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Mis à jour : il y a 1 heure 28 min

Véritable chasse à l’homme à Orange Niger

il y a 7 heures 26 min

Brelotte Ba, CEO d’Orange Niger. Après quatre ans de présence, l’opérateur couvre 75% de la population et détient 30% de parts de marché. DR ©

Tout se passe dans l’opacité totale. Au bon vouloir des responsables d’Orange Niger, on dégraisse, on vous change de poste de gré ou de force. Les salariés vivent une terrible psychose, une véritable hantise, toujours la peur au ventre. Les lendemains sont incertains. Pourquoi tout ce harcèlement subite à Orange Niger ?

D’après nos investigations, ce géant de la téléphonie mobile au Niger estime qu’il ne fait plus de bénéfices dans notre pays.

« Des évolutions fiscales réglementaires défavorables ont fortement impacté l’activité d’Orange Niger depuis 2014, avec comme conséquence une baisse importante de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité, estime-t-on. Pour remonter la pente, Orange Niger pense d’abord, comme tout capitaliste impitoyable, qu’il faille supprimer une centaine de postes, mutualiser d’autres et se serrer la ceinture. Dans ce cadre, un protocole d’accord de départ volontaire fut signé le 13 octobre 2016 entre Orange Niger et les représentants du personnel.

Mais son application a été émaillée d’énor.mes irrégularités.

Tout se passe à la tête du client et au vouloir des responsables d’Orange Niger. En fait pour les responsables d’Orange Niger, la pression fiscale du pays ne permettait plus de faire des bénéfices et ainsi faire face aux dépenses des moyens généraux. C’est pourquoi, ils ont prévu une vaste campagne d’arrêt de contrats de certains travailleurs, notamment certains CDD (contrat à durée déterminée) et un plan de départ « volontaire » avec dédommagement pour les CDI (contrat à durée indéterminée) qui seront listés après suppression ou mutualisation de leurs postes. Les CDI qui voulaient prendre leurs départs doivent se manifester par courrier adressé au DG.

Cette vaste campagne de départ volontaire est en réalité un plan machiavélique visant à faire partir des agents ne rentrant plus dans « le moule ». En terre à terre : « si ta tête ne me plait plus, tu dégages » et peu importe ton degré de compétence…

C’est ainsi que plusieurs agents de Orange ont été contraints de se retrouver au chômage, car le plan de départ volontaire est en réalité un licenciement qui ne dit pas son nom.

Des agents ayant pour certains, plus de dix années d’expériences professionnelles, se sont vu mis au placard pour des intérêts d’individus aux détriments de la bonne marche de la société. Un responsable d’Orange Niger, a eu la brillante idée d’appeler certains de ces agents pour leur stipuler dans une joie folle que ces derniers n’ont plus leur place dans la société et qu’il faut qu’ils quittent sans attendre leur reste !!!

Imaginez le choc … Parallèlement, pendant que cette chasse à l’homme se poursuit, des recrutements sont en cours pour certains postes soit disant supprimés ou mutualisés.

Ou se trouve le sérieux dans ce Micmac ?

L’inspection du travail devrait serieusement s’intéresser à ce dossier. En effet, pourquoi faire d’autres recrutements après avoir chassé ceux qui assuraient si bien sur ces postes ?

Par ailleurs, pendant que le management annonce qu’il y a une restriction des dépenses, que des paisibles citoyens sont licenciés de manière déguisée, des formations en France sont payées à couts de millions de CFA pour faire une mise au niveau de certains agents entrant dans « le moule » ! Que dire du service marketing où la moitié de la direction a été contrainte au départ à cause du choc ressenti, de la frustration et du dégout ?

Des rétrogradations en cascade sont faites : « de manager à simple cadre ou agent de maitrise » ; certains ayant vu leurs postes supprimer ont décidé de postuler pour d’autres postes en interne afin de garder leur job, mais selon les postulants, ces postes sont aussitôt délocalisées à l’intérieur du pays dans des zones lointaines ou ces postes sont dévalorisés ou retirés du marché, ceux qui, aussitôt contraints à ces postulants de s’en aller.

S’entêter à rester serait un risque pour certains agents visés, car une personne se verra faire le travail de trois personnes et si ce dernier n’atteint pas les objectifs fixés, il pourrait être mis à la porte pour incompétence, et du coup quittera la société sans aucune indemnisation.

Ce soit disant départ volontaire visait tout simplement des têtes bien précises et du coup même ceux qui n’étaient pas concernés par la fameuse liste de départ ont profité pour s’en aller, car n’attendant plus rien et déçu du management. Certains agents faisant parti de la liste de départ « volontaire » se sont vus refusés de quitter !

Est- ce parce que le management s’est rendu compte de la grossière erreur commise ?

Est-ce que le chiffre d’affaire se porte mieux depuis ce plan de « départ » ?

Le temps nous dira.

Sur plus de 100 postulants au départ volontaire 86 ont été validés sur un effectif de 582 agents (cdi et cdd). Une autre vague d’arrêt de CDD est en cours pour ce mois de janvier 2017. Ce qui est surprenant aujourd’hui, ce que Orange Niger parle de pressions fiscales défavorables.

Où est le Secrétaire Général du Gouvernement, Gandou Zakara, votre avocat, qui a de tout temps défendu les intérêts d’Orange Niger contre ceux de l’Etat du Niger ?

Celui, qui, par des calculs magiques réduisait les amendes de milliards infligées à Orange Niger en quelques miettes ; allez-y le voir, Messieurs les responsables d’Orange pour qu’il fasse « son boulot ».

Ou est votre politique d’arnaque et de spoliation de votre clientèle ?

Ou est votre politique d’augmentation unilatérale des prix de vos appels et réduction drastique des jours des forfaits internet, sans préavis, et sans aucune considération pour vos clients ?

Qu’en est-il du vol systématique des crédits de vos consommateurs ?

Il n’est un secret pour personne que chaque jour que Dieu fait, ils sont des centaines de milliers de clients, qui voient leur crédit se volatiliser en un laps de temps, alors qu’ils n’ont émis aucun appel, ni effectuer aucune opération pouvant consommer du crédit.

Orange Niger doit arrêter de se moquer des gens et se conformer aux lois et règlements de ce pays.

Il en est de même pour les autres salariés victimes silencieuses, brisez le silence, Orange Niger n’est pas dans une colonie.

Le Niger est un pays souverain et un Etat de droit. Et Orange Niger est tenue d’être une société de télécommunications respectable qui doit respecter et honorer ses engagements.

Si, c’est une « Rapetout », créée uniquement pour s’enrichir sur le dos des pauvres citoyens et terroriser ses employés, alors Orange Niger doit être combattu.

En tout cas, nos (Contributeurs Web) à travers cette plateforme suivront pas à pas ce dossier.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

Mahamadou Issoufou: « un partenariat d’égal à égal grâce à Hollande »

il y a 7 heures 50 min

VISITE D’ETAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE AU NIGER

A l’occasion du sommet Afrique-France pour la paix, l’émergence et la sécurité, le président du Niger Mahamadou Issoufou a dressé un bilan très positif du mandat de son homologue français François Hollande tant sur le plan sécuritaire qu’économique.

Hollande a soigné sa sortie en soulignant l’engagement de la France envers ses partenaires africains. Son message a trouvé écho. Le chef de l’état du Niger M. Issoufou a souligné le renouveau du partenariat, un partenariat désormais d’égal à égal, estime-t-il dans un entretien accordé à Afriqueinside.com.

Un hommage appuyé à son homologue français.

À propos de l'Auteur Source: http://afriqueinside.com/

Déclaration finale de la campagne Tournons la page à l’occasion de la 2e rencontre panafricaine de Bamako : Pas de démocratie, sans justice fiscale !

il y a 8 heures 5 min

Nous, représentants des organisations de la société civile et des mouvements citoyens impliqués dans la campagne « Tournons La Page pour l’alternance démocratique en Afrique », venus de 11 pays d’Afrique et d’Europe et réunis à Bamako du 8 au 14 janvier 2017 ;

Constatons une fois de plus l’organisation d’un sommet Afrique-France dont le fonctionnement et l’esprit témoignent d’une vision dépassée du continent et des enjeux internationaux. Ce nouveau sommet entre le président de la France et des présidents africains, est un symbole de la confiscation de la décision politique. Il démontre par son organisation même et sa fermeture à la société civile, que les décisions politiques se prennent aujourd’hui le plus souvent dans une opacité presque totale.

Soulignons que l’année 2016 a connu plus de dix élections présidentielles en Afrique qui, dans la plupart des cas, ont consacré le cynisme et le reniement des valeurs démocratiques alors que les populations réclament depuis des années, au péril de leurs vies, qu’une page se tourne. Elles continuent à se battre pour la reconnaissance de leurs choix. Ce sommet réunit un certain nombre de chefs d’Etat qui se sont eux-mêmes maintenus au pouvoir à l’issue de ces élections frauduleuses.

Condamnons fermement la répression, sous toutes ses formes, des acteurs de la société civile, des opposants politiques et des populations qui luttent pour l’alternance démocratique et le respect des droits humains.

Soutenons la société civile et les mouvements citoyens RD-congolais, angolais et camerounais qui en 2017 et 2018 se mobiliseront pour acter enfin l’alternance démocratique dans leurs pays.

Rappelons que l’argument de la stabilité par la dictature qui anime nombre de décisions des grandes puissances et des multinationales ayant leurs intérêts en Afrique est un non-sens. La rente à la stabilité et à la paix qui fait tenir de nombreux dictateurs en Afrique est le symbole du renoncement de toute la communauté internationale à faire respecter des valeurs communes.

Insistons sur le fait que les dictatures, par la destruction du lien social et la frustration populaire qu’elles engendrent sont des bombes à retardement dans des pays où souffre une jeunesse dont les espoirs sont volés.

Saluons la force et la détermination d’une jeunesse africaine actrice de son destin et qui n’attend pas son salut des grandes messes diplomatiques, dont l’anachronisme n’a d’égal que l’inefficacité à améliorer ses conditions de vie. Les mouvements citoyens et sociaux maliens et du reste de l’Afrique qui nous accueillent ici au Sommet des Peuples en sont une belle illustration.

Réaffirmons que les dirigeants africains comme européens s’enferment dans des tête-à-tête néfastes avec les dirigeants de multinationales oubliant le sort des populations et la souveraineté de leurs pays.

Insistons sur le combat décisif de la société civile pour un encadrement des multinationales à travers toute l’Afrique afin de mettre fin à la confiscation politique par les acteurs économiques.

Nous, Tournons la page, affirmons que la construction démocratique en Afrique est prise en étau entre des dirigeants autoritaires et les intérêts des multinationales. Cette collusion se traduit par une corruption et une évasion fiscale massives au détriment des citoyens. C’est pourquoi, pour Tournons La Page, il n’y a pas de démocratie sans justice fiscale.

Ainsi, nous exigeons :

  • La création d’une organisation fiscale des Nations unies afin d’assurer que les pays en développement puissent participer sur un pied d’égalité à la réforme internationale des règles fiscales ;
  • la transparence financière et fiscale des entreprises pays par pays, comme un standard international incontournable ;
  • Une ratification parlementaire et la publication des contrats d’établissement des entreprises qui dérogent au droit commun ;
  • Le respect, la transparence et le renforcement des procédures d’appels d’offres et d’attribution des marchés publics ;
  • La mise en place de registres publics des propriétaires réels des sociétés.

Pour contribuer à atteindre ces objectifs, Tournons la page s’engage à réaliser des audits citoyens des exonérations fiscales pour évaluer leur pertinence.

Nous appelons les citoyens d’Afrique et du monde à la mobilisation pour bâtir des systèmes économiques et politiques garants de la démocratie, de la justice sociale et de l’équité dans la distribution des ressources nationales.

Fait à Bamako, Pyramide du Souvenir, le 12 janvier 2017

Les participants

Burundi, Cameroun, Congo, Espagne, France, Gabon, Mali, Niger, République Démocratique du Congo, Tchad.

M. Bazoum, n’oubliez pas, d’éminent(e)s « Renaissant(e)s » ont connu la saveur du lait (y’a bon) Cosimba…et que « la démocratie n’est pas un comprimé qu’on dissout dans l’eau… »

il y a 8 heures 13 min

Mr. Djibril Baré

M, Bazoum, Au cours d’un entretien accordé à Télé Sahel au de ce mois de janvier 2017, vous aviez eu à évoquer la gestion du régime de la quatrième république, en vue de porter la réplique aux partisans de Hama Amadou. Vous aviez notamment soutenu que :

1- « Le COSIMBA, dont M. Ali Djibo dit Max était le président, a été conçue pour tromper le Président Ibrahim Baré Mainassara, et l’a amené à envisager d’être candidat et de passer en force en faisant litière de la démocratie.

2 – M. Hama Amadou arrivé à la Primature en 2000, avait tiré avantage des mesures de réduction des salaires des fonctionnaires, de 30% en 1998 décidées par le gouvernement de la 4ème République dirigé par Amadou Boubacar Cissé, pour maintenir les fonctionnaires dans des conditions de précarité totale. »

Puisquej’ai toujours à l’esprit que « le banal assassinat ne tue qu’une fois, mais la diffamation tous les jours » (Terry Pratchett), j’ai l’obligation morale de vous apporter les précisions ci-après, sur les deux (2) points abordés :

  • Sur la prétendue création du COSIMBA par Amadou Djibo dit Max pour tromper le Président Baré

Bazoum,

Avant l’entame de mes propos, je dois rappeler au Ministre Bazoum, que la première condition d’un partenariat, c’est respect mutuel des partenaires et en la matière je ne crois pas que vous ayez observé cette règle vis-à-vis du parti créé par le feu Baré, ancêtre du Cosimba qui soutient votre action. C’est le cas d’éminents ex-Cosimbistes, que je me garderai de citer pour le moment, qui ont rejoint vos rangs et constituent les éléments clefs de la conduite de votre programme de la Renaissance »votre machine à gouverner.

Ces derniers savent désormais à quelle haute estime vous les tenez, même s’ils se gardent de brocher, puisque le célèbre proverbe africain dit bien que « la bouche qui mange, ne parle pas ». Nous nous garderons non plus de citer les autres ex-Cosimbistes tapis dans les rangs des autres partis ou les dirigent, de la société civile, tous nombreux, très nombreux, soutenant les actions de la « Renaissance ». Mais, le moment venu nous en parlerons. Tous ces ex cosimbistes assumés en son temps, doivent vivre très mal vos sorties, mais n’ont d’autre choix que de se taire ou de…..

Pour en revenir au sujet qui nous préocuppe, vous savez très bien que, suite au blocage des institutions qui a abouti au coup d’Etat du 27 janvier 1996 qui l’avait porté au pouvoir, le Président Baré avait pris la ferme décision d’être candidat à l’élection présidentielle dès le mois d’avril 1996. Décision motivée par le refus exprimé par les leaders politiques de se retirer afin de permettre une transition politique raisonnable, au motif qu’à part eux, aucun autre nigérien n’était qualifié pour gérer le Niger.  Le Président Baré avait alors décidé de se présenter à l’élection présidentielle des 7 et 8 juillet 1996, après une analyse approfondie de la situation politique menée de concert avec ses proches parents, amis et connaissances, ses ainés et mentors dans l’armée, ses frères d’armes du Conseil de Salut National, des dirigeants de notre Sous-Région, notamment ceux des pays voisins et les partenaires majeurs du Niger.

Le président Baré, nigérien d’origine tel que l’exigeait la constitution, militaire engagé volontaire dès 1970, au temps où ne s’engageaient dans l’armée que ceux qui en avaient la vocation, suite à son admission au Bac, après 7 ans de scolarité au Lycée National, établissement d’excellence où n’étaient admis en 6ème que les 120 premiers élèves du Niger sélectionnés à la suite d’un concours. Président Baré originaire de par son père de Douméga, fils de l’Instituteur Baré Mainassara, petit-fils du Roi de l’Arewa le Sarkin-Aréwa Maiyaki Ba’aré Kaka (1919-1954) de par son père, et du Chérif Mahamane Haidara côté maternel, est nigérien d’origine, en possession de tous ses droits civils et politiques.

N’oubliez pas également que l’officier Baré qui a été le Premier Aide de camp de Kountché, plusieurs fois Commandant de la Compagnie parachutiste, Adjoint puis Commandant de la Garde présidentielle, Ministre puis Ambassadeur (France et Algérie), Chef d’Etat-major particulier d’un Président de la République, Chef d’Etat-major Général des FAN, et promu Général de Brigade en 1996 sur proposition des Chefs traditionnels du Niger, était conséquemment largement qualifié pour diriger notre pays, autant, sinon plus que beaucoup d’autres candidats déclarés aux élections de juillet 1996 qui venaient d’étaler leur immaturité face au monde entier.

Pourquoi alors estimez-vous qu’un tel citoyen, remplissant toutes les conditions fixées par la loi, et jouissant de tous ses droits civils politiques, n’aie pas le droit d’être candidat à une élection présidentielle, et pourquoi n’aviez-vous pas légalement contesté cette candidature auprès des juridictions compétentes, ou dans la rue, en son temps ?

Pourquoi affirmer que le président Baré « a envisagé de passer en force », alors même que pour les élections de juillet 1996, à toutes les étapes, tous les recours ont pu être exercés librement et démocratiquement par les candidats, avant l’Arrêt de la Cour suprême déclarant le président Baré, élu et même après ?

Pourquoi des candidats inconciliables, qui se vouaient une haine féroce étalée à la face du monde à peine quelques semaines avant la déclaration de candidature, c’étaient subitement trouvés des atomes crochus au point de nouer une union sacrée avec pour seul mobil le « TSB » – « Tout Sauf Baré » ?

Pourquoi, est-ce seulement après avoir été déboutés de tous leurs recours par la Cour Suprême, que trois candidats perdants décidèrent de considérer l’élection du président Baré, validée pourtant par l’arrêt de la Cour Suprême n°96-107/Ch. Cons du 21 juillet 1996, comme « un hold-up électoral » ?

Si vous estimez que le président Baré « est passé en force », comment jugez-vous alors l’élection du président Issoufou en mars 2016 où l’un des candidats favoris était embastillé avant même le premier tour pour des raisons qui n’avaient convaincu presque personne ?

Vous devriez savoir et être définitivement convaincu, que la création du COSIMBA n’est que la conséquence de la volonté affirmée par le président Baré de se présenter à l’élection présidentielle et son obligation dès lors de se conformer aux dispositions du code électoral qui faisait obligation à un candidat indépendant d’être soutenu par un comité qui serait d’office l’interlocuteur désigné du candidat auprès des structures chargées de l’organisation des élections.. Par conséquent, laissez en paix M. Amadou Djibo dit Max, Eminent Expert-comptable de son état, l’un des hommes politiques les plus doués de sa génération, et certainement le plus intégré dans son milieu, et qui n’a fait que remplir son devoir envers un ami et patriote, en qui il avait cru. Si regret, il devrait y avoir, c’est le fait que le président Baré n’aie pas disqualifié certains candidats qui avaient étalé toute leur haine, leur incompétence et leur incurie dans la conduite de la gestion des affaires de l’Etat.

Nous pensons qu’il est plus urgent pour vous, de vous attaquer aux problèmes de développement, plutôt que de s’acharner sur les morts, dont tout musulman a l’obligation de respecter la mémoire. Surtout si vous avez décidé de garder un silence pesant sur la lumière à faire sur l’assassinat du Président Baré, exigée par la Cour de Justice de la CEDEAO par son arrêt du 23 octobre 2015. Cette enquête sera l’unique occasion pour tous les nigériens de savoir qui a assassiné le président Baré.

Bazoum,

A l’expérience, vous conviendrez avec moi  que « La démocratie n’est pas un comprimé qu’on dissout dans l’eau ; c’est une culture qui demande du temps et de la pédagogie » comme l’a dit Tahar Ben Jelloun. C’est pourquoi, il est plus utile, pour vous de réglez vos problèmes du moment avec votre opposition et la société civile qui ne fait qu’exercer son droit de résistance, comme vous l’aviez exercé avec hargne hier avec le président Baré et les autres et laissez, je vous en prie, l’âme du Président Baré reposer en PAIX.

En tant que philosophe, dépositaire en principe de la sagesse, afin de relativiser vos appréciations sur nos systèmes démocratiques, que vous aviez brocardé hier, à l’opposition, vous accepterez de partager avec moi, les appréciations de  l’éminent penseur et Philosophe, Achille Mbembe, sur la démocratie : « Pour leur part, les intellectuels n’ont pas réussi à dépasser le chaos, se contentant d’un saupoudrage étonnant : la démocratie est mise en pratique sans pensée démocratique. Le vote, souvent acheté en contrepartie de libéralités en argent ou en nature, se révèle comme le moyen efficace pour conquérir une position prébendière, offrant de nouvelles opportunités de pratiques prédatrices, et qui n’aurait pas été automatiquement obtenue par le scrutin aléatoire. »

2 – Sur l’avantage de la baisse de 30 % des salaires des agents de L’Etat opérée en 1997 tirée par Hama Amadou pour maintenir en l’état la situation des fonctionnaires

  1. Bazoum,

Vos propos laissent sous-entendre, que le gouvernement de la quatrième République avait engagé et maintenu les travailleurs nigériens dans la précarité, sans aucun fondement puisque, vous omettez de dire aux auditeurs les moins avertis, que ces mesures avaient été prises dans le cadre d’un programme d’ajustement structurel avec le Fmi.

Sur les circonstances desdites mesures, c’est sous M. Amadou Boubacar Cissé, premier Ministre en 1997 et non 1998, que l’Ordonnance n° 97-08 du 27 février 1997, portant Statut général de la fonction publique, a été prise, avec comme effet, la réforme de la grille salariale, qui a entrainé cette baisse de 30 % des salaires. Cette mesure entrait  dans le cadre de la Facilité d’Ajustement Structurel Renforcé (FASR), signée en juin1996 et soutenue par le Fmi, la Banque mondiale et les Partenaires Techniques et Financiers. Ces mesures, prises dans un contexte particulier, où depuis la fin des années 80, la situation des finances publiques du pays était marquée par des déficits budgétaires importants, qui se sont traduits par la constitution d’un important stock de dettes et d’arriérés. En 1994, pendant que le Chef du gouvernement n’était nul autre que Mahamadou Issoufou, la part des salaires et traitements avait représenté le taux historique de 102,5% des recettes fiscales nationales, pour une norme admise de 35 %.

Rappelez-vous, c’est cette situation catastrophique des finances publiques, qui avait abouti à une grève de plus de 52 jours, la plus longue de l’histoire des syndicats des travailleurs au Niger, et poussé « le lion » à chercher et trouver un prétexte pour jeter l’éponge et retourner dans ce qu’il savait le mieux faire : l’opposition.

Bazoum,

Vous le savez très bien, ces mesures de réduction des salaires, entraient dans le cadre des politiques d’ajustement structurel, visant à réduire le déficit structurel à une époque où l’administration était considérée comme budgétivore et improductive, et les dépenses de sécurité jugées non prioritaires. Les mesures étaient également assujetties à un gel des recrutements et des salaires des fonctionnaires sur une période déterminée, et un programme de privatisation et de libéralisation de l’économie pour la rendre plus compétitive, mesures faisant partie des conditionnalités de premier ordre. Elles avaient ainsi permis d’assainir l’économie, et de remplir les conditions d’éligibilité du Niger au point de décision de l’initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE) dont la particularité est l’obligation pour les pays bénéficiaires, de convertir le service de la dette en investissements sociaux de base. Notre pays à tous, le Niger avait ainsi pu bénéficier d’un allègement, de plus de 890 millions de dollars (445 milliards CFA), représentant 75% du stock de dettes, couvrant la période 2001 à 2021, à reconvertir en investissements dans les secteurs sociaux de base (éducation et santé). Cette facilité, certains l’avaient rebaptisée « Programme Spécial du Président  de la République » dont votre gouvernement tire aujourd’hui tous les bénéfices en rendant possibles de nouveaux recrutements massifs et des hausses de salaires dans la fonction publique.

Sur les conditionnalités draconiennes du Fmi d’antan imposées à nos pays, Christine Lagarde, Directrice Générale du Fmi, à la question posée par l’Hebdomadaire Jeune Afrique le 29 mai 2014, « Êtes-vous consciente que le FMI traîne une forte odeur de soufre en Afrique ? On s’y souvient douloureusement des politiques d’ajustement structurel qu’il a imposées dans les années 1990… », avait assumé sans ambages : « Mais on parle là du FMI de papa !… »

No comment !

Bazoum,

Pour finir, recevez mes salutations chaleureuses, en espérant que vous accepterez de prendre la relève de la gouvernance à une prochaine compétition afin que notre « pays riche mais mal géré », d’après notre cher président, quitte son dernier rang en développement humain auquel il semble durablement s’accroché.

Allah Sarki …

À propos de l'Auteur Djibrilla Mainassara Baré Economiste (DESS Banque-Finance / DESS Economie du Développement) Ancien Conseiller Spécial du Président Baré, Chargé des Questions Economiques et Financières – Membre Fondateur du COSIMBA

Le Président de la République a participé activement samedi à Bamako au 27ème Sommet Afrique France

il y a 8 heures 36 min

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a participé activement samedi, 14 janvier 2017, au 27ème Sommet Afrique France, coprésidé par le Président malien SEM Ibrahim Boubacar Keïta et son homologue français SEM François Hollande.

Lors de la première séance de travail à huis clos, sur le thème : « Paix et sécurité », le Président Issoufou Mahamadou a prononcé une importante allocution. Il en est de même lors de la seconde séance de travail à huis clos sur le thème : « Economie et développement » .

Dans une intervention au cours de la première séance à huis clos, le Président Issoufou Mahamadou a salué la contribution inestimable de la France en matière de sécurité régionale, ayant permis d’éviter le chaos au Mali et en République Centrafricaine.

Cette contribution de la France a aussi aidé les pays du Sahel dans la sécurisation de leur frontière et la lutte contre les trafics de tout genre, a dit le Président de la République.

« Cet engagement de la France est avant tout celui d’un homme, François HOLLANDE, notre ami de toujours », a souligné SEM Issoufou Mahamadou, saisissant cette occasion pour lui rendre hommage et l’en remercier chaleureusement.

Lors de la seconde séance de travail à huis clos, le Chef de l’Etat a été désigné par ses pairs pour introduire le thème « Economie et Développement : l’émergence pour une croissance inclusive et créatrice d’emplois ». dans une intervention, il s’est réjoui de « constater que l’Afrique dans son ensemble enregistre un taux de croissance élevé dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale.»

Ce processus de croissance forte ne peut être maintenu que si le continent poursuit une politique d’investissement dans les infrastructures de base et dans les secteurs productifs, a-t-il affirmé.

Quelque 60 délégations dont 35 conduites par des Chefs d’Etat et de Gouvernement ont pris part à cette rencontre axée sur le renforcement de la sécurité et de la démocratie et le développement de l’Afrique.

La cérémonie inaugurale du Sommet de Bamako pour le Partenariat, la Paix et l’Emergence s’est déroulée au Centre International de Conférence de Bamako en présence notamment des Premières Dames d’Afrique dont celle du Niger Dr. Malika Issoufou Mahamadou.

L’ouverture de cette conférence a été marquée par les interventions des Présidents malien, français et tchadien, SEM Idriss Deby Itno, également Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA).

Prenant la parole le premier, SEM Ibrahim Boubacar Keita a souhaité la plus chaleureuse des bienvenues aux participants à cette conférence avant de rendre hommage au Président François Hollande, celui, de tous les Chefs d’Etat français, dont le rapport à l’Afrique aura été « le plus sincère et le plus loyal ».

Le Président malien a notamment rappelé l’intervention militaire française dans le nord du Mali, décidée en janvier 2013 par le Président François Hollande.

Cette intervention « a stoppé l’avancée des troupes terroristes et neutralisé la menace qui pesait sur l’existence même de l’Etat malien », a-t-il affirmé.

Intervenant à son tour, SEM François Hollande a affirmé que « la France restera toujours au côté du Mali jusqu’à l’aboutissement du processus de paix, jusqu’à ce que l’Etat malien puisse avoir son autorité respectée sur l’ensemble du territoire malien ».

Le Président français s’est réjoui qu’à présent, « les terroristes ne contrôlent plus aucun territoire, la démocratie a repris son cours, les élections ont eu lieu, l’économie repart et la réconciliation avec les accords d’Alger est en cours ».

François Hollande a annoncé que 23 milliards d’euros seront mobilisés pour l’Afrique ces cinq prochaines années et quelque 25.000 soldats africains seront formés.

La France agit en Afrique par solidarité, par devoir, pour apporter le message de la paix et de la sécurité, a dit le Président français, soulignant que ce sont les africains qui doivent assurer la sécurité des africains, « mais nous (la France) devons vous accompagner, vous soutenir.»

Le Président en exercice de l’Union Africaine a également rendu un hommage appuyé au Président François Hollande pour l’assistance de la France « dans les moments sombres que certains de nos pays ont traversés. »
SEM Idriss Deby Itno s’est réjoui de la pertinence de la thématique de ce sommet, insistant sur la sécurité, l’industrialisation de l’Afrique, le développement et la diversification des économies africaines.

Il a également insisté sur le nouveau partenariat entre l’Afrique et la France, un partenariat qu’il veut dynamique, gagnant-gagnant, marqué par le respect mutuel, la confiance, l’égalité, loin des velléités de domination.

Le Président Issoufou Mahamadou, rappelle-t-on, à son arrivée vendredi en fin d’après-midi, 13 janvier 2017, à Bamako, au Mali, a été accueilli, à l’Aéroport International SENOU Modibo Keita de Bamako, par le Président de l’Assemblée Nationale du Mali, SEM Issaka Sidibé.

Après avoir passé en revue un détachement militaire qui lui rendait les honneurs, le Président de la République a eu un entretien avec le Président de l’Assemblée Nationale au Salon d’honneur de l’Aéroport.

Le Chef de l’Etat est accompagné notamment de la Première Dame, Dr. Malika Issoufou Mahamadou.

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Le train va-t-il encore siffler au Niger ?

15/01/2017

Voici son image en janvier 2016 quand il a sifflé à Niamey après plus de 80 années d’attente

Que peut on en dire ? Beaucoup de nos compatriotes se posent la question sur la suite de ce projet qui devait relier Niamey à Parakou par une voie ferrée. Il devait construire un kilomètre par jour pour terminer en fin 2016. Pour rappel le coût global prévu de la réalisation de ce projet a été estimé à un peu plus de 700 milliards de F CFA (1.07  milliard d’Euros).

A l’état actuel au moins 94 Milliards F CFA (142  millions d’Euros) ont déjà été consommés pour la construction de la liaison entre  Niamey et Dosso et ce avant le démarrage de la procédure judiciaire lancée par Africarail. Cette procédure a freiné l’avancement de du projet et à l’heure actuelle aucune date de relance ne se dessine à l’horizon.

N’étant pas maître de la durée de la procédure les autorités nigériennes auraient dû prendre des mesures conservatoires pour protéger cette liaison déjà terminée. Rien n’a été fait et comme on peut le constater les rails sont en train de s’oxyder dans le processus naturel qui engloutit tout patrimoine délaissé.

Ce qu’on retient de lui en moins d’un an après son sifflement à Niamey

Impuissance ou négligence ? Quelle qu’en soit la raison de ce manquement ces dommages provoqués sont à payer avant la relance des travaux si reprise il y aura. Un crédit donc de plus qui va venir alourdir la dette de notre pauvre pays (cette dette est déjà doublée en moins de six ans). Nous sommes condamnés donc à payer cette situation et si le pire arrive à ce projet nous seront  condamnés à rembourser, entre autres,  ce crédit déjà consommé.

C’est une certitude mathématique. En tant que pays le plus pauvre de la planète nous ne pouvons pas nous permettre de jeter de l’argent par la fenêtre.

Il est une question de bon sens de ne pas nous laisser surprendre par les évènements en exigeant auprès des partenaires du projet la mise œuvre des mesures conservatoires afin de protéger ce patrimoine national. Oui, cette liaison ferroviaire déjà construite fait désormais partie du patrimoine de la nation nigérienne.

Assurer la sécurité des personnes et des biens est une exigence de la constitution (Art 41 de la constitution de la 7ième République). Comme le dit Confucius  » Celui qui ne prévoit pas les choses lointaines s’expose à des malheurs prochains« .

À propos de l'Auteur Garba Yayé (Contribution Web)