chance que Boko Haram prenne une ville, même sur le lit du lac Tchad où les insurgés avaient commis plusieurs attaques courant février », avait poursuivi cet ancien ministre des Affaires étrangères.

(Avec AFP)

À propos de l'Auteur Source: http://www.jeuneafrique.com/

Le ministre en charge de l’Intérieur rencontre le vice-ministre de l’Intérieur de l’Italie : Fortifier les relations entre l’Italie et le Niger sur les questions de la migration

01/04/2015

Lors de la rencontre entre les deux parties

Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation, des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Massoudou Hassoumi a rencontré, hier matin à son cabinet, une délégation italienne conduite par le Vice-ministre de l’Intérieur de ce pays M. Domenico Manzenio. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre nos deux pays.

M. Domenico Manzenio a indiqué à la Presse qu’il s’est entretenu avec son homologue du Niger sur les relations bilatérales notamment sur les questions liées à la migration. «Il existe des rapports de longue date entre le Niger et l’Italie, et nous essayons de les consolider à travers des visites dans les deux pays» a déclaré M. Manzenio.

À propos de l'Auteur Aïssa Abdoulaye Alfary (ONEP)

Opération Maï Dounama contre le terroriste : 101 éléments terroristes de Boko Haram tués entre le 28 et le 30 mars dernier

01/04/2015

Un drapeau pris aux forces de Boko Haram est brandi par des soldats nigériens entrés dans la ville de Damasak au Nigeria, le 18 mars 2015.(RFI)

L’opération Maï Dounama se poursuit pour débarrasser la zone du bassin du Lac Tchad de la secte Boko Haram qui sévit principalement au Nigeria. Ainsi d’après un communiqué du ministère de la Défense nationale du Niger, les éléments du groupe terroriste Boko Haram ont tenté, le lundi 30 mars dernier, une incursion dans la localité de Bosso au Niger (frontalière avec le Nigeria). Mais, comme toutes les autres fois, cette tentative terroriste a été un cuisant échec.

En effet, les éléments de Boko Haram ont été interceptés par les forces de défense et de sécurité nigériennes et tchadiennes. Une fois encore Boko Haram s’est vu infliger de lourdes pertes. D’après le bilan global provisoire fait par le ministère de la Défense nationale, 47 éléments terroristes ont été tués, quatre (4) véhicules ont été détruits dont un engin blindé, plusieurs motos et un mortier de 82m/m ont été aussi détruits. En outre un mortier de 82m/m ainsi qu’un important lot d’armes et de munitions ont été récupérés. Par contre aucune pertes en vie humaine n’a été enregistrée du côté des FDS, précise la même source.
Déjà, le 28 mars dernier, les forces de défense et de sécurité nigériennes et tchadiennes ont, selon toujours le ministère de la Défense nationale du Niger, détruit une base de Boko Haram au cours d’une opération de ratissage dans le secteur de Talagam (Nigeria). D’après la même source, 54 éléments terroristes de Boko Haram ont été tués, un (1) blindé et trois (3) véhicules Toyota ont été détruits et un (1) véhicule Toyota a été récupéré par les FDS au cours de cette opération de ratissage. Du côté des FDS nigériennes on a enregistré trois (3) blessés dont un grave évacué sur Niamey, selon le ministère de la Défense nationale.

À propos de l'Auteur Siradji Sanda (ONEP)

Visite de travail et d’amitié du Président de la République à Washington :Les relations entre le Niger et le FMI au centre d’une rencontre entre le Chef de l’Etat et la Directrice Générale du FMI

01/04/2015
Le Président de la République, Chef de l’Etat,  Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, en visite de travail et d’amitié depuis lundi en fin d’après-midi aux Etats Unis d’Amérique, a rencontré mardi matin, à Washington, la Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI), Mme Christine Lagarde.

La rencontre qui s’est déroulée au siège de cette institution, a porté notamment sur  les relations entre le Niger et le FMI. En décembre 2014, rappelle-t-on, le Conseil d’Administration du FMI a achevé les quatrième et cinquième revues des résultats économiques enregistrés par le Niger dans le cadre d’un programme appuyé par un accord au titre  de la facilité élargie de crédit (FEC). A cette occasion, le Conseil d’Administration a approuvé un décaissement de 16,52 millions de dollars, ce qui portera le total des décaissements au titre de l’accord FEC à 82,62 millions de dollars. Suite à ces délibérations du Fonds Monétaire International, M. Naoyuki Shinohara, Directeur Général Adjoint et Président par intérim, avait déclaré :   « Dans l’ensemble, les résultats macroéconomiques du Niger ont été globalement satisfaisants.» « La croissance a rebondi en 2014, a-t-il dit, et l’inflation a été maitrisée en partie grâce aux efforts consentis par le gouvernement pour améliorer la sécurité alimentaire et le fonctionnement des marchés », indique un communiqué de presse du FMI. Le Président de la République rencontrera mardi après-midi à Washington les responsables de la Banque Mondiale, avant de se rendre à Boston où il poursuivra cette visite de travail et d’amitié. Le Chef de l’Etat est accompagné, dans ce déplacement, de M. Amadou Boubacar Cissé, Ministre d’Etat, Ministre du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire et de M. Saidou Sidibé, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République. À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

URGENT: Muhammadu Buhari remporte l’élection présidentielle au Nigeria, Goodluck Jonathan reconnaît sa défaite

01/04/2015

Muhammadu Buhari remporte l’élection présidentielle au Nigeria, Goodluck Jonathan

Communiqués par la commission électorale, les résultats de l’Etat de Borno (Nord), largement acquis à Muhammadu Buhari, officialisent la victoire du candidat de l’opposition. Muhammadu Buhari remporte donc 21 Etats sur 36 et gagne ce scrutin présidentiel historique avec environ 2,5 millions de voix d’écart. Le président sortant Goodluck Jonathan a reconnu la victoire de son adversaire.

À propos de l'Auteur Source: RFI

Visite de travail et d’amitié du Chef de l’Etat à Washington, aux Etats Unis d’Amérique : Le Président Issoufou Mahamadou a quitté Niamey, hier matin

31/03/2015

Le Chef de l’Etat peu avant son départ

Le Président de la République, Chef de l’Etat SE. Issoufou Mahamadou, a quitté Niamey, hier matin à destination de Washington aux Etats Unis d’Amérique, où il effectuera une visite de travail et d’amitié.

A son départ à l’Aéroport international Diori Hamani, le Chef de l’Etat a été salué par les présidents des institutions de la République, les membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique, les hauts responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que plusieurs personnalités civiles et militaires. Il a ensuite été accompagné au pied de la passerelle par le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Brigi Rafini.

Le Chef de l’Etat est accompagné dans ce déplacement de M. Amadou Boubacar Cissé, ministre d’Etat, ministre du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement communautaire et de M. Saidou Sidibé, ministre Directeur de cabinet du Président de la République.

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Trafic de bébés au Niger: pourquoi le dossier traîne

31/03/2015

Mis en cause dans l’affaire dite des bébés nigérians, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Niger et opposant, Hama Amadou (ici en novembre 2013), a fui le pays.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Au Niger, cela fait maintenant deux mois que le juge du Tribunal de grande instance de Niamey s’est déclaré incompétent dans l’affaire du trafic de bébés avec le Nigeria. Le 30 janvier, le tribunal correctionnel avait en effet annoncé qu’il ne pouvait pas se prononcer directement sur des questions de supposition d’enfants, le délit qui consiste à attribuer la maternité d’un enfant à une femme qui ne l’a pas mis au monde, car c’est au juge civil de répondre préalablement à la question de la filiation. Après cette annonce, le parquet a fait appel en assurant que l’affaire était loin d’être enterrée. Mais le temps a passé et la cour d’appel ne s’est toujours pas prononcée. Où en est le dossier ?

Le parquet l’assure, il a bien fait appel de la décision du juge qui s’est déclaré incompétent, et a transmis toutes les pièces en temps et en heure, avant le 10 février. Alors pourquoi la cour d’appel ne s’est elle toujours pas prononcée ? Même ceux qui évoquent un trop-plein de travail considèrent à demi-mot que ce délai est effectivement anormalement long. « Ils cherchent à trouver un autre juge qui ira dans le sens qui les arrange », assure de son côté un des avocats de la défense.

D’autres sources n’écartent pas une manœuvre du pouvoir pour gagner du temps, car tant que l’affaire reste pendante devant la justice, le mandat d’arrêt émis contre Hama Amadou, l’ancien président de l’Assemblée nationale, reste selon ses proches encore vigueur et l’homme qui a choisi de s’exiler ne peut pas rentrer au pays en vue de préparer la présidentielle de l’année prochaine.

Autre hypothèse, la cour d’appel attendait pour se prononcer la fin d’une autre procédure de recours initiée par la défense. C’est chose faite, la défense ayant abandonné sa démarche il y a quelques jours.

Aujourd’hui, la balle reste donc dans le camp de la cour d’appel. Le procureur général doit programmer l’audience et convoquer toutes les parties. Selon différentes sources, il faudra probablement encore attendre plusieurs semaines pour qu’une décision soit rendue.

Assemblée nationale : Examen et adoption de cinq textes de ratification

31/03/2015

Une vue de la plénière

Poursuivant les travaux de la première session ordinaire au titre de l’année 2015, appelée session des lois, les députés nationaux ont examiné et adopté, au cours de la séance plénière d’hier, cinq (05) projets de textes.
Le premier texte examiné puis voté est le Projet de loi organique modifiant la loi organique n° 2013-45 du 20 décembre 2013 déterminant les traitements de base, les indemnités et Ses autres avantages accordés aux responsables de certaines institutions constitutionnelles.

Ce texte a été voté à 58 voix pour, 0 contre, 0 abstention.
Le second texte passé à l’examen et au vote des députés est le Projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2015-06 du 29 janvier 2015 autorisant la ratification de la Convention de financement AFD n° CNE 1161.01.K d’un montant de six millions (6.000.000) d’Euros, soit l’équivalent de trois milliards neuf cent millions (3.900.000.000) de Francs CFA, signée le 18 juillet 2014 à Niamey entre la République du Niger et l’Agence Française de Développement (AFD) relative au financement de la santé des enfants de moins de cinq (5) ans. Ce texte a été voté à 66 voix pour, 0 contre, 0 abstention. Quant au troisième texte, il concerne le Projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2015-08 du 29 janvier 2015 autorisant la ratification de la Convention Financière N° F.ROT/AID 13/0009/0 d’un montant maximum de vingt millions (20.000.000) d’Euros, soit l’équivalent de treize milliards (13.000.000.000) de Francs CFA, signée le 27 novembre 2014 à Rome (Italie) entre le Ministère du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du développement Communautaire de la République du Niger et ARTIGIANCASSA S.p.A relative au financement du Projet d’Accès aux Marchés et d’Infrastructures Rurales dans la région de Tahoua (PAMIRTA). Ce projet de loi a été voté à 66 voix pour, 0 contre, 0 abstention. Le quatrième texte passé à l’examen et au vote des députés, a été le Projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2015-10 du 04 mars 2015 autorisant la ratification de l’Accord entre la République du Niger et la République Italienne, relatif à l’octroi d’un crédit concessionnel d’un montant maximum de vingt millions (20.000.000) d’Euros, soit l’équivalent de treize milliards (13.000.000.000) de francs CFA, signé le 27 novembre 2014 à Rome (Italie) pour le financement du Projet d’Accès aux Marchés et d’Infrastructures Rurales dans la région de Tahoua. Ce texte a été voté à 66 voix pour, 0 contre, 0 abstention. Enfin, le cinquième texte qui est le Projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2015-09 du 29 janvier 2015 autorisant la ratification de l’Accord de Prêt n° F1-separis 2013-0304 d’un montant de vingt-un millions (21.000.000) d’Euros, soit l’équivalent de treize milliards sept cent soixante-quinze millions quatre-vingt-dix-sept mille (13.775.097.000) F CFA, signée le 11 décembre 2014 à Luxembourg entre la République du Niger et la Banque Européenne d’Investissement, relatif au financement du Projet d’Alimentation en Eau Portable de la Ville de Niamey. Les députés ont voté ce texte à à 66 voix pour, 0 contre, 0 abstention. À propos de l'Auteur M. Bako (ONEP)

Présidentielle au Nigeria: Muhammadu Buhari en tête dans le Nord

31/03/2015

Muhammadu Buhari

La longue attente des résultats se poursuit après les élections générales de ce week-end au Nigeria. Lundi, la Commission électorale a entamé l’annonce des résultats. Ceux de 19 Etats sur 36 ont été dévoilés. Des élections qui malgré un contexte sécuritaire instable se sont déroulées dans le calme. Et que les Nigérians et la communauté internationale suivent de près.

Lundi, la Commission électorale indépendante (Inec) a commencé à donner des chiffres. Pour le moment, c’est encore insuffisant pour avoir une idée très claire sur un candidat ou bien un parti qui se distingue des autres. Chaque représentant de la Commission électorale de chaque Etat déclare publiquement les résultats engrangés pour les sénatoriales, les législatives et la présidentielle. D’un ton distinct et solennel, ces délégués viennent tour à tour rapporter les détails du scrutin dans leur zone.

Et les premières tendances indiquent que la coalition du Congrès progressiste (APC) de l’opposition conduite par Muhammadu Buhari, maintient ses assises dans le nord du pays. Buhari est originaire de l’Etat de Katsina, où sa formation est loin devant les autres partis, avec plus d’1,3 million de voix. L’APC remporte la majorité des suffrages dans l’Adamawa, les Etats de Kano, de Kaduna et de Jigawa. Pour le reste du pays, cette formation domine dans six autres Etats.

De son côté, Goodluck Jonathan et son parti le PDP (Parti démocratique populaire), sont majoritaires dans sept Etats. Il s’agit notamment d’Ekiti, d’Abia, d’Anamba, de Nasarawa ou encore d’Enugu (dans le Sud) où le PDP obtient 14 157 voix.

Mais alors que les résultats officiels sont progressivement annoncés, des foyers de contestation se confirment. C’est le cas dans l’Etat de Rivers, où des violences ont éclaté le jour du vote. Là-bas, des responsables de l’opposition dénoncent des fraudes massives et demandent l’annulation des scrutins. Le couvre-feu a d’ailleurs été imposé pour des raisons de sécurité, lundi soir.

Les observateurs satisfaits

Bien loin d’Abuja, en marge des négociations sur le programme nucléaire iranien à Lausanne, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a exprimé de vives inquiétudes quant à des indications d’une possible manipulation lors de ce scrutin.

A l’instar de l’Union africaine, la Commission électorale s’est dite satisfaite du scrutin et a repoussé les craintes « d’interférences politiques » formulées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. L’Union africaine a par ailleurs appelé à recourir « aux moyens légaux existants » au cas où il y aurait contestation des résultats.

De son côté, Chrys Fomunyoh, observateur du National democratic institut (NDI) au Nigeria, se dit satisfait du déroulement du scrutin et estime que les résultats devraient être publiés assez rapidement. « Je crois que c’est dans l’intérêt du Nigeria que les résultats soient connus assez rapidement pour ne pas créer une psychose ; pour ne pas laisser prospérer des rumeurs comme quoi un parti politique ou un autre soit en train de vouloir influencer les résultats qui seront annoncés par la Commission électorale », a-t-il déclaré.

 

À propos de l'Auteur Source: RFI

Communiqués de presse du Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur : Le Gouvernement se félicite de la maturité politique du peuple nigérian

31/03/2015

Madame KANE AÏCHATOU BOULAMA. Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur.

« Au lendemain des élections présidentielles, législatives et sénatoriales tenues au Nigeria le 28 Mars 2015, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur exprime au nom du Gouvernement et du peuple nigérien ses vives et chaleureuses félicitations au Gouvernement, à la Commission électorale indépendante et à l’ensemble du peuple nigérian pour la bonne conduite et le bon déroulement des opérations de vote.

Le Gouvernement du Niger félicite le peuple nigérian qui a fait montre d’une remarquable maturité politique et d’un attachement exemplaire à la démocratie et au multipartisme. Le Gouvernement du Niger exhorte l’ensemble de la classe politique nigériane et les leaders d’opinion à accepter dans un esprit patriotique le choix du peuple nigérian souverain, à privilégier la retenue et à participer à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit au Nigéria. ». Le Niger salue l’initiative du Royaume d’Arabie Saoudite à travers l’opération « Tempête de Fermeté » tendant à soutenir les autorités légales yéménites. Le Niger suit avec une attention particulière la situation très préoccupante au Yémen et déplore les tentatives de déstabilisation des institutions démocratiquement installées, par des groupes rebelles. Le Niger appelle tous les yéménites véritablement patriotes, à renoncer à la violence et à la rébellion armée et à privilégier le dialogue constructif et inclusif pour préserver la paix et la sécurité. Le Niger salue l’initiative du Royaume d’Arabie Saoudite à travers l’opération « Tempête de Fermeté » tendant à soutenir les autorités légales yéménites dans leurs efforts de stabilisation de la situation, de neutralisation des forces centrifuges et de restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire yéménite.
Le Niger appelle la Communauté Internationale et en particulier les Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique, de la Ligue Arabe et ceux du Conseil de Coopération du Golfe (GCC) à soutenir le gouvernement démocratiquement installé et les institutions légales yéménites. ». À propos de l'Auteur Source: ONEP

Voyage d’étude des officiers stagiaires de l’école de l’Etat-major de Jaji –Kaduna à Niamey : Renforcer la coopération militaire et promouvoir les échanges d’expériences

31/03/2015

Le CEMA (3ème à partir de la droitte) avec les encadreurs de la mission

Une importante délégation de l’école de l’Etat-major de Jaji–Kaduna des forces armées de la République Fédérale du Nigeria séjourne du 27 mars jusqu’au 4 avril dans notre pays pour effectuer un voyage d’étude portant sur le thème « éradication du terrorisme en Afrique ». Conduite par le Général de brigade Benjamin Olufemi Sawyerr, la délégation est constituée de 23 officiers stagiaires et trois (3) officiers d’encadrement.

A leur arrivée à l’état major du Niger, le général Alufemi et ses collègues ont été accueillis par le responsable du commandement des organismes de formation des Forces Armés Nigériennes (COFFAN), le Colonel major Oumarou Namata. Les officiers d’encadrement ont par la suite eu un entretien en tête-à-tête avec le chef d’état major des armées le Général de corps d’armée Seyni Garba. Les officiers stagiaires nigérians de la 37ème promotion viennent au Niger pour échanger, partager, apprendre et donner dans la fraternité d’arme avec leurs vis-à-vis nigériens. Ce voyage d’étude d’officiers stagiaires nigérians est organisé dans le cadre du programme académique de l’école dénommée « africa study tour 2015 » et vise un enrichissement réciproque à travers les nombreux échanges d’expériences et les visites prévus au cours de leur séjour au Niger. C’est ainsi qu’ils auront droit à une série de communications de la part d’éminentes personnalités militaires et civils sur d’importants thèmes aussi divers que variés portant notamment sur la sécurité sur le continent africain, l’histoire et la géographie du Niger et les activités socioéconomiques. Le chef de la délégation, le Général de Brigade Olufemi a indiqué que leur arrivée au Niger entre dans la droite ligne du renforcement de la coopération militaire bilatérale et l’objectif de ce voyage est de familiariser les officiers stagiaires avec les questions sociopolitiques et économiques mais aussi de les confronter à la réalité de l’environnement africain en plus de la formation théorique qu’ils acquièrent à l’école. Ce voyage d’étude leur permettra également de connaitre les problèmes et prospectives des pays d’accueil afin de mieux les comparer à ce qui se passe dans leur pays le Nigeria. Parlant du choix porté sur le Niger, le Général Olufemi a indiqué que le Niger partage l’une des plus importantes frontières avec le Nigeria et qu’à chaque fois qu’il y a un problème qui concerne les deux pays, ils se joignent mutuellement pour y faire face. «Lorsque nous avons des problèmes communs, nous avons besoin de développer une coopération bi et multilatérale pour résoudre ces problèmes. Nous savons que le Niger est une nation bien engagée dans l’éradication du terrorisme, du trafic de drogue et d’êtres humains. En tant que voisin, nous voyons et apprécions les efforts que déploie le Niger pour nous aider à lutter contre Boko Haram. Pour nous, il est impératif que ces officiers stagiaires viennent ici voir ces efforts pour l’éradication de cette menace de terrorisme » a dit le Général Olufemi. Il a tenu à souligner que la coopération militaire bilatérale entre le Niger et le Nigeria est ancienne avant de rappeler que le Niger est le pays qui a soutenu le Nigeria et reconnu l’autorité du gouvernement fédéral lors de la guerre civile des années 60. Le général a indiqué que le Niger fait partie de la force multilatérale mixte de lutte contre le groupe terroriste Boko Haram avant d’ajouter que les relations bilatérales doivent être maintenues et améliorées à travers ce genre de voyage. À propos de l'Auteur Zabeirou Moussa (ONEP)