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En direct: l’armée burkinabè annonce un gouvernement de transition

30/10/2014

Blaise Compaoré, photographié le 26 juillet 2014 au palais présidentiel burkinabè.
AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Le Burkina Faso est en ébullition. Ce jeudi 30 octobre au matin, les députés burkinabè devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015.

Sous la pression, le vote a été annulé. Trop tard : avant le début de la séance, des manifestants avaient réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement et des affrontements mortels ont par la suite eu lieu dans la capitale. Le président a annoncé la dissolution du gouvernement ; l’armée instaure un couvre-feu ; l’opposition maintient la pression. Les heures sont données en temps universel

19h10 : Lors d’une conférence de presse, alors qu’une foule était massée devant son quartier général, le chef d’état-major des armées burkinabè Gal Honoré Traoré a décrété la dissolution de l’Assemblée nationale, l’installation d’un organe de transition pour diriger le pays, et a informé la population qu’un couvre-feu était désormais en vigueur de 19h (TU) à 6h du matin (TU) dans l’ensemble du Burkina Faso. Le général Traoré explique que l’équipe de transition sera installée, dans le cadre de consultations avec tous les partis politiques, pour une durée de 12 mois maximum, le temps que l’ordre constitutionnel soit rétabli. Mais il ne précise pas qui en prendra la tête.

19h10 : Des milliers de personnes sont amassées place de la Nation à Ouagadougou. L’opposition a appelé la population à prolonger l’occupation de l’espace public. Sur place, notre envoyée spéciale Maureen Grisot a pu s’entretenir avec Roch Marc Christian Kaboré , pour qui « la lutte va continuer ».

19h05 : Un personnage a émergé ce jeudi 30 octobre dans les manifestations à Ouagadougou : le général en retraite Kouamé Lougué. Des dizaines de milliers de manifestants ont scandé son nom. Kouamé Lougué a lui-même été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense, avant d’être limogé par le président Compaoré en 2003. Cliquer ici pour plus d’explications.

19h00 : Notre envoyé spécial Frédéric Garat, qui se trouve au siège de l’opposition, rapporte que les leaders de cette dernière ont redit à l’armée que le président Compaoré avait épuisé tous ses recours. Ils parlent d’un « entêtement » de sa part. L’opposition a réitéré son exigence au chef d’état-major de l’armée burkinabè : une démission immédiate et sans condition du président.

18h47 : L’opposition burkinabè maintient son appel à la désobéissance civile. Au siège de la coordination, à Ouagadougou, Zéphirin Diabré a lu une déclaration évoquant, au sujet de la tentative de modification constitutionnelle, une « mesure scélérate » et « inoportune ». Le siège décrété par le président Compaoré est jugé « inacceptable ». Le peuple est invité à manifester sa désapprobation.

18h35 : Notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Maureen Grisot, a pu s’entretenir avec des manifestants. Parmi eux, la détermination domine encore, explique-t-elle, évoquant un sentiment de « raz le bol ». Avec la dissolution du gouvernement annoncée plus tôt, et l’installation d’un gouvernement de transition, ils estiment que le président Compaoré a lâché du lest, mais que ce geste ne sera pas suffisant. Conscients de leur force, après la réception d’une délégation des leurs par le chef de l’Etat en personne cet après-midi, ils continuent de réclamer le départ de ce dernier.

18h25 : Quelque 3 500 ressortissants français résident au Burkina Faso. Aucun plan d’évacuation n’a été décidé. Sur place, les ressortissants français sont invités à rester chez eux et à contacter l’ambassade de France pour se tenir informés de l’évolution de la situation sécuritaire. Un numéro burkinabè est à leur disposition 24 heures sur 24 : 50 49 66 20.

18h15 : De source diplomatique, les violences de la journée auraient fait une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés dans le pays. 17h35 : Déclaration sur RFI de Sébastien Brabant, porte-parole de la chef de la diplomatie de l’Union européenne : « Nous sommes évidemment très préoccupés par la situation actuelle et par les informations faisant état de victimes à la suite des violentes manifestations de la journée. Mais maintenant que la proposition de loi sur la révision de la Constitution a été retirée, l’Union européenne appelle toutes les parties à s’abstenir de recourir à la violence et à engager rapidement un dialogue constructif. Evidemment, l’Union européenne est prête à intervenir pour faciliter le processus. »

17h30 : Le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l’état de siège dans le pays. Le chef de l’Etat souhaite par ailleurs ouvrir des négociations avec l’opposition, selon un communiqué lu par la radio Omega FM.

17h05 : Mohamed Ibn Chambas, l’émissaire de l’ONU, est attendu au Burkina Faso vendredi, au sein d’une mission de paix conjointe avec l’Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Consulter le communiqué sur le site de l’UA (anglais).

16h27 : Les Nations unies annoncent l’envoi d’un émissaire à Ouagadougou dès ce jeudi. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso », précise son porte-parole Stéphane Dujarric.

15h30 : Une délégation de manifestants est partie, en compagnie du chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le général Diendéré, vers le palais présidentiel officiellement pour rencontrer le chef de l’Etat.

15h05 : L’autre envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat, est au siège de l’opposition burkinabè. Il précise que tous les leaders du mouvement sont présents, signe du début des grandes manœuvres. Des diplomates, et notamment l’ambassadeur de France, se sont aussi rendus au siège de l’opposition pour échanger avec les responsables politiques.

15h02 : Sur l’antenne de RFI, l’envoyée spéciale de RFI Maureen Grisot revient sur le général Kouamé Lougué qui explique qu’il pourrait tout à fait prendre la tête de la manifestation. Il semble soutenu par les milliers de manifestants présents devant le palais présidentiel.

14h50 : Une délégation de manifestants se dirige vers le palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Blaise Compaoré. A quelques centaines de mètres, son avancée a été de nouveau stoppée et il a été rejoint par le chef d’état-major particulier du président.

14h40 : Selon Maureen Grisot, envoyée spéciale de RFI à Ouagadougou, la garde présidentielle est allée au-devant du général Kouamé Lougué pour lui demander d’arrêter sa marche vers le palais de Kossyam et de laisser un dialogue s’instaurer.

14h32 : L’opposant Bénéwendé Sankara affirme à l’AFP que l’armée burkinabè s’est « soudée avec le peuple » contre le président Blaise Compaoré. Il annonce par ailleurs que des responsables de l’opposition doivent rencontrer prochainement le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d’état-major des armées et ministre de la Défense.

14h27 : Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels sont lancés aux médecins et autres personnels soignants pour qu’ils viennent dans les cliniques et hôpitaux prendre en charge les blessés.

14h20 : Le chef d’état-major Honoré Traoré s’entretient avec la presse.

13h57 : Selon des responsables de l’opposition contactés par RFI, le président Blaise Compaoré se trouverait toujours au palais présidentiel. 13h55 : Après les militaires, une délégation de la classe politique de l’opposition est allée s’entretenir avec le Mogho Naba (l’empereur des Mossi, ethnie principale du pays) pour faire passer un message à Blaise Compaoré, lui demandant de quitter le pouvoir.

13h50 : Les programmes de RFI en FM, de même que ceux d’autres radios, ont été interrompus à Ouagadougou, après le saccage de la radio nationale. (Pour capter RFI voir notre tableau en bas de l’article).

13h48 : L’hebdomadaire Jeune Afrique annonce, sur son site internet, la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou. Tous les vols au départ ou à l’arrivée de capitale bukinabè sont annulés.

13h15 : La France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte le moment où les manifestants sont rentrés dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Puis, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit  » Tonton, il n’y a pas de problèmes, venez « , et ils m’ont conduit plus loin ».

12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

12h30 : Une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

11h50 : Un habitant de Bobo Dioulaso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l’assaut contre l’Assemblée à Ouagadougou.

11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements. 11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

10h25: Selon le site d’information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre. 10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est tout enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement. Sur place, les manifestants ont tout saccagé et incendié des véhicules avant de se diriger vers la télévision nationale du Burkina Faso où ils entendent faire une déclaration. Aux alentours du Parlement, il y a toujours des détonations et certains protestataires affrontent toujours les forces de l’ordre.

Les forces de sécurité du Faso, la force d’élite, ont d’abord tiré en l’air pour essayer de disperser les manifestants, mais face à leur détermination, le service de sécurité présidentielle a libéré le passage. Maintenant, ces forces de l’ordre sont du côté de la télévision nationale pour protéger le bâtiment. Actuellement, les manifestants se sont dispersés dans la ville en scandant « Libérez Kossyam », du nom du palais présidentiel. Smokey, l’un des chefs de file du Balai citoyen, estime qu’en empêchant le vote, l’objectif du jour est atteint et n’encourage pas les manifestants à se diriger vers le palais présidentiel.

Le vote de ce projet de loi controversé n’a donc pas eu lieu ce matin.

Source: RFI

 

Des terroristes attaquent Ouallam

30/10/2014

IMAGE D’ILLUSTRATION

Un groupe d’individus, probablement des djihadistes qui sévissent dans le Nord du Mali, très bien organisé, ont attaque dans la nuit d’hier, simultanément la prison civile de Ouallam et la patrouille mixte des Forces de Défense et de Sécurité à Mangaîzé!

Les combats ont été âpres selon plusieurs sources. Le bilan serait lourd.

nous y reviendrons

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam INfo News

Nafarko 1er, à la Cour de Justice de la CEDEAO : Me Souley Oumarou, jubile

30/10/2014

President Mahamane Ousmane, ancien president de la CDS/Rahama

Le dernier congrès ordinaire de la Convention Démocratique et Sociale (CDS-Rahama), tenu au Palais des Congrès de Niamey, les 7 et 8 septembre 2014 et la note administrative du Ministère de l’In- térieur ont mis un terme au feuille- ton juridique et judiciaire du parti. Depuis, le CDS-Rahama est dirigé par ABDOU LABO, assisté d’un bureau politique national.

L’ancien président du parti, M. Mahamane Ousmane, sous les conseils de son ancien ennemi, devenu aujourd’hui allié de circonstance, l’avocat -po- liticien, le très sulfureux Me Souley Oumarou, a décidé de porter un problème interne à un parti politi- que d’ailleurs soldé par la justice nigérienne à la Cour de Justice de la CEDEAO. Cette procédure, aussi bien dans le fond que dans la forme est biaisée, et risque de confirmer, ce que tous les obser- vateurs pensent de Nafarko 1er,que pour les élections 2016, n’a pas le choix. Soit de partir en indépendant ou de créer cette fois- ci son propre parti ou dans le pire de cas d’appeler le reste de ses militants à voter pour ses amis politiques d’infortune. Mais, en al- lant à la Cour de Justice de la CEDEAO, c’est l’avocat Me Souley qui jubile, parce qu’il est sûr de bénéficier de ses honoraires.

Du 7 au 8 septembre 2014, s’est tenu au Palais des Congrès de Niamey, les assises du 7éme congrès ordinaire du parti CDS- Rahama. A l’issue de ces travaux, le congrès a élu un nouveau bureau politique national, dirigé par ABDOU LABO. C’est fort de cette légitimité et cette régularité que le ministère de l’intérieur, conformé- ment à sa mission, a donné un cer- tificat de reconnaissance à ce bu- reau, qui au vu de la loi est le seul et unique habilité à parler au nom du CDS-Rahama. Dès lors on pen- sait que le feuilleton CDS est clos et que les différents acteurs vont s’accorder et regarder dans la même direction. Deux mois après la clôture des travaux du 7éme con- grès, Nafarko 1er, alias Mahamane Ousmane, le sobriquet que ses amis d’aujourd’hui lui ont donné quand, il dirigeait ce pays, décide de porter plainte à la Cour de jus- tice de la CEDEAO.

Cette démar- che peu honorifique de la part d’un ancien Président de la République, ayant exercé pleinement tous les attributs du pouvoir et auquel, la nation et l’Etat du Niger, doit res- pect et considération, est inédite. Maintenant que, le vin est tiré, il faut obligatoirement le boire et nous allons donner notre appréciation de cette démarche de l’ancien prési- dent du CDS-Rahama. Pour rap- pel, depuis l’avènement de la dé- mocratie et la création des partis politiques au Niger, M. Mahamane Ousmane, a toujours dirigé ce parti, même si par ailleurs, on compte à la date d’aujourd’hui plus d’une di- zaine de partis politiques sortis du CDS-Rahama. Mauvaise gouvernance, népotisme, clienté- lisme etc, tout a été dit par les an- ciens membres de ce parti pour justifier leur départ du CDS. Dans leur majorité, ces personnalités ont décrié et condamné la gestion ca- valière du président du parti à la personne de M. Mahamane Ous- mane. Mais nous laissons les lec- teurs se faire une opinion de l’homme et du personnage qui a créé le vide autour de lui. C’est très lamentable de voir, de nos jours l’entourage immédiat d’un ancien Président de la République, toutes ces personnalités sont parties, il ne reste que les laudateurs, des gens peu recommandables.

Qu’à cela ne tienne, il a la possibilité, comme tout citoyen, de se faire entourer par qui il veut, c’est son droit le plus absolu. En envisageant de porter une affaire interne à un parti politi- que devant la Cour de justice de la CEDEAO, Nafarko 1er, franchit le rubicond. Pour quelle fin aller à la Cour de justice de la CEDEAO ? Nafarko 1er, porte plainte contre l’Etat du Niger ou contre le sieur ABDOU LABO ? Quelles attitudes adoptées face aux élections de 2016, pour Nafarko 1er ? Loin d’être exhaustif, voilà quelques questionnements que soulève cette démarche particulière de l’an- cien président du CDS-Rahama. Il est inutile de revenir sur la mission et les objectifs qui ont présidé à sa création par les Etats-partis de la Cour de justice de la CEDEAO. Mais si à chaque fois qu’un citoyen, fut-il un ancien président de la Ré- publique, n’est pas satisfait d’un procès peut se permettre de por- ter l’affaire à cette Cour, suppri- mons donc nos juridictions natio- nales. La Cour de justice de la CEDEAO, n’a pas vocation et compétence de se saisir d’une question interne à un parti politique, qui d’ailleurs la justice nationale a définitivement tranché.

En sa qua- lité d’ancien président du parti, M. Mahamane Ousmane ne peut par- ler au nom de ce parti et en le fai- sant, il viole certaines dispositions de la loi. A cette fin, la Cour de jus- tice de la CEDEAO, doit rejeter la requête pour vice de forme. Com- ment quelqu’un qui n’est pas habi- lité à parler au nom d’une structure peut se permettre de convoquer les vrais responsables du parti de- vant une juridiction extra nationale ? En vertu de quel principe de légi- timité ou de légalité Nafarko 1er, se donne le luxe d’aller à la Cour de justice de la CEDEAO ? De qui entre l’Etat du Niger et le Président du CDS-Rahama, ABDOU LABO, sera convoqué ? En quoi ce pro- blème interne à un parti politique regarde l’Etat du Niger. Ni ABDOU LABO, président du parti, encore moins l’Etat du Niger ne va répon- dre devant cette Cour. Comme à son habitude, M. Mahamane Ous- mane, perd son temps. Il ne peut être autrement puisque son avo- cat- conseil est décidé cette fois- ci de le faire payer l’ardoise de ses honoraires.

Pourvu que le sieur Ousmane, tient bon jusqu’à la fin de la procédure, que les frais de pres- tation de service ne viennent pas arrêter brusquement la procédure, car on connait les deux hommes pour leur goût avéré vis-à-vis de l’argent. En attendant, une proba- ble réaction de la Cour de la CEDEAO, parce que, il n’est pas évident qu’elle se prononce, le Bu- reau Politique National du CDS- Rahama, dirigé par ABDOU LABO, peaufine les stratégies de mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du der- nier congrès de Niamey. Les élec- tions générales de 2016, s’appro- chent à grand pas et les partis res- ponsables et ceux qui concourent à chercher les suffrages de leurs concitoyens, amorcent le dernier virage dans les préparatifs. Nafarko 1er, ira à ces élections sur quelles bannières ? Les seules al- ternatives qui s’offrent à lui, c’est de préparer des listes indépendantes ou de ne pas partir à ces élections, car la dernière sortie de l’ARDR, annonce les couleurs.

Les straté- gies politiques, pour cette opposi- tion, c’est de décrédibiliser les élections à venir dès maintenant, en tout cas, la campagne est lan- cée. Tout calcul politique, visant à amener un parti politique à ne pas prendre part aux élections est sui- cidaire. Si d’aventure M. Mahamane Ousmane et les autres responsables de l’ARDR, se per- mettent de boycotter ces élections, pour quelques raisons que ce soient, ils disparaissent complète- ment du paysage politique natio- nal. Ce qui serait un ouf de soula- gement pour les nigériens.
ABDOU MAHAMANE MELLY (LA LETTRE DES CITOYENS N° 55 DU 28 OCTOBRE 2014
)

SUPPRESSION DES INDEMNITÉS DES ANCIENS PRÉSIDENTS ET CHEFS D’ETAT ENACTIVITÉ : Un Débat sérieux qui s’impose

30/10/2014

Les indemnités et autres avantages que la République et le gouvernement donnent aux anciens Présidents de la République, Chefs d’Etats et autres hauts fonctionnaires inscrites dans la constitution du 25 novembre 2010, doivent faire l’objet d’un débat public.

Il ne sert à rien d’entretenir des personnes qui affichent un mépris à l’égard de la République et de ces institutions. Pour cela la République, doit aider et appuyer, celui ou celle qui la respecte. La République, à l’obligation d’honorer ses fils, tout comme, nous devons respect et déférence à cette dernière. Le constituant nigérien, s’est rendu compte à un certain moment de l’histoire politique du Niger, qu’il y a des vaillants fils qui ont fait pour la nation, mais dont leur situation ne mérite pas un tel sort. Partant de ce constat amer, des dispositions ont été prises depuis la Conférence Nationale Souveraine pour mettre les anciens dirigeants au sommet de l’Etat à l’abri du besoin, pour service rendu à la mère patrie.

Si aujourd’hui la constitution du 25 novembre 2010, spécifie clairement les personnalités qui devront bénéficier de ces avantages, somme toute, colossaux, il est à noter que tous les principaux bé- néficiaires de ces avantages, n’honorent en rien aujourd’hui cette République. Ainsi comme le stipule l’article 71 de la Constitution du 25 novembre 2010 :  » La loi fixe les avantages accordés au Président de la République et organise les modalités d’octroi d’une pension aux an- ciens Présidents de la République et Chefs d’Etat.  » Cette disposition constitutionnelle doit être revue, par la représentation nationale ou le gouvernement ou toute autre structure habilitée à le faire pour une raison toute sim- ple.

La loi doit être recentrée pour s’appliquer aux anciens Présidents et Chefs d’Etat qui ne sont pas en activité ou bien qui participent aux activités de la République. Il est scandaleux que la République continue à entretenir un rebelle des institutions de l’Etat. Quelqu’un qui au mépris de tout, sans retenue, s’en prend à l’Etat et à ses fondements. Il n’est pas normal qu’un ancien Président ou ancien Chef d’Etat, qui fait de la politique et anime des regrou- pements des structures politiques continue à bénéficier des avan- tages de l’Etat. La loi doit obliger ces personnalités de choisir entre bénéficier des avantages d’anciens Présidents ou anciens Chefs d’Etat ou animer des associations politiques et perdre les avantages.

Certes, on ne peut pas empêcher à quelqu’un de faire de la politique ou toute activité de sa convenance, mais il faut recadrer et spécifier pour les anciens Présidents et anciens Chefs d’Etat. Les anciens Présidents et anciens Chefs d’Etat doivent opérer un choix entre être soutenu par la République et leurs activités lucratives. Les citoyens sont sidérés de voir leurs an- ciens dirigeants s’afficher à cer- taines occasions, parlant mal de la République et ses dirigeants. A chaque activité ou la République à besoin de le voir, ils boycottent sur des fallacieux prétextes. S’ils ne veulent pas honorer la République pourquoi bon sens la République doit continuer à les honorer. Il est urgent que les uns et les autres mettent un terme à ces pratiques et mettent aussi la République dans ses droits par rapport aux comportements de ces citoyens.

L’honneur et la respectabilité que la République a voulu pour cette frange de la population est mal vécu par certains qui versent chaque jour que Dieu fait, cette respectabilité par terre pour des considérations de bas étages. Alors la République par l’entremise de ses dignes repré- sentants doit réagir.

ABDOULAHI NOUHOU (LA LETTRE DES CITOYENS N° 55 DU 28 OCTOBRE 2014
)

Quand le virus de la division atteint le Moden FA Lumana

30/10/2014

President du MODEN/FA-LUMANA AFRICA Mr. Hama Amadou et Lieutenants

En effet, depuis le départ inconditionné de Hama Amadou, le bureau exécutif de cette formation politique tient des réunions clandestines et souvent même nocturnes pour essayer de laver en famille le linge sale, malheureusement en vain.

Même si la question des prochaines élections se pose avec acuité, certains militants du Moden FA Lumana, estiment que le principal combat est celui du retour au pays de leur leader. Ce qui parait inopportun aux yeux de certains militants, estimant que le retour de Hama au pays, n’est pas pour demain et par conséquent, le bureau exécutif devait focaliser ses actions dans la vie même du parti Moden FA Lumana…

C’est aujourd’hui une réalité palpable et indiscutable, la classe politique nigérienne dans son ensemble,  à ses yeux rivés essentiellement sur les prochaines échéances électorales de 2016. Au sein de l’opposition nigérienne ARDR, les choses sont claires, il faut s’y atteler même si  le principal opposant Hama Amadou est toujours en fuite. C’est du moins la substance de toutes les sorties médiatiques de l’opposition ce dernier temps. Mais les choses se compliquent plus au sein de la formation politique Moden FA Lumana ou les militants et militantes de ce parti tendent vers une division inévitable.

D’après nos sources, la réunion hebdomadaire tenue la semaine dernière au siège national de ce part a été houleuse. Certains cadres ont même brillés par leur absence. Avec cette nouvelle donne qui règne au sein de cette formation politique, les militants du Moden FA Lumana sont plus que jamais plongés dans l’in- certitude au service du virus de la division et de l’individualisme Visiblement les deux camps n’arrivent pas à s’entendre et si la tendance se maintient, c’est à une série de défection des militants que l’on va assister dans les prochains jours. Ce qui ne sera pas compatible et crédible pour le Moden FA Lumana à quelques mois seulement des élections présidentielles.  En tout cas, sauf miracle de  Dieu, il sera très difficile pour le Président du parti politique Moden FA Lumana Hama Amadou de rentrer librement au pays et prétendre même se présenter aux élections de 2016.

La raison est toute simple. En plus, Hama Amadou est poursuivi et recherché par la justice nigérienne dans le cadre  de l’affaire dite des bébés importés. Un mandat d’arrêt international a d’ores et déjà été lancé contre la personne de Hama Amadou. C’est pour dire la main sera mise sur lui dès sa décente d’avion au niveau de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey. En tout cas, pour l’avenir de cette formation politique, les militants et militantes doivent trouver dans la communion des cœurs et d’esprit une issue heureuse afin que vive le parti Moden FA Lumana, accouché dans la douleur et le regret au lendemain du projet de prolongement de mandat de l’ancien Président de la République Mamadou Tandja.

À propos de l'Auteur Dan Tessaoua (LE TROISIEME OEIL N° 325 du 29 Octobre 2014)

Assemblée nationale :Les sièges à l’Assemblée passent de 113 à 171 et le quota du genre rehaussé de 10 à 15 % dans les fonctions électives

30/10/2014

M. Mohamed Ben Omar

La séance plénière d’aujourd’hui a permis aux députés d’adopter plusieurs projets de loi, dont le projet de loi organique fixant le nombre de sièges de députés à l’Assemblée nationale. Aux termes de cette loi le nombre de députés à l’Assemblée nationale du Niger passe de 113 à 171.

S’ajoutent également le projet de texte portant modification de la loi modifiant et complétant la loi n°2000-008 du 7 juin instituant le système de quota dans les fonctions électives, au Gouvernement et dans l’Administration de l’Etat, ainsi que le projet de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de l’utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité.

Le premier texte porte Code de la route. Selon l’exposé des motifs à l’appui de ce texte, « la révision du code de la route a été initiée pour les raisons suivantes : la vétusté du code en vigueur; une population en forte croissance ; l’augmentation du parc automobile ; la réduction des accidents de la circulation; une politique uniforme en matière de sécurité routière des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). L’harmonisation au niveau sous régional de la politique commune de sécurité routière de l’UEMOA tourne autour de l’organisation d’un système de formation à l’obtention du permis de conduire ; l’institution et l’organisation de l’éducation à la sécurité routière dans les systèmes éducatifs ; la définition et l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière ; l’institution et l’organisation d’un système d’information relatif aux accidents de la circulation routière.

Toujours, selon ce Rapport qui cite l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la situation de la sécurité routière dans le monde en 2012, avec 23,7 tués pour 100.000 habitants, le Niger enregistre le taux de gravité le plus élevé des accidents de la route en Afrique de l’Ouest). Bref, au regard de toutes les évolutions, le Niger avait intérêt à rattraper son retard en matière de sécurité routière par la mise en place d’un nouveau code routier bien pensé qui tire les leçons du passé pour mieux envisager l’avenir. Après un débat nourri et des amendements, la plénière a adopté ce texte à l’unanimité des députés ayant pris part au vote.

Le 2ème texte examiné et adopté par les députés porte modification de la loi modifiant et complétant la loi n° 2000-008 du 7 juin instituant le système de quota dans les fonctions électives au Gouvernement et dans l’Administration de l’Etat. Le but de la modification est de rehausser de 10 à 15% par liste la proportion des candidats de l’un ou de l’autre sexe, dans les postes électifs. Aux termes de cette modification l’article 3 nouveau de cette loi est libellé comme suit : « lors des élections législatives et locales les listes présentées par parti politique, groupement de partis politiques, groupements de candidats indépendants doivent comporter des candidats titulaires de l’un ou de l’autre sexe. Lors de la proclamation des résultats, la proportion de l’un ou de l’autre sexe ne doit pas être inferieure à 15% au niveau national pour les élections des députés et par liste communale et régionale pour les élections des conseillers».

Quant à l’article 4 nouveau de la loi sur le quota, il est libellé comme suit : «Lors de la nomination des membres du Gouvernement et de la promotion dans les emplois supérieurs de l’Etat, la proportion des personnes de l’un ou de l’autre sexe ne doit pas être inferieure à 25% ». Un amendement à la même loi indique que le non respect de ses dispositions ouvre droit, aux personnes ayant intérêt, a un recours devant les juridictions compétentes. Au cours des débats, malgré que cette modification a suscité des commentaires et des prises de position en tout genre, une certaine unanimité s’est dégagée pour saluer cette hausse de quotas, qui avant tout profitera aux femmes, comme une nouvelle avancée significative de notre pays pour la qualité de la démocratie et la garantie, sans distinction de sexes, à tous les citoyens d’exercer leurs droits politiques. La modification a été votée à l’unanimité des députés ayant pris part au vote.

Les députés ont ensuite examiné et adopté le projet de loi portant création d’un Etablissement Public à caractère Social dénommé Fonds de Garantie Automobile (FGA). La mission ou le but du FGA est de contribuer au renforcement de la protection des victimes d’accidents de la circulation au même titre que l’obligation d’assurances en matière de circulation des véhicules terrestres à moteur. Plus précisément l’article 3 de la loi créant le FGA stipule que « Le Fonds de Garantie Automobile a pour mission la prise en charge des victimes d’accidents corporels de la circulation routière des véhicules terrestres à moteurs, de leurs remorques ou semi-remorques, à l’exclusion des chemins de fer et des tramways notamment lorsque :

l’auteur de l’accident est inconnu ; l’auteur de l’accident est connu mais non assuré. Toutefois, sont exclus du bénéfice du Fonds de Garantie Automobile, lorsque les dommages ont été causés par un véhicule terrestre à moteur : le conducteur responsable ; le propriétaire ou la personne qui a la garde de la chose au moment de l’accident ; les victimes se trouvant dans le véhicule volé ainsi que le complice du vol et, d’une manière générale, toutes les personnes transportées dans le véhicule. Cette exclusion n’est applicable que si le Fonds de Garantie Automobile apporte la preuve de la connaissance du vol du véhicule par les personnes transportées ».

Pour lui assurer les moyens de son fonctionnement l’article 5 de la loi stipule que « le budget du Fonds de Garantie Automobile est alimenté par les ressources suivantes : une dotation initiale de l’Etat ; une contribution des assurés ayant souscrit un contrat d’assurance de responsabilité civile automobile fixée à 2,5% de la prime émise en responsabilité automobile ; la contribution des assureurs fixée à un pour cent (1%) des primes et accessoires nets d’annulation de la branche «responsabilité Civile Automobile» ; une contribution de l’Etat prélevée sur les fonds de contrôle et de surveillance des organismes et opérations d’assurances dont le montant est fixé annuellement par arrêté du Ministre en charge des assurances ; une contribution des responsables d’accidents non assurés fixée à 10% des indemnités restant à leur charge ;

les pénalités prévues à l’article 13 de la présente loi prononcées contre les entreprises d’assurances pour cause de retard dans le reversement des contributions des assurés collectées par elles pour le compte du Fonds de Garantie Automobile ; des majorations de 50% des amendes prononcées pour violation de l’obligation d’assurance des véhicules terrestres à moteurs prévues respectivement aux articles 2, 3, 5,7 et 9 de la loi n°2013- 19 du 22 avril 2013 déterminant les sanctions applicables au non-respect de l’obligation d’assurances des véhicules terrestres à moteur et celles prononcées pour infraction aux disposition de l’article 14 de la présente loi; les ressources provenant des recours exercés contre les responsables de l’accident ou son assureur ; les revenus de ses biens et les produits des cessions autorisées des éléments de son patrimoine ; les emprunts ; les intérêts produits dans le cadre de la subrogation dans les droits que possède le créancier de l’indemnité contre la personne responsable de l’accident ou son assureur prévue à l’article 617 du code CIMA ; les dons et legs régulièrement autorisés . Le Fonds de Garantie Automobile gère son patrimoine en vue de la réalisation de son objet dans les conditions de rentabilité optimale ». Au cours du débat et de
l’amendement du texte, les députés ont souligné le bien fondé de doter notre pays de ce Fonds de Garantie Automobile et l’ont adopté à l’unanimité des votants.

Les députés ont ensuite examiné et adopté le projet de loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation, de l’utilisation et du stockage des sachets et des emballages en plastique souple à basse densité. Il y a deux ans, l’Assemblée nationale avait débattu de ce texte et tenter de l’adopter en vain. Inutile de dire que l’utilisation du sachet plastique à faible densité a pour conséquences des dégâts énormes sur l’environnement, la faune et la flore. Ces conséquences sont très néfastes sur l’agriculture et l’élevage par la perte de rentabilité sur les superficies cultivées et cultivables et sur la décimation d’environ 36% du cheptel des pays de la sous région sahélienne. Bref, beaucoup de pays africains ont aujourd’hui interdit la production, l’usage, le stockage et le commerce du sachet plastique à basse densité.

Le Niger ne peut pas être en reste malgré les pressions du lobby et des milieux économiques dont le commerce du sachet plastique fait la fortune, au détriment, en réalité, de l’intérêt général des populations de nos pays. Cette fois ci les députés ont fait un débat sans concession sur ce projet de loi et l’ont adopté à l’unanimité des votants, avec cependant un moratoire de 6 mois avant sa mise en œuvre pour permettre aux producteurs et détenteurs des sachets et emballages en plastique souple à basse densité sur le territoire de la République du Niger de se conformer aux dispositions de la présente loi.

Les députés ont enfin, après un autre débat houleux, examiné et adopté le projet de loi organique fixant le nombre de sièges de députés à l’Assemblée nationale. Aux termes de cette loi le nombre de députés à l’Assemblée nationale du Niger passe de 113 à 171. Le Gouvernement qui a initié cette loi s’est basé sur la nécessité de transposer au niveau de la représentation nationale l’évolution de la population du Niger, qui, à travers le dernier recensement est estimée à 17 millions d’habitants. La loi initiale qui avait défini le nombre de sièges à l’Assemblée nationale du Niger a retenu comme ratio 1 député pour 100.000 habitants. C’est le même ratio qui a servi de base au Gouvernement pour fixer le nombre de sièges à l’Assemblée nationale.

Au débat, les députés de l’Opposition se sont élevés contre la procédure, qu’ils ont jugée unilatérale et cavalière du Gouvernement de procéder à une nouvelle fixation du nombre de sièges de députés sans faire passer le projet de loi par le Conseil National de Dialogue Politique, instance, soutiennent-ils qui doit d’abord débattre et adopter conventuellement ce texte avant l’Assemblée. Mais les députés de la Majorité ont soutenu le Gouvernement et la nouvelle répartition au sens de cette loi qui a été adoptée par 72 voix favorables, 0 contre et 0 abstention est la suivante : Région d’Agadez 6 sièges ; Région de Diffa 7 sièges ; Région de Dosso 19 sièges ; Région de Maradi 31 sièges ; Région de Tahoua 30 sièges ; Région de Tillabéri 23 sièges ; Région de Zinder 32 sièges ; Région de Niamey 10. Pour les Circonscriptions spéciales les départements de Bilma, Bermo, Banibangou, Bankilaré, N’gourti, Tassara, Tasker et Makalondi ont chacun 1 (un) siège ; tandis que 5 sièges sont affectés à la communauté des Nigériens à l’Extérieur.

À propos de l'Auteur Mahaman Bako (ONEP)

Encore défection des militants de l’opposition

30/10/2014

Ousseini SalatouPresident du parti Labizé, Maitre Souley: president du parti MDC
Yarda et Hama Amadou: President du parti Lumana FA

Le Secrétaire général du parti politique Labizé appartenant à Ousseini Salatou, porte-parole de l’ARDR, le Secrétaire à la communication et celui chargé à l’organisation du seul parti MDC Yarda de Maitre Souley Oumarou, le géant militant de Lumana aile Hama Amadou monsieur Annassara Dogari et le maire Lumana toujours de l’aile Hama Amadou de la commune rurale de Fabirdji, tous de la région de Dosso, sont les derniers militants de la semaine appartenant à l’opposition ARDR qui ont finalement accepté de soutenir les actions du Président de la République Issoufou Mahamadou et de son gouvernement, à travers notamment le soutien sans ferme que ses derniers apportent au Secrétaire général du MNSD NASSARA Albadé Abouba.

L’annonce a été faite lors d’un meeting tenu dans la cité de Djermakoye la semaine dernière. En quelques sortes, le meeting du MNSD NAS- SARA à Dosso, consacre la rentrée politique officielle d’Albadé Abouba. D’après nos sources, d’autres militants de l’ARDR de la région de Dosso, sont sur le point de rendre le tablier les prochains jours au profit du MNSD NASSARA de l’aile Albadé Abouba. Le stratège d’Albadé Abouba Les nouveaux militants de la MRN ne sont pas venus au hasard au MNSD NASSARA.

Ils en ont certainement été bien impressionnés du dynamisme de l’homme, de son approche ainsi que des perspectives qui s’ouvrent pour cette aile du parti MNSD. D’abord, la confiance du gouvernement de Brigi Rafini a porté sur la personnalité d’Albadé Aboua pour la réussite éclatante de la fête tournante du 18 décembre Dosso 2014. Aujourd’hui, la ville de Dosso connait un nouveau visage. Des routes en passant par les lieux publics et autres services administratifs, ont été construits et où rénovés.

Malgré, Albadé Abouba met la pression sur les entrepreneurs chargés des travaux entrant dans le cadre de cette fête, afin de respecter le délai prévu à cet effet. Chose qui donne plus de crédibilité et de confiance aux militants et militantes de l’ARDR au titre de la région de Dosso, qui ne cessent de s’intéresser aux actions multiples de la renaissance, et du MNSD NASSARA en particulier.

À propos de l'Auteur Idrissa Ada (LE TROISIEME OEIL N° 325 du 29 Octobre 2014 )