Tamtaminfo

Syndiquer le contenu
L’innovation au service de l’information, pour mieux informer
Mis à jour : il y a 1 heure 38 min

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 22 JUILLET 2016

22/07/2016

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, vendredi 22 juillet 2016, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I.            AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1.         Projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2016-055/PRN du 26 janvier 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence Nationale pour l’Organisation de la Conférence de l’Union Africaine, Niger 2019.

1.2.         Projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence du Barrage de Kandadji (ABK).

II.          AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

Le 11 avril 2016, le 1er Gouvernement du 2ème mandat du Président République a été constitué. L’organisation du Gouvernement ainsi que les attributions des Ministres d’Etat, des Ministres et des Ministres Délégués ont été fixées par décret du Président de la République du 11 mai 2016. Un décret du Premier Ministre de la même date a précisé les attributions des différents membres du Gouvernement.

Aussi, afin de finaliser le cadre juridique et organisationnel permettant aux Ministres d’accomplir leurs missions, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décrets portant organisation des Ministères ci-après :

2.1.         projet de décret portant organisation du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage ;

2.2.         projet de décret portant organisation du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant ;

2.3.         projet de décret portant organisation du Ministère de la Population ;

2.4.         projet de décret portant organisation du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale ;

2.5.         projet de décret portant organisation du Ministère de l’Entreprenariat des Jeunes ;

2.6.         projet de décret portant organisation du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat ;

2.7.         projet de décret portant organisation du Ministère de la Justice ;

2.8.         projet de décret portant organisation du Ministère des Enseignements Professionnels et Techniques ;

2.9.         projet de décret portant organisation du Ministère de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes;

2.10.    projet de décret portant organisation du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable ;

2.11.    projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2013-457/PRN/MJ/S du 01 novembre 2013, portant organisation du Ministère de la Jeunesse et des Sports ;

2.12.    projet de décret portant organisation du Ministère des Finances ;

2.13.    projet de décret portant organisation du Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine ;

2.14.    projet de décret portant organisation du Ministère des Domaines et de l’Habitat ;

2.15.    projet de décret portant organisation du Ministère du Plan.

 

III.       AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2015-449/PRN/MISPD/ACR/MF du 21 août 2015, fixant les indemnités et les autres avantages accordés aux membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

IV.        AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet décret portant création d’un Etablissement Public à caractère Administratif dénommé «Hôpital Général de Référence».

L’Hôpital Général de Référence ainsi créé a notamment pour missions de servir de centre de référence aux autres formations sanitaires de 3ème niveau et de dispenser des soins et services principalement tertiaires aux malades internes et externes.

V.          MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU Ministere de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes.

·        Monsieur OUMARA HAROUNA, Chef de Division d’Administration Générale, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet du Ministre.

·        Madame ZEYNABOU HAMZA, est nommée Directrice des Préventions et d’Alerte aux Catastrophes.

·        Monsieur BOUNOU MAMAN MOUNTAKA, Mle 60986/T, est nommé Directeur des Ressources Financières et du Matériel.

AU TITRE DU MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRES.

·        Monsieur ISSA NAMATA, Mle 41219/Z, est nommé Directeur de Cabinet du Ministre.

VI.        COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu plusieurs communications :

üune (1) communication du Ministre d’Etat, Ministre d’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses sur la situation sécuritaire dans les zones d’orpaillage et d’immigration clandestine.

üune (1) communication du Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République sur la réinstallation des populations déplacées dans le cadre du Programme Kandadji 1ère phase.

üune (1) communication du Ministre des Domaines et de l’Habitat sur la gestion foncière.

üune (1) communication du Ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes sur la contribution des programmes financés par la Banque Mondiale « pour renforcer l’aide aux populations civiles déplacées et/ou réfugiées de la Région de Diffa.

üune (1) communication conjointe du Ministre des Finances et de la Ministre du Plan sur le cadrage macro-économique et budgétaire 2017-2019 et à la note d’orientation économique et financière de la loi de finances 2017.

üune (1) communication du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable sur la fête de l’arbre « Edition 2016 ».

üune (1) communication de la Ministre de la Communication relative à la stratégie de communication en situation de crises.

üune (1) communication du Ministre des Enseignements Secondaires sur les résultats des examens du BEPC 2016 et les leçons à en tirer.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 22 juillet 2016

À propos de l'Auteur Le Secrétaire Général du Gouvernement GANDOU ZAKARA

BONNE GOUVERNANCE : LE PRÉSIDENT ISSOUFOU ET LA DEMANDE DE JUSTICE DES NIGÉRIENS !

22/07/2016

SE Issoufou Mahamadou President de la Republique

Le Niger est-il victime d’un ‘’ naufrage judiciaire’’ ? C’est une interrogation légitime des nigériens sur la lenteur judiciaire ou l’absence d’action dans le traitement des affaires scabreuses de corruption. En effet, c’est un constat : l’opération Maiboulala semble plombée. Impuissants, les citoyens qui avaient cru aux promesses des plus hautes autorités de donner coudées franches à la justice pour sévir contre les délinquants sont en passe de déchanter. Si le président Issoufou n’attaque pas ce chantier avec courage et abnégation, ne risque-t-il pas à la fin de son mandat de laisser l’image d’un homme qui n’a pas su transformer la réalité comme il l’avait promis ? Commentaire.

Le sentiment du sacre de l’impunité, d’une justice à deux vitesses booste également celui de la mal gouvernance dans le pays. L’impression pour les citoyens d’être dans une République bananière n’est pas bon signe dans une démocratie. C’est un secret de polichinelle : les ‘’affaires louches’’ sous le mandat d’Issoufou Mahamadou qui continuent de défrayer la chronique entachent tous les efforts du régime en matière de bonne gouvernance. A la vérité, les nigériens observent mais à bien les écouter, ils n’attendent de leur président que le respect de ses engagements électoraux.

Dans la vie réelle ou virtuelle, des nigériens de bonne foi et même des partisans du président de la République s’étonnent face au laisser-aller dans la gestion des affaires de l’Etat sous la 7èmeRépublique. Celle-ci tarde à se démarquer des mauvaises pratiques des régimes liberticides et léonins précédents caractérisés par la gestion des PAC (parents, amis et connaissances) une sorte d’oligarchie aux antipodes de l’esprit républicain et démocratique du peuple.

Nous interprétons cette réaction des Nigériens dans la vie de tous les jours comme sur les médias sociaux non seulement comme une traduction de la très forte demande de justice mais aussi une invite au président de la République de satisfaire effectivement son engagement électoral à l’endroit du peuple.

Parlant de la corruption, nous écrivions récemment : « Vivement que le président Issoufou se réveille de son « sommeil dogmatique pour lutter véritablement contre la corruption. C’est avant tout sa promesse électorale. Cela n’est possible qu’en prêchant résolument la vertu par l’exemple. C’est cela l’éthique et le style de gouvernance d’Omar Ibn Khatab. Une des références du président Issoufou. »

Bilan mitigé d’Issoufou au premier mandat

A partir du bilan très mitigé du président de la République sur le terrain de la justice au cours du premier mandat, il y a lieu de se demander comment inverser la tendance ? Comment sortir de l’impasse ? Comment donner un contenu concret en termes d’actions pour capitaliser les acquis et les symboles très forts dont le président a bien doté le Niger sur le plan judiciaire ? Bref, comment sortir de cette situation qui ressemble bien à la parabole du « moulin du diable » ?

La première mesure : briser ce sentiment de deux poids, deux mesures à savoir une justice clémente pour les uns et impitoyable pour les autres. Il va sans dire que le régime en place convaincra les Nigériens lorsqu’enfin ils témoigneront de la répression sans complaisance des indélicatesses et des délinquants d’hier et d’aujourd’hui. Les nigériens sauront gré à leur président lorsque celui-ci décide d’appliquer une justice équitable en sévissant sans distinction de la coloration politique des délinquants.

C’est ainsi seulement que le président Issoufou aura l’assentiment du peuple nigérien. C’est cela son propre « fil conducteur » qu’il s’était lui-même tracé toute sa vie à l’opposition et réitéré plusieurs fois dans ses discours.

Certes, dans cette odyssée, les aléas de la realpolitik ont eu raison, par moments, de la détermination du président Issoufou à satisfaire la soif de justice des nigériens dans un pays où la gestion du pouvoir donne souvent très peu de marge de manœuvre au président élu tant le jeu des alliances est décisif dans le choix et l’orientation de la ‘’gouvernementalité’’, comme dirait ce jeune politologue nigérien.

La deuxième mesure : donner suite aux dossiers brûlants de corruption qui sont encore pendants comme ces fraudes aux concours de la fonction publique comme ceux de recrutement des agents de santé et des finances. Nous n’ignorons pas que la justice est souvent lente. Mais, mieux vaut tard que jamais. A ce moment très crucial de son second mandat, le président Issoufou pourrait revenir à la charge. Ou disons-le net, le président pourrait se ressaisir. Il s’agit simplement de rassurer résolument les nigériens que lorsqu’il recevait le président de la HALCIA et le Sécrétaire général de Transparency section Niger il voudrait sincèrement  répondre de manière appropriée à une de leurs attentes fortes : cette soif de justice qui n’a que trop tardé.

Nous pensons que de la même manière que les nigérians se délectent aujourd’hui des actions de Muhammadu Buhari sur la sanction de la corruption et crimes s assimilés, autant les nigériens se satisferont du déclic du président Issoufou. Certes, comparaison n’est pas raison. Le Nigeria n’est pas le Niger.

Dans ce sens, le président Issoufou pourrait procéder à l’auto-motivation en se rappelant qu’il a fait surtout rêver les nigériens en leur déclarant savoir transformer la réalité au lieu de s’agenouiller.

Et comme précaution, le président Issoufou ne manque pas d’inspiration à partir de l’éthique socialiste. « Je n’ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n’est qu’un mot », disait Jean Jaurès. Et Martin Luther King nous avertit : « La véritable grandeur d’un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu’il traverse une période de controverses et de défis ! » Juste un rappel utile  dans le souci constant de la proximité avec les nigériens… et leurs attentes.

À propos de l'Auteur Elh. Mahamadou Souleymane (Niger Inter)

CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DES PRÉSIDENTS ELLEN JOHNSON SIRLEAF ET ISSOUFOU MAHAMADOU

22/07/2016

Après l’accueil digne des grands hôtes et l’entretien en tête-à-tête entre le Président Issoufou Mahamadou et son hôte, suivi d’une réunion bilatérale élargie aux délégations des deux pays, les Présidents Issoufou Mahamadou et Ellen Johnson Sirleaf ont animé une conférence de presse conjointe en vue de tirer le bilan de cette visite de travail et d’amitié de la Présidente du Liberia à Niamey.

Prenant la parole, la première, à l’entame de la conférence de presse, la Présidente Ellen Johnson Sirleaf a situé l’importance de sa visite dans notre pays.  »Cette visite est d’une importance particulière pour moi et le peuple du Liberia, car elle a permis de renforcer les liens qui unissent nos deux pays », a-t-elle déclaré. Ces rencontres, a-t-elle ajouté, ont été l’occasion pour les membres des gouvernements des deux pays d’échanger et d’identifier des domaines et opportunités pour élargir les relations de coopération bilatérale. Les questions touchant aux préoccupations régionales et sous-régionales, notamment la sécurité et le développement, ont été également abordées, a précisé SE. Mme Ellen Johnson Sirleaf.

Cette visite de la Présidente de la République du Libéria, également Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO, a été vivement saluée par le Président de la République du Niger, SEM. Issoufou Mahamadou.  »Le peuple nigérien est honoré de cette visite que nous avons mise à profit pour échanger sur nos relations bilatérales, mais aussi sur les questions régionales de sécurité, d’intégration, en particulier sur la CEDEAO », s’est réjoui le Président Issoufou Mahamadou. Aussi, il n’a pas manqué de rappeler et de saluer les efforts personnels et l’engagement de la Présidente du Libéria pour la reconstruction de son pays ravagé par la guerre civile qui a sévi durant des années. Ce triste épisode de l’histoire du Liberia et de la sous-région a été marqué par des milliers de morts et la destruction des infrastructures, avec une économie  »à terre » et des conséquences incalculables.

La Présidente Ellen Johnson Sirleaf  »a fait preuve de beaucoup de courage pour remettre debout le Liberia, qui a été encore frappé récemment par la maladie à virus Ebola, avec aussi ses effets destructeurs », a rappelé SEM. Issoufou Mahamadou. Il a saisi l’occasion pour saluer  »la ténacité et le courage » de cette femme d’Etat de conviction.  »Notre organisation commune, la CEDEAO, est dans de bonnes mains », a-t-il ajouté.

Le Président de la République a donné également des détails sur les points évoqués par la Présidente Ellen Johnson Sirleaf, ce qui illustre ainsi une identité de vues entre les deux dirigeants. Au sujet de la CEDEAO, SEM Issoufou Mahamadou a indiqué que l’organisation est à la  »croisée des chemins », parlant des initiatives en cours.  »Nous sommes en train de promouvoir des solutions souvent audacieuses, que ça soit sur le plan militaire, des infrastructures, de l’intégration. Il y a beaucoup de chantiers aussi sur le plan de la réforme », a-t-il souligné. Au sujet précisément de la sécurité, le Président de la République a indiqué avoir évoqué avec la Présidente Ellen Johnson Sirleaf la nécessité d’une  »mutualisation des efforts » entre les Etats de la sous-région et même de l’Afrique pour accroitre leur capacité opérationnelle contre les menaces en tous genres. Le cas de la force multinationale qui regroupe les pays du Bassin du Lac Tchad dans le cadre de la lutte contre Boko Haram a été cité en exemple par SEM. Issoufou Mahamadou.

La Présidente Ellen Johnson Sirleaf a abondé dans le même sens soulignant la nécessité pour les pays de mutualiser leurs efforts et leurs moyens en matière notamment de renseignements dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme. La Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO a estimé aussi que les facteurs humains et les questions de développement doivent être pris en compte dans la lutte contre le terrorisme.

Toutefois, le Président Issoufou Mahamadou a souligné la nécessité d’une approche globale de la question sécuritaire.  »Nous avons toujours pensé que la sécurité, le développement, la démocratie vont ensemble. Il faut agir sur la base de ce triptyque pour faire avancer nos sociétés », a-t-il soutenu.

La CEDEAO, fait beaucoup dans le domaine de la sécurité, a souligné le Président, rappelant le cas du Mali où l’organisation a eu une réaction appropriée pour essayer de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité du pays. A ce sujet, il a évoqué au passage leur appel à un renforcement du mandat de la MINUSMA dont l’essentiel des troupes vient des pays de la CEDEAO, afin de rendre cette force à même de combattre le terrorisme et de protéger les populations.  »Nous réclamons ce mandat, et je pense que la communauté internationale est en train de nous suivre sur cette voie », a-t-il dit.

La CEDEAO joue également un rôle dans le cadre de la force mixte multinationale contre Boko Haram qui combat dans le bassin du Lac Tchad. La particularité de la menace est qu’elle est  »à cheval entre deux régions », a relevé le Président Issoufou Mahamadou, puisqu’il y a le Nigéria et le Niger, des pays de la CEDEAO, et le Tchad et le Cameroun, membres de la CEEAC, qui sont concernés.

En accord avec la Présidente en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO, SE.Mme Ellen Johnson Sirleaf, le Président Issoufou Mahamadou a évoqué la convocation prochaine d’un sommet entre les deux organisations sous-régionales, sur le thème de la lutte contre Boko Haram. Le cas de la Lybie n’a pas été oublié.  »Nous sommes conscients de la nécessité d’établir un lien entre sécurité, développement et démocratie pour faire face aux différentes menaces », a affirmé le Président Issoufou Mahamadou. Aussi, il a souligné la nécessité de prendre en charge les préoccupations des jeunes pour prévenir la tentation de certaines aventures qui peuvent mener aux voies extrêmes.

Sur toutes les questions évoquées, le Président Issoufou Mahamadou a relevé une identité de vues avec SE. Mme Ellen Johnson Sirleaf.

La Présidente du Liberia a saisi l’opportunité de cette conférence de presse pour remercier les autorités et le peuple nigériens pour l’accueil dont font l’objet les ressortissants libériens qui, pour une raison ou une autre, vivent au Niger.

À propos de l'Auteur Souley Moutari(onep)

Commentaire : Cent jours de labeur !

22/07/2016

En reconduisant SE Brigi Rafini dans ses hautes fonctions de Premier ministre, Chef de gouvernement, aussitôt après son élection pour un second mandat à la tête du pays, le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou, a opté pour la poursuite et la continuité des actions de son Programme de renaissance du Niger, et couchées noir sur blanc dans le Programme de Renaissance II.

Une satisfaction du Président qui réitère sa pleine confiance au Premier ministre en l’invitant, lui et l’équipe gouvernementale mise en place, à  »aller au charbon » pour traduire en actes concrets les actions bien ciblées et clairement énoncées dans le Programme de renaissance Acte II. C’est dans cette optique que dès l’amorce du ce second mandat le gouvernement s’est mis à l’œuvre.

Et aujourd’hui, trois mois après, il est aisé de constater que le cap est bien tenu. Déjà, se dessinent en filigrane les signes avant-coureurs d’une bonne exécution des plans sectoriels contenus dans la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre, par les différents ministres. Et, contrairement à ce que pensent et distillent à longueur de journée certains esprits malveillants, le Gouvernement travaille. Sans tambour ni trompette, mais dans la discrétion et l’efficacité, avec pour seul objectif d’atteindre les missions que lui a confiées le 1er responsable du pays.

En cent jours, beaucoup de chantiers ont été entamés et beaucoup d’autres ont gagné en progrès. Il est indéniable que durant ces cent premiers jours, nombre d’actions ont été accomplies, souvent avec beaucoup de succès. Des actions menées autour des 8 axes du Programme de Renaissance, des actions qui seront poursuivies et consolidées tout au long de ces cinq prochaines années pour le bien être des populations nigériennes.

Comment ne pas évoquer les efforts déployés jour et nuit par le Gouvernement dans le cadre de la guerre que mène notre pays contre la secte terroriste Boko Haram qui sévit dans la région de Diffa, entrainant la mort des agents des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des civils, ainsi que le déplacement forcé de plusieurs milliers de personnes.

Face à cette situation, le Gouvernement a pris des mesures adéquates dont la prorogation de l’Etat d’urgence dans cette région, l’organisation de plusieurs missions ministérielles, l’adoption d’une loi des finances rectificative pour prendre en compte les contraintes liées aux attaques de Boko Haram, etc. Ce qui a permis de poursuivre le renforcement des capacités des FDS.

Dans cette même lancée, les autorités nigériennes ont effectué plusieurs déplacements à l’extérieur, notamment en France, en Allemagne et au Nigéria, pour débattre des questions de sécurité. Il en de même concernant les actions humanitaires qu’impose cette situation et la gestion des catastrophes ; la sécurité alimentaire à travers l’initiative 3N; le développement des infrastructures de communication; la promotion de l’emploi; le développement des secteurs sociaux de base comme l’Education et la Santé etc.

Le Gouvernement est conscient de ce que beaucoup reste encore à faire sur tous ces chantiers. Et c’est avec la même détermination avec laquelle il a su mener et réussir les actions de l’Acte I du Programme de Renaissance, il mènera et réussira aussi celles de l’Acte II.

À propos de l'Auteur Oumarou Moussa (onep)

Editorial : Acte solidarité et de bon voisinage

22/07/2016

Solidarité et sens élevé de devoir. Voilà les maitres-mots ayant motivé les autorités nigériennes à s’approprier de la question de la crise opposant les différentes forces en présence dans le Nord-mali, en l’occurrence dans la zone de Kidal. « Quand la barbe de ton voisin brûle, il faut mouiller la tienne», recommande un proverbe populaire.

C’est aussi pour avoir bien compris cet adage tiré du tréfonds de la sagesse africaine que le Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE. Brigi Rafini, a fait sienne la question du règlement de la crise de confiance entre la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plate-forme du 14 juin à propos de la gestion du vaste territoire dans la région de Kidal. Aussi, fidèle à son image d’homme pondéré, d’homme de dialogue et de paix, le Premier ministre Brigi Rafini a-t-il mis en branle une diplomatie active en vue de circonscrire le feu qui couvait entre ces forces en présence à Kidal.

Aussi, a-t-il invité les deux groupes à venir ici à Niamey pour fumer ensemble le calumet de la paix, cela pour la grandeur de leur communauté, mais aussi et surtout pour la paix dans le Nord Mali. Il fallait d’abord manœuvrer patiemment, et avec méthode pour renouer le fil de dialogue, réinstaurer la confiance et la fraternité et surtout parvenir à faire accepter aux deux parties de s’asseoir sur la même table de négociations.

Les deux protagonistes ont fait montre de bonne compréhension en acceptant de se retrouver en terre nigérienne pour lancer les pourparlers. Et dans cette mission si délicate, le Premier ministre a su compter sur la riche expérience de son ministre d’Etat Albadé Abouba, un homme rompu dans l’art des négociations difficiles et qui a mis tout son talent et son savoir-faire au service de la paix et de la concorde entre les frères maliens.

Il a été tout au long du processus aidé et appuyé par l’Ambassadeur d’Algérie au Niger, SE. Ballal Azzouz, dont le pays est le parrain des accords d’Alger. L’Algérie, on le sait, a joué un rôle prépondérant dans la facilitation des négociations ayant conduit à la signature des Accords d’Alger.

Et aujourd’hui, avec cette signature de cet accord d’entente entre la CMA et la Plate-forme du 14 juin, dimanche dernier à Niamey, la diplomatie nigérienne, sous la conduite du Premier ministre Brigi Rafini, dont l’aura a plané tout au long des pourparlers entre les deux camps opposés, a fait œuvre éminemment utile. C’est en effet un succès à saluer pour la diplomatie nigérienne prônée par le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou qui a joué et continue de jouer un rôle important et même décisif dans la recherche de solution aux crises sécuritaires qui secouent la sous-région.

C’est aussi un succès supplémentaire pour le Premier Ministre, Brigi Rafini, qui, sans tambours ni trompette imprime sa marque de sagesse et de tolérance dans la gestion des affaires de l’Etat.

Brigi Rafini a fortement salué les efforts des uns et des autres pour la concrétisation de cette entente cordiale sur la gestion collégiale de la sécurité et des domaines sectoriels en vu de baisser la tension à Kidal. « Nous sommes témoins, qu’à partir de cet instant, les conditions sont réunies pour que le calme revienne à Kidal et dans les autres régions du nord Mali ; pour que la circulation soit libre sur toute l’étendue du territoire malien » a réaffirmé Brigi Rafini qui a demandé aux parties de respecter leurs engagements.

« Vous formez désormais un seul bloc. Vous avez pris des engagements parce que vous y croyez. Vous devez donc les mettre effectivement en application. Faites tout pour que ce processus de paix se poursuive et que votre entente soit durable pour le bien des populations», leur a-t-il conseillé.

Aujourd’hui, un grand pas a été franchi à Niamey. Il s’agit, a dit SE. Brigi Rafini, d’aller tout droit maintenant vers la mise en œuvre effective des Accords d’Alger.

À propos de l'Auteur Mahamadou Adamou( mahamadou.yaks@yahoo.fr) (ONEP)

Arrivée hier à Niamey de Dr. Jill Biden, épouse du Vice-président des Etats Unis d’Amérique : Aider les femmes africaines à devenir des voix du changement positif

21/07/2016

L’épouse du vice-président américain, est arrivée hier dans l’après-midi à Niamey dans le cadre d’une tournée africaine qu’elle avait entreprise. Dr Jill Biden s’est engagée, au nom de son pays, à aider les femmes d’Afrique à devenir des voix de changement positif.

Dr Jill Biden a été accueillie à l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey par la présidente de la Cour Constitutionnelle du Niger, Mme Abdoulaye DIORI Kadidiatou Ly accompagnée du ministre en charge des Affaires Etrangères, M. Ibrahim Yacoubou, du gouverneur de la région de Niamey, M. Hamidou Garba, du maire centrale de la ville de Niamey et de l’ambassadeur des Etats Unis au Niger, SE. Mme Eunice S. Reddick.

Selon l’ambassadeur des USA au Niger, le docteur Jill Biden entreprendra une visite de trois (3) jours à Niamey au cours de laquelle, elle rencontrera des membres du gouvernement, plusieurs personnalités féminines de la vie politique, économique et sociale du Niger. L’épouse du Vice président américain s’est engagée, au nom de son pays, à aider les femmes, les enfants à devenir des voix de changement dans leurs pays.

«Elle s’active pour soutenir toute action de développement en faveur de la femme et aussi des questions de sécurité. Elle est également trop attachée à l’importance de l’éducation, de la santé et de la participation politique des femmes dans tous les pays », a déclaré SE. Eunice S. Reddick

À propos de l'Auteur Seini Seydou Zakaria (onep)

Quinze propositions pour redresser les finances publiques et le Niger.

21/07/2016

Soumaila ABDOU SADOU
Titulaire d’un diplôme de 3ème cycle
Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Niamey – Niger

Il est un truisme de dire que le Niger est confronté à une grave crise de trésorerie ces derniers temps. Le Ministres des finances en personne avait reconnu devant l’assemblée cette situation qui a poussé d’ailleurs l’Etat à revoir les investissements et les différents budgets des ministères. Certains compatriotes prédisent déjà le pire pour les mois qui viennent, une chose est sûre cette situation n’est pas irréversible si les ajustements nécessaires sont effectués à temps  pour le salut de notre peuple et de notre pays.

C’est au premier responsable à savoir le Président de la République  de prendre des mesures importantes souvent douloureuses pour stabiliser cette situation qui ne peut que porter atteinte au niveau de vie déjà précaire du nigérien. Le Niger a eu à faire face à des difficultés de cette nature de par  le passé et avait eu à les surmonter donc il n’y a pas de raison que celles-ci ne soient pas aussi surmontées. Face  à cette situation, voici quelques propositions pour un retour à une bonne gouvernance sans laquelle aucune ambition ne pourra être réalisée. Ces quinze (15) propositions pour une bonne gouvernance et le redressement des finances publiques sont :

  1. L’homme est au centre de tout processus de développement et les ressources humaines compétentes sont nécessaires à la mise en œuvre de toute action de développement. Pour cela, le Président de la République doit impérativement faire appel à tout nigérien qui possède des compétences sans aucune référence à son bord politique et tous ceux qui ne doivent leurs nominations qu’à leurs engagements militants doivent être démis car ils ne peuvent rien apporter  comme valeur ajoutée dans le plan de redressement de notre pays. Une vraie dépolitisation de l’administration doit être engagée avec le respect obséquieux de la loi 2011-21 du 08 août 2011, déterminant la classification des emplois supérieurs de l’Etat  et fixant les conditions de nomination de leurs titulaires.
  2. Le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée Nationale et bien d’autres qui ont des fonds politiques ou de représentation doivent renoncer à ces fonds. S’ils peuvent aussi renoncer à une partie de leurs salaires c’est serait extraordinaire.
  3. La taille du gouvernement est excessivement pléthorique, ainsi, toutes ces directions transformées en ministères doivent redevenir des directions donnant ainsi lieu au resserrement de la taille du gouvernement qui ne doit en principe dépasser vingt-cinq (25) membres y compris le Premier Ministre. Revoir le nombre de conseillers techniques qui ne doivent pas dépasser deux (2) par ministre. Quant au poste de Directeur de cabinet du Ministre, il doit être tout simplement supprimé. De même le nombre des ministres conseillers spéciaux à la présidence doivent réduit à trois (3) au maximum.
  4. Le Président de la République doit songer à supprimer provisoirement pour une ou deux années l’avion présidentiel. Il pourra voyager sur les lignes commerciales avec une équipe très réduite.  En ces temps de crise financière c’est un véritable luxe pour un pays aussi  pauvre comme le Niger  de faire voyager son Président par un avion à lui seul. En outre le Président doit réduire au maximum ses déplacements sur l’étranger car cela génère de grandes charges pour le budget national
  5. Toutes les autorités doivent emboiter le pas au Président de la République en voyageant sur des lignes commerciales en classe économique.
  6. Chaque responsable de l’Etat du Président de la République au Directeur centraux des ministères en passant par les Ministres et les députés nationaux doivent être en règle avec les impôts. Ils doivent tous payer la taxe immobilière et bien d’autres impôts.
  7. Il faut  réduire au maximum la participation du Niger aux réunions internationales  qui n’ont pas de retombées économiques pour le Niger et qui plus est,  la prise en charge est imputée sur le budget national.
  8. Une réduction des postes diplomatiques est nécessaire, quatre (4) ambassades par continent est largement suffisant pour un pays en
  9. Réduire de moitié les dépenses en carburant pour le fonctionnement de l’Etat ainsi que pour  tous ceux qui reçoivent des bons mensuels.
  10. S’il existe un logement officiel affecté à une autorité, il  doit  le regagner et ceux qui n’en ont pas doivent bénéficier d’un logement dont ils doivent s’acquitter du loyer à 60%.
  11. S’agissant du téléphone,  instaurer un système de ligne à abonnement plafonné et mensuel dans tous les ministères, services déconcentrés  et autres Institutions de la Républiques. Dans les domiciles les lignes téléphoniques doivent être supprimées.
  12. Saisir les multiples opportunités qu’offrent les TIC en mettant l’accent sur les vidéos conférences en lieu et place de ces ateliers interminables et qui permettront de supprimer  les réunions dont les frais (perdiems)  sont payés sur le budget national. L’intranet gouvernemental doit être une très grande priorité. La modernisation de tous les services de l’Etat est une priorité.
  13. L’Etat doit réduire son parc automobile à moitié en affectant au Ministre un véhicule de fonction uniquement qui ne doit circuler que dans le cadre de l’exercice de ses fonctions.
  14. la consommation de l’électricité mensuelle doit être plafonnée dans tous ministères, services déconcentrés et toutes les  Institutions de la République. Les consommations d’eau et d’électricité dans l les domiciles de toutes les autorités  doivent être aussi prises en charge par l’Etat à hauteur de 25%, le reste à la charge de l’autorité.
  15. L’Etat doit aussi traquer sans faiblesse tous les délinquants économiques et financiers en s’intéressant de très près aux comptes bancaires de ses agents ainsi que leurs biens meubles qu’ils doivent impérativement justifier. L’Etat doit aussi s’intéresser à l’enrichissement soudain de certains compatriotes.
À propos de l'Auteur Soumaila ABDOU SADOU Administrateur Civil Diplômé de Niveau 3 de l’ENAM Diplômé de l’Université Djillali Liabes

Conférence à l’intention des cadres de l’administration publique : Les droits et devoirs des agents de la fonction publique au menu de la conférence

21/07/2016

Le Haut-Commissariat à la Modernisation de l’Etat a organisé, hier matin, à l’auditorium Sani Bako du ministère des Affaires étrangères, une conférence dont le thème est « Les responsabilités de l’agent public dans l’exercice de ses fonctions : Enjeux, défis et risques ». Cette conférence est destinée aux cadres de l’administration publique.

Elle devrait outiller les participants afin qu’ils puissent d’une part exercer convenablement leurs responsabilités et, d’autre part pour qu’ils parviennent normalement à s’acquitter de leurs obligations, pendant et après l’exercice de leurs fonctions. «Nous avons pu mobiliser deux sommités de notre pays, qui ont accepté sans condition d’animer cette conférence. Dans le cadre du nouveau départ que nous insufflons à notre administration publique, ces assises sont d’une grande utilité.

En effet, certains faits méritent qu’on s’arrête et qu’on s’interroge» a souligné dans ses propos introductifs, le Haut-Commissaire à la Modernisation de l’Etat, M. Amadou Oumarou Saley,

A l’entame de ses propos le conférencier et conseiller d’Etat, membre de la Haute Cour de Justice, Mr Abdoulaye Djibo, a donné au préalable les dispositions juridiques, budgétaires et administratives, qui s’appliquent à l’agent de la fonction publique. Il a ensuite évoqué les droits et les devoirs assujettis à ces agents. S’agissant des droits de l’agent public, ils sont relatifs à la rémunération, à la liberté d’expression religieuse, syndicale et philosophique. Quant aux devoirs, ils concernent l’obligation de se consacrer à sa fonction, l’interdiction de cumuler les postes et d’exercer un certain nombre de fonctions.

Pour ce qui est des sanctions, le conseiller d’Etat, membre de la Haute Cour de Justice, précise qu’elles sont soit disciplinaires, soit pénales, alors que les défis qui s’imposent à l’agent de la fonction publique et au système administratif sont de palier la situation de régression par la perte et, l’abandon de certaines valeurs telles que la probité, l’intégrité et la performance. Les causes de cette situation sont selon Mr Abdoulaye Djibo, d’ordre hexogène et homogène, avec des méfaits tels que la détérioration du système éducatif, le mauvais recrutement des agents, l’absence d’un code de bonne conduite et la politisation de l’administration.

«Le risque pour une administration qui ne fonctionne pas bien est l’essor d’une corruption majeure qui freine le développement économique d’un Etat et sape l’Etat de droit. L’efficacité d’une administration dépend de ses agents. Certes, il existe une volonté politique, mais elle doit cependant s’amplifier, car nous avons le devoir de léguer une administration performante aux générations futures» conclut le conférencier.

Dans sa communication au cours de cette conférence, le Procureur de la République près du tribunal de grande instance hors classe de Niamey, Mr. Samna Chaïbou a pour sa part, relevé que ces dernières années les citoyens saisissent de façon systématique la justice. Cette situation s’explique d’après lui par l’effritement de nos valeurs. En effet, les anciens ne parviennent plus et pour plusieurs raisons, à faire la médiation lorsque qu’il y a litige. A cela s’ajoute une perte de confiance générale.

«Nous constatons également un disfonctionnement ou une insuffisance des services publics. Les trois catégories de plaintes sont l’atteinte aux libertés individuelles, la rupture d’égalité d’accès aux services publics et la réalisation des droits qui sont reconnus aux justiciables. Ainsi, les plaintes peuvent être résolues au niveau pénal ou administratif» indique le Procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Niamey.

À propos de l'Auteur Samira Sabou(onep)

Perspectives économique pour l’Afrique : «Le moment est venu de changer de cap…»

21/07/2016

La Directrice du Département Afrique du FMI, Antoinette M. Sayeh

Depuis quelques mois, les spécialistes des questions économiques qui s’intéressent à l’Afrique, appellent avec insistance à un changement de cap, afin que l’Afrique puisse se tirer de la mauvaise passe que traverse son économie, dont le taux de croissance en chute.

En 2015, le taux de croissance économique, est tombé à 3%, son plus bas niveau pour les quinze dernières années, relève la Directrice du Département Afrique du FMI, Antoinette M. Sayeh à travers un article intitulé « Un changement de cap s’impose », publié dans le numéro de juin de Finances et Développement (F&D).

Les projections du FMI sur l’Afrique annoncent aussi un ralentissement de la croissance globale qui devrait s’établir cette année à 3 %, alors que les perspectives de croissance varient sensiblement d’un pays à un autre. « En net recul par rapport aux 6 % environ de la décennie écoulée et à peine plus que la croissance démographique. De fait, la croissance du PIB par habitant sera inférieure à 1 % pendant deux années de suite pour la première fois depuis la fin des années 90 », souligne Antoinette M. Sayeh.

Il y a donc fort à craindre, pour les progrès enregistrés en matière d’indicateurs de santé et des niveaux de vie, qui ont connu une amélioration ces quinze dernières années du fait justement de la croissance enregistrée jusque là. Entre 2004 et 2008, cette croissance était d’environ 8% et même au-delà, au niveau de l’Afrique Subsaharienne, avant de dégringoler pour se retrouver autour de 3% en 2015. Les mauvais effets de l’effondrement des cours des produits de base comme le pétrole, sur certaines grandes économies, le resserrement des conditions financières et, plus récemment, la sécheresse qui sévit en Afrique australe et orientale, sont entre autres les causes de ces multiples chocs qui affectent l’économie de la région.

Des pays comme le l’Angola, le Nigeria, on été affectés par la baisse du cours du pétrole. Une situation qui reste difficile malgré le redressement des cours en 2016. Même les pays exportateurs de produits non énergétiques, comme l’Afrique du Sud, le Ghana et la Zambie, ne sont pas l’abri du choc de la chute des cours.

Mais il n’ ya pas de raison de voir tout en noir, du fait des effets de la chute des cours de l’or noir, et de certains produits de base. Certains détails de cette situation générale quelque peu alarmante, font apparaitre des éclaircis, voire des contrastes plutôt rassurants. Pris séparément, les pays de ce puzzle constituant l’Afrique, présentent une situation rassurante. Mieux, explique Antoinette M, Sayeh, « un grand nombre d’entre eux, notamment parmi les plus pauvres, continuent d’enregistrer une croissance vigoureuse.

L’analyse de Antoinette M. Sayeh incite à l’optimisme. Ainsi, la plupart des importateurs de pétrole s’en sortent généralement mieux, avec des taux de croissance dépassant 5 %, grâce le plus souvent aux investissements d’infrastructures et à la vitalité de la consommation privée ».

Des pays comme le Kenya devraient ainsi voir leur croissance atteindre 6 % en 2016, en s’appuyant sur l’investissement dans les transports, une accélération de la production d’électricité et un rebond du tourisme. De même, le Sénégal devrait continuer d’enregistrer une croissance forte, de 61/2%, grâce à l’amélioration de la productivité agricole et à un secteur privé dynamique. Même perspective, en Côte d’Ivoire, où les cours élevés du cacao et la bonne production agricole, ainsi que les investissements prévisibles à la suite des récentes élections présidentielles, devraient pousser la croissance à 8% % cette année.

Dans d’autres pays, comme la République centrafricaine, qui se remettent de chocs majeurs ou de conflits, les perspectives de croissance s’améliorent de nouveau. Enfin, la chute des cours du pétrole a bénéficié à beaucoup de ces pays, même si la baisse des cours des autres produits de base et les dépréciations monétaires ont en partie effacé cet avantage.

A en croire la Directrice du Département Afrique du FMI, il ya des raisons d’espérer quant aux perspectives, surtout en ce qui concerne le moyen terme, car sur le plan intérieur, les ressorts de la croissance de la décennie écoulée sont toujours là. La nette amélioration du climat des affaires et une démographie favorable vont sans doute jouer un rôle important pendant les décennies à venir, estime-t-elle. En effet beaucoup de pays africains sont engagés dans des actions visant l’amélioration du climat des affaires, comme c’est le cas au Niger où plusieurs mesures dont un code des investissements très avantageux ont été adoptées dans ce sens.

Un changement de cap s’impose pour l’Afrique…

Prenant en compte le « robuste potentiel» de la région, et sans négliger certains paramètres et les facteurs de risques, la Directrice du Département Afrique du FMI, relève que la croissance espérée n’est pas «à l’abri des multiples transitions à l’œuvre au sein de l’économie mondiale ».

D’où sa recommandation quant à la démarche à adopter : « Pour réaliser le fort potentiel de la région, un changement de cap radical s’impose dans beaucoup de pays. Il est particulièrement urgent dans deux groupes de pays : ceux qui exportent des produits de base et ceux qui ont accès aux marchés internationaux des capitaux », recommande Antoinette M. Saye. Toute fois concernant l’assainissement des finances publiques, l’économiste estime que « les pays devraient aussi veiller à préserver les dépenses prioritaires, telles que les dépenses sociales et les investissements propices à la croissance, tout en continuant à œuvrer à la réalisation de leurs objectifs de développement à long terme ».

Malgré l’existence des ressorts fondamentaux d’une croissance vigoureuse à moyen terme, un meilleur environnement des politiques et des institutions, un climat des affaires nettement meilleur, une démographie favorable permettant d’espérer des possibilités de croissance, les pays africains ne peuvent faire l’économie d’un changement radical de cap. Ce que recommandent avec insistance les spécialistes attentifs sur l’évolution économique du continent.

« Le moment est venu de changer de cap pour surmonter les défis actuels et remettre l’Afrique sur une trajectoire de croissance vigoureuse. Les mesures requises entraîneront peut-être un ralentissement de l’activité à court terme, mais elles éviteront le risque qu’une crise éclate si rien n’est fait dès maintenant. S’ils adoptent cette approche, je crois que les pays de la région ont toutes les chances de réaliser pleinement leur potentiel économique », conclut la Directrice du Département Afrique du FMI.

Reste à savoir si les décideurs préoccupés par les multiples priorités de leurs gestions sont suffisamment persuadés pour engager des actions dont les retombées sont à attendre.

À propos de l'Auteur Souley Moutari (onep)

Turquie: Erdogan annonce trois mois d’état d’urgence

21/07/2016

Le président turc Erdogan a tenu une réunion du conseil de sécurité nationale, puis du gouvernement, au palais présidentiel à Ankara ce 20 juillet.
Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi soir l’instauration de l’état d’urgence pour trois mois en Turquie à la suite de la tentative de coup d’Etat manquée la semaine dernière qui a ébranlé son régime. « Notre conseil des ministres a décidé de l’instauration de l’état d’urgence pour une durée de trois mois », a annoncé le chef de l’Etat islamo-conservateur lors d’un discours au palais présidentiel à l’issue d’une très longue réunion du conseil de sécurité nationale, puis du gouvernement.

Cette mesure était « nécessaire pour éradiquer rapidement tous les éléments de l’organisation terroriste impliquée dans la tentative de coup d’Etat » a dit le président turc, en référence aux réseaux du prédicateur Fethullah Gülen, sa bête noire, qu’il a accusé d’avoir été l’instigateur du putsch. Ce dernier, depuis son exil aux Etats-Unis, a formellement démenti toute implication.

Le président Erdogan s’est engagé à ne faire « aucun compromis » sur la démocratie, alors que son régime est sous le feu des critiques à l’étranger sur l’étendue des purges déclenchées après la tentative de putsch qui ont déjà touché 55 000 Turcs et préoccupent également la population.

« Nous n’avons jamais fait aucun compromis sur la démocratie, et nous n’en ferons jamais », a assuré le président Erdogan lors de son discours à Ankara. L’état d’urgence « n’est absolument pas contre la démocratie, la loi et les libertés » mais « c’est tout le contraire: (il) vise à protéger et renforcer ces valeurs », a-t-il ajouté.

Selon un dernier bilan officiel, la tentative de putsch dans la nuit de vendredi à samedi a fait 312 morts, dont 145 civils, 60 policiers et trois soldats. 104 rebelles ont été tués.

À propos de l'Auteur Par RFI