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Lancement, hier, des examens du BAC session 2015 : 38.489 candidats se présentent dans 101 centres à travers le pays

il y a 1 heure 21 min

 

Lors du lancement

Après les élèves des collèges avec les examens du BEPC, c’est autour de leurs aînés des lycées de s’engager pour décrocher leur premier diplôme universitaire, le Baccalauréat. Le lancement officiel des épreuves a été donné par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Asmane Abdou au Lycée Issa Korombé et au Lycée professionnel Issa Béri de Niamey.

Il était accompagné dans ce déplacement par le Directeur de cabinet du ministre des Enseignements professionnels et techniques, du gouverneur de la région Niamey, du Chef du service central des examens du Baccalauréat, des cadres centraux des ministères en charge de l’éducation, des représentants des syndicats de l’éducation, ceux de l’Association des parents d’élèves et du Secrétaire général du Comite directeur de l’Union des scolaires nigériens (CD/USN). A 7h30, les candidats étaient déjà dans leurs salles d’examens. Les présidents des jurys, les examinateurs et les secrétaires sont chacun à leurs postes. A 7h55mn, la délégation ministérielle arrive dans l’enceinte de l’établissement. Des échanges s’engagent entre la délégation et les organisateurs. Elles durent 5 minutes. A 8h précises, la délégation se rend dans une salle. Devant les candidats concentrés, le ministre Asmane Abdou décline l’objectif de son déplacement.  »Comme vous le savez déjà, c’est aujourd’hui le jour tant attendu, un jour important pour vous tous et pour la nation. Je suis venu au nom du Président de la République et du gouvernement pour vous souhaiter bonne chance » a-t-il lancé à l’endroit des candidats. M. Asmane Abdou de prodiguer de conseils d’usage aux candidats.  »Soyez détendus, comptez sur vos propres efforts et évitez la voie de la facilité » leur a-t-il dit. Le ministre de l’Enseignement d’ajouter que toutes les dispositions ont été prises pour que les candidats soient dans les meilleures conditions et pour un bon déroulement des épreuves. Par conséquent, la fraude, la tricherie et tout autre acte de nature à entacher les examens ne seront pas tolérés de qui qu’ils émanent. Les examinateurs ont été instruits pour que tout se passe dans la transparence a précisé le ministre Asmane. Il a saisi cette occasion pour dire aux candidats, les attentes du gouvernement et de la Nation toute entière.  »Nous avons consenti des efforts pour ouvrir des universités dans toutes les huit régions de notre pays. Nous comptons sur vous pour les remplir et former les cadres qui assureront le développement de notre pays » a déclaré M. Asmane Abdou. Après ces conseils, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a ouvert l’enveloppe scellée à la cire contenant la 1ère épreuve, celle de Français. Les différentes autorités ont distribué les épreuves et souhaité bonne chance aux candidats.  Aussitôt après, la délégation ministérielle s’est transportée au Lycée Issa Beri, où elle a répété le même exercice : souhait de bonne chance et conseils aux candidats, ouverture de l’enveloppe scellée. Si au Lycée Issa Korombé, ce sont les candidats du Baccalauréat de l’enseignement général qui composent, le lycée Issa Béri lui accueille les candidats de l’enseignement professionnel et technique. Dans le message qu’il a livré la veille du début des examens, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a indiqué que le gouvernement a débloqué cette année une enveloppe budgétaire d’un milliard 100 millions pour l’organisation du Bac. Aussi d’après les statistiques du ministère, quelque 38.489 candidats se présentent à cette session dans 101 centres contre 38.454 pour la session 2014 repartis dans 80 centres. Sur cet effectif, 36.293 candidats se présentent pour le baccalauréat secondaire général, dont 16.072 à Niamey et 21.221 en région. Pour le baccalauréat des techniciens, ils sont, cette année 1.299 candidats dont 497 pour le centre de Niamey, 638 pour le centre de Maradi, 92 pour Doutchi et 72 pour Diffa. Enfin, 887 candidats se présentent pour le baccalauréat professionnel dont 62 à Agadès ; 704 pour le centre de Niamey, 27 à Tahoua; 68 à Téra et 38 à Zinder.
S’exprimant peu après avoir lancé les épreuves, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation s’est réjoui de constater que tout est en place.  »Je me félicite de voir que tout se passe comme prévu. De toutes les façons, c’est un processus que nous avons suivi depuis le commencement jusqu’à ce jour. Nous espérons qu’à la fin, on va récolter le fruit des efforts consentis par l’ensemble des acteurs. Nous espérons ça sera positif à la fois pour les candidats et pour la nation », a déclaré M. Asmane Abdou. Répondant à une question relative aux candidats de la région de Diffa, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a indiqué que jusqu’alors, aucune difficulté particulière ne leur a été notifiée.  »Il est vrai que la région de Diffa a subi l’effet de la secte terroriste Boko Haram, mais dans la ville de Diffa on ne nous a pas encore signalé un problème particulier » a déclaré M. Asmane Abdou. À propos de l'Auteur Siradji Sanda (ONEP)

Tahoua/Canton de Bambèye : Un magistrat élu chef de canton avec 77 Voix sur 110

01/07/2015

Hamza Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou, nouveau chef de canton élu

Hamza Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou, un magistrat âgé de cinquante ans, succède désormais à son père au trône de Bambèye. Il a été élu Jeudi dernier à Bambèye avec 77 Voix sur les 110 qui composent le collège électoral des chefs de villages du canton. Bambèye est donc dirigé depuis 70 ans par la dynastie Coulmanou dont l’heureux élu est issu !

Jeudi dernier, l’actualité régionale de Tahoua a été dominée par l’élection du 4ème chef de canton de Bambèye, ville située à 25 km à l’ouest de Tahoua. Jadis, c’est le conseil des Sages qui se réunit à huis clos pour désigner le successeur d’un chef coutumier. De nos jours, il appartient au collège des chefs de villages du canton d’élire démocratiquement le successeur au trône. Bambèye n’échappe pas à cette règle. Le comité régional chargé desdites élections était présidé par le gouverneur de la région de Tahoua, Dr Barmou Salifou. Outre le préfet de Tahoua, il comprend le chef du canton de Tahoua, représentant l’Association des chefs traditionnels, le commandant de groupement de la Gendarmerie, le Trésorier Régional, le responsable régional de l’Etat civil, les trois délégués des trois candidats en lice. Le conseiller juridique du gouverneur, M. Issa Maïga consultant dudit comité a du reste agi dans la transparence. Un imposant dispositif de sécurité a été mis en place à Bambèye, pour parer à toute éventualité. Les «Dogaris» ou gardes coutumiers habillés en rouge, étaient aussi associés au maintien de l’ordre à Bambèye. Le maire de Bambèye, M. Ibro Dan Kassou, le préfet de Tahoua et son commandant de brigade de la Gendarmerie sont à féliciter sur le plan de l’organisation générale. La cérémonie proprement dite a débuté vers 11 h et s’est achevée après 13 h. Les ressortissants des 150 villages administratifs du canton de Bambèye étaient présents à la manifestation inédite dans le coin. Elle est inédite parce que le vénéré chef Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou, décédé le 14 Décembre 2014, a régné pendant 46 ans à Bambèye ! Rares sont donc ceux qui se rappellent comment est élu un chef là-bas (sic). Le jeudi, 25 Juin 2015, restera donc une date inoubliable à Bambèye. La manifestation a attiré tous les principaux dignitaires des quatre coins de la région de Tahoua. Malgré le vent et la canicule du jour, et malgré le jeûne, les gens ont tenu à suivre de très près le déroulement des opérations de vote à Bambèye. Personne ne voulait se faire conter la nouvelle du scrutin. Après les conseils d’usage, le gouverneur de Tahoua, Dr Barmou Salifou, président du comité, a remis à chacun des trois candidats, un spécimen de son bulletin afin de le présenter aux 110 Chefs de villages constituant le collège électoral et regroupés dans un hangar spécial en face de la table de séance. Docteur Barmou Salifou, entouré par le chef de canton de Tahoua et son conseiller juridique, a patiemment expliqué aux votants et à l’assistance, la procédure du vote. Les 110 chefs de villages sont appelés un à un pour identification au niveau de la table de séance. Une fois que le chef de groupement de la Gendarmerie vérifie et atteste que c’est bien l’intéressé, celui-ci reçoit des mains de l’honorable Adou Moussa Salifou Galabi les trois bulletins des trois candidats et l’enveloppe dûment signés par le gouverneur. Tout bulletin ou toute enveloppe qui ne porte pas la signature du gouverneur de la région, président du comité de vote, est nul. Ceci étant, chaque électeur se retire dans l’un des isoloirs confectionnés pour la circonstance, pour choisir librement son candidat. Les enveloppes sont ensuite mises dans l’unique urne placée sur la table de séance. Observateurs indépendants et délégués des trois candidats ont les yeux braqués sur le déroulement des faits dans l’espoir de déceler une anomalie. Après dépouillement, aucun bulletin blanc ou nul n’a été décelé. Le suffrage exprimé valable est égal au nombre exact des votants, soit 110 bulletins. C’est finalement, le Sieur Hamza Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou qui a été déclaré 40ème Chef de canton de Bambèye, en obtenant 77 voix sur les 110. Son principal adversaire, M. Abdou Saddi Sabit Coulmanou s’est contenté de 28 voix tandis que le vieux Nouhou Bizo dit Tourké de Moggar a obtenu cinq (5) voix. Avant la proclamation des résultats des opérations de vote, le président du comité, Dr Barmou Salifou a exigé une minute de silence à la mémoire de l’illustre chef de Bambèye, feu, Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou, décédé le 14 décembre 2014. Les marabouts présents ont ensuite récité une Fatiha pour le repos de son âme. «Soyez des frères unis pour construire le canton de Bambèye dans la paix et la concorde», a recommandé le gouverneur au chef élu et à ses deux adversaires. Le chef du canton de Tahoua, représentant de l’Association de la chefferie traditionnelle a, à son tour, tenu à prodiguer de sages conseils au magistrat élu et qui remplace son père au trône. «Soyez patient et surtout tolérant avec vos sujets» conseille l’Honorable Adou Moussa Salifou Galabi. En réponse, le nouveau chef du canton de Bambèye M. Hamza Assoumane Bayéré Cheffou Coulmanou, a humblement déclaré : «Merci, Dieu ! Merci, Dieu, le Puissant et Miséricordieux ! J’implore la grâce et la miséricorde d’Allah pour m’assister dans mes nouvelles fonctions de chef du canton de Bambèye». Le nouveau chef a sincèrement rassuré le gouverneur de la région de Tahoua, qu’il va fidèlement collaborer avec l’administration.  »Qu’Allah nous assiste », a-t-il encore conclu ! Le satisfecit à Bambèye, c’est qu’après les élections, les deux perdants ont tous reconnu que c’est Dieu, le Sage, qui attribue la victoire à qui il veut. Fin de citation. Tous deux ont donc reconnu leur défaite ; ils ont à tour de rôle salué le nouveau chef et lui ont souhaité bon règne. Ce qui est un bon signe. Après tout, tous sont de la lignée de Coulmanou qui règne à Bambèye, depuis la création du Canton en 1945. Le second satisfecit à Bambèye, c’est que tout s’est bien passé dans la joie et l’allégresse traditionnelle. Aucun incident n’a été décelé. Ce qui du reste est normal, en cette période du Ramadan. C’est donc leur tolérance et leur pardon qui ont donné le courage à leurs fans d’admettre que c’est Dieu qui élit qui il veut. Maïka, un des principaux facilitateurs de l’organisation générale de ce scrutin de Bambèye, remercie aussi le Bon Dieu qui a permis le bon déroulement des opérations de vote. À propos de l'Auteur Ravic Mahamadou Mamoudou ANP/ONEP/TAHOUA

Médias : Communiqué de presse du CSC

01/07/2015

Le Conseil Supérieur de la Communication

Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) s’est réuni en session ordinaire, du 22 au 26 juin 2015. A l’issue de l’examen du point relatif au respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques, la Plénière du Conseil Supérieur de la Communication a pris les décisions suivantes:

1. Un Avertissement écrit est infligé au journal «LE COURRIER» pour violation des dispositions des points 2, 3, 4 et 10 de la Charte des Journalistes professionnelles du Niger, suite à la saisine d’office d’un membre du CSC;
2. Une procédure de saisine d’office du CSC est engagée contre le journal «LE NOUVEAU REPUBLICAIN», suite à la publication intégrale des articles ayant été à la base de l’interdiction de parution pour Une durée d’un mois infligée au journal «L’ACTUALITE » ;

3. La Plénière du Conseil Supérieur de la Communication souhaite à la grande famille de la presse nigérienne un bon Ramadan et profite de cette occasion pour exhorter les responsables des médias et les journalistes à cultiver la tolérance, le pardon, la paix et la quiétude sociale dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.

Le Président du CSC Abdourahamane OUSMANE

À propos de l'Auteur Source: ONEP

Les mauvais comptes de la libération des otages français du Niger

01/07/2015

Ils disent avoir « fait un travail », ils réclament leur dû. Un ancien colonel de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) reconverti dans la sécurité privée, Jean-Marc Gadoullet, et un rebelle touareg malien devenu député, Ahmada Ag-Bibi, réclament ensemble 1,5 million d’euros à chacun des groupes Areva et Vinci. La somme, selon eux, aurait dû leur être versée par les deux entreprises au terme du contrat qui les liait à elles pour la libération, en 2013, de leurs employés retenus par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). « Il me manque les deux tiers de mes engagements », affirme M. Gadoullet, que Le Monde a rencontré à Paris le 25 juin 2015. Une réunion entre les avocats des différentes parties est prévue le 9 juillet.

Cet épisode éclaire les luttes intestines qui ont affleuré dès 2011 dans le dossier des sept otages français enlevés en septembre 2010 sur le site de production d’uranium d’Arlit au Niger. Début 2011, au Mali. M. Gadoullet parle au redouté chef d’AQMI, Abou Zeid, et il récupère avec succès les trois premiers otages, dont Françoise Larribe, grâce à l’aide des Touareg d’Ag-Bibi.

Mais en 2013, il est officiellement sorti de la négociation pour la libération des quatre derniers otages français. François Hollande, le 4 juillet, réunit les familles à l’Elysée pour leur annoncer qu’après des mois infructueux, une nouvelle filière va travailler à leur libération. Celle-ci est menée par Pierre-Antoine Lorenzi, président de la société de sécurité privée Amarante, proche de Cédric Lewandowski, le directeur de cabinet du ministre de la défense. Il travaille avec l’intermédiaire nigérien Mohamed Akotey, conseiller du président Mahamadou Issoufou, et Limam Chafi, conseiller du président burkinabé Blaise Compaoré.

Importante rançon

Cette équipe s’attribue la libération de Thierry Dol, Marc Feret, Daniel Larribe et Pierre Legrand, le 29 octobre 2013. « Ça faisait deux ans qu’ils n’y arrivaient pas. En novembre 2012, on me demande, à moi, l’ancien de la DGSE, si je peux m’en occuper. Je peux. On me dit “go !”, je fais », a raconté M. Lorenzi en novembre 2013 au Monde. Au grand dam de la DGSE, qui jugera M. Lorenzi « parasitaire ». Une importante rançon a été versée, des intermédiaires payés.

Pourtant, le 25 septembre 2012, M. Gadoullet avait vu son mandat renouvelé par les deux employeurs des otages. On lit dans l’attestation à en-tête d’Areva qu’il a montré au Monde : « Je soussigné Luc Oursel, président du directoire d’Areva, atteste que MM. Jean-Marc Gadoullet et Ahmada Ag-Bibi sont aujourd’hui les seules personnes habilitées à négocier au nom du groupe Areva la libération de Daniel Larribe, salarié du groupe Areva et de ses trois camarades, salariés du groupe Vinci. » Le principe de sécurité fondamental exige qu’il n’y ait jamais deux filières de négociation pour une même affaire. C’est pourtant ce qui s’est produit alors, au moins sur le papier. « Le contrat de Gadoullet a continué à courir après la réunion du 4 juillet 2013 à l’Elysée, il n’a pas été dénoncé », insiste une source proche du dossier. Pour les entreprises, les contrats sont devenus caducs d’eux-mêmes.

En 2012, le nouvel exécutif a hésité. A l’automne, MM. Lorenzi et Akotey ont fait savoir qu’ils avaient un canal pour négocier les otages. M. Gadoullet estime, lui, qu’il peut encore agir.

L’homme, un ancien colonel du service action, a monté son entreprise opérations et organisations spéciales, OPOS, et travaille sur la sûreté des chantiers de la filiale de Vinci, Satom, au Mali et au Niger. En 2010, il est informé par ses contacts touareg du rapt, dès le passage des terroristes avec leurs otages. Il propose à Vinci de prendre contact avec les ravisseurs.

« Business des otages »

En décembre, mandaté par le patron du groupe de construction, Xavier Huillard, et avec le feu vert de la DGSE, il commence à discuter avec Abou Zeid de la libération de Françoise Larribe, l’épouse de Daniel, un cadre d’Areva enlevé avec elle, du Malgache Jean-Claude Rakotoarilalao et du Togolais Alex Kodjo Ahonado, salariés de Satom. Le chef d’AQMI veut se débarrasser de ces otages. En février 2011, l’opération est un succès, la rançon versée.

Pour ce premier contrat, Gadoullet est payé comme convenu, 1 million d’euros. Les hommes qui l’ont aidé autour d’Ag-Bibi, lieutenant du chef du groupe armé Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali, aussi : 500 000 euros pour les Touareg. Mais l’ancien militaire a exfiltré les otages via Niamey, au Niger, et ses ennuis commencent.

A Bamako, un homme est venu juste après le rapt voir le président malien, Amadou Toumani Touré, « ATT », pour parler des otages. Guy Delbrel, le conseiller Afrique du PDG d’Air France Jean-Cyril Spinetta, qui préside également le conseil de surveillance d’Areva, a lui aussi des contacts avec Ag-Bibi, avec qui il évoque le prix des otages. Gadoullet le soupçonne d’avoir voulu prendre la négociation. La libération, qui devait avoir lieu en janvier, a été reportée au tout dernier moment. ATT n’a pas autorisé les avions à atterrir à Bamako. Selon une source proche du dossier, le président malien aurait été furieux de « ne pas avoir touché son pourcentage comme sur les autres rançons dans la région », et l’a violemment reproché à M. Delbrel.

Jean-Marc Gadoullet assure : « Pour moi, il n’était pas question de verser une enveloppe à un président. Les règles avec Vinci étaient claires, moi, je ne m’occupais que d’Abou Zeid. » Il ajoute : « Je ne m’approche pas du business des otages. » M. Delbrel assure qu’il n’avait pour mission que d’établir des preuves de vie, et qu’il a dès novembre 2010 lâché totalement le dossier, ne retournant à Bamako en 2011 que pour remercier ATT de son aide, au nom de M. Spinetta.

Jeu trouble

Au cours de l’année 2011, Gadoullet poursuit les discussions pour les autres otages. « En octobre, les Touareg me disent qu’Abou Zeid est d’accord. » La DGSE lui donne de nouveau le feu vert pour aller les chercher. Pourtant, la presse française publie une série d’articles peu à son avantage. « Une campagne », conviennent aujourd’hui les sources informées, qui le présente comme un agent gouvernemental au jeu trouble. En novembre, sur la route menant vers le camp d’AQMI, l’homme est attaqué, sa voiture criblée de balles, lui, grièvement blessé. Il est de plus en plus convaincu qu’on lui « savonne la planche ».

Rapatrié le 25 novembre à l’hôpital militaire de Percy, où il sera soigné durant un mois, il reçoit de nombreuses visites : les deux PDG d’Areva et de Vinci, leurs directeurs de la sécurité, le PDG d’Air France. « Plus tard, à ma grande surprise, un haut fonctionnaire de l’Etat m’a demandé de ne pas porter plainte contre M. Spinetta qui avait dévoilé l’opération prévue en janvier à M. Delbrel, ce que je n’avais aucune intention de faire. »

Gadoullet assure que, en avril 2012, il obtient par écrit d’Abou Zeid les termes de la négociation pour Marc Féret et qu’un accord de principe est acquis pour les quatre otages. Mais en mai, du côté de l’Elysée, le moment ne paraît pas venu, avec l’élection présidentielle. « Nous n’avons pas eu le feu vert pour monter vers le nord. » Le « go » suivant arrive l’avant-dernier jour de l’année, une fenêtre de dix jours s’ouvre, alors que la France se prépare à frapper au Mali. « Je n’avais pas envie de me prendre une bombe par erreur », dit-il. « J’ai mis des conditions : voir quelqu’un à l’Elysée, avoir des engagements d’être payé avant de partir, et être accompagné d’un officier supérieur. Ce dernier point a été refusé. »

Opération « Serval »

Début 2013, tout était de nouveau prêt, assure-t-il, les avions français pouvaient se poser à Tombouctou prendre les otages. Mais une fois encore, pas de feu vert. Quelques mois plus tard, en juin, le patron de la DGSE Bernard Bajolet lui aurait pourtant conforté son mandat, une information que nous n’avons pas pu vérifier.

Abou Zeid sera tué en février par l’armée française au début de l’opération « Serval ».

Du côté de l’exécutif, on avance une version différente : « On avait le sentiment que Gadoullet ne voulait plus monter au nord car la situation avait changé, et les choses n’avançaient pas. » Le ministère de la défense pousse la solution Lorenzi avec la présidence du Niger. Au printemps, « le feu vert est donné pour la filière nigérienne. La DGSE nous dit qu’elle est “clean” avec Gadoullet, et pour nous, alors, il n’y a bien qu’une seule filière », raconte une source proche du dossier. A Bamako, un nouveau président, Ibrahim Boubacar Keita, a remplacé ATT. Des échanges de prisonniers entrent dans la discussion. « Les termes de la négociation ont changé. Gadoullet et Ag-Bibi ne sont plus dans le paysage », poursuit cette source.

Alliade, un émissaire d’Ag-Bibi que Le Monde a rencontré à Paris le 25 juin, explique avoir remis « en novembre 2012 au patron de Vinci le papier d’Abou Zeid » scellant la libération contre une rançon acceptée des deux côtés. Il souligne que, en mars 2013, le successeur d’Abou Zeid, Yahia Abou El Hamam, était d’accord à son tour, et qu’« on attendait toujours Jean-Marc à Kidal ».

Dispute financière

Puis, au cours de l’été précédant la libération, « on nous a demandé de rester à l’écart, on s’est mis à l’écart », explique Ahmada Ag-Bibi depuis Bamako dans un témoignage vidéo du 24 juin transmis au Monde. « On a dit à la filière sur le terrain de convaincre les ravisseurs d’accepter Akotey. Mais le travail que nous avons mis en place depuis trois ans, et la rançon que nous avons avancée, c’est ça qui reste la clé de la libération. Le nouveau système n’a rien négocié. »

Dans la rançon déposée à AQMI, « il manquait de l’argent », assure une source française, « et une bataille entre les groupes touareg s’est ouverte ». Dans les coulisses, une autre dispute financière se joue, avec les assurances. La Lloyd a assuré les entreprises sur la négociation et sur le paiement de la rançon – celle-ci a transité par Amarante, la société de M. Lorenzi. Mais les experts semblent se poser des questions sur le rôle exact des différents intervenants. En conséquence, tous les frais n’auraient pas été couverts.

Côté touareg, une trentaine de personnes attendent rétribution. « Nous avons fait un travail, nous allons nous battre, indique le messager d’Ag-Bibi. Areva nous a reçus dans un café en octobre à Paris et nous a dit que son président tiendrait ses engagements. » Du point de vue de M. Gadoullet, que chacun décrit comme un homme « droit » mais « capable de tout », une chose compte : le mandat de 2012 pour les otages n’a jamais été résilié. Devant le silence des entreprises, il a annoncé en mars 2014 vouloir s’engager dans un contentieux. Selon lui, début 2015, « par Skype, un responsable de Vinci a proposé de solder l’affaire pour 500 000 euros, c’est le tiers de ce qui était prévu ». Gadoullet et ses négociateurs s’apprêtent à déclencher une procédure d’arbitrage à Genève. Ni Vinci ni Areva ne souhaitent commenter officiellement cette affaire qui relève pour elles d’un litige commercial.

À propos de l'Auteur Par Nathalie Guibert (Le Monde)

Le comité de coordination des opérations militaires pour la mission de l’UA en Somalie conclut sa 15ème réunion à Addis Abéba

01/07/2015

Addis Abéba, le 30 juin 2015: Le Comité de coordination des opérations militaires (MOCC), créé par l’Union africaine (UA) afin de faciliter la mise en œuvre des aspects militaires et sécuritaires du mandat de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM), a tenu sa 15ème réunion à Addis Abéba, le 29 juin 2015. La réunion, qui était présidée par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, a regroupé les chefs d’État-major et d’autres hauts responsables des pays fournisseurs de contingents à l’AMISOM (Burundi, Djibouti, Éthiopie, Kenya et Ouganda) et de la Somalie, la direction de l’AMISOM, ainsi que les représentants de pays et d’institutions partenaires (les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni, l’Union européenne – UE et les Nations unies).

La réunion a eu lieu dans le prolongement de la Mission conjointe UA-Nations unies chargée de revoir les critères pour le déploiement d’une mission de maintien de la paix des Nations unies et les opérations de l’AMISOM. Tout en reconnaissant les énormes progrès réalisés sur le terrain, la Mission conjointe a également souligné la multitude des défis qui restent à relever. Ceux-ci ont notamment trait à la capacité continue du groupe terroriste Al Shabaab à perturber le processus politique en cours, par le biais d’attaques contre le Gouvernement fédéral de la Somalie et ses forces de sécurité, ainsi que contre l’AMISOM, les Nations unies et les populations civiles.

Dans ce contexte, la Mission conjointe a conclu que les conditions ne sont pas encore remplies pour le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies, et a fait nombre de recommandations visant à améliorer l’efficacité de l’AMISOM, y compris le maintien du renfort des effectifs de l’AMISOM et du dispositif de soutien non létal dont bénéficie l’Armée nationale somalienne (SNA), deux mesures qui ont été autorisées par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2124 (2013) du 12 novembre 2013, et la génération de capacités supplémentaires.

La réunion a offert au MOCC l’occasion de procéder à un échange de vues sur la situation en Somalie, ainsi que sur les conclusions et recommandations de la Mission conjointe. Les participants ont noté avec une profonde préoccupation la récente vague d’attaques menées par le groupe terroriste Al Shabaab, y compris contre une base de l’AMISOM à Leego, dans la région somalienne du Bas-Shabelle, qui a causé la mort de plusieurs soldats. Ils ont souligné que cette situation appelle à des efforts renouvelés pour neutraliser Al Shabaab. Ils ont rendu hommage aux soldats burundais tombés sur le champ d’honneur et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Ils ont exprimé leur solidarité avec le peuple et le Gouvernement burundais en ces pénibles circonstances.

Les participants ont souligné la pertinence des recommandations formulées par la Mission conjointe, formant l’espoir de leur examen positif par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA et le Conseil de sécurité des Nations unies, de manière à ouvrir la voie à leur application rapide et efficace. À cet égard, ils ont convenu de l’urgence des mesures proposées en vue de rationaliser le commandement et le contrôle de l’AMISOM, reconfigurer les forces de la Mission, faciliter les opérations entre les secteurs et renforcer l’appui logistique. Les membres du MOCC ont convenu de contribuer activement au processus de suivi.

Tout en exprimant leur gratitude aux partenaires internationaux pour l’assistance fournie jusqu’ici à l’AMISOM et à la SNA, les participants ont appelé au renforcement de cet appui. À cet égard, ils attendent avec intérêt de pouvoir poursuivre leur interaction avec les partenaires.

La réunion du MOCC sera suivie par une rencontre du CPS qui examinera la situation d’ensemble en Somalie et décidera de la marche à suivre, sur la base des conclusions et recommandations de la Mission conjointe. En outre, du 14 au 15 juillet 2015, les chefs des services de renseignement et de sécurité des pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) tiendront leur deuxième réunion à Kampala, en Ouganda, dans le cadre du Processus de Djibouti sur le renforcement de la coopération sécuritaire dans la région de l’Afrique de l’Est. Cette réunion permettra notamment de discuter des voies et moyens les meilleurs pour renforcer la coopération sécuritaire dans la lutte contre le groupe terroriste Al Shabaab.

À propos de l'Auteur Source: http://www.peaceau.org/

MNSD-NASSARA: DECLARATION DU 29 JUIN 2015

30/06/2015

Lors de la déclaration

Réuni, ce jour lundi 29 juin 2015, à l’effet d’examiner la situation socio politique et économique de notre pays en général, et la situation sécuritaire dans la Région de Diffa en particulier, le Bureau Politique National du MNSD-NASSARA fait la déclaration dont la teneur suit.

Militantes, Militants, Sympathisantes et Sympathisants du MNSD-NASSARA, 

Le Niger, déjà profondément meurtri par des évènements douloureux, fait face ces derniers temps à de graves tensions, nées des initiatives hasardeuses et irresponsables du gouvernement dans la gestion des affaires de l’Etat.

Aux tensions sociales dans les secteurs de la santé et de l’éducation,  la cherté de la vie, est venue s’ajouter la crise ouverte qui oppose les opérateurs économiques et les transitaires nigériens au  gouvernement, relativement à la gestion des magasins sous-douane du Niger. Cette énième crise n’est que la conséquence du « cadeau » gracieusement offert par ISSOUFOU MAHAMADOU  à « ses amis et parrains».

Ces crises sociales et ces malaises profonds, placent incontestablement notre pays à la croisée des chemins, et mettent en péril l’existence même de notre cher pays, tant ses malheurs sont exacerbés par l’insécurité qui se généralise et qui sème la désolation sur l’ensemble du territoire national.

Malgré la propagande mensongère du gouvernement sur son engagement à sécuriser les nigériens et leurs biens, force est de constater que notre pays n’a jamais été autant endeuillé qu’il ne l’est aujourd’hui.

Les instincts guerriers de notre « Charlie national » et ses choix sécuritaires, loin des aspirations légitimes des nigériens à la paix et au développement, dévoilent en réalité, d’obscures préoccupations.

Militantes, Militants, Sympathisantes et Sympathisants du MNSD-NASSARA, 

Il vous souviendra sans doute, que c’est cette profonde aspiration à la paix qui avait guidé l’opposition à soutenir l’envoi de troupes nigériennes au Mali et au Nigéria voisins. En agissant ainsi, l’opposition politique faisait le pari d’un usage intelligent et conforme aux intérêts de notre pays, de la confiance qu’elle a placée en nos gouvernants.

A l’épreuve des faits, hélas, force est de constater, que celui qui prétendait avoir le leadership dans la lutte contre le terrorisme au niveau de notre sous-région, ne faisait que duper les Nigériens.

La lutte contre l’insécurité tant galvaudée a  très vite été supplantée par d’autres « priorités »  que sont les tentatives, à la fois, de concassage des partis politiques,  d’instrumentalisation des médias et des associations de la société civile, la dévolution de la démocratie et de la bonne gouvernance.  La lutte contre l’insécurité s’est révélée dans les faits, en l’exposition irresponsable de nos vaillantes forces de défense et de sécurité sur des théâtres d’opérations, sans que les moyens conséquents et appropriés ne soient mis à leur disposition.

Face à cette situation grave d’insécurité que traverse notre pays, le Président ISSOUFOU MAHAMADOU et son gouvernement, a comme réponse, la banalisation des deuils qui frappent régulièrement les forces de défense et de sécurité et les populations nigériennes. L’attaque de Karamga, tout comme dernièrement celle de Lamana et de Ngoumaou,  n’ont mérité de leur part, aucune adresse publique en direction du Peuple et des familles endeuillées. Pire, ignorant les tragiques évènements survenus dans la commune de Gueskérou , ISSOUFOU MAHAMADOU n’a trouvé mieux à faire que de poursuivre ses voyages à l’étranger, voyages aussi coûteux qu’inutiles.

La situation grave dans la région de Diffa et son évolution dramatique sont une parfaite illustration de l’échec de la politique sécuritaire du régime de la 7ème République. Les actions de lutte contre la secte maléfique et barbare Boko Haram, ont ainsi provoqué de graves désastres économiques et  créé de profonds  malaises sociaux, qui ne sont, malheureusement,  pas pris en charge correctement par les Autorités.

Aussi, tout en réaffirmant une fois de plus, sa ferme condamnation des actions criminelles et barbares de la secte Boko Haram,  le MNSD Nassara,  déplore les pertes en vies humaines et les importants dégâts matériels subis par les populations et fustige la légèreté avec laquelle elles sont annoncées par des communiqués laconiques du Ministère de l’Intérieur.

Aux familles des soldats tombés sur le champ d’honneur, à toutes les familles des victimes civiles lâchement assassinées, ainsi qu’à tout le Peuple nigérien, le MNSD Nassara présente ses condoléances les plus émues, et prie ALLAH le  très haut et le miséricordieux afin qu’il  les accueille dans son paradis éternel et descende Sa Grace sur notre pays et son Peuple en ce mois béni de ramadan.

Le MNSD Nassara réaffirme en particulier, son indéfectible soutien à nos vaillantes forces de défense et de sécurité dans leur noble combat contre la nébuleuse abjecte Boko Haram.

Militantes, Militants, Sympathisantes et Sympathisants du MNSD-NASSARA, 

Telle qu’elle est menée actuellement par le gouvernement, la lutte contre Boko Haram dans la région de Diffa, ne peut donc pas produire les effets escomptés, parce que n’impliquant pas tous les acteurs concernés notamment les élus locaux et nationaux de la Région, alors même que la question sécuritaire est une question nationale.

Sinon, comment comprendre que la lutte contre Boko Haram soit une occasion pour le gouvernement de se soustraire à ses obligations d’assurer le fonctionnement régulier des différents services de l’Etat dans la région de Diffa ?

Comment qualifier l’aveu du Ministre de l’Intérieur, qui reconnait lui-même que les évacuations sanitaires sont interdites de nuit dans la région de Diffa, comme si les urgences sanitaires obéissaient à un timing réglé à l’avance ?

Mais en réalité, il y a  pire ! Il y a, en effet, péril en la demeure parce l’insécurité est en train de poser une grosse hypothèque sur l’avenir de la région de Diffa, voire même du Niger. Aussi, même  si l’écrasante majorité des nigériens ne constate pas encore les retombées réelles de l’exploitation  du pétrole sur leur quotidien, en raison d’une gestion mafieuse de cette ressource, il va sans dire que la persistance de l’insécurité dans la région de Diffa risque de compromettre gravement la production pétrolière.

Comme signes avant coureurs des risques graves qui pèsent sur cette industrie sur laquelle nos compatriotes fondent un grand espoir, il y a déjà la suspension des activités des sociétés de service de l’industrie pétrolière et la suspension des travaux de construction de la route dite « du pétrole » entrainant la mise au chômage de milliers de jeunes.

De même, beaucoup de zones d’ombre subsistent  quant à la profession de foi du gouvernement sur les efforts consentis pour l’équipement de l’Armée dans  le cadre de la guerre contre Boko Haram. Les évènements, tels que le drame inexpliqué survenu à Karamga et le bombardement de la ville d’Abadam par un avion, jusque-là, non identifié,  constituent, entre autres, la parfaite illustration du sous-équipement de notre valeureuse armée dont la bravoure est pourtant reconnue sur de nombreux fronts de bataille.

De plus, les récentes attaques meurtrières de Boko Haram, le 18 juin dernier,  des villages de la commune rurale de Gueskérou, et celles du 23 juin passé contre le village de Yébi dans la commune rurale de Bosso,  indiquent de manière grave et inquiétante l’irresponsabilité du Gouvernement dans la conduite de la guerre contre cette secte maléfique.

C’est pourquoi, le MNSD-NASSARA, demande instamment au gouvernement, malgré la reconduction de l’état d’urgence, de :

  • Prendre les mesures idoines et adaptées à la circonstance, pour permettre la reprise des activités socio-économiques sur l’ensemble de la région de Diffa,  en particulier celles relatives à la pèche et au maraichage, et pour sécuriser le commerce du poisson fumé et du poivron ;
  • Doter l’Armée de moyens et ressources indispensables à la bonne conduite de sa mission de sauvegarde de l’intégrité du territoire national et de protection des biens et des personnes.
  • Assurer convenablement le fonctionnement des services de l’Etat dans la Région;
  • Prendre les mesures idoines pour un retour rapide des populations déplacées de force, sur leurs lieux de résidence;
  • Œuvrer  activement  pour l’opérationnalisation de la force multinationale dont le MNSD-NASSARA salue la création récente par les nouvelles autorités du Nigéria, force qui vise à  mieux coordonner les actions, jusque là dispersées des Etats concernés afin de leur donner un maximum d’efficacité et éviter les multiple bavures.

Enfin, le MNSD NASSARA, demande, une fois encore, au Président Issoufou Mahamadou de mettre à la disposition des forces armées nationales une bonne partie de l’armada qu’il a confisquée pour ses besoins uniques et personnels et de faire confiance au peuple souverain du Niger.

En ce mois béni de RAMADAN, le MNSD-NASSARA souhaite un bon mois de jeûne à la Ouma islamique et un bon hivernage au peuple nigérien. Il demande au peuple de prier pour implorer ALLAH le Très Haut, le Clément, le Miséricordieux afin qu’il agrée nos bonnes œuvres et les rétribue infiniment et qu’il descende sur notre pays sa Grâce et sa miséricorde pour un hivernage fécond.

Fait à Niamey, le 29/06/2015

À propos de l'Auteur Le Bureau Politique National

Le Chef de l’Etat a convié lundi les responsables des Institutions de la République à la rupture du jeûne du Ramadan

30/06/2015

Séance de prière peu après la rupture collective

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou a offert, lundi 29 juin 2015, au Palais de la Présidence, un dîner de rupture de jeûne du Ramadan (IFTAR) aux Présidents et membres des Institutions de la République, aux membres du Gouvernement et aux députés nationaux.

Après la rupture collective du jeûne, le Chef de l’Etat et tous ses convives dont le Président de l’Assemblée Nationale, M. Amadou Salifou et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M. Brigi Rafini, ont accompli, ensemble, la prière de Maghrib. Depuis 2011, rappelle-t-on, le Président Issoufou Mahamadou invite, durant le mois béni du Ramadan, les différentes couches sociopolitiques et professionnelles du Niger, à la rupture collective du jeûne au Palais de la Présidence. Ce mardi, 30 juin 2015, les responsables des Associations islamiques du Niger se retrouveront autour du Président de la République pour l’IFTAR. Les membres du Corps Diplomatique, les Responsables des partis politiques, les représentants des opérateurs économiques, ceux de la Société  Civile et des Syndicats, les Chefs traditionnels  et Chefs de quartiers de Niamey ainsi que les responsables et acteurs des medias se retrouveront autour du Chef de l’Etat, successivement, du   1er au 8 juillet, pour le  dîner de rupture de jeûne du Ramadan. À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Diaspora Niger: Appel à une prière commune

30/06/2015

IMAGE D’ILLUSTRATION

En ce mois béni de Ramadan, la diaspora nigérienne  est conviée à une  prière collective ce vendredi 10 Juillet 2015 pour que Dieu bénisse le Niger. La prière consiste à  demander pardon à Allah en faisant au moins cent (100) fois « Astagfirlah ». Que Dieu aime le Niger ainsi tous les autres pays musulmans et préserve le monde de toute forme de malédiction.

« Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, alors Je suis tout proche : Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque quand il M’invoque. Qu’ils répondent à Mon appel, et qu’ils croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés. »

(Coran, 2 : 186)

Toutes les autres confessions religieuses sont conviées à prodiguer les memes voeux pour le pays.

À propos de l'Auteur amadou mossi abdoulkader (Web Contribution)

Cinéma/Ina Zaki, Niger où vas-tu ? : Dans la vie des personnages de Catherine Martin-Payen Dicko

30/06/2015

La réalisatrice Catherine Martin-Payen

Etre avec des personnes pendant une année, pour essayer de camper son ambition, qui est de « montrer aux uns ce que pensent les autres»: Telle est la passion débordante qui a entrainé Catherine Martin-Payen, à réaliser «Ina Zaki, Niger», «Où vas-tu Niger »,un documentaire de 73 minutes, sorti sur le petit écran en 2014.

« Ina Zaki Niger », c’est l’histoire de la vie de trois personnages filmée pendant plus de 12 mois au Niger. Le documentaire est ainsi résumé : «Garba, petit couturier, vit avec ses amis dans la capitale du Niger où il écoute la radio en permanence. Déçu par la politique et l’économie locale qui ne lui permet pas de gagner sa vie, il part au Nord. Car, là-bas, dans le grand Sahara, vivent ses anciens compagnons qui se débattent dans la tourmente internationale… Il retrouve Alassane et sa famille, caravaniers des mythiques caravanes de sel. Ensemble, ils marchent des mois dans le désert alors que leur vie difficile est aggravée par la concurrence des camions de sel et les contrecoups de la guerre en Libye qui accroissent l’insécurité dans tout le Sahel… Les jeunes rechignent à suivre la caravane et Alassane s’inquiète de l’avenir de sa famille… Quand Garba retrouve enfin Moha, ex-rebelle touareg devenu conseiller du Premier ministre, il enfourche la moto de cet infatigable bourlingueur des tournées politiques. Tout en plaisantant sur la religion ou la corruption, ils vont de village en village écouter l’exaspération des femmes, les craintes de la guerre du Mali et de l’intervention française, les distinctions entre islam et islamisme, les effets de la sécheresse et de l’extraction de l’uranium… Bref, l’avenir du Niger… Ainsi le film suit Garba dans ses rencontres, découvertes et réflexions… Où cela le mènera-t-il ? » La réalisatrice, Catherine Martin-Payen a suivi dans leur vie quotidienne les personnages de son documentaire pendant une année. Des personnages très préoccupés par les actualités radiodiffusées, suivant tout ce qui se passe autour du monde et qui touche le Niger, notamment la chute de Kadhafi, la guerre au Mali, la façon dont les gens comprennent les événements, réagissent et disent ce qu’ils en pensent. Ce qui, selon la réalisatrice du documentaire, «représente d’une certaine façon la société nigérienne ». «C’est une question ouverte, dans un contexte nigérien caractérisé par le début du mandat du président nouvellement élu, qui suscite tous les espoirs », résume la réalisatrice. Un film d’actualité, «prémonitoire», dira la réalisatrice. Comme le montre une séquence du film où les chameliers arrivant à la frontière sont presque tétanisés par la crainte de Boko Haram. On était en 2012, les éléments de Boko Haram sèment la terreur dans le nord-est du Nigéria. Le contexte est également marqué par les menaces d’Aqmi dans le nord, la crise libyenne et ses conséquences. «À l’époque, je voyais déjà le Niger entouré de difficultés, et aujourd’hui je trouve que la pression est encore plus forte », relève Catherine Martin-Payen. La réalisatrice a déjà consacré un autre film, au Niger, sur la rébellion il y a un peu plus de 5 ans. Un film, dans lequel, les nigériens qu’elle a rencontrés dans le nord disent leur volonté d’être ensemble, de sortir leur pays de la crise. « Un problème intérieur, beaucoup plus limité qui a fini par être réglé. Mais maintenant on est confronté à d’autres choses. Ce sont toutes ces situations que je vis aussi », dit-elle. En effet, la réalisatrice est très attachée au Niger, « je suis presque nigérienne », dit-elle. Catherine Martin-Payen, vit à moitié au Niger depuis quelques années, où elle enseigne l’art du spectacle et la médiation culturelle à l’Université de Niamey. Et, les interrogations comme celle du film Ina Zaki Niger, sont aussi sa préoccupation. « J’ai bien envie de voir où est ce qu’on va ? Qu’est ce qu’on peut espérer ? J’ai trouvé les nigériens très beaux, très courageux, très forts, tout le monde se bat », apprécie-t-elle. Dans le film Ina Zaki Niger, une sorte de conte, elle a essayé de suivre ainsi des gens pendant une année, pour voir où est ce qu’on peut aller. « Ce n’est pas toujours très drôle, pas toujours très gai, mais c’est la vie. », estime-t-elle. Catherine Martin-Payen est une passionnée des réalisations. Ce qui l’amène à s’adapter aux situations les plus folles pour sa passion. Comme l’illustre le processus de la réalisation de Ina Zaki Niger, «j’ai vécu avec ces trois amis, un an, au plus près de leur histoire, leurs convictions, leur religion, leurs rêves, leurs soucis… Je tenais la caméra bien sûr, mais on se relayait pour tirer les chameaux ou faire le thé au cœur de la nuit. Ce tournage fut un peu fou : il fallait me faire passer pour un touareg pour éviter les bandits, mais aussi me cacher des militaires pour qu’on ne m’expulse pas de cette zone interdite ! Chaleur, froid, vent de sable, attente… mais surtout magie du désert et de la débrouillardise, réconfort des cocons féminins de discussion, de tressage et de douce bouillie de mil fourrée de dattes et de fromage… », raconte la réalisatrice. En 2008, elle avait pris de gros risques pour filmer la rébellion touarègue au Niger, allant jusqu’à la ligne de front dans des conditions un peu rocambolesques, rencontrant des populations civiles prises dans le conflit. «L’Afrique n’est pas ce que l’on décrit dans les agences de voyage ni dans le discours de Dakar…», soutient-elle. Il n’y a pas que la vie quotidienne des Nigériens qui intéressent la réalisatrice. Catherine Martin-Payen est également intéressée, par des questions anthropologiques. Depuis quelques années elle travaille « en profondeur » sur la question de la vieillesse dans le monde. Sa source d’inspiration pour ce sujet, sur lequel elle a réalisé trois films, c’est «la triste vieillesse en Europe», où les gens sont souvent très isolés dans les maisons de retraite. Ce qui l’a amenée à préparer un tour du monde de la vieillesse, en promenant sa caméra en Asie, en Afrique, en Europe, et dans une partie de l’Amérique. D’autres histoires ont fait également l’objet de réalisation, notamment au Mali. Catherine Martin-Payen a aussi un projet de fiction, de série, dans le monde entier avec en fond l’interrogation «comment les autochtones inventent notre avenir en une société dite en développement », un autre tour du monde à travers les peuples autochtones. « Tout mon travail, c’est de montrer aux uns ce que pensent les autres et ce qu’ils disent, donner la parole aux uns pour que les autres les écoutent », explique-elle. À propos de l'Auteur Souley Moutari (ONEP)

Remise du rapport annuel d’activité du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (CNRTP) au Premier ministre : SE Brigi Rafini félicite les membres du CNRTP pour la qualité du travail accompli

30/06/2015

Lors de la remise du rapport

Le Premier ministre, Chef du gouvernement S.E Brigi Rafini a reçu hier dans l’après-midi, des mains du président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (CNRTP), M. Iro Sani, le rapport annuel d’activité 2014 de cette institution. La remise d’un rapport annuel d’activité obéit pour le CNRTP à une des obligations légales qui découlent des prescriptions des textes statutaires.

La cérémonie solennelle de la remise du document s’est déroulée au cabinet du Premier ministre, en présence des membres du Conseil. Au cours de la remise du document, le président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (CNRTP) M. Iro Sani a d’abord rappelé que les dispositions de la loi du 31 décembre 2012, portant création, organisation et fonctionnent de l’ARTP, dit «le Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (CNRTP) est tenu de produire pour chaque exercice un rapport annuel d’activités au Premier ministre». C’est pourquoi, après avoir concentré ses efforts dans la mise en place d’outils de gouvernance pour rendre l’institution opérationnelle au cours de l’exercice 2013, le CNRTP et la Direction Générale de l’ARTP ont axé leurs activités de l’année 2014 sur la mise en œuvre du Plan Stratégique 2014-2018 dont la finalité est d’assurer une régulation efficace au service de tous les acteurs en présence, à savoir : l’Etat, les opérateurs des secteurs régulés et les consommateurs, a précisé M. Iro Sani. Les activités de l’armée 2014 de l’ARTP ont porté sur des contrôles techniques et économiques des services régulés, ainsi que la conciliation et le règlement de différends opposant les opérateurs d’une part et d’autre part entre ces derniers et l’Etat et/ou les consommateurs. Le rapport annuel d’activités de l’exercice 2014, a dit M. Iro Sani est une synthèse des activités de l’ARTP et s’articule autour des activités des domaines de la régulation, du juridique, de la gestion du spectre radioélectrique et de la numérotation, de la gestion des ressources humaines et des moyens généraux ainsi que de la gestion financière et comptable pour ne citer que ceux-là. Par ailleurs, le CNRTP a examiné pour avis des projets de textes législatifs et réglementaires qui ont été transmis au gouvernement via le ministre en charge des télécommunications. C’est ainsi que dans le cadre de la réalisation de ses missions de régulation, de suivi et de contrôle de l’exécution des obligations et des engagements des opérateurs de réseaux, l’ARTP a noté qu’en ce qui concerne la couverture territoriale et le taux de pénétration, le secteur a connu une croissance soutenue. Selon les statistiques établies par les services de l’ARTP, le parc d’abonnés fixes et mobiles a connu une hausse de 22,76% passant de 5.069.287 d’abonnés en 2013 à 6.222.981 d’abonnés au 31 décembre 2014. Quant au taux de pénétration, il a aussi connu une amélioration substantielle passant de 28,48% en 2013 à 33,61% à fin 2014. En termes de partage du marché de la téléphonie mobile, les quatre opérateurs mobiles GSM, présentent des parts de marché de l’ordre de 57,15% pour Airtel faisant de lui l’opérateur dominant, 26,82% pour Orange, 9,71% pour
Atlantique Telecom, 3,82% pour Sahel Com et 2,49 pour Sonitel. S’agissant de l’Internet, le président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste a indiqué qu’en dépit de la prise en compte des abonnés mobiles ayant accès à ce service, l’ARTP a relevé que le Niger est le pays de la zone UEMOA disposant du plus faible taux de pénétration soit 7,34%. En ce qui concerne la qualité de service des réseaux, l’analyse des résultats d’un audit de l’ARTP a montré qu’aucun des réseaux mobiles ne respecte la totalité des indicateurs de qualité. Ce qui a entraîné une mise en demeure des opérateurs et des sanctions pécuniaires dont le montant global est de 5.287.743.143 FCFA à leur encontre.
C’est pourquoi, l’ARTP a formulé des recommandations à l’Autorité de tutelle et au ministère en charge des Télécommunications pour une résolution définitive de certaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive. Pour ce qui est des délivrances et du renouvellement d’autorisations et de licences d’exercice, l’ARTP a notamment conduit le processus ayant abouti au renouvellement de la licence 2G de l’opérateur Celtel Niger qui s’est vu octroyé une licence 3G dont le montant du droit d’entrée payé au Trésor public a été fixé à la somme de 34 milliards de FCFA, a souligné M Iro Sani.

L’année 2014 a connu la poursuite de la stratégie de mise en œuvre de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) au Niger qui a enregistré une bonne évolution avec l’adoption par le gouvernement de textes réglementaires et organisationnels en vue de favoriser l’animation de la réflexion autour des enjeux de cette stratégie. Le rapport 2014 de l’ARTP prend également en compte quelques statistiques sur les activités postales. Mais il faut toutefois noter que la régulation de ce secteur peine toujours à prendre son envol en raison de l’indisponibilité des textes réglementaires d’application des lois régissant le domaine, a laissé entendre le président du CNRTP.

L’année 2014 a été celle de la première mise en œuvre du Plan stratégique 2014-2018 de l’ARTP, l’année 2015 sera pour le CNRTP, une année de consolidation des acquis de 2014 et ceci particulièrement dans le cadre du contrôle du trafic téléphonique voix et données des opérateurs de réseaux de télécommunications disposant d’une licence d’exploitation. Réagissant peu après avoir reçu, le document du rapport, le Premier ministre, Chef du gouvernement S.E Brigi Rafini a tenu à féliciter les membres du CNRTP pour la qualité du travail accompli à travers ce rapport réalisé et déposé dans le délai prescrit par la loi. «Le gouvernement est satisfait du travail abattu par votre institution. L’ARTP est un outil extrêmement important pour le Niger parce que assurant la régulation d’un secteur complexe et en pleine expansion. C’est un outil qui permet de tirer le meilleur profit du développement de ces technologies et de ses impacts sur le développement socio-économique de notre pays», a déclaré SE. Brigi Rafini. Et d’ajouter que le gouvernement tient à ce que la régulation soit assurée conformément aux prescriptions de la loi. «Cette dernière a fait de votre institution, un outil indépendant, autonome lui permettant de faire un travail juste et équitable dans l’intérêt bien compris des acteurs, à savoir le consommateur, l’Etat et les operateurs de téléphonie», a conclu le Premier ministre. À propos de l'Auteur Hassane Daouda (ONEP)

A l’Assemblée Nationale Le Président de l’institution reçoit l’Administrateur Directeur Général de la SEEN

30/06/2015

SE Amadou Salifou avec M. Remi Bourgarel

L e Président de l’Assemblée Nationale, SE. Amadou Salifou, a reçu, vendredi dernier en audience, l’Administrateur Directeur Général de la Société d’Exploitation des Eaux du Niger (SEEN), M. Remi Bourgarel. Celui-ci a expliqué au Président de l’Assemblée Nationale, la situation de la distribution de l’eau qui a connu quelques difficultés ces dernières semaines.

Une situation de difficulté qui, d’après lui est liée à la dégradation de l’eau du fleuve après les pluies enregistrées en amont de Niamey. Ce qui a obligé la SEEN à baisser sa production de l’eau. Cette baisse de la production a engendré un manque d’eau et la baisse de la pression un peu partout dans la ville de Niamey jusqu’à la tombée récemment des pluies ce qui a fortement fait chuter la température et par la même occasion, la consommation d’eau. M. Remi Bourgarel a assuré que la situation est aujourd’hui revenue presque à la normale.

Cependant, précise l’Administrateur Directeur général de la SEEN, on n’est pas totalement à l’abri de nouvelles difficultés surtout si la température arrive à remonter fortement vu que la qualité de l’eau du fleuve est actuellement dégradée. ‘’Le pire est derrière nous’’ a-t-il déclaré avant de souligner que de gros travaux pris en charge par la Société des patrimoines des eaux du Niger (SPEN), sont en cours et devront permettre d’aboutir à une situation plus stable en terme de besoin en eau.

À propos de l'Auteur Mamane Abdoulaye (ONEP)