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Point de presse du ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses : Démenti sur plusieurs questions dont celle relative à l’achat de l’avion présidentiel

24/10/2014

M. Hassoumi Massoudou

Le ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses, M. Hassoumi Massoudou, a animé, aujourd’hui dans l’ après midi, un point de presse pour réagir face à des accusations dont le gouvernement, le Président de la République et lui-même font l’objet par une certaine presse et l’opposition. Ainsi, a-t-il axé son intervention sur l’achat de l’avion présidentiel, l’intervention du chef de file de l’opposition devant la presse suite à son audience avec le Président de la République, «l’affaire des bébés importés» et la fuite du Président de l’Assemblée nationale.

A l’entame de son intervention, le ministre Hassoumi Massoudou a indiqué qu’il s’est livré à cet exercice, dont il aurait préféré s’en passer, parce que n’ayant pas le choix. D’abord, concernant l’achat de l’avion présidentiel, il a voulu replacer dans son contexte l’information au sujet d’un document que certains journaux ont publié, qui est en fait une lettre d’intention dans le cadre du processus qui devrait conduire à l’acquisition de l’appareil. Cette lettre, a-t-il expliqué, il l’avait signée le 16 juillet 2013, lorsqu’il était directeur de cabinet du Président de la République. Mais, il a marqué sa surprise, parce que les journaux n’ont pas donné toutes les informations à ce sujet. En effet, a-t-il précisé, après cette première lettre, il y a eu une deuxième qui a été signée, le 24 octobre 2013, par son successeur à ce poste.

Dans un premier temps, a-t-il expliqué, l’Etat du Niger avait prévu 14 milliards de francs CFA pour l’achat d’un avion présidentiel et 7 milliards pour un autre qui doit être utiliser par la DGDSE. Mais le montant n’étant pas suffisant pour l’achat de l’avion présidentiel, il y a eu entre temps une nouvelle loi de finances qui a rectifié le montant pour l’amener à 20 milliards 800 millions de francs CFA. Le ministre Hassoumi Massoudou a expliqué que c’est après qu’il y a eu cette deuxième lettre signée par son successeur et qui a fixé et précisé, à nouveau, les conditions de l’acquisition de l’avion qui sera suivie du contrat de l’achat.

Il a tenu à préciser que l’avion présidentiel a été acheté sur fonds propres de l’Etat et non à crédit, contrairement à ce qui est raconté. Et, l’autre avion, celui de la DGDSE prévu pour renforcer l’autonomie de l’armée en renseignements a été aussi acquis. Pour cet appareil, dont les informations relèvent du secret-défense, les députés membres de la commission défense peuvent vérifier cela, a dit M. Hassoumi Massoudou. Montrant les documents, avec les signatures du ministre de la Défense Nationale, du contrôleur financier et du ministre des finances, il a démontré que les marchés ont été passés conformément à la procédure, avec le respect de toutes les étapes.

Pour ce qui est du mémorandum de l’opposition qui, dit-il, tend à faire croire aux chancelleries qu’il n’y a pus de démocratie au Niger, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses a rectifié en disant qu’il n’en est rien de tout cela. «Les institutions de la République fonctionnent. Les libertés fondamentales sont garanties. Nous sommes convaincus que nous sommes sous un régime démocratique. Nous combattons avec les armes de la démocratie. Nous l’avons fait quand nous étions dans l’opposition, et nous le faisons étant au pouvoir », a affirmé M. Hassoumi Massoudou.

A propos du gouvernement d’union nationale, il a expliqué qu’il n’est pas une démarche consistant à détruire les partis d’opposition ; il résulte d’une négociation à laquelle ont pris part leurs représentants, tout comme le soutien des députés à la mouvance. Pour ce qui est du CDS, il a rappelé que leur soutien à la MRN a été décidé dans le cadre d’un accord des partis de la CFDR pour soutenir le parti arrivé en tête des élections qui ont eu lieu au sortir de la transition.

Au sujet de la cabale dont parle le chef de file de l’opposition, M. Seyni Oumarou, le ministre Hassoumi Massoudou a répondu également que ce n’est pas le cas. Pour lui, ce sont «des circonstances historiques» qui sont à la base de la situation qui règne dans les partis d’opposition. En démocratie, les critiques sont normales, a-t-il estimé. Aussi, au sujet de la question de la levée de l’immunité de l’ancien président Mahamane Ousmane dont a parlé le chef de file de l’opposition, le ministre en charge de l’Intérieur a affirmé que le Président de la République n’en sait effectivement rien, tout comme lui d’ailleurs. Cela pour la simple raison que le Président Issoufou Mahamadou, ne peut s’immiscer dans les affaires judicaires, a expliqué M. Hassoumi Massoudou.

Il a dit aussi ne pas voir les violations de la Constitution auxquelles fait allusion le chef de file de l’opposition. En tant que ministre de l’intérieur, son rapport avec les partis politiques ou les associations, est administratif.

Pour ce qui est de la situation sociale, même s’il reconnait que le gouvernement n’a pas la même conception que l’opposition, il a regretté que son mémorandum nie les réalisations dans les différents secteurs, rappelant les efforts dans les domaines de la santé, l’éducation, les infrastructures, etc. «Il n’y aura pas de violence, de chaos, comme le prédit le mémorandum. La sécurité, la stabilité et l’ordre public seront sauvegardés, dans le respect de la liberté. Nous allons défendre l’ordre public, c’est une exigence de la démocratie», a assuré M. Hassoumi Massoudou.

Par rapport au sujet concernant le président de l’Assemblée nationale, M. Hama Amadou qui, dit-il, parle aussi de cabale contre lui, il a rappelé que, c’est lui-même qui a décidé de quitter la MRN pour « des calculs politiques qui ont échoué», comme l’a prouvé le vote favorable de la motion de défiance. «L’affaire des bébés importés pour laquelle il a fui, est judicaire», a expliqué le ministre de l’Intérieur de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses. Pour M. Hassoumi Massoudou, au-delà de cette affaire, il n’est pas normal que des gens aient «des privilèges qui leur permettent d’échapper à la justice pour des faits qui ne concernent pas les responsabilités exercées».

À propos de l'Auteur Souley Moutari (ONEP)

MAHAMANE OUSMANE : Le PGDC de la CDS Rahama !

24/10/2014

L’ancien President MAHAMANE OUSMANE

Pour ceux d’entre vous qui ne se rappellent plus les cours d’arithmé- tiques des cours moyens (CM1 et CM2), le PGDC signifie le Plus Grand Diviseur Commun, à côté du PPMC, c’est-à-dire le Plus Petit Multiple Commun ! Le PGDC s’étudie au sujet des fractions, c’est-à-dire dans les calculs de division, tandis que le PPMC s’intéresse aux calculs des produits, c’est-à-dire la multiplication des chiffres !

En voila pour les préliminaires, chers lecteurs ! Si nous avons choisi délibérément ce titre, c’est pour justement illustrer et répondre aux propos tenus, un peu partout en dépit parfois du bon sens, par l’ancien président de la CDS au lendemain de la tenue du Sixième Congrès Ordinaire qui l’a éjecté, c’est historique, de la présidence de ce parti, le 06 et 07 Septembre dernier. Dans ses lamentations et autres pleurnicheries caractéristiques d’un enfant gâté, Mahamane Ousmane alias Naf a vite trouvé le bouc émissaire de tous ses déboires politiques en la personne du Président Issoufou qu’il accuse d’avoir contribué à diviser la CDS, un argument léger et farfelu pour tout observateur de la vie politique nationale de ces vingt-cinq dernières années.

Les plaies qui ont gangréné la vie de la CDS depuis sa création ne datent point de cette septième république qui n’a fait qu’assister, comme tous les Nigériens, au long processus de maturation du combat épique ouvert quatre ans plutôt par le taureau du Gobir, Abdou Labo et ses camarades, pour exiger de Mahamane Ousmane simplement le respect des engagements politiques contractés au nom de la CDS et pour les intérêts de la CDS et non ceux de son président ! L’on se rappelle très bien qu’à l’occasion du congrès d’investiture du candidat de la CDS pour les élections présidentielles de 2011, un protocole d’accord avait été trouvé entre Mahamane Ousmane, président du parti, et Abdou Labo Vice-président.

Au terme de ce protocole, Abdou Labo s’engageait à retirer sa candidature et en contrepartie, Mahamane Ousmane devait promettre, à son tour, de respecter un certain nombre de points, dont notamment l’appartenance de la CDS à la CFDR qui stipulait qu’au second tour de l’élection présidentielle, la CDS apporterait son soutien au candidat de la CFDR. Or, que se passa-t-il par la suite ? Moins d’un an après ce protocole d’accord, le Maradona de la politique nigérienne, comme à ses habitudes, prit à lui seul le ballon pour tenter de dribbler toute la communauté CDS en ralliant le pôle des tazarchistes qui deviendra l’Alliance pour la Récon ciliation Nationale en dépit de l’engagement solennel pris quelques mois plutôt pour rester dans le giron de la CFDR. La trahison manifeste de Ousmane n’avait point été du goût de Labo et ses camarades qui interpellèrent Naf sur le respect strict de la parole donnée et écrite.

Malheureusement pour Labo et ses camarades, Ousmane avait un autre agenda politique piloté uniquement par la haine mortifère, la frustration d’un homme qui se voyait rejeté sur les rives de l’oubli et appelé à la déchéance publique malgré qu’il eût occupé la présidence de la républi- que du Niger par pur accident de l’histoire. Voilà, chers lecteurs, d’où était partie la dernière crise de la CDS qui fut fatale à Mahamane Ousmane, et comme vous pouvez le constatez, les mensonges de Ousmane comme quoi c’est le Président Issoufou qui a divisé la CDS sont grossiers et grotesques ! Sa querelle avec Labo est bien antérieure à l’installation des autorités de la Septième République, celle-ci n’ayant assisté qu’à l’épilogue du long feuilleton judiciaire qui, du reste, il faut le reconnaitre, fait bien les affaires de la Renaissance ! Autrement dit, certes ‘’je ne te noie guère, mais il n’y a pas de raison que je te sauve quand tu te noies tout seul’’ !

Bien avant de ferrailler avec notre ami Labo, Mahamane Ousmane avait déjà sérieusement entamé les fondements de la CDS par son comportement autocratique qui a fait quitter par contingents entiers des milliers de militants vers d’autres horizons politiques plus promet- teurs. On peut citer entre autres le cas d’abord de Hamid Algabid, STJ, Boukary Sani Zilly, Souley Abdoulaye, Oubandawaki, Cheiffou Amadou, Issoufou Bachard … la liste étant loin, très loin d’être exhaustive, on peut bien se contenter de ces cas emblématiques qui montrent clairement que Mahamane Ousmane est un véritable PGDC de la CDS. Du parti CDS se sont créées au moins une dizaine de formations politiques sans l’aide du Président Issoufou :  le PNA de STJ, RSD de Cheiffou Amadou, le RDP de Algabit, le PDP de El Hadj Makki, l’ADP Zumuntchi de l’islamiste Issoufou Bachar, Tsuntsiya du Rassemblement des Démocrates de l’obscur parti de Abdoulkarim Bakosso etc, etc.

Comme on le voit, comme par scissiparité, la CDS est bien devenue, sous l’emprise de Ousmane, un véritable diable à dix cornes sans l’intervention du le Président Issoufou : le mensonge de Ousmane a beau courir, la vérité du temps et de la … vérité a fini par le rattraper En se défaussant injustement sur le Président Issoufou qu’il rend res- ponsable de tous ses malheurs politiques actuels, Mahamane Ousmane continue de vivre sous l’illusion bien commode de l’innocence en refusant de tirer lui-même toutes les conséquences de son comportement depuis un quart de siècle ! Par cette myopie, Ousmane s’imagine être la solution de la CDS, alors qu’il en est le véritable problème. Résultat du compte : cette éjection de la présidence de la CDS sonne comme la résolution définitive du problème de la CDS et forcément Mahamane Ousmane devra s’arra- cher à son sommeil pour constater l’évidence : il est le problème de la CDS et non la solution.

À propos de l'Auteur ZAK (OPINIONS N° 242 DU 24 OCTOBRE 2014 )

Le Chef de l’Etat préside la réunion du Conseil Supérieur de la Défense Nationale

24/10/2014

Le Chef de l’Etat préside la réunion du Conseil Supérieur de la Défense Nationale

Le Conseil Supérieur de la Défense Nationale s’est tenu hier matin sous la présidence de SE Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des Armées.

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Lettre ouverte au président de la République

24/10/2014

Monsieur le Président, J’ai suivi avec grande attention votre rencontre avec le chef de file de l’Opposition politique et j’ai relevé, non sans fierté d’ailleurs, que Monsieur Seyni Oumarou vous a entretenu de questions dont je vous parle depuis des lustres.

Si vous aviez écouté un tant soit peu les alertes et les conseils avisés, vous auriez pu certainement éviter de mettre le Niger dans une expectative des plus redoutables ; des plus redoutables car, et je le souligne pour les malheurs des Nigériens, le chef de file affirme que « vous n’êtes pas conscient des actes que vous posez ». J’ai eu un froid dans le dos en l’écoutant. Si le président de la République n’est plus conscient des actes qu’il pose, les citoyens ne peuvent que craindre le pire. Mais, bon, je souhaite que ce ne soit pas vrai. Pour moi, c’est que vous avez juste manqué d’arguments face à votre hôte du jour qui a un dossier costaud sous le bras. Rassurez-vous, monsieur le président, je n’aborderai pas toutes ces questions qui fâchent. Je laisserai ce soin à ceux qui en font la découverte.

Par contre, vous me permettrez bien de m’interroger sur le seul point sur lequel, curieusement, vous avez eu un point de vue partagé avec Seyni Oumarou. C’est ce scandale des milliers de passeports que votre gouvernement a délivrés à des personnes non nigériennes. Votre réaction, qui a surpris plus d’un, suscite quelques questions : Si vous reconnaissez effectivement que c’est une fraude scandaleuse, cela veut dire que vous reconnaissez implicitement que Mohamed Bazoum, votre ministre des Affaires étrangères, doit quitter le gouvernement afin de répondre de ses actes devant la justice. J’ai entendu Nouhou Arzika le réclamer sur Télé sahel et j’ai eu peur pour le président du Pnds Tarayya. Comme tous les régimes à qui il arrive de perdre les repères, sans autre possibilité de se retrouver, il n’y a rien à faire que de foncer, tête baissée, dans le mur.

C’est l’histoire de l’ogre qui finit toujours par dévorer ses fils. Seulement, il n’y a pas que Bazoum, j’imagine. Et c’est pourquoi, afin d’éclairer ma lanterne, je vous adresse cette question : les services de police peuvent-elles donner autant de passeports comme dans le cas des 1700 passeports donnés ( ?) à des pèlerins nigérians en 2013 sans que le ministre de l’Intérieur ne soit informé et son accord préalable requis ? Ils sont donc deux dont vous devez vous débarrasser si vous voulez convaincre que la chasse à l’homme contre Hama Amadou n’a rien d’une cabale politique. Ce ne sera pas suffisant, car vous en avez tellement fait que, pour convaincre à ce sujet, vous n’avez pas d’autre choix que de présenter la démission de votre gouvernement. Ce ne sont pas les affaires compromettantes qui manquent.

Pour vous en particulier, c’est dommage car, en général, sous nos contrées, beaucoup d’impairs, beaucoup de délits, peuvent être commis par des hauts fonctionnaires ou élus véreux comme il a été régulièrement révélé depuis près de quatre ans. Cependant, il est extrêmement difficile, voire impossible, de parvenir à incriminer directement le président de la République. Vous, vous avez prêté le flanc, notamment avec cette scabreuse affaire d’achat de l’avion présidentiel. Cela n’a pas surpris outre mesure que la plainte de l’Opposition soit « naturellement classée sans suite ». Dixit Marou Amadou, ministre de la Justice, garde des Sceaux. Nous avons compris, comme disent les Ivoiriens. Mais, pour combien de temps restera-t-elle sans suite ?

C’est une plainte qui a été régulièrement enregistrée et elle rebondira, tôt ou tard. On ne peut pas être au 12e étage et s’occuper des affaires du Rez-de-chaussée. Monsieur le Président, j’ai suivi le contre point de presse de l’ARDR et je dois avouer, à mon humble avis, que la vérité saute à l’œil. Cela fait si mal de savoir que, par votre politique d’endettement effréné, vous avez mis le Niger sur des braises ardentes, compromettant ainsi ses capacités d’investissement autrement qu’en poursuivant dans la logique de l’endettement. Pendant 33 ans, le Niger n’a pratiquement plus de recettes véritables tirées du pétrole à cause de votre prêt d’Eximbank. Peut-on être fier d’un tel résultat ? Peut-on être fier d’avoir fait passer le taux d’endettement (intérieur et extérieur) de 17% à près de 40% en quatre ans d’exercice du pouvoir ?

C’est vrai que la grande masse des populations nigériennes ne comprend pas ce jeu dangereux au prix duquel des échangeurs et des monuments sont en train d’être construits à Niamey alors que l’essentiel est ailleurs. Comment peut-on se détourner du barrage de Kandadji et prétendre que l’on se bat pour que « les Nigériens nourrissent les Nigériens ». C’est vrai que la plupart des Nigériens ne comprennent pas qu’avec la frénésie d’endettement actuel, vous leur prenez de la main gauche, ce que vous leur donnez de la main droite. Un vrai jeu de prestidigitation qui finit toujours mal, tant l’encours de la dette est étouffant pour des économies fragiles comme les nôtres. J’ai eu ce sentiment en vous écoutant à Magaria où, comble d’ignorance, vous vous êtes présenté sous des habits de bienfaiteur pour demander aux populations, en langue haoussa, de voter pour vous lors des prochaines élections générales.

C’est cela qui compense vos efforts pour ces populations de Magaria. On pourrait même penser que c’est cela qui conditionne les chantiers tant flattés et vendus. Visiblement, vous êtes entré en campagne, avant tout le monde, comme en 2010 où vous aviez eu le sauf-conduit de la junte militaire qui a renversé Mamadou Tanja pour y aller tout seul avant l’heure. Cette fois encore, vous entrez en campagne avant tout le monde. La seule différence, c’est que cette année, vous êtes dans le rôle de celui qui se sert et vous n’hésitez pas. Monsieur le Président, la campagne électorale ne fait pas l’élection et vous le savez. Cela est encore plus vrai chez nous, au Niger, que partout ailleurs. Il ne sert à rien de courir, il faut partir à point, dit l’adage. De telles leçons électorales, nous en avons beaucoup. Vous pensez vraiment que vos compatriotes vont voter pour vous lors de la présidentielle prochaine ?

Je ne le crois pas et j’irai jusqu’à vous dire que même une piqûre d’amnésie aux 17 millions de Nigériens ne vous sauvera pas du naufrage électoral en 2016. Voici pourquoi : 9 Sur le plan agricole et énergétique, vous avez échoué, votre gouvernement ayant été incapable de mettre en chantier et de parachever les travaux du barrage de Kandadji alors même que vous avez trouvé une situation inédite avec l’intégralité des financements acquis et réunis. La mise en œuvre a lamentablement échoué puisqu’il a été concédé des décaissements fantaisistes à la société russe sans correspondance réelle avec les niveaux de travaux réalisés. Une histoire de commissions sans doute. Or, Kandadji représente, sur le plan agricole, un grenier pour le Niger. Sur le plan énergétique, c’est l’indépendance de notre pays vis-à-vis de l’extérieur.

Ça n’a pas suffi que vous ayez échoué à réaliser Kandadji, vous êtes allé contracter un prêt (une autre histoire de commissions) pour la construction d’une centrale thermique qui produira une électricité plus chère que celle que nous consommons actuellement. Gorou Banda ne peut remplacer Kandadji. Et si vous avez réellement la volonté de réaliser Kandadji, personne ne voit de pertinence dans votre choix d’endetter le Niger pour construire Gorou Banda. C’est un échec cuisant pour quelqu’un qui a fait du slogan « Les Nigériens nourrissent les Nigériens », l’objet principal de sa politique. 9 Sur le plan scolaire, l’échec est encore plus catastrophique. La gestion de ce secteur stratégique dans le développement du Niger est devenue une affaire de clan où tout se fait dans une logique d’omerta.

Regardez le cas du ministère des Enseignements secondaires où le ministre et son chef de cabinet, le directeur de cabinet, le secrétaire général et son adjoint, l’inspecteur général, sont tous du Pnds Tarayya. Cela n’a jamais été connu depuis 1990. C’est sous votre magistère que cela s’est passé. Du côté du ministère des Enseignements primaires, de l’Alphabétisation, de l’Instruction civique, vous avez eu connaissance des trafics d’influence en cours, notamment dans le domaine de l’édition des livres scolaires. Au plan académique, la qualité de l’éducation n’a jamais pris un coup aussi dur, avec le recrutement injustifié et la promotion tout autant injustifiée de contractuels à des postes de responsabilité que ni leurs compétences, ni leurs expériences de travail, ne peuvent leur conférer. L’école nigérienne est en crise et votre gouvernance en est pour quelque chose.

Cette année par exemple, vous avez, contre l’avis majoritaire des régions dont je vous ai rapporté la quintessence des rapports, supprimé le CFEPD, sans avoir préparé les structures d’accueil tant chantées. Résultat : beaucoup de parents sont aujourd’hui dans l’angoisse. Ce n’est pas terminé puisque vous vous souvenez sans doute des fausses statistiques en matière de construction de classes que j’ai personnellement démystifiées en démontrant qu’il est tout simplement démentiel de faire croire que l’on a construit 16 salles de classe en matériaux définitifs en un jour. Je ne reviens pas sur la question mais, c’est une situation désastreuse que votre successeur aura du mal à redresser. Sur le plan politique, c’est sans commentaire. Juste pour rappeler que vous avez réussi, en trois ans, à placer le Niger dans une situation conflictuelle pleine de périls et personne ne sait de quoi demain sera fait.

– Sur le plan financier, c’est le désastre. Vous avez trouvé un taux d’endettement intérieur et extérieur de 17% ; aujourd’hui, le Niger est à un taux d’endettement à hauteur de 40%. Et c’est légitimement que les partenaires financiers de notre pays continuent de tirer sur la sonnette d’alarme en mettant en garde contre « les risques de surendettement », n’en déplaise au monsieur « immédiatement décaissable ». Les scandales sont tellement courants qu’il est insensé de les citer.

– Sur le plan social, la cohésion est mise à rude épreuve. Vous en savez quelque chose et je n’en rajouterai pas. Bref, je ne vous trouve pas d’arguments solides qui vous permettent de gagner l’élection présidentielle à venir. Surtout que les priorités, connues de tous, sont ailleurs. Comment pouvez-vous gagner une élection dans ce pays où, tandis que les scandales financiers, les fraudes fiscales s’accumulent et que le pays est littéralement pillé, des compatriotes côtoient la mort du fait d’une insécurité alimentaire que vous n’avez jamais prise au sérieux. Ainsi, OCHA nous informe, dans la parution de son bulletin de septembre 2014, que « les résultats de l’enquête nutritionnelle SMART révèlent un taux de malnutrition aiguë globale de 14,8% et de malnutrition aiguë sévère (MAS) de 2,7% ; que près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre de la malnutrition chronique ; que selon l’enquête nutritionnelle de cette année, 45,5 pour cent des enfants de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition chronique ; que pour continuer leurs activités jusqu’à la fin de l’année, les acteurs humanitaires ont besoin de 89 millions de dollars pour apporter l’assistance nécessaire à environ trois millions de personnes ciblées à travers leur plan de réponse stratégique ».

En outre, OCHA souligne que l’assistance alimentaire durant la période de soudure a été limitée par le manque de ressources ; que les flux de personnes déplacées en provenance du Nigeria s’intensifient avec l’arrivée de près de 25 000 personnes en septembre ; que 305 millions de dollars sont recherchés par les acteurs humanitaires à travers le plan de réponse stratégique pour le Niger. Voilà, sommairement, quelques raisons qui expliquent pourquoi vous n’obtiendrez pas les suffrages de vos compatriotes en 2016. Encore une fois, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Or, vous avez fait un faux départ dès le début de la course. En somme, une galopade dans une course de trot.

À propos de l'Auteur Mallami Boucar (Le Monde d’aujourd’hui N°98 du MERCREDI 22 octobre 2014 )

Seyni Oumarou parle de « harcèlement » des opposants

24/10/2014

Mr Seini Oumarou, président du MNSD Nassara

« En ce qui me concerne, depuis des mois », les autorités recherchent « la moindre faille susceptible de conduire (…) à mon arrestation », affirme Seïni Oumarou dans un communiqué. « C’est ainsi que dans l’impossibilité d’avoir un dossier digne de ce nom, on se rabat sur un ancien dossier dans lequel j’ai été blanchi par la justice », explique M. Oumarou dans ce texte où il rend compte d’un entretien qu’il a eu lundi avec le président Mahamadou Issoufou.

L’ex-Premier ministre, chef de file de l’opposition et président du MNSD-Nassara Seïni Oumarou, a accusé mercredi 15 octobre dernier, le régime actuel de préparer son arrestation et dénoncé « le harcèlement » dont sont victimes les principaux opposants. « En ce qui me concerne, depuis des mois », les autorités recherchent « la moindre faille susceptible de conduire (…) à mon arrestation », affirme Seïni Oumarou dans un communiqué.

« C’est ainsi que dans l’impossibilité d’avoir un dossier digne de ce nom, on se rabat sur un ancien dossier dans lequel j’ai été blan- chi par la justice », explique M. Oumarou dans ce texte où il rend compte d’un entretien qu’il a eu lundi avec le président Mahamadou Issoufou. Rappelons qu’en 2010, sous la junte militaire, M. Oumarou avait été gardé à vue pendant plusieurs jours à la gendarmerie et sommé à rembourser quelque 270 millions FCFA qu’il aurait, à l’époque où il était en charge du Commerce, détournés du Fonds de l’énergie créé pour subventionner l’essence et le gaz domestique. En 2012, la justice l’avait « blanchi » de ces accusations.

« Mais malgré tout le président Issoufou cherche à faire réactualiser ce dossier », dénonce Seïni Oumarou. « Le président Issoufou a également dit ne pas reconnaître le harcèlement dont sont l’objet les principaux leaders de l’opposition », déplore-t-il. Par ailleurs, Seyni Oumarou dit avoir évoqué, le lundi 13 octobre dernier avec le président Issoufou, de trois sujets d’une brûlante actualité, à savoir :  »Les événements intervenus dans le nord du Mali ayant occasionné le lâche assassinat de neuf de nos vaillants soldats ; La situation dramatique de la gouvernance politique actuelle et Le chaos indescriptible de la gouvernance économique et financière ».

À propos de l'Auteur M.A.D (Sahel Horizons N° 256 DU 22 OCTOBRE 2014)

Lutte contre le terrorisme: Des partisans du djihadiste Belmokhtar arrêtés au Sahel

24/10/2014

Les forces françaises ont mené des actions anti-terroristes au Niger et au Mali contre le groupe de l’Algérien. Un proche et des partisans présumés du chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar ont été récemment arrêtés par les forces spéciales françaises au cours de deux opérations au Niger et dans le nord du Mal.

Le week-end dernier, les forces françaises ont mené une action anti-terroriste à l’aide d’hélicoptères dans le nord du Mali, vers Gao. Ils ont arrêté quatre présumés djihadistes, actuellement transférés à Bamako, a déclaré à l’AFP une source militaire malienne. Selon les premiers éléments de l’enquête, des éléments du groupe djihadiste Al- Mourabitoune, de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, font partie des personnes arrêtées, a souligné l’AFP. L’information a été confirmée par une source militaire occidentale dans la région, pour qui les terroristes sont véritablement en train de se regrouper dans le nord du Mali. Ils se regroupent, à une vitesse étonnante.

Par exemple, on compte facilement quelques centaines de terroristes au nord-est, dans un massif d’où ils avaient été pourtant chassés en janvier 2013 par les troupes franco-tchadiennes, a précisé la même source, confirmant par ailleurs l’arrestation d’un poids lourd du groupe de Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune. Abou Aassim El-Mouhajir, le porte-parole d’Al-Mourabitoune, a été arrêté le mois dernier par les militaires français sur le territoire nigérien. Il est actuellement détenu à Niamey, a affirmé la même source. Une source sécuritaire nigérienne a confirmé à l’AFP l’arrestation d’Abou Aassim El-Mouhajir, ajoutant que pendant son audition il a reconnu les liens très étroits entre les djihadistes vivant en Libye et ceux qui sont sur le territoire malien.

L’idée des djihadistes est de prendre en tenailles les pays qui se situent entre la Libye et le Mali, a expliqué cette source, soulignant que Abou Aassim El- Mouhajir, de nationalité égyptienne ou soudanaise, selon les sources, a été arrêté en posses- sion de documents compromettants. Il avait revendiqué en juillet l’attentat suicide dans lequel un soldat français est mort dans la région de Gao. Par ailleurs, le Comité international de la Croix- Rouge (CICR), a annoncé mercredi dans un communiqué organiser des formations au respect du droit international humanitaire pour les combattants de groupes armés contrôlant Kidal, dans le nord-est du Mali. Deux des groupes armés qui contrôlent Kidal, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) et le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA, qui comprend d’ex-djihadistes) ont suivi mercredi une formation organisée par la Croix-Rouge, a indiqué Christoph Luedi, chef de la délégation du CICR au Mali.

Ces groupes font partie des mouvements armés engagés dans des discussions de paix avec le gouvernement à Alger depuis le 1er septembre. Le nord du Mali a été contrôlé pendant près de 10 mois par les groupes djihadistes Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’ouest (Mujao), qui en ont été chassés par une intervention internationale en janvier 2013 initiée par la France, l’opération Serval. En rupture de ban avec la hiérarchie d’Aqmi, Mokhtar Belmokhtar a scellé une alliance avec le Mujao. Considéré comme l’un des chefs djihadistes les plus redoutés du Sahel, il milite pour un djihad sahélo-saharien, et une grande coalition avec les djihadistes du Niger, du Tchad, et de Libye. Selon des sources de sécurité maliennes, il se trouverait actuellement en Libye.

À propos de l'Auteur Sidi Abou (Sahel Horizons N° 256 DU 22 OCTOBRE 2014 )

 

Voici Eva Traoré, l’assistante du ministre qui était payée à 1.500.000 Fcfa / jour: Toute l’affaire !

24/10/2014

La semaine passée, nos confrères de Jeune Afrique ont fait des révélations sur la colère du président ivoirien Alassane Ouattara vis-à-vis de son chef du gouvernement, Kablan Duncan. En effet, le président ivoirien avait constaté certains excès constatés dans la gestion des affaires publiques et précisément sur les frais de missions à l’étranger.

À l’origine de cette colère présidentielle, la dernière mission menée aux États Unis par Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre, et quelques membres du gouvernement, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale.

A présent, nous avons plus d’informations sur ce sujet. Déjà, nous savons que le ministre concerné n’était pas le premier ministre, Kablan Duncan, mais Adama Toungara, ministre du pétrole et de l’Energie. L’assistance quant à elle se nomme Eva Traoré. Elle est l’assistance, chargée de communication au ministère du « maire de la commune d’Abobo ».

Sur son compte (réseaux sociaux), on voit la jeune dame, publier des images qui choquent la sensibilité, à croire que c’est l’argent du contribuable ivoirien qui est dilapidé.  Sur les photos publiées par Eva Traoré, on la voit dans des bars devants du champagne, dans des salons et restaurants huppés entourés d’amis festoyant. Sur une autre photo, elle présente fièrement son téléphone de dernière technologie, le Blackberry Passport.

Comme si l’avertissement du président Ouattara n’était rien à ses yeux, la jeune dame continue d’exposer avec arrogance son nouveau statut : « nouveau riche ».

Après son retour de la mission des Etats-Unis, l’assistante du ministre Adama Toungara est depuis deux jours, en mission dans la capitale française, Paris. Touchera-t-elle encore 3000 dollars (1.500.000Fcfa) par jour ?

En fonction au service communication du ministère de l’Energie, Eva Traoré était auparavant au ministère de la Justice.

Nous suivrons de prêt la fameuse assistance dans ses faits et gestes afin de dénoncer cette nouvelle forme de gabegie financière.

Mérite-t-elle son poste ? Nous n’en savons guère. Une chose est sûre, cette pratique n’est pas nouvelle. Pour atteindre l’émergence à l’horizon 2020, il faut que le président Ouattara tape du poing sur la table, car ce genre de comportement donne une mauvaise image à son action de développement entamé depuis maintenant trois ans.

À propos de l'Auteur Source: http://www.imatin.net/

Moussa Mounkaila dit Karamoulaye : un prisonnier de conscience

24/10/2014

Moussa Mounkaila dit Karamoulaye

Le directeur de cabinet adjoint du président de l’assemblée nationale, Moussa Mounkaila dit Karamoulaye, est en garde à vue dans les locaux de la Police Judiciaire depuis lundi dernier. Pour un motif pour le moins farfelu et qui montre la panique qui s’est emparée des camarades marxistes-léninistes au pouvoir. Il lui serait reproché d’avoir fait une publication sur les réseaux sociaux où il disait : « Le pouvoir est dans la rue ».

Voilà pourquoi celui qui fut l’un des communicateurs principaux du bureau de campagne des partis politiques soutenant la candidature de Mahamadou Issoufou en 2011 était recherché depuis le départ du président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou, le 27 août 2014. Une bien bonne manière d’être reconnaissant de la part du Guri. En exil dans certains pays de la sous région, Karamoulaye est rentré au Niger, et a regagné sa résidence la nuit du dimanche au lundi, vers 3 heures du matin. Le lendemain, il s’est présenté librement à la police pour se mettre à sa disposition et prendre connaissance de ce qu’on lui reproche exactement et pour lequel il serait recherché.

Depuis, il est en garde à vue, ne recevant que les visites de son épouse et de son avocat, et quelques rares personnes proches autorisées tout juste à lui serrer la main et retourner sur leurs pas. Il est révoltant que dans un pays, la loi, si c’en est une, s’applique uniquement à ceux qui ne sont pas avec le pouvoir, et que, ceux qui sont du clan au pouvoir peuvent s’octroyer l’impunité, quels que soient les actes qu’ils posent. Ainsi, sur la toile, on remarque qu’il y a beaucoup de personnes qui interviennent et le débat politique prend le pas sur tous les autres sujets. Disons les injures, les insultes, la diffamation, en fait beaucoup de choses que chacun doit s’interdire de lui-même de dire des leaders, du pouvoir comme de l’opposition.

Mais dire que « le pouvoir est dans la rue » participe du débat citoyen, et c’est vrai que le pouvoir a toujours appartenu au peuple. C’est lui qui le prend quand il veut et le délègue à qui il veut, pour le délai qu’il veut. Si la perte du pouvoir inquiète les autorités actuelles, leur inquiétude serait éternelle, parce qu’ils vont inévitablement le perdre un jour, même s’ils font vingt mandats. Deux Internautes, Inna Karanta et Ibrahim Bana, ont déjà été interpellés sous le fallacieux chef d’accusation de « cybercriminalité ». Mais ça a fait rigoler même les agents de la police qui les ont relâchés aussitôt. Leur tort en fait, et celui de Karamoulaye, aux yeux des petits dictateurs du Guri, c’est de défendre l’opposition sur la toile. Sinon, aucun internaute soutenant le camp présidentiel n’a été inquiété.

Pourtant, il y en a qui sont payés par le pouvoir pour insulter « père et mère », comme on dit, les leaders de l’opposition, en particulier Tandja Mamadou, Mahamane Ousmane, Seini Oumarou et Hama Amadou. Il ne peut pas y avoir, dans la République, d’un côté ceux qui ont tous les droits, y compris celui d’insulter et diffamer, et de l’autre ceux qui doivent se taire, interdits de répliquer ou de se défendre. Le mercredi 22 octobre à 17 heures, Karamoulaye aura passé 48 heures à la PJ. La durée légale de la garde à vue, renouvelable une fois. Mais nous sommes convaincus que la police et la justice nigérienne relâcheront le directeur de cabinet adjoint de Hama Amadou, malgré toutes les pressions qu’elles pourront subir de la part des gouvernants qui n’ont aucun  respect pour la loi et les institutions de la République.

Comme il l’a été il y a un peu plus de deux mois quand plus de 40 militants de Lumana ont été arrêtés et accusés de « terrorisme ». Karamoulaye n’a pas dit pire que ceux qui prônent la politique sectaire du « Gutun Gatarin Ka », et qui ont demandé, dans une déclaration en 2009, à l’armée de désobéir aux autorités de l’époque. Tout au plus ce qu’il a écrit peut s’apparenter à un délit de presse qui est dépénalisé, à moins que ce ne soit seulement à l’avantage des partisans du pouvoir. Moussa Mounkaila dit Karamoulaye a quitté le Niger, il est revenu pour se livrer à la police, sans que,  nulle part, il ne soit inquiété. Ou ceux qui sont chargés de le filer sont incompétents, ou ils sont excédés par les ordres intempestifs et illégaux du pouvoir.

On ne peut pencher que pour le second cas de figure, car la compétence de la police nigérienne est reconnue même au-delà des frontières. Hama Amadou est sorti du Niger, dans les mêmes conditions, en plein jour pour regagner le Burkina Faso, d’où il a pris un avion pour Bruxelles, avant d’aller à Paris, pendant qu’il était filé jour et nuit, à son  domicile comme au bureau. Comprenez alors ce qui s’est passé. En plus, on peut arrêter les personnes, les exiler, on peut même les tuer. Mais il n’est pas de même pour les idées et les convictions.

À propos de l'Auteur Koudize (Le Courrier N° 335 DU 23 OCTOBRE 2014)