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Mis à jour : il y a 1 heure 34 min

Chaudes empoignades à l’aéroport Diori Hamani : Sanoussi Jackou et Kadidiata Ly en viennent aux mains

il y a 20 heures 21 min

La présidente de la Cour Constitutionnelle, Mme Abdoulaye Diori Kadidiatou Ly et le Ministre conseiller à la présidence Sanoussi Tambari Jackou

Ce dimanche 25 janvier 2015, le salon d’honneur de l’aéroport International Diori Hamani a été le théâtre d’une confrontation verbale et physique entre la présidente de la Cour Constitutionnelle, Mme Abdoulaye Diori Kadidiatou Ly et le Ministre conseiller à la présidence Sanoussi Tambari Jackou.

C’est donc après le départ du Président de la République Issoufou Mahamadou pour l’Algérie ce matin entre 9h et 10h que tout cela s’est produit devant les membres du gouvernement et les autres présidents des institutions. A l’origine de cette bagarre, le dernier document publié le dimanche 18 janvier 2015 par l’Alliance pour la République, la Démocratie et la Réconciliation sur le fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, mais aussi de la vie privée de la présidente, document que l’opposition a intitulé Tome I : sur la Cour Constitutionnelle.

Devant l’ensemble des membres du gouvernement, elle a indiqué que c’est Sanoussi Jackou qui a donné l’information sur sa vie privée à l’opposition. Elle a traité le vieux de tous les noms d’oiseau. Et comme lui aussi n’a pas sa langue dans sa poche, il riposte. Ce qui a irrité la présidente de la Cour constitutionnelle qui le prend par les cols. S’en sont suivies des empoignades physiques. Les autres personnalités présentes ont intervenu pour les séparer. Cette scène désolante et désobligeante ternie l’image du régime de la renaissance.

Malheureusement, elle s’est produite au moment où le Président de la République avait pris son vol. Il y a donc de l’électricité dans l’air dans le bateau de la renaissance. En attendant l’arrivée du chef de bord, les commentaires les uns plus fous que les autres sont distillés dans la ville de Niamey. A ce qu’il paraît certains acteurs de la société civile ne cachent pas leur amertume pour ce qui s’est passé cette matinée du dimanche 25 janvier 2015.

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur)

Droit de réponse des Evêques du Niger…

il y a 20 heures 35 min

Les Evêques Catholiques du Niger ne se sont jamais prononcés sur la situation politique actuelle du Niger….

NDLR : Suite à la publication d’un article intitulé «Les Evêques du Niger se prononcent sur la situation politique» sur notre site, nous avons reçu un droit de réponse des Evêques du Niger en date du 21 janvier 2015 dans lequel ces derniers se posent la question de savoir la motivation qui a guidé la publication de cet article.

Nous tenons de prime abord à rassurer les Evêques de ce qu’aucune motivation autre que celle d’informer nos lecteurs, n’a été à l’origine de la publication de cet article. Aussi, convient-il de noter que, sans être une œuvre de notre part, l’article, signé Nigerexpress, découlant d’un texte dénommé

«Déclaration des Evêques Catholiques du Niger aux hommes politiques» – a été initialement publié sur le site de Cadevniger et ailleurs.

Nous l’avons simplement repris, à l’instar d’autres déclarations faites, on le sait, par plusieurs organisations, associations et partis politiques face aux évènements sans précédents qu’a connus notre cher pays. Au demeurant, nous n’aurions guère pensé qu’au regard du contexte et du caractère violant des faits graves récemment accomplis, ladite déclaration se ratacherait à une période antérieure.

Que les Evêques soient donc rassurés de ce qu’aucune intention de nuire n’a été à la base de la publication dudit texte. Notre devoir d’informer, appelé par la situation socio-politique actuelle, demeure la seule raison qui nous a commandé de nous intéresser aux temps forts de ces évènements regrettables.

Fidèles à notre ligne et face à cette situation grave et douloureuse, nous avons ainsi cru devoir rendre accessible la plate-forme aux réactions de toutes les organisations tant de la société civile, de défense des droits de l’homme que des partis politiques ou d’autres associations religieuses…

En tout état de cause, nous laissons à l’appréciation de tous ‘le droit de réponse’ que les auteurs avaient initialement intitulé… ‘DEMENTI’ !

 

EMEUTES ANTI CHARLIE HEBDO: Le coup d’Etat avorté de l’ARDR

il y a 21 heures 9 min

Le coup d’Etat avorté de l’ARDR

Incontestablement, les violentes émeutes ayant secoué Agadez, Niamey et Zinder n’avaient rien de spontané, contrairement à ce que certains voulaient faire croire, mais participaient bel et bien d’un schéma savamment planifié devant déboucher sur un renversement du régime de la Septième République.

En effet, la manière synchronisée et coordonnée avec laquelle les opérations se sont déroulées plus précisément à Niamey où à un temps T, en hordes dispersées, apparemment sans liens entre elles mais au fond mues par les mêmes ressorts destructeurs, les ‘’émeutiers’’ ont réussi à étendre leur campagne de terreur sur les cinq arrondissements de la ville de Niamey en l’espace seulement de trois heures chronos. Dans un point de presse tenu le lundi dernier, le porte-parole de la Police, notre ancien collègue, Adili Toro, n’avait pas manqué de relever des similitudes troublantes entre les émeutes de Zinder et celles de Niamey, le mode opératoire étant le même :

une jeunesse oisive chauffée au ‘’tramol’’ ou au ‘’frelaté’’ (liqueur de mauvaise qualité) à qui on remet des pneus usés, des bidons d’essence, des marteaux et autres burins, plus quelques billets de banque pour le ‘’chaud’ pour ensuite aller saccager et brûler tout ’. Mieux, en propos introductifs à la déclaration de la MNR suite à ces regrettables événements, le président du PNDS, Mohamed Bazoum, avait magistralement décrit tout le scénario devant conduire à la chute du régime actuel, non sans en apporter quelques preuves tangibles.

Pour notre part, les ficelles de l’insurrection populaire étaient déjà apparues quelques semaines plus tôt, lorsque dans les milieux du parti ‘’Kay na turay’’, on avait répandu l’information selon laquelle le ‘’fugitif’’ rentrerait au bercail le 18 janvier 2015. A l’époque, beaucoup avaient pensé que c’était encore une nième rumeur de ces milieux réputés pour leur grande propension à l’intox et à la manip des esprits. C’est seulement aujourd’hui que l’on découvre que cette date fatidique n’avait rien de fortuit, car correspondant exactement au lendemain du coup d’Etat que l’opposition projetait de perpétrer.

En réalité, les manifestations contre les caricatures blasphématoires à l’endroit du prophète de l’Islam (PSL) n’étaient que le prétexte inespéré pour maquiller un mouvement insurrectionnel en une manifestation religieuse dont le mot d’ordre – Allahou Akbar – suffisait à lui seul pour drainer des foules meurtrières. Caricatures pour caricatures, l’an dernier, ces mêmes caricatures avaient fait la ‘’Une’’ de certains journaux français  et scandinaves, sans que cela eût déclenché les violents événements du week-end dernier.

Cette année-là, les fidèles musulmans, meurtris par ces caricatures sataniques, avaient seulement tenu des prêches publics dans les grandes mosquées de la ville de Niamey et avaient jeûné ce jour pour implorer la vengeance d’Allah Le Très Haut en faveur de son prophète (PSL), conformément à sa promesse de veiller sur le Livre Saint, le Coran, et sur son Envoyé (PSL). La preuve la plus éclatante qui montre la connexion entre les émeutes anti Charlie Hebdo et la marche de l’ARDR réside justement dans l’entêtement de celle-ci à maintenir coûte que coûte cette manif, en dépit de l’interdiction ‘’gouvernorale’’, mieux, en respect à la mémoire des victimes de ces émeutes.

Pire, à la date d’aujourd’hui, aucun membre de cette ARDR n’est sorti pour condamner et fustiger ces événements tragiques qui auront, à jamais, écorné l’image si paisible et si quiète de notre pays, ou même adresser ses condoléances et sa compassion aux familles des victimes ! Cela veut dire beaucoup de choses. Certains oulémas sans doute abusés par des politiciens qui ne rêvent que d’une seule chose accéder au pouvoir par tous les moyens  ont vite fait machine arrière devant les tournures inquiétantes de la situation en prenant langue avec les plus hautes autorités politiques pour appeler au calme et à la retenue.

D’ailleurs, ces oulémas ne manqueront pas d’être accusés par ces mêmes milieux politiques d’avoir reçu des enveloppes de la part du pouvoir, une fausse accusation vite balayée par Sambo Amadou de l’ANASI et de plusieurs autres oulémas ayant pris part à cette rencontre avec le PM. Ainsi, amputé de sa composante religieuse à l’issue de cette rencontre avec les autorités politiques le 17 janvier dans la soirée, le mouvement insurrectionnel de l’ARDR s’est très vite estompé, puisque, le dimanche 18 janvier, la manif projetée a fait chou blanc, car en dehors de quelques irréductibles vite dispersés par la Police à coups de gaz lacrymogène, la Place Toumo était quasiment déserte.

Sans protection de la foule, les principaux leaders de l’ARDR prirent leurs jambes aux coudes et s’engouffrèrent dans leur rutilante ‘’4×4’’, abandonnant derrière eux les quelques militants qui leur servaient d’appendices ! Revenue à sa juste valeur (valeur nulle), l’ARDR aura vite déchanté face au mirage de la veille où elle avait cru toucher le graal suprême par le raccourci de ces émeutes qu’elle avait réussi à enflammer par l’infiltration qu’elle avait opérée dans les milieux islamiques. A la vérité, l’attitude de l’ARDR n’est guère surprenante et achève de convaincre les derniers sceptiques sur son incapacité à envisager l’accession au pouvoir autrement que par les urnes.

En effet, depuis longtemps, ce ramassis de politiciens ‘’has been’’ savait très bien qu’il n’aurait aucune chance de l’emporter dans une élection normale devant le régime actuel face au brillant bilan du programme de la renaissance du Niger du Président Issoufou. Sachant qu’on est entré dans une année électorale, l’ARDR, déboussolée, groggy, minée par des dissensions internes, fait tout pour pourrir au maximum l’atmosphère politique et sociale afin de présenter le pays comme un Etat infréquentable où on s’en prendrait gratuitement aux étrangers et aux chrétiens vivant sur notre sol.

Il ne faut point avoir peur des mots c’était un coup d’Etat insurrectionnel que l’ARDR avait bel et bien planifié en sous-traitant sa conspiration avec des oulémas estampillés ‘’Boko Haram’’. A présent, il reste à rechercher et à traduire devant les tribunaux tous les auteurs, coauteurs et complices de ces actes ignobles et meurtriers afin que de tels évènements ne puissent plus se reproduire dans notre pays.

À propos de l'Auteur Adamu Bako (OPINIONS N° 249 DU 22 NOVEMBRE 2014 )

Départ du Président de la République pour Alger

25/01/2015

Le Président de la République, Chef de l’Etat,  Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou,  a quitté Niamey  dimanche matin,  25 janvier 2015, à destination d’Alger, en Algérie, où il effectuera une Visite d’Etat à l’invitation de Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République Algérienne, Démocratique et Populaire.

Le Chef de l’Etat est accompagné, dans ce déplacement,de :

–Mme Malika Issoufou Mahamadou, Première Dame ;

–M. Bazoum Mohamed, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur ;

–M. Saidou Sidibé, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République ; 

–M. Foumakoye Gado, Ministre de l’Energie et du Pétrole ;

–M. Karidio Mahamadou, Ministre de la Défense Nationale ;

–M. Chaibou Dan Inna, Ministre des Enseignements Professionnels et Techniques ;

–Mme KANE  Aichatou Boulama, Directrice de Cabinet du Premier Ministre. 

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Tandja loue les mérites de Issoufou !

25/01/2015

L’ancien President Mamadou Tandja

« Que Dieu bénisse Issoufou » ! Voilà un vœu pieux qui vous va droit au cœur. Il ne vient pas de nous, il vient de l’ancien Président de la République Tandja Mamadou. Il a été proféré au cours d’une discution entre celui qu’on appelle affectueusement Baba Tandja et des militants du MNSD-Nassara, partis lui rendre visite pour s’enquérir de son état de santé.

A beaucoup de nos politiciens donc, qui souhaiteraient ardemment voir le patriarche Tandja être en porte-àfaux avec le Président Issoufou, une claque vient d’être donnée. Ils doivent déchanter, car nos deux hommes n’ont jamais été aussi proches l’un de l’autre autant qu’en ce moment. Tandja loue les mérites de Issoufou. De ce fait, il prie Dieu pour qu’il l’assiste dans son œuvre de construction. De même, il lui sait gré d’avoir mis à sa disposition l’avion présidentiel (l’ayant conduit au Maroc pour ses soins) aussitôt qu’il avait appris qu’il était ma
lade.

Que cette action est touchante ! C’était du jamais vu qu’un Chef d’Etat sacrifi e son agenda de déplacements pour satisfaire les exigences sanitaires d’un prédécesseur ! A entendre ces paroles, proférées par un ancien président de la République, l’assistance s’est mise d’accord sur le fait que le Président Issoufou, dans une récente interview accordée au journal Jeune Afrique, soutînt que ses rapports avec Tandja sont on ne peut plus parfaits. C’est là une frappe qui rabaisse à n’en point douter le caquets des médisants. N’est-ce pas ?

À propos de l'Auteur Marcus Issaka (Jeunesse Info N°123 du 21 janvier 2015)

MARCHE INTERDITE DE L’ARDR DU 18 JANVIER: Simple question de respect aux morts

25/01/2015

Les trois leaders de l’opposition, l’ancien président nigérien Mahamane Ousmane (G), l’actuel président du Parlement Hama Amadou (C) et l’ex-Premier ministre Seyni Oumarou (D) pendant la manifestation à Niamey, dimanche 15 juin 2014.
AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA

L ’opposition politique nigérienne, réunie au sein de l’Alliance pour la Démocratie et la République (ARDR), avec pour chef de fi le le président Mahamane Ousmane, avait demandé et obtenu des autorités en place, l’organisation d’une marche pacifi que suivie de meeting à la place de la concertation.

Cela leur a été accordé, ce d’autant plus que cette manifestation en question devrait être sécurisée par les forces de l’ordre. Toutefois, un fait nouveau d’une grande atrocité s’est passé entre temps : la mise à sac par des émeutiers des localités de Zinder, Agadez et Niamey. Beaucoup de biens publics et  privés ont été incendiés ; pire, il y a eu des pertes en vies humaines aussi bien à Zinder qu’à Niamey. Devant cette fl ambée de violences aux contours imprévisibles, l’autorité s’est tout simplement rétractée :

elle a reporté à sine die (interdit ?) la manifestation de l’ARDR, par arrêté du Gouverneur de la région de Niamey. Le temps d’apaiser les tensions et de rendre hommage aux morts. Et comme notre opposition, nonobstant l’interdiction de la tenue de sa marche a voulu passer outre, celle-ci inévitablement a été réprimée. Plusieurs interpellations nous dit-on, ont eu lieu par la suite. L’on parle de 91 personnes, dont des fi gures de proue de cette opposition.

À propos de l'Auteur Ali KOULIKOU (Jeunesse Info N°123 du 21 janvier 2015)

EMEUTES ANTI CHARLIE HEBDO: L’intolérable !

25/01/2015

Un homme brandit un Coran, sur fond de véhicule en feu et d’une mosquée, à Niamey, où de violentes manifestations se sont déroulées le 17 janvier en réaction à la publication de caricatures dans le journal Charlie Hebdo.
REUTERS/Tagaza Djibo

Suite aux dernières publications des caricatures du prophète de l’Islam (PSL) de l’hebdomadaire français ‘’Charlie Hebdo’’, la semaine dernière, et à la participation du Président de la République à la marche républicaine organisée dans la capitale de l’Hexagone, le 11 janvier 2015, ainsi que celle du président de l’Association Islamique du Niger (AIN), notre pays a connu les manifestations les plus violentes et les plus meurtrières en 55 ans d’indépendance.

En effet, dès la fin de la grande prière de vendredi (juma’a), deux régions (Agadez et Zinder) vont donner le coup de départ de journées noires qui vont voir se déferler des vagues de violences sans précédent qui vont atteindre leur paroxysme dans la capitale Niamey, dès le lendemain. D’abord à l’intérieur du pays, en protestation à la publication de ces caricatures sataniques, à l’appel de certaines associations islamiques, des milliers de personnes sont sorties massivement dans les rues pour saccager, dévaster tout sur leur passage, incendiant tout ce qui était inflammable, allant jusqu’à franchir le rubicond en s’en prenant à des lieux de culte chrétien auxquels ‘’ces fous d’Allah’’ ont mis le feu.

Le décompte macabre est lourd : 5 morts et une centaine de blessés. En réalité, et cela personne ne l’avait vu venir, les événements d’Agadez et de Zinder n’étaient que des tourbillons en prélude à la grande tempête qui s’abattra sur la capitale dès les premières heures de la matinée de ce samedi 17 janvier 2015. A Niamey, dès la publication de ces caricatures blasphématoires, les milieux islamiques étaient en effervescence. C’était d’abord l’Association des femmes musulmanes, dont à leur tête la vénérable ‘’oustaza’’ madame Houda et madame Nargoungou, qui était montée au créneau pour s’offusquer de la publication de ces monstruosités.

Puis, ce fut le tour des associations islamiques masculines d’entrer dans la danse en appelant les fidèles musulmans à un grand prêche à la Grande Mosquée de Niamey. Malheureusement, ce rassemblement avait été interdit par le Ministre de l’Intérieur, Hassoumi Massaoudou, intervenu la veille sur Télé Sahel pour réitérer l’interdiction on ne sait pour quelles raisons ! En adoptant une telle fermeté, le Ministre de l’Intérieur n’avait pas pris la mesure de la situation en n’ayant pas pris les dispositions nécessaires pour mettre à l’abri la communauté chrétienne de notre pays qui a payé un lourd tribut dans ces émeutes.

Mieux, cette intervention du Ministre Massaoudou, malencontreuse à plus d’un titre, n’aura fait que davantage exposer nos frères chrétiens à la vindicte de ‘’ces fous d’Allah’’. Un tel discours aurait dû être suivi d’un dispositif de sécurité impressionnant sur tous les lieux de culte chrétien dans la ville de Niamey, eu égard à ce qui s’était passé la veille à Zinder et Agadez. Mais, cela, c’est une autre affaire, ce qui nous préoccupe aujourd’hui, ce sont ces vagues de violences incompréhensibles, gratuites et sans aucun fondement qui se sont emparées d’un pays si paisible et si hospitalier jadis comme le Niger.

En effet, rien ne saurait justifier ces violences barbares, pas même au nom du prophète de l’Islam (PSL) qui fut un modèle de tolérance en mettant sous sa protection à Médine ‘’les gens du livre’’ (entendez par là les juifs et les chrétiens). Quelle faute ces paisibles chrétiens du Niger ont-ils commise pour être pris pour cibles par nos compatriotes abusés certainement par une lecture trompeuse de la religion musulmane dont la substance même est la paix des âmes et des corps ? C’est justement ce genre d’amalgame fâcheux qu’il aurait fallu éviter pour ne pas tomber dans le piège des ‘’fanatiques religieux’’.

Le pape François, la plus haute autorité pontificale, n’a-t-il pas apporté son soutien aux musulmans en déclarant que ‘’ la liberté d’opinion ne donne pas celle d’offenser la foi de l’autre’’ ? Ces vendredi et samedi derniers, ce n’était pas l’Islam, le vrai, l’authentique qui s’était exprimé dans notre pays, mais bien sa caricature tout aussi semblable que celles de ‘’Charlie Hebdo’’, cet islam dévoyé, dénaturé et asservi au terrorisme qui frappe dangereusement à nos portes. Pire, à Zinder, on a même aperçu dans les manifs des banderoles frappées à l’effigie de la secte islamiste ‘’Boko haram’’.

Pour qui connait le modus vivendi (mode opératoire) de cette nébuleuse terroriste, il n’y avait aucun doute, elle a réussi à infiltrer nos populations, car chez nous au Niger, il n’existe pas une telle culture de violence. Même les divergences doctrinales entre confréries tidjanites et obédiences salafistes qui divisent profondément ailleurs les musulmans n’ont jamais donné lieu chez nous à des guerres fratricides. C’est pourquoi nous disons que nous sommes désormais en danger. Ce que nous redoutions depuis longtemps, c’est-à-dire cet islam fondamentaliste qui sévit au nord du Mali et du Nigéria, cet islam qui est la tropicalisation d’Al-Qaïda dans notre espace régional, est bien-là.

Le Président Issoufou ne s’était donc pas trompé, en homme d’Etat visionnaire et averti, il avait pressenti toutes ces menaces et avait d’ailleurs déployé toute sa rhétorique pour réveiller la conscience de la communauté internationale afin qu’elle ouvre grands les yeux pour voir ce que l’on a longtemps minimisé en termes de défis sécuritaires. Le Président de la république, en prenant part à la grande marche républicaine de Paris, voulait avant tout exprimer à l’endroit du peuple français toute la compassion de la nation nigérienne suite au barbare attentat qui avait frappé le journal ‘’Charlie Hebdo’’, mais aussi témoigner de sa désapprobation contre tout acte de terrorisme fût-il perpétré au nom de l’Islam.

Il était donc dans la continuité de la mission qu’il s’est assignée, à savoir lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. C’est dans ce sens qu’il fallait comprendre le déplacement du Président Issoufou, et non pas pour apporter un soutien à ceux qui caricaturent notre cher prophète (PSL), comme certains manipulateurs ont bien voulu lire dans cet acte du Chef de l’Etat. Malheureusement, chez nous, pour des raisons évidentes de politique politicienne, dans cette affaire, on voulu raser gratis en créant un climat d’insurrection sur une bonne partie du pays. Cela n’est pas sans rappeler les évènements de Mai 2014 où, instrumentalisant les scolaires et autres étudiants, certains milieux politiques avaient projeté d’installer la chienlit sur l’ensemble du territoire national afin de préparer le terrain à l’irruption de l’armée sur la scène politique nationale.

Malheureusement pour eux, la situation a été vite mise sous contrôle, mais il reste à établir les responsabilités de chacun dans les enquêtes qui ont déjà été diligentées à cet effet. Aujourd’hui aussi, il faudra impérativement procéder à des enquêtes minutieuses pour découvrir les vrais commanditaires de ces actes barbares et ignobles.

À propos de l'Auteur ZAK (OPINIONS N° 249 DU 22 NOVEMBRE 2014 )

Message de condoléances du Président de la République au Roi Salman d’Arabie Saoudite

25/01/2015

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a adressé vendredi soir un message de condoléances à Sa Majesté Salman Ben Abdulaziz Al Saoud,  Roi d’Arabie Saoudite, suite au décès jeudi du Roi Abdallah Ben Abdulaziz Al Saoudi.

Dans ce message, le Chef de l’Etat écrit notamment : « je voudrais, en ces circonstances douloureuses, vous présenter mes sincères condoléances ainsi que celles du Gouvernement et du peuple nigérien au peuple affligé du Royaume d’Arabie Saoudite ». « Sa Majesté le Roi Abdallah fut un promoteur infatigable de la paix, de l’amitié et de la coopération entre nations de par le monde. Son leadership au sein de la Oummah Islamique et ses actions généreuses sont des acquis dont l’impact positif est largement ressenti à travers le monde.»

« En ces moments de peine, le peuple nigérien, en communion avec le peuple frère d’Arabie Saoudite si durement affecté, formule des prières pour  le repos de l’âme du très illustre disparu.» Samedi matin, le Chef de l’Etat s’était rendu à l’Ambassade du Royaume d’Arabie saoudite au Niger où il a signé le Livre des Condoléances suite au décès du Roi Abdallah. Le Président Issoufou Mahamadou se rendra le 31 janvier 2015, à Ryad, pour présenter ses condoléances et celles du peuple du Niger à la famille royale et au peuple d’Arabie Saoudite.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs adressé ses félicitations au nouveau roi d’Arabie Saoudite Sa Majesté Salman Ben Abdulaziz Al Saoud.

À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

AÏCHATOU MINDAOUDOU: Une étoile au firmament !

25/01/2015

Notre compatriote Aïchatou Mindaoudou, qui fut dans un passé récent ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération (soit pendant dix ans), et qui a su diriger valablement cette entité, vient de s’illustrer une fois de plus.

En eff et, notre pays, le Niger, se voit honorer à travers ses prestations. Chef de service de l’ONUCI (opération de maintien de la paix des Nations Unies en Côte d’Ivoire) actuellement, elle vient d’être classée par le journal Jeune Afrique parmi les cinquante (50) personnalités africaines les plus infl uentes de ce monde. Ce choix, vous en convenez, n’est pas gratuit. A 55 ans sonnés, cette date de fer, détentrice d’un solide diplôme en droit, est une battante, une fi ère fi lle du pays.

Son sacre n’est pas usurpé, loin de là ! Nommée à son poste Ô combien prestigieux en mai 2013, elle dirige de main de maître plus de six mille (6000) casques bleus. Gageons qu’avec cette diplomate de poigne ( qui soit dit en passant a été représentante de l’ONU au Darfour (Soudan) de 2012 à 2013), le Niger retrouvera ses lettres de noblesse. Bon vent donc Mindaoudou !

À propos de l'Auteur M.I. (Jeunesse Info N°123 du 21 janvier 2015)