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L’incompétent Maire central de Niamey Assane Seydou sauve sa peau

09/12/2016

Alors que l’on s’attendait au départ du maire central de Niamey, Assane Seydou à la suite d’une motion de défiance déposée contre lui par la majorité des conseillers de Niamey, finalement c’est la montagne qui a accouché d’une souris. Les conseillers auteurs de la motion ont, toute honte bue, retiré leur motion avant hier.

C’était au cours d’une réunion où la Mairie a été quadrillée par un important dispositif de sécurité. Selon des sources proches de la mouvance présidentielle, c’est le ministre Omar Hamidou Tchiana dont le maire Assane Seydou est un militant qui a tapé du poing sur la table pour sauver la tête de son poulain, après le revers suivi par une de ses militantes, maire de Kollo.

Il a été écouté par le président du PNDS Bazoum Mohamed qui aurait ordonné aux conseillers de se faire hara kiri.

Les conseilleurs frondeurs obtempèrent et regagnent le bercail.

Ni les plaintes des Niamées, ni les détournements relevés, ni les immondices et la puanteur qui caractérisent Niamey n’ont eu raison de l’inamovible Assane Seydou, ce maire débonnaire, insouciant et nonchalant. Assane Seydou constitue la plaie principale de Niamey, il sait qu’il a un soutien il peut donc tout se permettre. Narguer, narguer et bafouer les droits des travailleurs municipaux qui totalisent plus de 5 mois d’arriérés de salaires.

Et pourtant le Président de la République a investi plusieurs milliards de FCFA pour permettre à Niamey d’être une capitale digne de ce nom. Le Programme Niamey Gnala, sali par l’inconséquence d’un maire qui ne vient au bureau que de 6h à 7h du matin, mérite mieux de la part des élus de la capitale.

La politique politicienne ne doit pas intervenir pour sauver un intrus au détriment de l’intérêt général.

Les conseillers prostitués qui ont vendu leur âme au diable pour sauver un incapable auront sur leur conscience la déchéance de Niamey.

Mais nous recommandons au Procureur de la République, qui a juré de faire la peau aux malfrats en col blanc de s’intéresser à la gestion de la Communauté urbaine de Niamey.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

Des réformes s’imposent urgemment…

09/12/2016

Après le super uppercut assené par le Ministre Maitakobi aux douaniers et la réaction molle des douaniers, nous pensons que l’heure doit être à une paix des braves. Les douaniers doivent se remobiliser et s’engager résolument dans cette bataille de mobilisation de ressources internes.

Ils doivent appliquer rigoureusement les textes en la matière et prendre le peuple à témoin à chaque fois qu’il y a des entraves à leur action.

Aujourd’hui face à la morosité ambiante, le Niger ne peut compter que sur ses ressources propres pour assurer son développement. Aujourd’hui sur le plan international, l’heure est à l’expérimentation de Revenue Authority qui est une sorte de haute autorité dotée des pouvoirs élargis regroupant en son sein, les douanes et les impôts pour une mutualisation des moyens et une meilleure synergie des activités.

En Afrique, il y a l’exemple du Togo lui même calqué sur l’exemple du Rwanda.

Le Togo a en effet lancé un avis d’offres international et c’est un Rwandais qui trône depuis quelques années à la tête de cette haute autorité et ses résultats sont remarquables. Le Rwanda avait suivi l’exemple de pays anglophones. Pour notre part, nous pensons que le cas du Rwandais au Togo, malgré les bons résultats, est un mauvais exemplaire puisque tous les commissaires principaux et les commissionnaires douaniers, des impôts et des logistiques sont des nationaux.

Il faut pour le cas précis du Niger promouvoir les nationaux qui disposent d’une expertise avéerée.

A Tamtaminfo info, depuis des mois nous militons pour un appel à candidature ouvert, pour le choix des dirigeants des régies financières comme d’ailleurs les institutions de Bretton woods l’avaient diplomatiquement suggéré aux autorités de notre pays. Le ministre des Finances n’exclut pas, cette option, et le Niger peut valablement aller dans ce sens.

L’Etat, avec la collaboration de ces deux institutions, peut sélectionner le cabinet international qui, sur la base de termes de référence précis et conformes aux objectifs de l’Etat, pourrait entendre les candidats recevables et leur faire passer les tests et autres auditions afin de sélectionner les DG qui auront à signer un contrat d’objectifs, de résultats et de performance.

En attendant l’actuel DG des douanes pourrait assurer une sorte d’intérim, le temps que le nouveau mécanisme se mette en marche.

Quand il y a feu dans la maison, l’urgence, c’est de l’éteindre.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

A la Présidence de la République : Le Chef de l’Etat reçoit le président de la société  »OURD » et une délégation des conseillers des Chefs d’Etat et des Gouvernements chargés de l’Afrique de l’Union Européenne.

09/12/2016

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a reçu hier en audience dans la matinée M. Masaki Kohno, consul honoraire du Niger à Tokyo, également président de la société japonaise  »Overseas Uranium Resources Development Company (OURD) » une entreprise travaillant dans le domaine de l’extraction, du développement et de l’importation des ressources d’uranium indispensables à l’énergie nucléaire japonaise qui est aussi actionnaire de la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK).


A sa sortie d’audience, l’industriel japonais a indiqué qu’il avait échangé avec le Chef de l’Etat sur la situation des mines au Niger.  »J’ai effectivement parlé avec le Président de la République de la situation très difficile que traversent les mines qui soutiennent actuellement l’économie nigérienne. Je lui ai également dit que notre société est actionnaire de la COMINAK dont je suis membre du Conseil d’Administration », a-t-il déclaré.

Selon M. Masaki Kohno, l’ensemble des partenaires et administrateurs de la Compagnie Minière d’Akouta ont pris l’engagement de coopérer pour faire sortir la compagnie de l’impasse.  »En tant que société japonaise, delegation-uenous représentons les électriciens japonais. Nous fournissons l’uranium du Niger aux électriciens japonais ; il se pourrait que le nucléaire au Japon traverse une situation extrêmement difficile.

J’en ai fait part au Président de la République, qui sûrement va prendre des initiatives personnelles au nom du Gouvernement du Niger, et prendre attache avec le Premier ministre japonais à travers une correspondance afin d’encourager le commerce de l’uranium entre les deux pays », a expliqué le président de la société japonaise  »Overseas Uranium Resources Development Company (OURD).

Dans l’après-midi, le Chef de l’Etat a accordé une audience à une délégation des conseillers des Chefs d’Etat et des Gouvernements chargés de l’Afrique (SHERPAS) des pays membres de l’Union Européenne en mission de travail au Niger. A leur sortie d’audience, le porte-parole de la délégation, M. Thomas Melonio, conseiller du Président de la République française, a indiqué qu’ils sont venus rencontrer le Chef de l’Etat pour lui annoncer le soutien de l’Union Européenne en matière de sécurité et développement, et aussi en ce qui concerne les questions migratoires en lien avec les différentes difficultés que connait le pays.

 »Nous avons dit au Président de la République que l’Union Européenne amplifiera son soutien aux Forces de Défense et de Sécurité, mais aussi créera des activités et des projets de développement dans les régions du Nord-est en faveur du Niger », a-t-il conclu.

À propos de l'Auteur Seini Seydou Zakaria(onep)

Le contentieux judiciaire Etat du Niger-AFRICARD : Historique et conséquences

09/12/2016

Courant année 2010, usant de l’article 43 de l’Ordonnance n°2008-6 du 21 février 2008, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires religieuses initia, après avis favorable de la DGCMP [Ndlr : Direction générale du contrôle des marchés publics] le lancement de la procédure d’attribution du marché de production de passeports biométriques avec mise à concurrence de trois (3) sociétés spécialisées en la matière. Furent invitées à soumissionner, suivant les modalités de l’article 41 (nouveau) de la même ordonnance, les trois sociétés retenues, à savoir Panther Holding, Inkript et Africard SA.

À l’issue de cette procédure, AFRICARD a été déclarée adjudicataire par lettre en date du 28 janvier 2011 du ministre de l’Intérieur et notification de ce résultat en a été faite aux parties conformément aux articles 26 et 27 (nouveaux) du code des marchés publics. À compter de cette date, les services compétents des ministères de l’Intérieur et de e l’Economie et des Finances se sont mis à pieds d’œuvre pour l’élaboration de la convention.

À cet effet, un comité interministériel chargé d’examiner le projet de convention de production des passeports biométriques a été créé par arrêté n°573/MISP/D/AR/DGR/DAF/DMP en date du 19 août 2011 du ministre de l’Intérieur, sur recommandation du ministre des Finances. Le processus durera plusieurs mois, allant du28 janvier 2011(date de notification du marché) au 16 septembre 2011, date à laquelle l’adjudicataire a reçu notification de la dernière mouture de la convention et fut invité en conséquence à la signer. C’est ainsi que tous les documents du marché avaient été signés par les deux parties. Il s’agit de la convention et du cahier des clauses administratives générales et ses annexes.

Le 13 octobre 2011, le visa du ministre des Finances viendra parfaire la convention des parties et engager définitivement l’Etat du Niger et AFRICARD dans un contrat BOOT pour la production d’un million de passeports biométriques sur une période de cinq (5) ans renouvelable une fois avec une rallonge de deux ans. L’adjudicataire ayant reçu la copie de la convention conjointement signée par les ministres en charge de l’Intérieur et des Finances, la liste définitive du matériel ainsi que les formulaires de demande des trois (3) types de passeports et les spécimens correspondants, il a lancé la commande du matériel en vue de respecter l’échéance contractuelle prévue à l’article 21 ci-dessus précité.

Contre toute attente, le 24 Mars 2012, le ministre de l’Intérieur Abdou Labo, sur demande incessante du Premier ministre Brigi Rafini, adressait à AFRICARD une lettre lui notifiant l’annulation de la convention. Deux ans plus tard, certaines sources bien au fait du dossier se demandent  si Brigi Rafini n’aurait pas, à travers des soudanais et des hommes d’affaires du Nigeria, des rapports personnels avec la société Nigériane Contec Global, actuel fournisseur du passeport Biométrique.

La décision en date du 24 Mars 2012 portant annulation de la convention étant un acte administratif lui causant grief, la société AFRICARD a entendu user des voies de recours ordinaires internes, c’est-à-dire le recours administratif et le recours pour excès de pouvoir, s’il y a lieu, afin d’obtenir, soit la rétractation de la décision ; soit l’annulation de celle-ci.

C’est ainsi que suivant la procédure prévue par le droit interne nigérien, notamment les dispositions de l’Ordonnance n° 2010-16 du 15 avril 2010, déterminant l’organisation, les attributions et le fonctionnement de la Cour d’Etat en ses articles 89 et suivants, la société AFRICARD BVI a introduit un recours pour excès de pouvoir à l’effet d’obtenir l’annulation de la décision ministérielle en date 24 mars 2012.

Conformément aux dispositions de l’article 89 de l’ordonnance ci-dessus précité, ledit recours a été précédé d’un recours hiérarchique adressé au Premier ministre, chef du gouvernement, le 13 avril 2012. Le Premier ministre n’a jamais réagi et certaines sources indiquent qu’il agissait pour des raisons et intérêts personnels, en appuyant l’annulation du contrat avec AFRICARD afin d’attribuer le marché a une autre société, en l’occurrence Contec Global, entrainant ainsi le Niger dans un gouffre juridico-financier qui n’en finit plus.

En l’absence de réponse immédiate de cette autorité, et face à l’imminence d’un nouvel appel d’offre portant sur le même marché, AFRICARD s’est vue contrainte d’introduire prématurément sa requête en annulation devant la chambre administrative de la Cour d’Etat. Sur ce, ladite chambre, conformément à la jurisprudence constante de la cour en ce domaine, va déclarer recevable le recours de AFRICARD et statuant au fond, elle a par arrêt en date du 23 janvier 2013, annulé la décision du ministre de l’Intérieur en date du 24 mars 2012. Cette décision fut notifiée le 29 janvier 2013 au ministre de l’Intérieur, auteur de la décision annulée et au Secrétaire général du gouvernement.

Malheureusement, alors qu’aux termes de l’article 108 de l’ordonnance n°2010-16 du 15 avril 2010 déterminant l’organisation et les attributions de la Cour d’Etat, » l’arrêt de la chambre administrative s’impose à tous « , le Premier ministre a toujours refusé d’exécuter la décision de la plus haute autorité juridique du pays : la COUR D’ETAT, malgré un rapport favorable à la restitution, préparé par le Secrétaire général du gouvernement, rapport assez détaillé et rigoureux, et malgré les conseils de Mohamed Moussa, secrétaire permanent de la cellule PPP et conseiller du PM.

Une rencontre entre AFRICARD et le PM a ensuite eu lieu dans la Luxueuse suite du PM lors d’un séjour à Paris à l’hôtel Montparnasse. Là, le PM fut averti par le PDG de AFRICARD des répercussions sévères d’un éventuel arbitrage, mais Brigi Rafini a ignoré les observations d’AFRICARD. Conséquence : le Niger subit aujourd’hui une dette de 46 millions de dollars, sans aucune voix de recours. À noter que la dette augmente à raison de 13% par an. D’ici la fin du mandat issu du hold-up électoral du 20 mars 2016, le montant de la dette sera de 84 million de dollars.
La suite, c’est qu’après les saisies du Mont Greboun, des avoirs du Niger auprès d’Areva, des biens immobiliers et autres, AFRICARD prépare de nouvelles saisies et ne compte pas renoncer a ses droits ni s’arrêter en si bon chemin. Une proposition a été faite par AFRICARD afin de suspendre toutes les nouvelles saisies, réduire de 35% les montants accumulés de la dette, faire un échéancier, donner à l’Etat 60 jours supplémentaires pour trouver un accord global.

En contrepartie, le Niger paie un acompte de moins de 6% du montant. La proposition d’AFRICARD attend toujours l’accord du Premier ministre et attendra jusqu’au lundi 05 décembre 2016 [Ndlr : un délai aujourd’hui dépassé] au plus tard avant de prendre de nouvelles mesures judiciaires.

Selon des sources dignes de foi, AFRICARD entendrait aussi saisir à nouveau les tribunaux français dans une affaire de fraude qui inclurait la Sopamin, Areva, optima Energy et Energo Alyans, et il est clair que les faits, une fois révélés, feraient sauter de grosses têtes, aussi bien au Niger qu’en France.

L’affaire porterait sur quelques 300 millions d’euros, soit près de 200 milliards de francs CFA et concernerait de grands gueulards qui feraient mieux de faire profil bas et de se cacher. Une affaire qui, selon les mêmes sources, sera bientôt reprise par la police judiciaire française, à paris. Affaire, donc, à suivre !

À propos de l'Auteur Source : Le Monde d’Aujourd’hui

Opération Militaire Conjointe Transfrontalière « Michi »…

08/12/2016

L’opération « Michi » s’est déroulée du 16 au 27 novembre 2016, de part et d’autre de la frontière nigéro-tchadienne, concrétisant ainsi une phase de planification tripartite qui s’était tenue à N’Djamena du 26 au 30 septembre 2016, entre les forces armées nigériennes (FAN), l’armée nationale tchadienne (ANT) et la force Barkhane. « Michi » est une opération militaire conjointe transfrontalière (OMCT), traduction opérationnelle et concrète sur le terrain du volet militaire du G5 Sahel.

Commandée depuis un poste de commandement tripartite installé à Madama, cette OMCT avait pour objectif de contrôler la zone frontalière de la région de Madama-Korizo-Zouar, afin de perturber les flux logistiques des groupes armés terroristes et trafiquants pouvant transiter dans la région. Opération tripartite majeure, « Michi » a engagé deux compagnies nigérienne et tchadienne ainsi qu’un détachement de liaison et d’assistance opérationnelle (DLAO) de Barkhane, constitué autour d’un peloton de recherche et d’intervention (PRI) renforcé en provenance de Madama. L’ensemble était appuyé par les moyens aériens de Barkhane.

Au total, environ 300 militaires ont pris part à cette OMCT. Après une reconnaissance des axes d’approche, les éléments nigériens et la force Barkhane ont opéré leur jonction avec les éléments tchadiens à la frontière le 21 novembre dans la région de Zouar. Les trois forces partenaires ont ensuite rejoint la région de Wour où elles ont effectué ensemble un contrôle de zone les 23 et 24 novembre.

C’est au cours de cette phase que le général de corps d’armée Brahim Seid, chef d’état-major général des armées (CEMGA) du Tchad, le général de division Ahmed Mohamed, chef d’état-major des armées adjoint (CEMA adjoint) du Niger et le général de division Xavier de Woillemont, commandant la force Barkhane se sont rendus le 24 novembre à Wour et ont pu apprécier l’efficacité du dispositif déployé. L’OMCT « Michi » a notamment permis l’interception par l’armée nigérienne de deux pick-up transportant des migrants illégaux et orpailleurs le 19 novembre, ainsi que la neutralisation de mines et munitions découvertes le 21 novembre à proximité de la frontière tchadienne.

Elle est ainsi venue confirmer la pertinence du mode d’action des OMCT, consistant à mener des opérations de contrôle dynamiques et coordonnées, centrées sur les corridors de mobilité des trafiquants et des groupes terroristes dans les zones transfrontalières. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014.

Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à appuyer les forces armées des pays partenaires dans leur action de lutte contre les groupes armés terroristes dans la BSS et favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises.

À propos de l'Auteur Opération Barkhane – Cellule communication

OPERATION MAI TAKOBI: recouvrement forcé des impôts fonciers, la DGI s’attaque aux gros bonnets

08/12/2016

Les nouvelles instructions prônées par le Ministre des Finances, Massaoudou  MAI TAKOBI  dans le cadre de la mobilisation des ressources internes, commencent à apporter leurs fruits. En effet au niveau de la Direction Générale des Impôts (DGI), le niveau de recouvrement est appréciable. La Nouvelle DGI, Mme Rabiou Haoua Hambali a insufflé un nouveau dynamisme à ses agents.

Après avoir donné des cahiers de charges précis et des objectifs à atteindre, la DGI se déplace régulièrement dans les différents services pour superviser personnellement les opérations.

Les recouvrements des impôts fonciers et de la TVA qui étaient un des tendons d’Achille de la DGI vont connaitre un nouvel essor. Pour le cas précis des impôts fonciers, la DGI a déjà recommencé à recenser les maisons et autres contribuables qui ne sont pas à jour ou qui ne payent pas du tout cet impôt. Ainsi pour démontrer le sérieux de cette affaire, la DGI a adressé plusieurs lettres de sommation aux membres du Gouvernement, à des institutionnels, aux députés nationaux et à plusieurs contribuables pour leur rappeler leur obligation du paiement de cet impôt.

Parmi les mauvais payeurs de cet impôt, on parle du cas du Député Algabit Atta, celui-là même qui s’est rendu tristement célèbre dans sa volonté de tordre le cou à la Constitution.

Il posséderait plusieurs centaines de maisons en location à Niamey, mais il ne paye pas correctement les impôts fonciers. Il n’est pas le seul, ils sont légions partout au Niger. C’est pourquoi, selon plusieurs sources proches de la DGI, aucun contribuable assujetti à cet impôt ne sera épargné. Au-delà d’une maison principale, la loi prévoit le paiement de cet impôt pour chaque maison secondaire qu’elle soit mise en location ou pas. Sachant que ce sont les hauts de en haut et leur soutien qui disposent de plusieurs maisons, la DGI risque d’être confrontée à des pressions de toutes sortes.

Mais au niveau de la DGI, les responsables et les agents réaffirment leur détermination à faire rentrer l’Etat dans ses droits et tous ses droits.

Ils assurent que personne ne sera cette fois-ci épargné.

L’opération sera menée de bout en bout. D’ailleurs d’après certaines indiscrétions, pour éviter les interventions intempestives du politique, un expert international sera très bientôt recruté pour épauler la DGI dans sa mission répressive.

Il sera sous les ordres de la Directrice générale.

Comme dirait le chanteur, l’argent appelle l’argent. Espérons simplement que l’Etat mettra à la disposition de la DGI des moyens conséquents pour mener à bien leur mission et que « l’arrangeur national », le SGG ne s’interpose avec sa pratique alambiquée pour empêcher à la DGI de faire correctement son travail.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

La Cedeao et son projet de monnaie commune

08/12/2016

La Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) 1 vient d’annoncer pour 2020 la mise en place d’une monnaie unique en son sein. Report suivant report, c’est la quatrième fois que cette annonce est faite au cours des deux dernières décennies, donnant ainsi un goût de réchauffé à la « nouvelle ». Dès 1983, suite à une réunion tenue à Conakry, les chefs d’État et de gouvernement ont émis l’idée de disposer d’une monnaie commune dans la sous-région. Aujourd’hui encore, 8 monnaies2 ont cours au sein de la communauté.

La conjoncture économique morose que traverse actuellement le Nigéria a des répercussions si importantes dans les pays voisins que l’idée de former une union monétaire autour de ce géant régional (son PIB représente 77% et son poids démographique 53%), mérite d’être profondément pensée. Au Niger par exemple, le prix du bélier à l’occasion de la fête de Tabaski de septembre dernier a connu une baisse de 20 à 25% par rapport à l’année précédente. Ceci reste entièrement lié au fait que le Nigéria, habituellement demandeur, a cette fois-ci été un fournisseur important des marchés nigériens.

La forte dévaluation du Naira permet ainsi au pays d’augmenter ses revenus d’exportations, politique monétaire qui n’est plus à la portée unilatérale d’un pays dans une union monétaire. Définition d’une union monétaire Une union monétaire est la forme la plus aboutie d’intégration entre différents pays ou entités. Elle correspond à la mise en circulation d’une unique monnaie pour ces pays. Son objectif majeur est de constituer un bloc à même de contrer les fortes fluctuations monétaires qui peuvent engendrer des conséquences néfastes particulièrement pour des économies fragiles.

La théorie économique distingue 5 étapes successives par lesquelles les aspirants à une union monétaire efficace doivent transiter. Il s’agit (i) de la création d’une zone de libre- échange : elle suppose la disparition des freins aux échanges de marchandises entre les pays membres sans que celle-ci ne se traduit par une politique tarifaire commune ; (ii) de la création d’une union douanière : elle suppose la mise en place d’un tarif extérieur 1 La Cedeao rassemble quinze pays : 8 pays de l’Uemoa (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) auxquels s’ajoutent le Cap Vert, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Léone. 2 Union/Pays (monnaie) :

Uemoa(FCFA), Nigéria (Naira), Ghana (Cedi), Gambie (Dalasi), Sierra Léone (Léone), Guinée (Franc), Libéria (Dollar) et Cap Vert (Escudo). commun ; (iii) de la création d’un marché commun : il se traduit par la libre circulation de l’ensemble des facteurs de production ; (vi) de la création d’une union économique : elle entraine l’harmonisation des politiques économiques des pays membres et enfin (v) la mise en place de l’union monétaire : elle se traduit par l’adoption d’une monnaie unique. On peut à ce niveau souligner que la création de l’Uemoa, l’unique union monétaire de la sous-région, n’est pas passée par ces étapes.

L’institution crée en 1994 est de loin précédée par sa monnaie3 (le FCFA) mise en place 49 ans plus tôt. Son fonctionnement stable plie aujourd’hui à relativiser la nécessité ex ante de passer par ces étapes. Une union monétaire est donc une décision qui engendre des bénéfices aux États membres mais également des coûts. Pour chaque Nation, elle devient optimale lorsque les bénéfices qu’il en tire permettent de compenser les coûts encourus. Les principaux bénéfices dans une union monétaire La formation d’une union monétaire s’accompagne d’un certain nombre de bénéfices pour les pays membres.

Le plus direct, pour des pays comme les nôtres, est la rigueur et la discipline qui découlent des engagements institutionnels pris au niveau supranational par des institutions plus crédibles. Cette discipline permet d’asseoir une stabilité macroéconomique qui, à son tour, confère une crédibilité aux instruments monétaires de l’union. Ensuite, l’élimination des coûts de transaction dus aux conversions de monnaies différentes apparait comme l’avantage le plus perceptible. Par exemple, l’adoption de la une monnaie unique européenne a eu pour conséquences immédiates la suppression des coûts de transaction résultant de la conversion des monnaies, lesquels représentent chaque année entre 0,3 et 0,4% du PIB européen (Bourget, Figliuzzi et Zenou, 2002).

La monnaie commune tend ainsi à favoriser les échanges commerciaux intra zone et renforcent les potentialités des marchés. Enfin l’absence de risque d’échange et l’apparition d’économies d’échelle sont d’autres avantages qu’une union monétaire est à même d’induire. 3 La zone Franc comprend les pays l’Uemoa, ceux de la Cemac, les Comores (avec sa propre banque centrale) et la France (ou du moins la zone euro depuis sa création).

La Cemac (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) est composé du Cameroun, du Centrafrique, de la Guinée Équatoriale, du Gabon, de la République Démocratique du Congo et du Tchad. De nombreux intellectuels portent aujourd’hui de sévères critiques au FCFA, qui demeure un symbole de l’ère coloniale et un instrument de domination. À cela s’ajoute la problématique de la moitié des réserves de changes des pays de la zone CFA détenues au trésor français. Ces réserves sont évaluées à plus de 9000 milliards de FCFA.

Les coûts majeurs dans une union monétaire Pour l’essentiel, les coûts d’une union monétaire tiennent de l’impossibilité pour chaque adhérent de recourir à une politique monétaire autonome. Les politiques de taux de change comme moyen d’ajustement face à un choc extérieur ne sont plus à la discrétion de chaque pays mais à celle d’une institution supranationale notamment une banque centrale.

L’adhésion à une union monétaire engendre ainsi la perte d’une partie de leur souveraineté aux États membres. La délégation de l’autonomie monétaire s’avère encore plus onéreuse pour les pays membres lorsque les risques d’occurrence de chocs asymétriques sont importants. Ce coût de renonciation, somme toute réel, s’inscrit dans une vision keynésienne où les interventions des pouvoirs publics sont nécessaires pour aboutir à des optima socio- économiques. Conditions d’optimalité d’une union monétaire L’outil standard de mesure de l’optimalité d’une union monétaire est la théorie des zones monétaires optimales (ZMO)

4 .Cette théorie soutient que pour augmenter la probabilité de tirer profit de leur intégration monétaire, les économies concernées doivent avoir des caractéristiques fondamentales proches les conduisant à minimiser la fréquence de chocs asymétriques. La théorie est initiée par Mundell (1961), Mc Kinnon (1963) et Kenen (1969). Selon Mundell, seuls une flexibilité des prix, une mobilité plus forte de la main d’œuvre à l’intérieur de la zone qu’à l’extérieur et un mécanisme de transferts permettront de compenser l’absence de taux de change flexible en cas d’apparition de chocs durables. McKinnon quant à lui met en avant le degré d’ouverture des économies.

Il postule que des économies très ouvertes et qui commercent beaucoup entre elles peuvent facilement renoncer à leur instrument de politique de change et former une ZMO. Enfin, Kenen lie l’optimalité d’une zone monétaire à la nature de spécialisation des économies concernées. Des économies à structure plus diversifiées limitent les impacts de chocs spécifiques à un type de produit, rendant moins indispensable l’usage du taux de change nominal à des fins d’ajustements. 4 Une zone monétaire est définie comme une région géographique dans laquelle a cours une unique monnaie (zone monétaire parfaite ou union monétaire) ou plusieurs monnaies dont les taux de change sont fixés de façon irrévocable.

D’une manière générale, ces critères apparaissent bien peu vérifiés dans de nombreuses unions monétaires notamment dans la zone Franc africaine (O. Ossa, 2000) et font d’ailleurs l’objet d’énormes critiques de la part d’économistes contemporains. Depuis les années 90, des auteurs comme Frankel et Rose (1998) et Corsetti et Pesanti (2002) se démarquent de l’idée de critères ex ante que doivent présenter les économies prétendant à une ZMO. Ces derniers arguent que les critères de ZMO sont endogènes au fonctionnement de la zone et doivent être appréciés ex post. Deux pays qui passent en changes fixes ou qui adoptent la même monnaie voient leurs échanges commerciaux s’accroître (C. Diop, 2007) et leurs cycles mieux synchronisés, ce qui justifie a posteriori l’intégration monétaire.

Optimalité de la Cedeao comme union monétaire La plupart des études empiriques conduites sur le projet de création d’une monnaie unique en Cedeao concluent à son inopportunité économique. Toutes ces études s’inspirent néanmoins des critères traditionnels de ZMO d’une part et d’autre part des critères de convergence. Ces critères présentent l’avantage d’être facilement quantifiables. Ainsi, à partir d’une analyse en cluster, A. Danni et M. Essoun (2011) ont montré que la création d’une union monétaire autour du Nigéria présente d’énormes coûts qui compromettraient la réussite économique du projet.

Ils ont abouti à quatre sous-groupes économiquement homogènes des quinze pays composant la Cedeao avec le Nigéria et le Libéria qui se retrouvent séparément isolés (image ci-dessous). Source : A. Danni et M. Essoun (2011)5 Benassy-Quéré et Coupet (2005) ont également aboutit à des résultats semblables, concluant à la non-justification économique de la création d’une union monétaire autour du Nigéria.

Enfin, Debrun, Masson et Pattillo (2005), à travers un modèle d’interaction de politique monétaire et budgétaire ont souligné que les intérêts des pays non membres de l’UEMOA sont plus importants et, de ce fait sont plus favorables à l’institution de cette union par rapport aux pays membres de l’UEMOA. Ce constat est à la base du changement de paradigme devant conduire la Cedeao à la mise en place de la monnaie unique. Les pays non membres de l’Uemoa devaient, en effet, constituer au préalable la deuxième union monétaire (ZMOA)6 de la région.

Les deux unions devraient à terme fusionner pour la mise en place de la monnaie unique. Cependant, les difficultés inhérentes aux différences intrinsèques de leurs économies conjuguées à un manque de réelle volonté politique ont conduit à l’abandon du projet de ZMOA depuis janvier de l’année dernière. Contrainte de revoir ses plans, la Cedeao espère dorénavant créer directement l’union avec l’ensemble des pays bien qu’ayant été incapables de mettre en marche une union monétaire transitoire avec seulement quelques pays.

Afin de réduire les risques de chocs asymétriques ainsi que leurs fréquences, les États se sont fixé des normes portant sur les agrégats macroéconomiques. Il s’agit des critères de convergence nominale. Les faits (voir tableau ci-dessous) montrent aujourd’hui que d’importants progrès ont certes été réalisés mais qu’il reste encore du chemin pour une convergence effective.

Nombre de pays respectant chaque critère de 2011 à 2013 Norme 2011 2012 2013 Critères de 1er rang Ratio du déficit budgétaire dons compris (base engagement) rapporté au PIB ≤ 3% 8 7 8 Taux d’inflation en moyenne annuelle ≤ 5% 9 8 9 Financement du déficit budgétaire par la Banque centrale ≤ 10% 14 15 14 Réserves brutes ≥ 6 mois 10 1 9 Critères de second rang Arriérés ≤0 7 6 9 Ratio recettes fiscales/PIB nominal ≥ 20% 1 1 3 Ratio masse salariale/recettes fiscales ≤ 35% 3 3 4 Ratio des investissements publics financés sur les ressources internes rapportés aux recettes fiscales ≥20% 7 9 9 Dette publique/PIB ≤ 70% 14 13 13 5 Tiré de :

A. Danni et M. Essoun (2011) « Opportunité d’une union monétaire pour les pays de la CEDEAO : une analyse en cluster » 6 La Gambie, le Ghana, la Guinée, le Nigéria et la Sierra Léone ont mis en place en 2002 la ZMOA (Zone Monétaire Ouest Africaine) qui devrait se muter en union monétaire en respectant des critères de convergence définis. Taux de change nominal ± 10% 13 14 14 Taux d’intérêt réel > 0 9 13 10 Source : Notes techniques de l’Agence Ménétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO), février 20147 Aux efforts supplémentaires à fournir en matière de convergence s’ajoutent un déficit d’échanges commerciaux intra zone.

C. Diop (2007) a montré que sur l’ensemble des importations de la Cedeao, seuls 11% provient de la communauté ; pour les exportations, 9% reste au sein de l’espace. La Cedeao commerce largement plus avec l’union européenne avec 27% de ses exportations en sa direction ; elle reçoit 36% de ses importations totales de l’union européenne. En somme, la mise en place d’une union monétaire au sein de la Cedeao présente d’énormes enjeux politico économiques. Les obstacles rencontrés ne doivent pas décourager la Cedeao à constituer un bloc monétaire lui permettant de faire face aux multiples défis monétaires et économiques d’origine externe.

Consciente des difficultés de certains pays à s’aligner, la Cédeao envisage même comme option une introduction de la monnaie unique graduellement. Ce qui semble traduire sa détermination à réaliser le projet. Avec ou sans l’ensemble de ses États membres, la Cedeao devrait également, et en même temps réfléchir à un régime de change convenable à sa probable monnaie. Une fois la monnaie commune mise en place, les États doivent nécessairement continuer à œuvrer pour une communauté de destin avec un réel sens de solidarité. Sans ces gages, la monnaie commune subira sans nul doute les répercussions des difficultés économiques unilatérales que pourraient connaitre des pays membres. Le cas de la Grèce dans la zone euro est une flagrante illustration.

À propos de l'Auteur Abdoulaye OUMAROU DANNI Ingénieur Statisticien Économiste abdouldan@gmail.com

Signature de convention entre le Niger et la BCEAO fixant les modalités de fonctionnement et de tenue de compte unique du Trésor : Un seul compte pour une gestion rationnelle des finances publiques

08/12/2016

Depuis un certain temps, le Ministère des Finances a entrepris un certain nombre de reformes au niveau du Trésor, des Impôts et de la Douane.

C’est dans ce cadre que le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi, et le Directeur national de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), M. Mamane Laouane Karim, ont procédé, hier matin, à la signature d’une convention entre la République du Niger et cette institution qui fixe les modalités de fonctionnement et de tenue de compte unique du Trésor national. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre Délégué chargé du Budget, M. Ahmat Jidoud.
Juste après avoir apposé sa signature sur le document, le ministre des Finances, M. Massoudou Hassoumi a expliqué que ce compte va être créé pour que toutes les ressources publiques, les ressources de l’Etat, soient dans un seul compte.

«Actuellement, l’Etat dispose d’une centaine de comptes dans plusieurs banques, nous voulons unifier tout ça», a annoncé le ministre des Finances. Cette réforme, a précisé le ministre Massoudou Hassoumi, constitue une des phases importantes de la modernisation et de la rationalisation des finances publiques.

Après avoir adressé ses sincères remerciements au ministre, le Directeur national de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BECEAO), M. Mamane Laouane Karim, a salué l’engagement exemplaire du gouvernement dans ce plan de réformes, afin de mieux gérer la trésorerie.

À propos de l'Auteur Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

7ème réunion ordinaire des Chefs des Services de Renseignement et de Sécurité des Pays Membres de l’Unité de Fusion et de Liaison : Le ministre d’Etat Bazoum Mohamed encourage les services à accentuer la lutte contre le terrorisme

08/12/2016

La 7ème réunion ordinaire des Chefs des Services de Renseignement et de Sécurité des Pays Membres de l’Unité de Fusion et de Liaison (UFL) s’est ouverte, hier matin, à l’hôtel Gawèye de Niamey sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et religieuses, M. Bazoum Mohamed.

Dans son discours d’ouverture, le ministre d’Etat Bazoum Mohamed a d’abord tenu, « au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et au nom du Gouvernement, à souhaiter aux participants venus de l’Algérie, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Nigeria et du Tchad la chaleureuse bienvenue en terre nigérienne».

«Votre présence aujourd’hui ici, traduit votre engagement en faveur de la sécurité dans notre espace commun ; en cela vous contribuerez de façon remarquable au développement de nos pays respectifs, car la sécurité génère la stabilité, laquelle est la base de toute perspective de développement », a affirmé le ministre d’Etat Bazoum Mohamed, qui a indiqué que la réunion « intervient dans un contexte sécuritaire particulier, marqué notamment par l’expansion de la menace terroriste ainsi que des nombreuses activités connexes imbriquées dans le crime transnational organisé ».

C’est pourquoi, a-t-il estimé, « nous sommes donc aujourd’hui confrontés à une menace globale d’une ampleur sans précédent, qui entrave les fondements et les performances de notre mécanisme régional de coopération sécuritaire et qu’aucun de nos pays ne peut surmonter seul. L’UFL a certes fait des avancées significatives, mais beaucoup reste à faire».

Après avoir affirmé que « notre mobilisation et notre détermination doivent demeurer constantes, en adéquation avec le défi imposé à nos sociétés, afin de permettre à nos pays de préserver la paix et la quiétude sociale », il a estimé que « nous devons pour cela adopter des mesures plus ambitieuses et pragmatiques en matière d’échange de renseignement opérationnel, dynamiser et moderniser notre politique commune de paix et de sécurité et renforcer davantage la coordination entre nos différents services de renseignement».

Convaincu que « la réunion d’aujourd’hui réalisera une avancée majeure dans notre volonté partagée de construire un cadre de coopération sécuritaire exemplaire, fondé sur une gestion plus coordonnée et plus concertée de nos actions », le ministre d’Etat Bazoum Mohamed a donné aux participants l’assurance que « le Niger accordera une attention particulière aux résultats de vos travaux, qui je n’en doute point, seront à la hauteur de l’attente des dirigeants de nos pays ainsi que des populations ».

Intervenant auparavant, le président en exercice de l’UFL a profité de cette occasion « pour présenter au nom de mes honorables collègues et en mon nom personnel mes condoléances à tous les nigériens et plus particulièrement aux familles des martyres après les tristes événements passés. Nos condoléances sont adressées également à tous les autres pays membres où de pareils évènements ont eu lieu».

Le Colonel Mohamed Vall Maif, qui est par ailleurs Directeur général de la DGSED de la République Islamique de Mauritanie, a estimé «que l’UFL en dépit de ses modestes moyens s’honore équitablement de sa mission. Des félicitations doivent être adressées à la coordinatrice de l’UFL et l’ensemble de ses collaborateurs pour la régularité de leurs activités et les efforts fournis. En un temps relativement court, l’UFL a réussi l’exploit de s’imposer au niveau continental comme un acteur de référence en matière d’analyse et d’appréciation objective de la question du terrorisme ».

Mieux, « toutes les organisations continentales et commissions sous-jacentes en ont fait un intermédiaire et un partenaire privilégié. D’ailleurs plusieurs pays s’en sont inspirés pour créer des mécanismes à l’image de l’UFL et le concours des experts de ce mécanisme a été sollicité pour cette opération de clonage. Toujours dans le cadre de l’intérêt grandissant de l’UFL il faut signaler la volonté manifeste de nouveaux pays à y adhérer tout comme l’insistance d’autres à y avoir leurs représentants en permanence », a indiqué le président en exercice de l’UFL qui a conclu que, «en matière d’échanges d’informations à travers son système de communication sécurisée par lequel nos services respectifs profitent, plusieurs améliorations furent apportés pour le perfectionnement de sa qualité tout comme la formation continue des techniciens usagers.

En ce qui concerne la question du contenu et de la qualité des correspondances, l’UFL est tributaire des renseignements fournis par les services membres.

En matière de déradicalisation et la lutte contre l’extrémisme violent à travers la ligue des ulémas et des journalistes du sahel, l’UFL a organisé et contribué à plusieurs activités organisées dans les pays du Sahel. Le mécanisme, donc à travers un éventail d’activités, contribue de manière significative à la difficile lutte antiterroriste engagée par nos Etats et son personnel expert se confirme d’un grand professionnalisme. Durant les prochaines 48 heures l’occasion nous est accordé d’étudier toutes les voies et possibilités pour la poursuite et la redynamisation de ce mécanisme ».

Chef des services secrets hôtes, le Général de Division Lawal Chékou Koré a, dans son mot de bienvenue, exprimé au participants ses « sincères remerciements pour avoir effectué le déplacement, malgré vos multiples sollicitations. C’est là, sans doute la manière la plus éloquente de prouver aux pays membres de l’UFL, notre détermination et notre attachement à faire de notre espace commun, une sous-région de paix et de stabilité ».

Le Général Koré a aussi « félicité le Colonel Mohamed Vall Ma’yif, Directeur Général de la Sécurité Extérieure et de la Documentation de la Mauritanie et Président en exercice de l’UFL qui, deux ans et 9 mois durant, a œuvré avec abnégation et efficacité, pour faire exécuter les différents programmes autour desquels nous sommes mobilisés. Qu’il me soit également permis, de remercier le personnel de l’UFL, à leur tête la coordinatrice, pour la constance dans les marques de sincérité, de dévouement, d’abnégation et de loyauté qu’il porte ainsi, au bon fonctionnement de notre mécanisme commun ».

Le patron de la Direction Générale de la Documentation et de la Sécurité extérieure (DGDSE) du Niger a conclu son mot de bienvenue en soulignant que la réunion de Niamey « doit nous permettre d’une part, de passer en revue le bilan des activités des années écoulées de l’UFL et de renforcer les acquis réalisés dans le domaine de la coopération sécuritaire, et d’autre part, de lancer de nouvelles initiatives à travers l’adoption d’un plan d’action.

Je ne saurais terminer mes propos sans réaffirmer l’engagement ferme des services de la DGDSE à œuvrer pleinement pour la coopération et la coordination dans la lutte contre la menace terroriste dans la région et au-delà ». Notons que la cérémonie d’ouverture de la réunion s’est déroulée en présence des ambassadeurs des pays membres de l’UFL et qu’elle prendra fin aujourd’hui.

À propos de l'Auteur Soulé Manzo(onep)