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Monnaie unique de la Cedeao : la « task force » présidentielle en faveur d’une mise en place progressive dès 2020

23/02/2018

Le groupe d’intervention présidentiel chargé de la mise en place de la monnaie unique de la Cedeao s’est réuni ce mercredi à Accra. Les chefs d’États présents ont réaffirmé leur volonté de la mettre en place dès 2020, avec une réduction du nombre de critères de convergence et la création d’un Institut monétaire de la Cedeao en 2018.

La cinquième réunion de la « task force » présidentielle sur le programme de la monnaie unique de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est tenue le mercredi 21 février à Accra, au Ghana.

Les présidents Nana Akufo-Addo (Ghana), Mahamadou Issoufou (Niger) et Alassane Outtara (Côte d’Ivoire), ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, qui représentait le président Muhammadu Buhari, y ont notamment participé.

Création d’un Institut monétaire de la Cedeao en 2018

Les chefs d’États présents ont réaffirmé leur volonté de mettre en place la monnaie unique dès 2020. Ils ont également défendu à nouveau une « approche graduelle », privilégiant le démarrage de l’union monétaire avec les pays qui respectent les critères de convergence. Les autres économies de la région pourraient rejoindre ultérieurement la monnaie unique.

Parmi les nouveautés figurent notamment « le recentrage et la réduction des critères de convergence de onze à six », ainsi que « la création d’un Institut monétaire de la Cedeao en 2018, pour fédérer et rationaliser les multiples institutions existantes », d’après les déclarations de Mahamadou Issoufou.

Entérinant la fin du franc CFA et des monnaies nationales des États non-membres de l’UEMOA, la création de cette union monétaire doit passer préalablement par une convergence des économies de la région, avec des critères à respecter, tels qu’un déficit public ne dépassant pas 3 % du PIB et un taux d’inflation inférieur ou égal à 5 %.

Akufo-Addo enthousiaste

Dans son discours introductif, le président ghanéen Nana Akufo-Addo s’est montré particulièrement enthousiaste quant à la création d’une monnaie unique à l’échelle de la Cedeao.

« L’introduction d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest va, entre autres, aider à supprimer les barrières commerciales et monétaires, réduire les coûts de transaction, dynamiser l’activité économique et accroître le niveau de vie de la population de la région », a ainsi expliqué Nana Akufo-Addo.

S’assurer que les générations futures ne soient ni les victimes ni les pions de l’ordre mondial
« Il en y a beaucoup parmi nous qui ne peuvent pas accepter que ce soit seulement les Asiatiques qui puissent réussir leur transition de la pauvreté à la prospérité en une génération. Nous devrions être déterminé à imiter cela au cours de notre génération en Afrique de l’Ouest, et s’assurer que les générations futures ne soient ni les victimes ni les pions de l’ordre mondial », a-t-il ajouté.

Réticences nigérianes

Le président de la Banque centrale du Nigeria (CBN) a en revanche exposé ses réserves vis-à-vis du projet, rapporte Business Day.

Selon lui, la non-préparation de certains pays, l’édulcoration des critères de convergence et les disparités macroéconomiques au sein de la Cedeao constituent des obstacles à la mise en place de l’union monétaire, réitérant les réticences du gouvernement nigérian sur le projet d’union monétaire.

Pour Godwin Emefiele, le gouverneur de la Banque centrale nigériane, les pays n’ont pas été suffisamment informé quant aux implications de la mise en œuvre de la monnaie unique. Enfin, le président de la CBN a demandé aux pays membres de l’UEMOA de présenter une feuille de route de « dissociation » du Trésor public français.

À propos de l'Auteur Par Victor Bérenger (Jeune Afrique)

« Je voulais explorer le champ des énergies locales durables »…déclare Kelli Mamadou…

22/02/2018

Kelli Mamadou, ingénieure de l’Ecole centrale de Marseille et titulaire d’un doctorat, est la fondatrice de E-SIMS, une start-up basée en Martinique qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu.

C’est lors de son enfance au Niger que Kelli Mamadou réalise « à quel point le manque d’accès à l’électricité peut empêcher le développement économique et social ». Au cours de ses études d’ingénieure en classes préparatoires en Martinique puis à l’Ecole centrale de Marseille, Kelli Mamadou se passionne donc pour l’énergie solaire et le stockage d’électricité.

 « Dès que j’ai commencé à avoir le bagage technique, l’intérêt d’explorer le champ des énergies locales durables est vite arrivé », explique la trentenaire, titulaire d’une thèse de doctorat de l’université de Grenoble, rattachée à l’Institut national de l’énergie solaire.

En 2015, Kelli Mamadou fonde E-SIMS, start-up­ « incubée » par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives. Basée en Martinique, ­E-SIMS propose un logiciel qui permet de délivrer de l’énergie renouvelable en continu, en pilotant à chaque seconde des systèmes de stockage d’électricité. Si la jeune société travaille pour des producteurs d’électricité et des gestionnaires de réseaux, Kelli Mamadou souhaite élargir son activité auprès des bailleurs sociaux et des collectivités.

« Il y a une forte conscience dans le bassin insulaire français qu’il faut se tourner vers ces problématiques, mais il est difficile pour les acteurs locaux d’avoir accès à l’expertise et aux financements pour développer des projets sur le long terme, constate-t-elle. Pourtant, la rentabilité est là. » Forte de son expertise aux Caraïbes, l’entrepreneuse compte aussi se tourner vers « des territoires non-francophones ».

À propos de l'Auteur Par AGATHE CHARNET (Le Monde)

‘’ Nous ne pouvons plus continuer à observer la forte concentration du corps enseignant dans les gros centres urbains’’ prévient le Ministre en charge de l’Enseignement Primaire

22/02/2018

Dr. Daouda Marthé Ministre en charge de l’Enseignement Primaire

Le Ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique, M. Douada Mamadou Marthé, a ouvert mardi dernier à Maradi, les travaux de la réunion annuelle des cadres de son Ministère.

   ‘’ Quelle gouvernance après l’évaluation des enseignants contractuels ? ’’ Tel est le thème retenu pour cette réunion qui s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre les responsables des structures centrales et déconcentrées.

Au cours de leurs travaux, les participants vont dresser le bilan de l’année écoulée avant de se prononcer sur les actions à mener pendant les prochaines années dans le secteur de l’enseignement primaire.

Selon le Ministre Daouda Mamadou Marthé qui présidait la cérémonie inaugurale, ‘’ l’évaluation des enseignants contractuels qui fait partie intégrante de la feuille de route sur la recherche de la qualité, a constitué un tournant décisif après lequel ils devront repenser de fond en comble le système éducatif.

« Nous avons décidé cette année de mettre un accent particulier sur un autre axe de la feuille de route, la gouvernance scolaire et le pilotage du système, pans essentiels de la recherche de la qualité » a-t-il dit.
Daouda Mamadou Marthé a declaré que le résultat obtenu lors de l’évaluation des enseignants a mis à nu de graves dysfonctionnements dans le domaine de la formation initiale et continue, mais aussi dans la gestion des ressources humaines, notamment à travers le recrutement fantaisiste d’enseignants contractuels.

‘’ Désormais, ne doit plus être enseignant qui veut, mais qui peut » a –t-il averti.
Le Ministre a aussi insisté sur la répartition inéquitable des enseignants sur le territoire national. Il a martelé ’’ qu’ils ne pourront plus continuer à observer la forte concentration du corps enseignant dans les gros centres urbains, pendant que ces mêmes ressources humaines tarissent en milieu rural, quand on sait que 80% de notre population vit dans les campagnes. ‘’

‘’Aussi, a-t-il évoqué l’épineuse question du regroupement des écoles à faibles effectifs afin de permettre à l’Etat de mieux promouvoir une gestion plus rationnelle de ses ressources financières, humaines et matérielles.
‘’ La création anarchique des écoles, au mépris des normes édictées par la carte scolaire ne sera plus tolérée ‘‘a prévenu Daouda Marthé.

Le Gouverneur de la Région de Maradi, M. Zakari Oumarou, pour sa part, a repris une citation de l’ancien Président sud-africain Nelson Mandela : « l’éducation est l’arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde ». Pour lui, c’est aussi la vision des autorités de la 7ème République qui font de la qualité de l’éducation et du développement du capital humain la priorité de leurs priorités.

AT/AMC/ANP/Février 2018

À propos de l'Auteur Par Agence Nigérienne de Presse

Le Ministre de la Santé lance l’Initiative Présidentielle du Gouvernement américain contre le paludisme au Niger

22/02/2018

Le Ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Mainassara a présidé mardi dernier dans la salle Margou de l’Hôtel Gaweye, la cérémonie officielle de lancement de l’Initiative Présidentielle du Gouvernement américain contre le Paludisme (PMI) au Niger.

Il s’agit d’un Programme de 18 millions de dollars dirigé par l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID), mis en œuvre conjointement avec le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), et  qui  a pour objectif, de réduire les infections paludéennes et les décès dus au paludisme au Niger.

Dans son discours de lancement, le Ministre de la Santé Publique a rappelé que cette cérémonie intervient au moment où le Niger « fait face aux nombreux défis de santé en général et en particulier à la persistance des cas élevés de paludisme dans les tranches d’âges les plus vulnérables de notre population, à savoir les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ».

Cette subvention accordée par le Gouvernement américain au Niger, permettra de combler les gaps dans la mise à échelle des différentes stratégies et interventions de lutte contre le paludisme. « Malgré les efforts importants consentis par l’Etat et ses partenaires dans la lutte contre cette maladie durant ces dernières années, la situation reste encore préoccupante et constitue une priorité du gouvernement. C’est pour cette raison que « nous devons nous réjouir de l’appui de l’Initiative Présidentielle contre le paludisme qui a octroyé à notre pays une subvention pour un cycle de 5 ans dont 18 millions de dollars US pour la lutte contre le paludisme pour cette année 2018 » a déclaré Dr Idi Illiassou.

Pour sa part, l’Ambassadeur des Etats Unis au Niger, Eric Whitaker a rappelé que ce Programme a été lancé en 2005, et avait pour objectif, « de réduire de 50 % la mortalité liée au paludisme dans 15 pays d’Afrique à forte charge de morbidité ».

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « plus de 6,8 millions de décès dus au paludisme ont pu être évités à travers le monde, entre 2001 et 2015, grâce au partenariat continu entre le PMI, le Fonds mondial et les gouvernements des pays cibles de cette initiative » selon le diplomate américain.

Grâce à cet appui, selon toujours Eric Whitaker, « nos deux pays continueront d’œuvrer à la réalisation de notre vision commune, à long terme, d’un Niger sans paludisme ».

Les Etats Unis « travailleront en collaboration avec le Programme national  de lutte contre le paludisme et d’autres partenaires pour atteindre l’objectif du Ministère de la Santé publique de réduire, de plus de 40 %, la mortalité et la morbidité associées au paludisme, d’ici 2021 » a-t-il souligné.

Auparavant, la Coordinatrice du Programme National de lutte contre le paludisme au Niger, Dr Djermakoye Hadiza Jackou a fait une présentation sur ‘’power point’’ de la situation du paludisme au Niger.

Le Ministre de la Santé Publique et la Représentante résidente de l’USAID au Niger, ont ensuite procédé à la signature des conventions de financement de ce Programme.

Le paludisme, selon les spécialistes, de part son épidémiologie et son impact socio-économique, constitue un des grands défis auxquels le secteur de la santé doit faire face. A l’échelle mondiale, cette maladie parasitaire tue chaque année de 1,5 à 2,7 millions de personnes, dont 86 % des décès concernent les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Au Niger, 2.368.286 cas de paludisme confirmés dont 2.756 décès ont été notifiés en 2017 par les informations sanitaires et le niveau communautaire.

SML/AMC/ANP/FEV 2018

À propos de l'Auteur Par Agence Nigérienne de Presse