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Mis à jour : il y a 1 heure 4 min

Uranium-Gate: la vraie vérité est au centre !

il y a 5 heures 7 min

Dans tous les pays du monde la mission d’un ministre des finances est une mission périlleuse et très difficile à accomplir, surtout s’il est rigoureux . Un bon ministre des finances a été toujours le mal aimé des services dépensiers et autres, la moindre erreur du ministre est vite mise à la lune des journaux .

S’il ne commet pas d’erreur , l’on cherchera toujours dans son passé ,ce n’est pas le Ministre Hassoumi Massaoudou qui va contredire cette assertion dans cette aire où l’assainissement est plus que nécessaire .

Le ministre des Finances devrait confier sa communication à une équipe compétente à cet effet , et utiliser son temps pour poursuivre l’assainissement des finances publiques qu’il a entamé, des mesures d’économies budgétaires sont très indispensables pour tendre vers un redressement économique et financier .

Entre autres , il peut être explorer la possibilité de revoir le train de vie de l’Etat, rationaliser les credits budgétaires, revoir la taille des certains postes politiques et administratifs , notamment la taille du gouvernement , de nos missions diplomatiques et postes consulaires à l’étranger, en tenant compte des moyens disponibles de l’Etat et de la conjoncture économique internationale.

A partir des éléments d’appréciations que le ministre Massaoudou Hassoumi a fourni à la presse , il appartiendrait comme il le préconisait lui même , à la presse de mener une enquête objective sur cette affaire de 200 milliards de francs CFA. Si la justice juge nécessaire , elle pourrait ouvrir une information judiciaire.

Des institutions comme le CENTIF et la HALCIA pourraient également éclairer l’opinion sur cette affaire. Le sage de Bandiagara , j’ai nommé Amadou Hampathé BA , que son âme repose en paix!

Disait :  » il y a ta vérité , il y a ma vérité , la vraie vérité est au centre  » Seul Dieu le plus puissant est parfait . Tendons vers la recherche de la perfection sans haine , ni violence verbale , mais dans la cohésion sociale . L’ assainissement entamé par le ministre devrait se poursuivre.

Le débat devrait tendre vers un véritable redressement économique et financier du pays .

À propos de l'Auteur Issoufou Boubacar Kado Magagi

Rencontre entre la Secrétaire Générale de l’OIF et les acteurs du processus électoral : Partage et échanges d’informations sur les élections de février et mars de 2016

il y a 8 heures 31 min

En visite de travail de 72 heures au Niger, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Mme Michaëlle Jean a rencontré hier dans l’ après-midi, les acteurs du processus électoral notamment les membres du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante du Niger (CENI) et les représentants des partis politiques regroupés au sein du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP).

L’OIF fait partie des grands partenaires de la CENI. En effet, lors des scrutins de février et mars 2016, cette institution a apporté son appui en expertise avérée en matière de gouvernance électorale. La rencontre d’hier a été une belle occasion pour la SG de l’OIF de partager avec tous les acteurs électoraux, les grandes étapes du déroulement de ces opérations notamment la question du fichier électoral.

« Nous avions voulu au cours de notre visite au Niger rencontrer les principaux acteurs du processus électoral pour nous enquérir un peu de ce qui s’est passé réellement au cours des dernières élections. Pour des élections apaisées, à la demande de la CENI, nous avions apporté notre contribution en mettant à leur disposition une équipe d’experts. Il est tout à fait important pour nous d’échanger sur certains aspects de cette collaboration» a dit en substance la Secrétaire Générale de l’Organisation Mme Michaëlle Jean.

Le Président de la Commission Electorale Nationale

Indépendante (CENI) M. Boubé Ibrahim s’est réjoui de constater que près de 50 ans après, l’OIF continue à manifester un réel intérêt à la marche du Niger notamment à son processus démocratique. Récemment, a rappelé le Président de la CENI, à l’initiative de la Commission électorale, l’OIF par la voie de Michaëlle Jean a bien voulu répondre favorablement à une demande du contrôle de fichier électoral nigérien et ce, dans un contexte marqué par la suspicion au sein de la classe politique. Selon lui, les remarquables travaux abattus ont permis d’aboutir à un consensus des principaux acteurs électoraux autour de la question du fichier électoral. Et, subséquemment cet appui a permis d’organiser des élections dans la quiétude et la sérénité requises.

«Cette assistance technique a été maintenue jusqu’à la fin des élections notamment par la présence permanente d’un expert que vous avez mis à notre disposition pour nous accompagner. A la fin des élections, il était nécessaire pour la CENI, le Gouvernement et l’ensemble des intervenants dans le processus électoral de faire une analyse critique du déroulement pour relever les insuffisances et faire des recommandations pour les élections à venir. Là également, vous n’avez pas hésité à mettre à notre disposition des experts dans la participation et l’animation d’un atelier qui a regroupé plus de 200 personnes » a-t-il indiqué.

M. Boubé Ibrahim a, au nom de la CENI, réitéré sa gratitude à l’OIF pour son appui constant avant de réaffirmer l’engagement de son institution à continuer à œuvrer avec l’OIF pour la poursuite du raffermissement des relations dans l’intérêt bien compris des deux institutions.

La parole fut ensuite donnée au Premier Vice-Président de la Commission électorale pour revenir sur le travail mené par les membres du Comité mis en place par le Premier Ministre SE Brigi Rafini. Ce comité était composé des experts de l’OIF et de l’ensemble des différents acteurs du processus électoral. Des documents contenant des rapports de commission et le rapport de la mission d’évaluation ont été également mis à la disposition de la SG de l’OIF pour d’amples informations.

Juste après ces échanges, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie s’est entretenue avec les représentants des partis politiques réunis au sein Du Conseil National de Dialogue Politique (CNDP).

À propos de l'Auteur Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

Uranium-Gate : les « bonnes feuilles » de l’Evènement, qui donne une tournure nouvelle….

il y a 8 heures 37 min

Apparemment, comme le titre de ce film, les « dieux sont tombés sur la tête »…..Dans sa parution de ce lundi, 20 février, « l’Evènement » (peut-être qui est loin d’être manipulé par l’opposition) est revenu à la charge dans la même affaire de « 200 milliards CFA » qualifiée de « vrai-faux virement ».

Dans un dossier, en double page, « l’Evénement » donne une nuance de taille : « Le Courrier » aurait l’information, mais serait « passé à côté » de la « bonne information », quand lui, Hassoumi serait dans une posture comparable à celle qui secoue actuellement François Fillon en France….

A en croire donc ce journal, la « vraie » information est que cette opération de 200 milliards CFA, aurait « été montée par les réseaux français, via AREVA et leurs amis nigériens au pouvoir (….) pour mobiliser à travers du faux, de l’argent devant servir à payer de rançon et libérer des otages enlevés à Arlit »…..

Plus loin, « l’Evènement », sous la plume de Moussa Aksar, assène « (…) partant des contrats signés entre AREVA et le Niger en juillet 2011 (…) le principe du trading a été trouvé dans le but de couvrir l’opération ».

« Pour ce faire, il y a eu tout d’abord la délivrance d’une « fausse facture » (le 25 novembre 2011) de la société Optima Energy Offshore SAL au Liban à la SOPAMINE pour la vente de 5,5 millions de livres d’uranium, soit 319 millions de dollars, correspondant à 200 milliards CFA ».

Selon le journal « cette facture, adressée à M. Hama Hamadou, alors directeur général de la SOPAMINE, atterrit curieusement chez Hassoumi Massaoudou (…) ce dernier prit soin de la signer sans qu’aucun document officiel ne l’autorise ».

Plus loin encore affirme « l’Evénement », le « même procédé a été utilisé pour un « faux virement » parti du compte de SOPAMINE logé à la BNP Paribas au profit de la société Optima. Sur l’ordre de virement figure la signature de Massaoudou ».

A en croire le bi-hebdomadaire , « avant ce jeu d’écriture, il a eu un système circulaire de transaction de 5,5 millions de livres d’uranium »……

A la lumière de ces nouveaux éléments qui viennent se rajouter à la sulfureuse affaire de « 200 milliards CFA » relative à une vente supposée d’uranium, les « choses » se tassent autour de quelques apparatchiks, et peut-être, seule la justice pourrait nous décanter une si « nébuleuse » énigme….financière.

Serait-ce qu’un autre point de presse est attendu pour nous dire alors qui « manipule », cette fois-ci « l’Evènement » pour que celui-ci livre de telles informations….

Dans tous les cas, le nombril est à découvert, le jour de la naissance, disent littéralement les Djerma ! Irkoye Dey Ma « Renaissance » Faba !

À propos de l'Auteur Saidou Djibril (Contribution FB)

Ouverture de la session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication, au titre du mois de Février 2017 : Six points inscrits à l’ordre du jour de ces assises dont l’examen et l’adoption du projet de délibération fixant la composition

il y a 8 heures 40 min

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) a débuté, hier, les travaux de sa session ordinaire au titre du mois de février 2017. C’est le président de ladite Institution M. Abdourahamane Ousmane qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette session.

Six points sont inscrits à l’ordre du jour de ces assises à savoir l’examen et l’adoption du procès-verbal de la session de Janvier 2017 ; information sur le CSC ; l’examen et l’adoption du projet de délibération fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil de publicité ; l’examen et l’adoption de l’avant-projet de délibération déterminant les conditions d’obtention de l’agrément d’exercice de la profession publicitaire par voie de presse ; l’examen et l’adoption des rapports du Conseil de Presse et questions diverses.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du CSC a indiqué que cette session ordinaire intervient quelques jours après l’adoption du Décret 2017-052 du 25 janvier 2017, régissant la publicité par voie de presse. Ce décret vient, selon M. Abdourahamane Ousmane, combler un vide juridique qui entravait le Conseil Supérieur de la Communication dans l’exercice de l’une de ses compétences majeures, qui est la régulation de la publicité par voie de presse. Or, explique-t-il, il est indéniable que l’impact de la publicité par voie de presse sur les consommateurs est énorme, surtout de nos jours, avec le développement vertigineux des technologies de l’information et de la communication. D’où la nécessité d’une part de protéger les citoyens contre la publicité mensongère et d’autre part d’organiser les activités publicitaires, en fixant le cadre général de contrôle et de régulation des contenus des publicités.

A cet effet, souligne le premier responsable du CSC, l’article 6 du décret 2017-052 du 25 janvier 2017 dispose : «les entreprises de publicité doivent, avant toute activité, obtenir au préalable un agrément du Conseil Supérieur de la Communication, après avis du Conseil de Publicité. Une délibération du CSC détermine les conditions d’obtention dudit agrément». Quant à l’article 27, il fixe les attributions du Conseil de Publicité. M. Abdourahamane Ousmane de préciser que «la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil de Publicité sont fixés par délibération du CSC».

Le président du CSC a enfin rappelé la mission du Conseil de Publicité qui dit –il est un organe consultatif créé auprès du CSC, chargé d’émettre des avis sur la réglementation de la publicité par voie de presse à la demande du CSC, d’émettre des avis sur tous les projets de textes à caractère législatif et réglementaire relatif au secteur de la publicité par voie de presse, de dresser des rapports périodiques sur le respect de la déontologie professionnelle et de la réglementation en matière de publicité par voie de presse, de proposer au CSC les modalités d’accès au marché publicitaire, de veiller au respect de l’accès équitable et effectif de la presse privée aux activités publicitaires de l’Etat et de ses démembrements, de proposer au CSC des mesures en vue d’un développement harmonieux du secteur de la publicité par voie de presse, d’élaborer son rapport sur le fonctionnement du secteur de la publicité par voie de presse qu’il soumet au Conseil Supérieur de la Communication.

À propos de l'Auteur Aïchatou Hamma Wakasso et Abdoul Aziz Ibrahim (stagiaire) (ONEP)

Séminaire gouvernemental : L’importance de la statistique dans la prise des décisions

il y a 8 heures 47 min

L’Institut National de la Statistique (INS) a organisé, hier après midi à la Primature, un séminaire gouvernemental sur le thème  »Importance et utilité de la statistique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques et programmes de développement et dans la lutte contre la pauvreté ». Au cours de cette rencontre, la directrice des statiques et des études démographiques et sociales à l’INS, Mme Kamil Halimatou Amadou Garba a expliqué aux participants l’importance de la prise en compte des données statistiques dans la prise des décisions. Cette rencontre qui a regroupé les membres du gouvernement s’est déroulée en présence du Premier ministre, SE. Brigi Rafini.


Au cours de cette rencontre, la directrice des statistiques et des études démographiques et sociale, Mme Kamil Halimatou Amadou Garba a présenté l’évolution de la situation socio-économique du Niger ; l’importance et l’utilité de la statistique et les contraintes et défis du Système statistique national (SSN) du Niger. Parlant de l’évolution de la situation socio-économique du Niger, elle a indiqué que grâce aux différentes données statistiques disponibles, une analyse de l’évolution de la situation socio-économique du Niger permet de relever les immenses efforts réalisés par le Niger depuis des décennies ainsi que les défis à relever.

Evoquant l’Indice de développement humain (IDH) et ses composantes, elle a souligné que depuis la création de cet indice en 1990, l’IDH du Niger était nettement plus faible que celui des autres pays. Cependant, a-t-elle reconnue, il n’a cessé de croitre.

Ainsi 1990 et 2014, le taux d’accroissement moyen annuel de l’IDH du Niger était de 1,95%, soit l’un des plus élevés au monde. Selon Mme Kamil Halimatou Amadou Garba, l’analyse de la situation socioéconomique du Niger fait ressortir une nette amélioration de nombreux indicateurs socioéconomiques et d’agrégats macroéconomiques.

Pour ce qui est de l’importance et de l’utilité de la statistique, elle a souligné que la statistique sert aussi à mesurer les faits sociaux et économiques ; à évaluer l’impact des politiques et stratégiques de développement ; à estimer les récoltes ; à évaluer les besoins en vaccins ; à établir les besoins des sinistrés en cas de catastrophes et à estimer les besoins en matériels et infrastructures scolaires, sanitaires.

La directrice des statistiques et des études démographiques et sociales à l’INS, a ajouté que la statistique est un outil, un instrument précieux d’aide à la prise de décision. «Pour élaborer, mettre en œuvre et évaluer une politique, un programme de manière efficiente, il faut disposer d’un bon système statistique national, opérationnel et fonctionnel », a-t-elle indiqué.

Evoquant les défis du Système statistique national du Niger, elle a précisé qu’ils consistent à produire régulièrement des données statistiques fiables et de qualité et satisfaire les nombreux besoins des utilisateurs des données statistiques notamment le gouvernement. Quant aux contraintes, elles ont pour noms la faiblesse de la culture statistique à tous les niveaux, l’insuffisance de la coordination statistique et l’insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières.

Mme Kamil Halimatou Amadou Garba a invité les décideurs à prendre les mesures comme le renforcement du cadre institutionnel du SSN notamment la révision de la loi statistique et la mise en place d’un Fonds National de développement de la statistiques (FNDS), le renforcement de l’INS et des Directions des statistiques des différents ministères en ressources humaines en quantité et en qualité et enfin le renforcement de l’INS et des directions des statistiques des différents ministères en ressources financières et matérielles suffisantes pour l’accomplissement de leurs missions.

À propos de l'Auteur Mamane Abdoulaye(onep)

200 milliards FCFA dans un paradis fiscal et boum Massaoudou « irradié »

20/02/2017

Le ministre des Finances du Niger répond aux critiques
Hassoumi Massaoudou, ministre de l’Intérieur du Niger.
© François de Labarre

Depuis un certain temps, une sordide affaire de 200 milliards FCFA virés sur un compte bancaire domicilié à Dubai,  fait la « UNE » des médias nationaux et internationaux, des réseaux sociaux et des causeries des fadas  au Niger . 200 milliards, c’est vraiment énorme ! Il  y a quelques années, cette somme représentait le montant du budget global de l’Etat du Niger.

Les journaux hexagonaux s’en donnent à cœur joie et notre pays est devenu la risée de la communauté internationale qui se demande comment dans un pays pauvre, le dernier de la planète en matière d’indice de développement humain, peut-on dissimuler 200   milliards FCFA dans un paradis fiscal alors que tout est prioritaire ?

Pourquoi Dubai ? A quel but ? A quelle fin ?

Avant de répondre à toutes ces questions, à toutes ces interrogations, analysons sans partie pris cette affaire, de la révélation du Journal Le Courrier, aux réponses du Ministre Hassoumi Massaoudou en passant par les réactions pertinentes des internautes.

D’après le courrier, le 9 novembre 2012, Olivier Wantz, accompagné de deux autres hauts représentants d’Areva, a reçu à Paris, Hassoumi Massaoudou, ministre-directeur de Cabinet du Président Mahamadou Issoufou en l’absence de Omar Hamidou Tchiana, ministre d’État chargé des mines, pourtant présent à Paris.

Selon toujours le journal, en juillet 2011, Areva UG, le groupe commercial d’Areva Groupe, a vendu une très forte quantité d’uranium du Niger à la société Energo Alyans, une société de distribution russe qui ne s’intéressait pas, du moins jusqu’alors, au commerce d’uranium ou même au négoce de matières premières. Le 24 novembre suivant, la société Energo Alyans a vendu cet uranium à la société Optima Energy Offshore SAL au Liban.

Les deux ventes ont été notifiées à la société Areva. Selon une source proche du dossier, un virement bancaire de 319 millions de dollars, soit près de 200 milliards de francs CFA, a été fait le 12 décembre 2011 du compte de Sopamin logé à BNP Paribas, à Paris, au compte d’Optima à Dubai. Au bas du document, on voit clairement la signature de Hassoumi Massaoudou. Ce qui pose le problème de la gestion des comptes de la Sopamin.

La question que tout le monde se pose dans cette affaire, et elle va de soi, c’est de savoir, que vient faire Hassoumi Massaoudou dans une telle transaction ?

Ministre-directeur de cabinet du Président de la République au moment des faits, Hassoumi Massaoudou est aussi l’homme qui a apposé sa signature au bas de la facture de la société Optima adressée à la Sopamin, en novembre 2011.

  1. Pourquoi Hassoumi Massoudou s’était-il retrouvé au centre de cette transaction en lieu et place du ministre des Mines ou du directeur général de la Sopamin ?
  2. Pourquoi Hassoumi Massoudou, qui n’est ni ministre des mines ni membre du conseil d’administration de la Sopamin doit-il apposer sa signature, d’une part sur la facture de la société Optima ; d’autre part, sur le virement bancaire en qualité de donneur d’ordre ?
  3. Qui était véritablement l’ordonnateur des dépenses de la Sopamin ?
  4. Pourquoi ce virement bancaire de la Sopamin à la société Optima alors qu’il n’existe a priori aucun rapport commercial entre ces deux société ?

Dans sa réponse, Hassoumi Massaoudou rétorque que tout est faux, c’est un montage grossier et grotesque, malheureusement sans apporter la moindre preuve pour démentir les allégations du journal. Selon lui, « Aucun gramme d’uranium n’a échappé à la vente et au contrôle de l’Etat ». Le processus de la vente de l’uranium nigérien est clair et la traçabilité des opérations est on ne peut plus transparente.

Pour lui en 2011 la production d’uranium au Niger ne dépasse guère les 4000 tonnes alors que le Courrier fait cas de 5000 tonnes. Et même si c’était vrai que le Niger avait produit 5000 tonnes, il ne pouvait pas en disposer à sa guise du moment où la clef de répartition de l’uranium au Niger est telle que les partenaires ou actionnaires nationaux et internationaux chacun est servi au prorata de sa participation.

Il y a de la manipulation, du montage, dans cette affaire  de transaction de 200 milliards CFA, il n’y aurait eu qu’une « mignonne » affaire de moins d’un milliard CFA ayant servi à l’achat de matériels roulants à la garde présidentielle.

Cette réaction n’a visiblement pas convaincu grand monde même au sein de la majorité au pouvoir. Le journal parle de 200 milliards FCFA, logés quelque part à Dubai sur ordre de Hassoumi Massaoudou, qui n’est ni DG de Sopamin, ni Ministre en charge des Mines à l’époque des faits et qui ne dispose d’aucune autorité pour le faire; Massaoudou parle de 800 millions offerts gracieusement à notre pays à travers un circuit alambiqué et du circuit de notre uranium.

Alors qu’en est-il des 200 milliards ? Où sont-ils passés ? Pourquoi c’est Massaoudou qui a signé les documents ? Ou alors, les documents brandis par le journal ‘’Le Courrier’’, sont-ils authentiques ? Pourquoi est-il en même temps le vendeur et l’acheteur ? Pourquoi tout ce scénario pour uniquement 800 millions pour un Etat comme le Niger ? Cette opération est-elle légale ? Régulière ? Pourquoi, pourquoi ?…

Voilà les questions auxquelles les Nigériens attendent des réponses claires et plus nettes. C’est d’ailleurs pour avoir des éclaircissements et lever tout doute possible, que M. Waziri Idrissa Dan Madaoua, un des ténors du PNDS en Europe a posté cette réaction on ne peut plus pertinente :

« Cher Camarade MASSAOUDOU, nous vous faisons de bon cœur crédit de votre bonne foi. Mais nous ne pouvons avoir la naïveté de vous croire sur parole. Les accusations sont d’une extrême gravité, qu’une conférence de presse ne peut suffire pour balayer les doutes même chez nous les alliés convaincus.

Cette affaire de trading, est sorti du circuit normal de la vente de notre uranium; vous êtes intervenu alors même que vous n’étiez pas le Ministre de tutelle, ou même patron de la SOPAMIN, cette procédure quoi que anormale, ne choque pas, tous les pays du Monde en font usage. Mais là l’accusation a brandit des preuves, nous attendons de vous, pour appuyer votre bonne foi présumé des preuves.

A titre d’exemple, vous pouvez déjà demander au Trésor de rendre public la preuve du virement des 800 millions. Mais pour que l’opinion heurtée, puisse retrouver la confiance placée dans ses gouvernants, le parquet doit immédiatement se saisir de cette affaire sans complaisance aucune, ça serait pour vous une occasion en or de prouver votre bonne foi.

Vive la justice pour tous… »

Quant à Moussa Tchangari, il se demande quelles  sont les raisons pour lesquelles cet argent a été transféré sur un compte bancaire domicilié à Dubai ?

Pour lui, à la lumière des dispositions de la Constitution du 25 novembre 2010, qui constituent une grande nouveauté au Niger depuis l’indépendance du pays, on retiendra que l’un des principes forts posés par le texte fondamental nigérien est l’obligation de transparence. Cette obligation porte sur la publication intégrale (c’est important de le souligner) des contrats et des revenus versés à l’État au journal officiel de la République du Niger. La question est de savoir s’il est possible de trouver trace dans le Journal officiel, même des 800 millions FCFA que le Ministre dit avoir obtenu d’AREVA, sans aucune contrepartie ?

Si la réponse à cette question est positive, alors on peut se demander si l’utilisation de cet argent, rien que de cet argent, peut se justifier au regard des dispositions de l’article 153 qui indique clairement les domaines prioritaires d’investissement des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles et du sous-sol ?

Le Ministre affirme que cet argent a été utilisé pour l’achat de véhicules pour la garde présidentielle; et on se souvient que son prédécesseur, Gilles Baillet, avait soutenu, il y a quelques années, qu’une partie de l’aide budgétaire d’AREVA, inscrite au budget de l’État à l’époque, devrait servir à l’achat de l’avion présidentiel.

Au regard de la fierté affichée par le Ministre Massoudou au sujet de 800 millions obtenus d’AREVA, la question est de savoir si l’article 153 permet d’utiliser cette somme pour acheter des véhicules pour la garde présidentielle. Chacun peut avoir sa propre réponse à cette question, mais tout le monde aura compris que la ligne de défense du Ministre Massoudou est difficilement tenable.

Elle est d’autant plus intenable, que chaque année, l’Assemblée nationale vote un budget conséquent pour la garde présidentielle, qui est laissé à la discrétion du Minitre Directeur de Cabinet du Président de la République.

D’autre part, les dépenses de plus de 500 millions font l’objet de déclaration en Conseil des Ministres, cette procédure légale a-t-elle été respectée dans cette affaire ?

En permettant à des tiers de spéculer sur notre uranium, le Niger n’enfreigne- t-il pas les lois de la Communauté internationale et les règles de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique ?

Logé l’argent public dans des paradis fiscaux ne peut-il pas nous conduire à être classé comme un Etat voyou ?

C’est pourquoi, il est urgent et impérieux de sortir avec des arguments convaincants et preuve à l’appui pour éteindre l’incendie.

Il faut jeter aux calendres grecques l’argument facile de trouver Hama Amadou derrière tous les maux du Niger. L’honneur du Niger et la dignité de son peuple ont été bafoués par ces affaires puantes.

Monsieur le Président de la République, vous avez l’habitude de clamer que « sai in bango ya tsage, kadangare ga shiga », autrement c’est lorsque le mur se fissure que le margouillat rentre.

Aujourd’hui notre mur commun s’est lézardé, et ce ne sont pas des margouillats qui sont rentrés mais des crocodiles aux dents acérées et longues. Il est temps d’agir.

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam Info News

AFFAIRE 200 MILLIARS : REACTION DU MINISTRE DES FINANCES

20/02/2017

Hier, 18 février 2017 , le Ministre des finances agissant en tant qu’ancien Dircab du PRN était face à la presse relativement à l’affaire de 200 milliards d’uranium occupant la « une » de l’actualité.
Le ministre s’est plus apesanti sur le processus de vente d’uranium nigerien même si par ailleurs il a révélé une transaction qui avait apporté à notre pays 800 millions de nos francs.

Pendant que nous y sommes, un article du journal français « Marianne » faisait, cas, en 2015 de transactions portant sur 5,5 millions de livres d’uranium entre EnergoAlyans, Areva UG, optima Energy et Sopamin.

Le journal produisait deux lettres des 24 et 25 novembre 2011 qui matérialisent les transactions. Marianne explique que « le parquet national financier a été alerté de mouvements financiers suspects entre une filiale du groupe nucléaire, Areva UG, spécialisée dans le trading d’uranium et plusieurs intermédiaires situés en Russie , au Liban et au Niger ».

La meilleure explication qui vaille relativement à cette affaire de 200 milliards d’uranium doit être devant magistrat.

Le pôle financier nigerien doit s’en saisir en vue d’élucider cette affaire.

 » la justice étant le principe vital qui donne corps à la Nation et qui en maintient la cohésion ».

Seule une explication devant magistrat peut contenter les citoyens.

À propos de l'Auteur Elhadji Idi Abdou (Contribution FB )

Audience à la Présidence de la République : Le Chef de l’Etat reçoit la secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie

20/02/2017

Le Président de la République, SEM. Issoufou Mahamadou a reçu, samedi en fin d’après-midi, la secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Mme Michaëlle Jean. A sa sortie de cette rencontre avec le Chef de l’Etat, la secrétaire générale de l’OIF a déclaré qu’il était important pour le Président Issoufou Mahamadou et pour elle même de poursuivre la discussion engagée sur les stratégies qui sont déterminantes pour le développement humain et économique durable du Niger.

«Et je suis très heureuse que ce rêve, pour moi, se réalise, de venir au pays même pour discuter sur les stratégies, entre autres, de la santé, de l’éducation, de la mobilisation, de la formation, de la création d’emplois… que sur toutes ces dispositions, nous contribuerons à déployer ici, des incubateurs pour soutenir l’entreprenariat, la formation professionnelle, développer des partenariats économiques, renforcer la compétitivité etc…

Pour tout cela, il est important d’avoir ces échanges de proximité ; de venir aussi dans le pays même pour entendre les acteurs économiques ; voir sur cette terre qui a lancé les premiers appels sur la lutte contre la désertification, comment on peut avancer et rappeler cette vision qui est venue d’ici, mais en renforçant le développement des économies vertes.

C’est aussi ici, que l’OIF a su, avec le Niger développer une vraie stratégie pour ce secteur des économies vertes, les emplois verts pour les jeunes et la formation professionnelle en ce sens. Je suis très heureuse de venir sur cette terre où l’on a pensé une vision en matière énergétique avec le solaire ; l’un des points de notre discussion avec le Président. Notamment sur comment on peut accompagner le Niger sur le plan énergétique mixte où l’on pourrait allier l’hydro-électrique et le solaire.

L’OIF a une coopération très active avec le Niger : nous étions là durant le processus électoral, ainsi que pour le fichier électoral et l’audit de celui-ci. Là, nous revenons avec une mission sur le plan de l’accompagnement du développement économique et humain durable».

À propos de l'Auteur A. Tchiroma (ONEP)

«Je n’ai aucun regret d’avoir fait empocher à l’Etat nigérien 800 millions de FCFA sans avoir vendu un seul gramme d’uranium (…) et à travers des opérations de «trading» légales, régulières»…

20/02/2017

Le ministre des Finances M. Massoudou Hassoumi

Le ministre des Finances M. Massoudou Hassoumi, a animé samedi dernier une conférence de presse au cours de laquelle, il a apporté des clarifications concernant l’affaire de 200 milliards de FCFA ayant dominé la une de l’actualité sur certains médias nationaux cette semaine. Ainsi, le ministre a confié que notre pays a, au cours de l’année 2011 produit 4.000 tonnes d’uranium d’une part et d’autre part que le soit disant virement de 200 milliards n’a jamais été effectué comme le suggère le journal.

Selon le ministre, le Niger a bénéficié de 800 millions de FCFA dans le cadre d’une activité de  »trading ». Et l’argent a permis d’effectuer des dépenses publiques notamment l’acquisition des véhicules destinés à la Garde Présidentielle. Par la même circonstance le ministre des Finances a répondu à d’autres questions notamment celles relatives à l’affaire dite Africard, aux arriérés de salaires des agents de la Communauté Urbaine de Niamey.

A l’entame de ses propos le ministre des Finances Massoudou Hassoumi a d’abord rappelé que le journal Le Courrier a annoncé en grand titre dans une de ses parutions que « près de 200 milliards virés dans un compte bancaire à Dubaï ». Le journal suggère que la somme virée est le produit de la vente de 5.000 tonnes d’uranium nigérien qu’il aurait vendu de manière frauduleuse et que l’argent issue de la vente aurait été déposé dans un compte bancaire à Dubaï au moment où M. Massoudou Hassoumi était Directeur de Cabinet du Président de la République.

En réponse, le ministre est revenu dans son intervention sur le mécanisme de la vente de l’uranium à partir de la production du Niger. A cet effet, il a indiqué que les sociétés habilités à produire et vendre l’uranium nigérien sont la Somaïr et la Cominak. Et ces sociétés vendent leurs produits à deux (2) catégories de personnes morales notamment ses actionnaires étrangers et nationaux.

Chacun des actionnaires achète de l’uranium auprès de ces deux sociétés en fonction de sa participation conformément à leurs actions. C’est pourquoi le ministre des Finances a confié qu’il n’est pas possible d’avoir des achats et des ventes d’uranium de manière clandestine dans notre pays. « Toutes les opérations d’achat et de vente de l’uranium se font de façon transparente et connue de tous du fait que les activités uranifères sont contrôlées au niveau national et même par l’Agence International de l’Energie Atomique (AIEA) » a indiqué le ministre Massoudou.

Par ailleurs, les actionnaires acquièrent chaque année l’uranium au même prix Niger fixé par les sociétés en charge de la vente de ladite matière. Parlant de la production nigérienne, il a mentionné que la quantité produite chaque année est aussi connue par tous et répartie entre les actionnaires selon leurs actions.

Le ministre des Finances a rappelé que la production 2011 du Niger était d’environ 4.000 tonnes. « Selon la logique du journal en question, cela veut dire que la SOPAMIN a acheté les 4.000 tonnes et complété les milles tonnes ailleurs afin d’avoir les 5000 tonnes qu’il a vendu. Les autres actionnaires notamment la société française AREVA, les Japonais et les Espagnoles sont donc restés faire des achats cette année. Ce qui est impossible » explique M. Massoudou Hassoumi. Il a d’ailleurs demandé à ceux qui le veulent d’aller vérifier dans le livre de la SOPAMIN si ladite société a une fois vendu 5.000 tonnes d’uranium.

« Aucun gramme d’uranium n’a échappé à la chaine transparente et connue d’achat et de vente d’uranium dans notre pays » a martelé le ministre des Finances. En outre, il a souligné qu’à l’avènement des autorités actuelles au pouvoir en 2011, AREVA leur a notifié qu’ils ont l’habitude de faire du  »trading » sur le marché de l’uranium, sur le marché boursier.

Il a indiqué que le  »trading » est une activité régulière et AREVA a avoué avoir une filiale qui était à l’époque une société allemande. Cette société allemande était partenaire de la SOMAÏR et AREVA a fini par racheter la société. Selon le ministre, le Niger peut gagner quelque chose si la société arrive à avoir un gain ‘à travers le  »trading ». Il suffit seulement de mettre le nom de la SOPAMIN. C’est donc sur cette base, qui le ministre (alors Directeur de cabinet du président de la République) a appelé le directeur général de la SOPAMIN de l’époque M. Hama Amadou pour lui expliquer que le Niger va gagner 800 millions de FCFA à l’issue de cette opération.

Il a, à cet effet, précisé que la transaction a été faite et la somme de 800 millions a été virée dans le compte de la SOPAMIN. «C’est ce que le Niger a gagné dans cette transaction de  »trading » qui n’a rien à voir avec l’uranium du Niger. La SOPAMIN n’a rien fait sauf sa signature et le pouvoir donné à son directeur général » a-t-il relevé.
Le ministre des Finances a par la suite confié avoir instruit le directeur général de la SOPAMIN de verser cette somme au trésor public.

La somme qui a été versée au trésor public a été utilisée pour faire des dépenses publiques notamment l’acquisition des véhicules pour la Garde Présidentielle. « Dans le cadre de ce  »trading » l’argent a transité par une Banque arabe à Dubaï et les gens d’Africard ont vu et opposé ça à AREVA en disant qu’AREVA a des relations avec la SOPAMIN et voilà la preuve. C’est pour ça que cette affaire est sortie » a relevé M. Massoudou Hassoumi. Le ministre des Finances est par ailleurs revenu sur la question d’Africard qui est une société libanaise ayant obtenu le contrat de fabrication de passeport, qui n’a confectionné aucun et qui réclame le remboursement de la somme de 26 milliards de FCFA par l’Etat du Niger.

Le ministre des Finances a noté que la société n’est pas à son premier coup, elle a d’ores déjà escroqué d’autres pays. «Mais notre pays ne se laissera pas gruger comme d’autres » a-t-il clamé.

M. Massoudou Hassoumi a fustigé et condamné le comportement de certains citoyens nigériens qui soutiennent l’escroquerie organisée de cette société libanaise. « Je n’ai aucun regret d’avoir fait empocher à l’Etat nigérien 800 millions de FCFA sans avoir vendu un seul gramme d’uranium, sans avoir participé à quoi que ça soit et ce sont des opérations de  »trading » légales, régulières que AREVA fait. Tous les grands groupes miniers intervenant sur le marché des matières premières le font » a-t-il déclaré. Concernant l’affaire dite Africard, le ministre des Finances a rassuré que l’Etat du Niger ne payera rien, et notre pays sortira victorieux de la bataille juridique engagée dans cette affaire.

Par rapport aux arriérés des agents de la Communauté Urbaine de Niamey, le ministre a indiqué que c’est une question qui concerne la Communauté Urbaine de Niamey en tant que Collectivité Territoriale. Il a notifié que la Communauté Urbaine a toujours pris l’argent qu’elle dispose au niveau du Trésor. « Le maire sait les opérations qu’il fait avec d’autres banques non avec le Trésor. Si la Communauté urbaine a de l’argent au Trésor, il n’y a pas de raison que nous le bloquions surtout que nous connaissons la situation de ces travailleurs.

D’ailleurs elle paie ses fournisseurs. Nous n’avons rien à voir dans tout ça, nous payons la mairie ce qu’elle a et nous souhaitons que la mairie ait les conditions et la gestion qui lui permettent de payer ses travailleurs » a dit M. Massoudou Hassoumi.

À propos de l'Auteur Laouali Souleymane(onep)

Scandale autour de 200 milliards : une lecture rapide de la Constitution pour éclairer l’opinion

20/02/2017

Moussa Tchangari, secrétaire général d’Alternative Espaces Citoyens Niger (AEC)

Après la publication par le journal « Le Courrier » d’un article traitant d’une affaire d’environ 200 milliards FCFA versés sur un compte bancaire domicilié à Dubai, le Ministre de finances, M. Massoudou Hassoumi, a tenu un point de presse pour apporter sa version de l’affaire. C’est un geste qu’il faut saluer de la part d’une autorité gravement mise en cause, même si les explications de Monsieur le Ministre ont soulevé plus de questions qu’elles n’ont apporté de réponses.


Quelles que soient les raisons pour lesquelles cet argent a été transféré sur un compte bancaire domicilié à Dubai, et même s’il est le produit d’une transaction licite, on ne peut s’empêcher de s’interroger si un Directeur de cabinet a qualité pour agir dans une telle affaire, négocier avec une société minière en l’absence du Ministre en charge du secteur; et ce, même si l’on admet que les pourparlers qu’il a conduit avec les responsables d’AREVA ont permis au Niger d’engranger, sans aucune contrepartie, la bagatelle (???) de 800 millions FCFA, finalement utilisée pour l’achat de véhicules pour le compte de la garde présidentielle.

En tout cas, si l’on examine la section 2 du titre VII de la Constitution du 25 novembre 2010, consacrée à l’exploitation et à la gestion des ressources naturelles et du sous-sol, il est clair que dans cette affaire il y a au moins une violation manifeste de certaines dispositions du texte fondamental.

Voici pour rappel ce que dit la Constitution au sujet de l’exploitation et de la gestion des ressources naturelles et du sous-sol :

-Article 148 : Les ressources naturelles et du sous-sol sont la propriété du peuple nigérien. La loi détermine les conditions de leur prospection, de leur exploitation et de leur gestion.

-Article 149 : L’État exerce sa souveraineté sur les ressources naturelles et du sous-sol. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles et du sous-sol doit se faire dans la transparence et prendre en compte la protection de l’environnement, du patrimoine culturel ainsi que la préservation des intérêts des générations présentes et futures.
-Article 150 : Les contrats de prospection et d’exploitation des ressources naturelles et du sous-sol ainsi que les revenus versés à l’État, désagrégés, société par société, sont intégralement publiés au journal officiel de la République du Niger.

-Article 151 : L’État s’assure de la mise en oeuvre effective des contrats d’exploration et d’exploitation octroyés.
-Article 152: Les recettes réalisées sur les ressources naturelles et du sous-sol sont réparties entre le budget de l’État et les budgets des collectivités territoriales conformément à la loi.

-Article 153 : L’État veille à investir dans les domaines prioritaires, notamment l’agriculture, l’élevage, la santé et l’éducation, et à la création d’un fonds pour les générations futures.

A la lumière de ces dispositions de la Constitution du 25 novembre 2010, qui constituent une grande nouveauté au Niger depuis l’indépendance du pays, on retiendra que l’un des principes forts posés par le texte fondamental nigérien est l’obligation de transparence. Cette obligation porte sur la publication intégrale (c’est important de le souligner) des contrats et des revenus versés à l’État au journal officiel de la République du Niger. La question est de savoir s’il est possible de trouver trace dans le Journal officiel, même des 800 millions FCFA que le Ministre dit avoir obtenu d’AREVA, sans aucune contrepartie ?

Si la réponse à cette question est positive, alors on peut se demander si l’utilisation de cet argent, rien que de cet argent, peut se justifier au regard des dispositions de l’article 153 qui indique clairement les domaines prioritaires d’investissement des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles et du sous-sol ?

Le Ministre affirme que cet argent a été utilisé pour l’achat de véhicules pour la garde présidentielle; et on se souvient que son prédécesseur, Gilles Baillet, avait soutenu, il y a quelques années, qu’une partie de l’aide budgétaire d’AREVA, inscrite au budget de l’État à l’époque, devrait servir à l’achat de l’avion présidentiel.

Au regard de la fierté affichée par le Ministre Massoudou au sujet de 800 millions obtenus d’AREVA, la question est de savoir si l’article 153 permet d’utiliser cette somme pour acheter des véhicules pour la garde présidentielle. Chacun peut avoir sa propre réponse à cette question, mais tout le monde aura compris que la ligne de défense du Ministre Massoudou est difficilement tenable.

Cette affaire de 200 milliards FCFA virés sur un compte bancaire domicilié à Dubai, tout comme les autres affaires qui font la « Une » des médias nationaux et des causeries des fadas, constitue un signe évident de la mauvaise gouvernance caractéristique du régime en place; mais, elle constitue aussi une ultime opportunité pour le Président Issoufou de montrer au peuple nigérien qu’il n’y est nullement mêlé et qu’il n’entend point laisser son pays aller à la dérive.

C’est l’occasion pour lui de montrer que les Nigériens ont des raisons de ne pas désespérer de sa présidence.

À propos de l'Auteur Moussa Tchangari

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 17 FEVRIER 2017

20/02/2017

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour, vendredi 17 février 2017, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur ISSOUFOU MAHAMADOU, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant prorogation des mandats des conseils municipaux et régionaux.

Le présent projet de décret a pour objet le renouvellement de la prorogation des mandats des conseillers municipaux, de ville et régionaux pour une durée de six (6) mois, à compter du 17 février 2017, conformément aux dispositions de la loi n° 2016-02 du 27 avril 2016, modifiant l’ordonnance n° 2010-54 du 17 septembre 2010, portant Code Général des Collectivités Territoriales de la République du Niger.

II. AU TITRE DU MINISTERE DU PETROLE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant organisation du Ministère du Pétrole.

Le décret n° 2016-572/PRN du 19 octobre 2016, portant remaniement des membres Gouvernement, modifié par le décret n° 2016-622/PRN du 14 novembre 2016 a scindé le Ministère de l’Energie et du Pétrole en deux Ministères : le Ministère de l’Energie et celui du Pétrole.

Le présent projet de décret intervient pour organiser le nouveau Ministère du pétrole et le doter ainsi d’un cadre juridique nécessaire à son fonctionnement.

III. AU TITRE DU MINISTERE DES FINANCES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

3.1. Projet de décret modifiant et complétant le décret n° 2016-387/PRN/MF du 22 juillet 2016 portant organisation du Ministère des Finances.

La présente modification vise à mieux harmoniser l’organisation du Ministère des Finances avec celles des autres Ministères dont ils partagent certaines sphères de compétences.

3.2. Projet de décret modifiant le décret n° 2013-388/PRN/MF du 13 septembre 2013, portant approbation des statuts de l’établissement public à caractère professionnel dénommé « Bureau National de la Carte Brune CEDEAO, en abrégé BNCB ».

Le Bureau National de la Carte Brune CEDEAO, créé par la loi n° 2013-20 du 22 avril 2013, est un établissement public à caractère professionnel, dont les statuts ont été approuvés par le décret n°2013-388/PRN/MF du 13 septembre 2013.

Après trois (3) ans de mise en œuvre, il a été constaté que lesdits statuts présentent certaines lacunes. Le présent projet de décret intervient pour pallier ces insuffisances.

3.3. Projet de décret portant sur le gel administratif de fonds, biens et autres ressources financières dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération.

La lutte contre le blanchiment des capitaux et le terrorisme amorcée depuis les années 2000 et le combat récent engagé contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive constituent des défis considérables. Le gel et le recouvrement des avoirs criminels sont déterminants dans la lutte contre le crime organisé et la corruption dans le but de priver les délinquants dans leurs profits illicites et de prouver que le crime ne paie pas.

C’est dans cette perspective que la Convention des Nations Unies pour la répression du financement du terrorisme adoptée le 09 décembre 1999 et les résolutions 1267 de 1999 et 1373 de 2001 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont mis l’accent sur les sanctions financières ciblées en imposant aux Etats de geler sans délai les fonds, les biens et les autres ressources financières des personnes, des entités ou des organisations terroristes, de tous ceux qui leur sont associés ou qui agissent sur leurs instructions afin d’arrêter le flux vers des groupes terroristes ainsi que son usage par ces derniers.

Le Niger en intégrant la nouvelle loi uniforme du 02 juillet 2015 sur le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans son ordonnancement juridique, a expressément prévu dans la loi n°2016-33 du 31 octobre 2016, relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en ses articles 100 à 103 le gel des fonds, biens et autres ressources financières.

Le présent projet de décret définit le gel administratif et désigne les structures chargées de sa mise en œuvre ainsi que leur fonctionnement, les effets du gel, les voies de recours et la procédure à suivre par toute personne physique ou morale dont les fonds, les biens ou d’autres ressources financières ont été gelés ainsi que la gestion des avoirs criminels gelés.

IV. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.

4.1. Requêtes.

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé une (1) requête aux fins de levée d’immunité parlementaire d’un député et deux (2) requêtes aux fins de mise en accusation de deux (2) anciens Ministres.

Ces trois (3) requêtes seront transmises à l’Assemblée Nationale.

4.2. Projet de décret portant approbation des Statuts de l’Ecole de Formation Judiciaire du Niger (EFJN).

L’école de Formation Judiciaire du Niger (EFJN) a été créée par le décret n° 2015-583 du 10 novembre 2015. L’article 9 dudit décret précise que « les statuts fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’école de Formation Judiciaire du Niger sont approuvés par décret pris en Conseil des Ministres ».

Le présent projet de décret intervient pour satisfaire à cette exigence et mettre en place le cadre organisationnel nécessaire au fonctionnement de cette école.

V. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L’INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L’EXTERIEUR.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

5.1. Projet de loi autorisant la ratification de la Convention de Minamata sur le Mercure adoptée le 10 octobre 2013 à Kumamoto (Japon).
L’objectif de cette Convention est de protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques du mercure et de ses composés.

La ratification de cette Convention de Minamata permettra au Niger de marquer sa volonté et sa disponibilité de réglementer et de contrôler les importations, les utilisations, les émissions et rejets du mercure et de ses composés pour protéger la santé humaine, la sécurité nationale et l’environnement.

5.2. Projet de loi autorisant l’adhésion de la République du Niger au Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac adopté le 12 novembre 2012 à la cinquième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte antitabac, tenue à Séoul (République de Corée) du 12 au 17 novembre 2012.

Le présent protocole, qui constitue une adjonction à la Convention-Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, vient répondre à l’impérieuse nécessité de parer au commerce illicite des produits du tabac et à ses graves conséquences sur la santé publique.

Son objectif global est d’éliminer toutes les formes de commerce illicites des produits du tabac, conformément aux dispositions de l’article 15 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Ces deux (2) projets de lois seront transmis à l’Assemblée Nationale pour adoption.

5.3. Projet de décret règlementant l’utilisation des salons Officiels de l’Aéroport International Diori Hamani de Niamey.

Il s’agit à travers le présent projet de décret d’organiser l’usage des Salons Officiels de l’Aéroport International Diori Hamani, afin de les rendre conformes aux standards de l’OACI en matière de gestion des installations aéroportuaires et de mieux prendre en charge la question relative à la protection des hautes personnalités et à la sécurité des installations.

Il intervient aussi pour combler un vide relatif à certains aspects non encore pris en compte par la réglementation antérieure. Le présent projet de décret structure les Salons de l’Aéroport International Diori Hamani de Niamey en trois (3) catégories à savoir le Salon Présidentiel, le Salon Ministériel et Diplomatique et le Salon d’Honneur.

VI. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES ET DE L’HABITAT.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant modification du décret n° 2016-389/PRN/MD/H du 22 juillet 2016 portant organisation du Ministère des Domaines et de l’Habitat.

Le présent projet de décret est initié pour prendre en compte les réaménagements intervenus concernant les attributions respectives en matière domaniale et cadastrale du Ministre des Domaines et de l’Habitat et du Ministre des Finances.

VII. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté le projet de décret portant organisation du Ministère de l’Energie.

Le présent projet de décret fait suite au remaniement des membres Gouvernement objet du décret n° 2016-572/PRN du 19 octobre 2016, modifié par le décret n° 2016-622/PRN du 14 novembre 2016, qui a consacré la création du Ministère de l’Energie.

Il s’agit par ce projet de décret de donner à cette nouvelle structure le cadre organisationnel nécessaire à son fonctionnement.

1. MESURES NOMINATIVES.

Le Conseil des Ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

(SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT)

· Monsieur Salifou Madou Kelzou, est nommé conseiller technique du Secrétaire Général du Gouvernement.

· Monsieur Moussa Adamou, inspecteur principal de trésor, Mle 53775/P, est nommé directeur des ressources au Secrétariat Général du Gouvernement.

AU TITRE DU MINISTERE DU PETROLE.

· Monsieur Mahamadou Abara, financier comptable, est nommé directeur de cabinet du Ministre du Pétrole.

· Monsieur Amadou Maliki, inspecteur principal du trésor, Mle 50942/M, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère du Pétrole.

AU TITRE DU MINISTERE DU PLAN.

· Monsieur Bakoye Saâdou, directeur administratif, Mle 62965/E, est nommé secrétaire général du Ministère du Plan.

· Monsieur Elhadji Sani Lamine, inspecteur principal du trésor, Mle 55230/W, est nommé directeur des ressources financières et du matériel au Ministère du Plan.

· Monsieur Lagadou Ibrahim, directeur administratif, Mle 116455/N, est nommé directeur des ressources humaines au Ministère du Plan.

· Madame Bachir Aïcha, juriste, Mle 116456, est nommée directrice de la législation au Ministère du Plan.

· Madame Mamadou Zeinabou Nathalie Louis Bernazou, inspecteur central du trésor, Mle 85993/V, est nommée directrice des marchés publics et des délégations de service public au Ministère du Plan.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA VILLE ET DE LA SALUBRITE URBAINE.

· Monsieur Mahaman Boubacar, aménagiste du territoire, est nommé conseiller technique du Ministre de la Ville et de la Salubrité Urbaine.

· Monsieur Zirbine Mounkaïla, Mle 101089/W, DEA en développement régional, est nommé conseiller technique du Ministre de la Ville et de la Salubrité Urbaine.

· Monsieur Abdourahamane Haïnikoye Mahaman, ingénieur principal des travaux statistiques, Mle 122518/V, est nommé directeur des statistiques, au Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine.

· Monsieur Amadou Aboubacar, inspecteur principal du trésor, Mle 115505/Y, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère de la Ville et de la Salubrité Urbaine.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA RENAISSANCE CULTURELLE, DES ARTS ET DE LA MODERNISATION SOCIALE.

· Monsieur Mamoudou Abdou Salam, est nommé conseiller technique du Ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

· Madame Inoussa Fatima Djiré Bania, professeur d’enseignement secondaire, Mle 60430/D, est nommée secrétaire générale adjointe du Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

· Monsieur Dandi Adamou, est nommé directeur général de la renaissance culturelle et de la modernisation sociale, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

· Monsieur Harou Moussa, inspecteur de la jeunesse et des sports, Mle 59292/W, est nommé directeur général du patrimoine culturel et de la promotion des loisirs, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

· Monsieur Ganda Tahirou, professeur de l’enseignement du second degré, Mle 62992/H, est nommé directeur général de la créativité artistique et littéraire, au Ministère de la Renaissance Culturelle, des Arts et de la Modernisation Sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE.

· Monsieur Nouhou Zakaouanou, ingénieur général des travaux publics et Mines, Mle 71382/N, est conseiller technique du Ministre de l’Energie.

· Monsieur Aliou Aoudi Diallo, ingénieur électricien, est nommé conseiller technique du Ministre de l’Energie.

· Monsieur Issa Maïdagi, ingénieur général des travaux publics, Mle 46487/C, est nommé inspecteur de services au Ministère de l’Energie.

AU TITRE DU MINISTERE DE SANTE PUBLIQUE.

· Docteur Halima Boubacar Maïnassara, Mle 78921/L, est nommée directrice générale du Centre de Recherches Médicales et Sanitaires (CERMES), au Ministère de la Santé Publique.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE.

· Monsieur Abdoul Razak Maman Dan Rani, professeur d’enseignement secondaire, Mle 66826/C, est nommé secrétaire général adjoint du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.

· Monsieur Dounama Abdou, inspecteur de travail, Mle 68588/X, est nommé directeur général du travail et de l’emploi, au Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE DE L’ALPHABETISATION, DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES ET DE L’EDUCATION CIVIQUE.

· Monsieur Mallam Garba Maman, docteur en linguistique, Mle 417, est nommé conseiller du Ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique.

· Monsieur Alio Ibrahim, professeur d’enseignement secondaire, Mle 44921/Z, est nommé inspecteur des services, au Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique.

· Monsieur Alfari Djibo Amadou, inspecteur de l’enseignement primaire, Mle 51617/G, est nommé directeur de l’évaluation scolaire et des concours professionnels au Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique.

· Monsieur Saley Dodo, professeur d’enseignement secondaire, Mle 27315/S, est nommé directeur de l’Ecole Normale de Magaria.
· Monsieur Elhaj Matta Tahirou, professeur d’enseignement secondaire, Mle 60633/R, est nommé directeur de l’Ecole Normale de Diffa.

· Madame Saley Maïmouna, inspecteur de l’enseignement primaire, Mle 33610/G, est nommée directrice de l’Ecole Normale de Doutchi.

AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES ET DE L’HABITAT.

· Monsieur Chétima Tar, inspecteur principal du trésor, Mle 110995/S, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère des Domaines et de l’Habitat.

AU TITRE DU MINISTERE DES POSTES, DES TELECOMMUNICATIONS ET DE L’ECONOMIE NUMERIQUE.

· Monsieur Oumarou Boubacar Oldi, ingénieur réseaux télécoms, Mle 61232/F, est nommé secrétaire général du Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, au Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

· Monsieur Orodji Abdouramane, planificateur aménagiste, Mle 55740/V, est nommé directeur des études et de la programmation, au Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

· Monsieur Illiassou J’doud, inspecteur central du trésor, Mle 85110/P, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

· Monsieur Goumour Abdourahamane, administrateur parlementaire central, Mle 315/D, est nommé directeur de la législation, au Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENARIAT DES JEUNES.

· Monsieur Moussa Alzouma Hassane, inspecteur central du trésor, Mle 117817/H, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère de l’Entreprenariat des Jeunes.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT.

· Monsieur Hachimou Abdoulkarim, planificateur, Mle 71699/L, est nommé secrétaire général du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, en remplacement de Monsieur Zoumari Issa Kalkoye.

· Docteur Sani Aïssa Sadjo, Mle 62259/B, est nommée directrice générale de la promotion de la femme et du genre, au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, en remplacement de Monsieur Inoussa Azara.

· Monsieur Elhadj Hamissou Abdou Cheffou, inspecteur principal du trésor, Mle 87213/P, est nommé directeur des ressources financières et du matériel, au Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, poste vacant.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA POPULATION.

· Docteur Illia Outché, Mle 79003/D, est nommé conseiller technique, chargé des questions de santé et de la reproduction, de la Ministre de la Population.

· Monsieur Issa Bana Djibrin, chargé d’enseignement, Mle 77303/A, est nommé conseiller technique chargé des questions religieuses de la Ministre de la Population.

· Madame Seyni Aïssa, est nommée conseillère technique chargée des questions de droit des personnes handicapées de la Ministre de la Population.

· Monsieur Diakité Ibrahima, inspecteur principal du trésor, Mle 85353/K, est nommé directeur des ressources financières et du matériel au Ministère de la Population.

AU TITRE DU MINISTERE CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS.

· Madame Mahamadou Arifa Hadjia Aïchatou, est nommée 3ème vice-présidente du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC), en remplacement de Madame Ngadé Hadiza Noma Kaka.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.

· Monsieur Abdou Hamani, magistrat de 2ème grade, 4ème échelon, Mle 68757/Y, est nommé directeur général des affaires judiciaires, au Ministère de la Justice.

· Monsieur Douma Moussa Hamidou, magistrat de 2ème grade, 2ème échelon, Mle 72556/D, est nommé directeur des affaires civiles, coutumières et des ordres professionnels, au Ministère de la Justice.

· Madame Abdoulnassirou Fatima, magistrat de 3ème grade, 6ème échelon, Mle 79401/U, est nommée directrice de la protection judiciaire juvénile et de l’action sociale, au Ministère de la Justice.

1. COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu deux (2) communications :

une (1) communication du Ministre des Finances relative au budget Programme.

une (1) communication du Ministre de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique relative aux marchés d’acquisition de fournitures scolaires sur budget national 2016, pour l’année scolaire 2016-2017.

Cette communication est faite à titre d’information, conformément aux dispositions de l’arrêté n°0037/CAB/PM/ARMP du 21 janvier 2014 fixant les seuils dans le cadre de la passation et l’exécution des marchés publics et des délégations de service public qui stipule, en son article 13, que : « Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de FCFA, doit faire l’objet d’une communication en Conseil des Ministres de la part de la personne responsable du marché, après attribution ».

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 17 février 2017

À propos de l'Auteur Le Secrétaire Général du Gouvernement GANDOU ZAKARA