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S’affranchir de la pléthorique clientèle politique…

28/08/2016

Abdoulahi ATTAYOUB

Au lendemain des dernières élections au Niger, élections à la fois présidentielle et législatives, les flottements et les divers marchandages qui ont visiblement présidé à la formation du gouvernement issu de ces scrutins n’ont pas manqué de surprendre et de décevoir ceux qui souhaitaient enfin accompagner un véritable renouveau de notre vie publique… Apparu dès sa formation comme un attelage assez incompréhensible, le gouvernement semblait offrir une cohérence politique et fonctionnelle plus que discutable.

Et les observateurs les plus optimistes en avaient alors conclu qu’il s’agissait d’une sorte d’assemblage de circonstances qui devait, le moment venu, laisser place à une équipe dont la composition allait enfin permettre de faire face aux défis que le Niger doit relever au plus vite. En effet, fragilisé par une situation socio-économique dont les racines tiennent plus aux dysfonctionnements structurels de l’Etat et de ses institutions qu’à l’action de tel ou tel régime, le pays est de surcroît placé au cœur d’un tourbillon sécuritaire qui menace considérablement sa stabilité et sa souveraineté.

La gestion d’une situation aussi tendue devait donc logiquement générer au plus vite des mesures exceptionnelles pour le bien de tous ! En quête de la résolution de telles urgences, nous attendions qu’une gouvernance de crise, capable de faire appel aux potentialités en matière de compétence et d’efficacité, allait enfin s’organiser dans le respect des équilibres nationaux. Il n’en a rien été ! De plus, une équipe resserrée délivrée d’une certaine routine trop pesante aurait enfin pu permettre d’exclure les affaires et le folklore !

Dans ce contexte, le président Mahamadou Issoufou a raison de persister à vouloir former un gouvernement d’union nationale, malgré l’opposition de certains barons de sa propre formation politique et le fait qu’aucune arithmétique ne l’y oblige. Un gouvernement d’union nationale ne peut que proposer des objectifs politiques clairs puisque ceux-ci seraient fixés par les différentes forces politiques qui le composent. Cela pourrait largement éviter ainsi d‘apparaître uniquement comme une manière très classique de se partager les avantages du pouvoir et donnerait un peu d’espérance aux Nigériens qui croient encore à une possible amélioration de leur qualité de vie.

Avec l’acceptation du MNSD de participer à un coexercice du pouvoir, le président Mahamadou Issoufou dispose désormais des moyens qui lui permettraient de s’affranchir des caprices d’une partie de la pléthorique clientèle politiques qui l’a amené à former un gouvernement dont le ridicule n’a d’égal que son absence de consistance. Le pays doit être rassemblé autour de l’essentiel, le temps d’y voir plus clair dans les bouleversements géopolitiques qui secouent la sous-région.

Et la classe politique devrait faire passer l’intérêt du pays avant toute autre considération. Les démocraties les plus abouties savent faire taire les querelles politiques et politiciennes dès lors que la cohésion et les intérêts vitaux du pays sont menacés. Il y a un temps pour tout. Contrairement à une idée qui a circulé récemment, dans certains milieux gagnés faute de mieux par une utopie relativement aveugle, il n’est pas certain que le Niger soit d’ores et déjà en mesure de s’octroyer le luxe d’un gouvernement purement technique.

Il semble, en effet, que les considérations politiques partisanes dominent par trop encore la vie publique et que la notion d’intérêt national demeure une abstraction pour beaucoup. Il semble urgent et primordial que le président de la République apaise le jeu politique et prenne de la hauteur pour tempérer les ambitions par moments trop égocentrées de certains de ses amis du PNDS/TARAYYA (Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme) et rassurer ses alliés pour mieux contenir leurs ardeurs eu égard à la cohésion gouvernementale.

Cette posture de distanciation aurait assurément des incidences positives sur la consolidation de son autorité et l’affirmation du respect dû à cette éminente fonction. Les ambitions carriéristes auraient ainsi la possibilité de s’exprimer et de se manifester sur d’autres terrains Un climat politique apaisé suppose également le respect de l’opposition et sa consultation régulière sur les grandes décisions qui touchent les fondamentaux vitaux de la vie du pays.

Les détracteurs du gouvernement d’union nationale ne sont pas réalistes et ils semblent ne pas avoir évalué la gravité réelle de la situation dans laquelle se trouve le Niger. Cette naïveté qui consiste à croire en permanence que le pays va pouvoir éternellement continuer à vivre normalement alors qu’il est sous la menace de plusieurs risques de déstabilisation est dangereuse et pour le moins le signe d’une totale irresponsabilité. A cela s’ajoute une situation économique très tendue, qui ne laisse pas entrevoir des perspectives très reluisantes.

Ces détracteurs oublient également que l’Etat n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de ses frontières et doit aujourd’hui se résigner à céder une part de sa souveraineté pour assurer un minimum de tranquillité aux Nigériens. Compte tenu de l’attitude affairiste et carriériste de nombre de candidats aux postes de responsabilité, et prenant en compte la faiblesse des institutions de régulation, il appartient au chef de l’Etat de veiller aux équilibres nécessaires à la stabilité du pacte national. Les dernières élections n’ont pas été très équilibrées, non pas seulement parce que le PNDS s’est arrogé les moyens d’une large victoire, mais surtout parce que la représentation effective des populations ne s’est pas faite correctement dans certaines régions.

L’argent et l’absence de courage politique ont créé des situations porteuses de frustration, donc de risques de troubles. Ce phénomène d’usurpation de la souveraineté des populations constitue une pratique dangereuse pour la cohésion nationale. Ainsi des pans entiers du peuple voient leurs suffrages dévoyés pour servir des intérêts privés. Le président Mahamadou Issoufou devrait lui aussi faire preuve de réalisme et redresser sa pratique politique s’il veut réellement consolider les acquis démocratiques et contribuer à préparer l’avenir.

Ce second mandat devrait servir à mener de front les trois chantiers qui se dégagent et qui permettraient au pays d’avancer :

* – Une redynamisation des institutions de l’Etat, qui passe nécessairement par la modernisation de la pratique politique et le rajeunissement des élites. Il s’agirait d’impulser ainsi une reconfiguration du paysage politique sans déstabiliser les fondamentaux qui assurent la cohésion nationale. Nouvelle dynamique politique à laquelle il conviendrait d’associer davantage les autorités coutumières, religieuses, la société civile et les différentes formes de contre-pouvoir.

* – Repenser la politique sécuritaire en tirant toutes les leçons de la tragédie humaine, militaire et politique de Bosso. Les moyens humains et matériels existent, il suffirait de les rendre opérationnels par une volonté politique claire consistant à associer les populations locales à la sécurité du pays. Le Niger ne devrait rien avoir à envier au Tchad en matière de capacité dans ce domaine !

* – Lutter contre les effets pervers de la corruption et de l’argent sur la vie publique, notamment les rapports des citoyens à l’Etat. L’argent est en train de travestir l’idée démocratique au point de créer une confusion générale sur la portée et le sens du vote citoyen. La confiance du citoyen dans la République et sa démocratie ne peuvent cohabiter avec des intérêts privés qui asservissent l’Etat et instrumentalisent ses institutions. A défaut de pouvoir tenir tout son programme économique, le président Mahamadou Issoufou pourrait ainsi contribuer à asseoir enfin un Etat de droit doté d’institutions qui fonctionnent pour le bien de tous.

L’Histoire retiendrait alors qu’il a largement contribué à l’émergence d’une culture politique qui a placé le pays sur les rails du développement et peut-être même un train sur ceux qui doivent relier Dosso au reste du monde !

Lyon (France) 28 août 2016

À propos de l'Auteur Abdoulahi ATTAYOUB aabdoulahi@hotmail.com

Gabon: Ping se dit «vainqueur» de l’élection présidentielle, Bongo «serein»

28/08/2016
Ce dimanche après-midi, à Libreville, Jean Ping, principal opposant à la réélection d’Ali Bongo, s’est déjà dit « élu », devant la presse, se basant sur des chiffres collectés par l’opposition. Cette déclaration intervient alors que la centralisation des chiffres n’est pas encore terminée et que les résultats officiels ne seront communiqués que mardi à 17h, a fait savoir le ministère de l’Intérieur. Ali Bongo, président-candidat, a indiqué pour sa part qu’il attendait « sereinement » les résultats.

Article mis à jour régulièrement

C’est à son quartier général, à Libreville, que Jean Ping a parlé aux journalistes : « Je suis l’élu », a-t-il déclaré, précisant qu’avant d’être président, il y a une « procédure ». « Au moment où je m’exprime devant vous, les tendances générales nous donnent vainqueurs », a-t-il ajouté lors de cette courte conférence de presse, à l’intérieur de son QG. Il a remercié ceux qui avaient porté leurs suffrages en faveur de l’alternance et du changement, et a parlé d’une « victoire annoncée ».

Jean Ping se base en fait sur les chiffres de l’opposition. Depuis le début des dépouillements en effet, ses militants, ayant accès aux procès-verbaux, compilent les résultats. Chaque représentant de l’opposition obtient une copie des procès-verbaux et ces documents sont rassemblés dans vingt postes de saisie, connectés à un système central, via un réseau satellite, et cela afin de transmettre les chiffres au quartier général (QG) de Libreville.

Comme vous le savez, ce jour est historique pour notre pays. En dépit des nombreuses irrégularités, enregistrées ici et là, vous avez su déjouer les pièges de la fraude congénitale de ce régime que nous accompagnons enfin dignement vers la sortie […] Je serai le président de toutes les Gabonaises et de tous les Gabonais. Dans quelques heures, dans quelques jours, nous serons enfin libres Jean Ping, candidat de l’opposition à l’élection présidentielle

Déjà ce matin, son camp avait annoncé une avance, « claire et évidente », après avoir recueilli les chiffres d’environ la moitié des bureaux. Jean Ping a cité notamment, dans sa réunion avec la presse, le cas de la province de l’Estuaire, l’une des neuf provinces du pays, où il aurait gagné dans tous les bureaux de vote. L’opposant parle également d’un raz-de-marée dans le nord du pays.

Ensuite, il a accusé le pouvoir d’un coup de force parce que le porte-parole d’Ali Bongo hier a annoncé qu’il était en mesure de dire que le chef de l’Etat serait réélu. Jean Ping a dit qu’il ne voyait pas comment Ali Bongo pourrait se déclarer vainqueur.

Ali Bongo versus Jean Ping: autopsie d’une brouille

Ali Bongo: « Nous attendons sereinement les résultats »

Jean Ping estime qu’un quadrillage de la ville serait prévu, il a parlé au conditionnel, et que certains craignent un coup de force justement du pouvoir. En tout cas, il a ajouté que ses militants pouvaient maintenant célébrer la victoire, et que les résultats compilés par l’opposition étaient « crédibles », puisque l’opposition a accès aux procès-verbaux. Il a demandé au président Bongo de se montrer « fair-play », d’accepter les résultats.

Après cette brève conférence de presse, Jean Ping est sorti devant une foule de plusieurs centaines de partisans qui ont entonné l’hymne national pour célébrer leur victoire.

Quelques heures plus tard, Ali Bongo a à son tour réagi devant ses partisans.

Mes chers compatriotes, je suis seulement venu vous dire combien j’étais heureux d’avoir pu échanger avec vous au cours de cette campagne. Merci pour le soutien que vous m’avez apporté. Nous avons fait une très belle campagne. Pour l’heure, mes chers compatriotes, nous sommes légalistes et nous sommes républicains donc nous attendons sereinement que la Cénap (commission électorale, ndlr) annonce les résultats de l’élection. Ali Bongo, président sortant Le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Billie By Nze, avait parlé dans la matinée d’une tendance inverse, avec de l’avance pour le président. Il a ajouté que rien ne pourra inverser cette courbe. Il ne donne pas de chiffres, disant vouloir attendre l’annonce officielle de la Commission. Il accuse, en tout cas, l’opposition de jouer un jeu dangereux, de manipuler les résultats et de préparer la contestation électorale.

Résultats officiels mardi

Quoi qu’il en soit, la centralisation des chiffres est toujours en cours, et seule la Commission électorale est habilitée à annoncer les résultats finaux. Enfin, le ministère de l’Intérieur, qui doit proclamer les résultats officiels, a envoyé un communiqué indiquant que ce sera chose faite ce mardi à 17h (locales).

Une source de ce même ministère appelle par ailleurs à la prudence, ajoutant que la diffusion de statistiques intermédiaires pourrait semer « le trouble et le doute ».

En attendant, la capitale Libreville ou Port-Gentil, la deuxième ville du pays, étaient beaucoup moins animées que d’habitude. De nombreux commerçants ont préféré fermer boutique, il y avait peu de circulation. Les habitants sont nettement moins sereins. Ils ont peur de nouvelles violences, comme lors de la dernière élection présidentielle en 2009.

À propos de l'Auteur Source: RFI

La Gaffe de Salissou Ada Dan tchenji…

27/08/2016

Lorsque nous avions dit que les ennemis de la Renaissance sont tapis dans la Renaissance, des Lucky Luck de service, ont violemment réagit, nous affabulant de tous les noms d’oiseaux. Aujourd’hui, l’histoire vient de nous donner raison. Alors qu’hier seulement, tous les Nigériens, de tous les bords étaient unis et rassemblés pour fêter ensemble le sacre d’un enfant du pays Abdoul Razak Issoufou Alfaga, le lendemain, un Ministre de la République a fait voler en éclats cette cohésion nationale retrouvée.

Gaston la Gaffe a frappé ou pire Toto est passé par là. En effet, la mise en scène grotesque, ubuesque, théâtrale et à la limite déshonorante faite par le Ministre Salissou Ada de la remise des cinquante millions de francs CFA (en liquide s’il vous plait) à Alfaga devant les caméras de la télévision nationale est indigne dans un pays qui se respecte.

Même si on adore humer l’odeur de l’argent, le palper, le regarder, l’envier avec des yeux de crocodile, un peu de décence et de considération voudrait qu’on prenne de la hauteur et de l’estime pour la République et ses attributs.

Que dire alors du comportement du ministre de la Jeunesse et des Sports Salissou Ada, lorsqu’il étale tous ces billets devant lui, qu’il les scrupte avec vénération et envie ?

Salissou Ada prend t-il les Nigériens pour des abrutis à qui il faut montrer des liasses d’argent pour croire au respect de l’engagement présidentiel ?

Pense t-il que le Président de la République Issoufou Mahamadou est si bas au sein de l’opinion publique nigérienne qu’il faille exhiber l’argent pour que le peuple voit de lui-même la tenue de la promesse présidentielle?

A-t-il pensé un instant aux conséquences d’un tel acte pour la sécurité et la quiétude des récipiendaires ? Ou bien comme le pense la majorité des Nigériens, il voulait simplement palper enfin une telle somme, lui qui, jusqu’en 2011, broyait du tableau noir à l’école Lobit de Maradi avant d’être repêché comme assistant au groupe parlementaire ARN par le président du groupe Tidjani Abdoul Kadri ?

Ou s’agit-il d’un baroud d’honneur avant son éjection inévitable du Gouvernement du fait de la rentrée au sein de la majorité du grand baobab MNSD Nassara et du dégraissage prochain du Gouvernement où tous les incompétents et arrivistes seront remerciés ?

Quelle qu’en soit la raison, transformer un Ministère de la République en un lieu d’échanges de billets de banque n’est rien d’autre qu’une mendicité déguisée.

Alfaga et les autres récipiendaires ont certainement dû laisser des plumes (en billet bien sûr) sur le bureau du Ministre. Quelle honte !

D’ailleurs les internautes sur les réseaux sociaux n’ont pas été tendres.

Issoufou Boubacar Kado Magagi pense   » qu’avec tous les techniciens qui sont autour du pouvoir une telle bavure nous met mal à l’aise . Nos collègues de l’extérieur se poseront des questions sur quel rôle nous joueons au sein de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique. Les responsables des services auraient dû attirer l’attention , comme le geste sera fait devant la presse , nous aurions dû mettre « des gants « . L’esxcuse reside dans l’enthousiasme et l’émotion créées par le retour de l’enfant prodige au pays natal ! Effectivement la loi communautaire fait obligation aux citoyens, pour tout paiement supérieur à la somme de 100 000 francs CFA , il sera procédé par virement bancaire ou par émission d’un chèque. Malheureusement cette loi ne tient pas compte de nos réalités socio-économique » .

Pour le blogueur Saidou Djibril : « Il eut juste fallu que quelqu’un gâchât l’éclat de la fête olympienne au Niger. Et pour ce faire, il n’eut pas été nécessaire d’aller très loin, juste à quelques encablures d’IM, un ministre, comme un cheveu dans une soupe ! A-t-il le sens de l’Etat, lorsqu’il expose, tel un cambiste (marchand de devises), de grosses liasses de billets sur son bureau, exhibant ainsi les 50 millions offerts à Alfaga. Pour ce ministre, il fallait donc montrer/démontrer grossièrement que IM tient promesse…

Ridicule attitude de la part d’un homme qui arbore quand même les attributs de la République, qui plus était le chef de la délégation nigérienne jusqu’à Rio2016 ! A-t-on besoin d’exposer autant de liasses en « cash » pour convaincre de la « bonne foi » et de la sincérité présidentielle ? Assurément non, surtout que ce « geste », le Président l’a fait au nom de la nation. On eut demandé qui est-ce qui ont « conseillé » au Ministre de livrer une telle prestation à la limite du burlesque et de l’amateurisme…

Au risque de nous considérer comme des « mauvaises langues », serions-nous en mesure de demander si réellement les heureux récipiendaires de ces liasses sont sortis du Ministère des Sports avec l’entièreté de leur pactole, étant donné que le cash « influence » une subite générosité… Non, Monsieur le ministre, élevez un peu le niveau de la célébration et mettez-vous à jour. Car même à « Tchampétou », on ne récompense pas des médaillés olympiques d’une si théâtrale façon. Puisque cette « cérémonie de remise » a été un fiasco bouffon…Reprenons la remise avec un mode de paiement plus « civilisé » et moderne. Tunda, Malam Salissou Ada Kayi Mun Gani Mun Hassalla !

Un autre ajoute : « D’abord et surtout bravo a Alphaga pour le spectacle et la medaille de Rio. Mais au Niger de la part du Ministre quel autre spectacle ! en liquide et en toute transparence devant des témoins, kala sourou inji zabarmawa ! En plus on filme, je ne sais pas si on a compté aussi les paquets pour s’assurer que tout est au complet et que les billets sont au format homologué BCEAO surtout que les gens ont évité le chèque plus compatible avec une bonne image de l’Etat qui laisse des traces administratives et comptables de ces faits et gestes même à titre personnel surtout pour un montant aussi consistant de 50 millions ».

Bref, Salissou Ada en agissant ainsi vous avez exposé la vie de Alfaga et des autres au mauvais œil et à l’insécurité. Tout ca par ce que vous voulez faire du « Dogari Zalama ».

Tiens, pourquoi n’avez-vous pas pensé à amener cet argent en pièces de 100 ou 25 F et prendre un bain dedans comme le faisait si fièrement Oncle Picsou ?

À propos de l'Auteur Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam Info News

Déclaration de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT)

27/08/2016

Le Bureau Exécutif National ; de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT), réuni en session extraordinaire le 24 août 2016 ; en vue d’examiner l’évolution des préoccupations majeures de ses affiliés fait la déclaration dont la teneur suit :

– Considérant les différentes conventions internationales en matière de travail ; ratifiées par l’Etat du Niger ;

– Considérant la constitution du 25 novembre 2010 ;

– Considérant la loi No 2007- 26 du 23 juillet 2007 portant Statut Général de la Fonction Publique ; modifiée et complétée par la loi N° 2008-47 du 24 Novembre 2008 ;

– Considérant le code du travail de la république du Niger ;

– Considérant la convention collective interprofessionnelle ;

– Considérant le non respect des différents engagements pris par le gouvernement devant les partenaires sociaux ; – Vu les arriérés de pécule et salaire (2 à 4 mois) des enseignants dans certaines régions du pays ;

– Vu l’arrêté N° 216 du 20 juillet 2016 portant transfert des enseignants contractuels vers les communes ;

– vu l’arrêté N° 58 du 02 août 2016 signé par le Président du conseil de ville de Niamey ; portant suspension des contrats de travail ;

– vu la situation précaire que vivent les agents de la SNTN depuis plus de 4 ans.

Le BEN/CNT : ▷ se dit surpris de constater que malgré les incessantes interpellations ; le gouvernement de la 7ème République excelle encore dans les violations des textes législatifs et réglementaires, ▷ relève avec force l’amateurisme et la légèreté avec lesquelles le ministre de l’enseignement primaire traite les questions des enseignants en particulier et de l’école publique en général.

Sinon comment comprendre qu’au moment où les vaillants enseignants accumulent plus de 3 mois d’arriérés de salaires et pécules, le ministre prend la grave décision de signé unilatéralement un arrêté portant modalités de recrutement et de gestion des enseignants contractuels, alors même ; que ces derniers sont régis et protégés par le statut général de la fonction publique.

▷ Tout en respectant la loi portant sur la décentralisation et le décret portant transfert de certaines compétences aux communes, émet des réserves sur la faisabilité de la gestion des contractuels de l’enseignement par les communes quant on se rend compte de la rareté de moyens financiers auxquels elles font face. En témoigne cet arrêté pris par le maire central de Niamey qui suspend les contrats de près de 2.000 agents contractuels des municipalités.

Cet acte qui est une autre violation flagrante du droit de travail ; crée la désolation dans les familles de ces travailleurs, ainsi que certains organes sociaux tels que la morgue ; les cimetières et les formations sanitaires. ▷ Rappelle aussi au gouvernement de la 7ème République la situation désolante dans laquelle végètent les travailleurs de la SNTN du fait de la cessation des activités de cette société. Eu égard à tout ce qui précède ; le BEN/ CNT :

1. Apporte son soutien sans faille aux syndicats du secteur de l’enseignement (SYNACEB ; SYNAFCES, UNACEPT, SYNTRAJECS) ; au SYNACTEN (Syndicat National des Contractuels des Collectivités Territoriales du Niger), au SYGAMM (Syndicat des Gardiens et Manœuvres des Municipalités) et au SYNTRATRAM (Syndicat des Travailleurs de Transport et de la Maintenance) pour le combat qu’ils mènent chaque jour pour la défense des intérêts matériels et moraux de leurs militants.

2. Exige du gouvernement :

– le paiement sans condition de tous les arriérés de pécule et salaire ;

– l’attribution des matricules des enseignants ;

– le retrait pur et simple de l’arrêté du ministre de l’enseignement primaire portant transfert de gestion des contractuels par les communes ainsi que celui du Président du conseil de ville de Niamey ;

– Le règlement définitif de la dette sociale de la SNTN ;

3. Demande à ses militantes et militants de se mobiliser pour soutenir la marche pacifique qu’organisera le SYNACEB le 5 Octobre 2016 et de se tenir prêts pour les prochains mots d’ordre de la confédération.

4. Interpelle le Président de la République ; chef suprême de l’administration afin qu’il s’implique pleinement pour la résolution des multiples préoccupations des travailleurs.

5. Prend l’opinion nationale et internationale à témoin et rend le gouvernement de la 7ème République seul et unique responsable de la détérioration du climat social. En fin le Bureau Exécutif National de la CNT félicite et encourage nos vaillantes forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

Félicite également notre compatriote Abdoul-Razak Issoufou Alphaga pour avoir Honoré le Niger aux derniers jeux olympiques en rentrant avec une médaille d’argent.

Vive le mouvement syndical ; Vive la CSI ;

Vive la CNT ;

Que Dieu nous comble d’un hivernage fécond Ameen !!!!!!!!!!

Fait à Niamey ; le 26 août 2016

À propos de l'Auteur Confédération Nigérienne du Travail (CNT)

Niger: les vols des pèlerins pour La Mecque fortement perturbés

27/08/2016

L’aéroport Diori-Hamani de Niamey au Niger.
© Wikimedia

Au Niger, les vols charters qui doivent transporter les 12 000 pèlerins nigériens n’ont pas encore commencé. Les premiers vols devaient commencer le 16 août 2016. Les vols ont été annulés et les pèlerins se retrouvent bloqués à Niamey.

Pour Cheick Bello Garba, commissaire chargé à l’organisation du hadj au Niger, le retard accusé par les pèlerins nigériens cette année est dû à des raisons techniques sans en dire plus. « Pourquoi est-ce que le programme n’a pas eu lieu ? Je pense que c’est pour des raisons techniques. L’opérateur nous a renseignés de ces raisons et on les a acceptées. Et on assure aux pèlerins que tout le monde va repartir », confirme-t-il.

Boukari Sani, le représentant de la compagnie Max Air, qui devait effectuer les vols annulés, explique qu’il a été empêché d’obtenir les autorisations nécessaires pour le survol de l’Arabie saoudite afin que le marché du transport des 12 000 pèlerins profite intégralement à une compagnie privée saoudienne. « Ce n’est pas que nous n’avons pas honoré notre engagement. Flynas, qui est une compagnie privée saoudienne, en complicité avec le commissaire au hadj, n’a pas voulu qu’on nous délivre les vols à destination de Jeddah ou de Médine », résume-t-il.

L’annulation des vols en question engendre des frais supplémentaires pour les agences de pèlerinage. « Par rapport au contrat de bail à Médine, là pour le premier groupe qui devait partir le 16, il part carrément. Pour les pèlerins de l’intérieur du pays qui viennent, ils sont à la charge des agences », explique Ada Malam Djibo, directeur de l’agence de pèlerinage Firdaous

Selon le nouveau calendrier, l’acheminement des pèlerins nigériens vers La Mecque doit débuter ce dimanche 28 août.

À propos de l'Auteur Source: RFI

Ticad VI : le Japon s’engage à investir 30 milliards de dollars en Afrique de 2016 à 2018

27/08/2016

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à l’issue de la Ticad V, à Yokohama, le 3 juin 2013. © toru yamanaka/AFP

Le Japon va investir 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) en Afrique sur les trois prochaines années, dont 10 milliards dans le développement des infrastructures, a promis samedi le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d’un sommet Japon-Afrique à Nairobi.

« Je m’attends à ce que la somme s’élève à 30 milliards de dollars », a déclaré M. Shinzo Abe à l’ouverture de la sixième Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), précisant qu’il s’agit d’investissements publics et privés.

À propos de l'Auteur Par AFP

 

TRIBUNE : LE PROCHAIN GOUVERNEMENT VU PAR UN CYBERCITOYEN !

27/08/2016

L’arrivée du MNSD et compagnie au sein de la Majorité au pouvoir, avec comme implication directe une recomposition des rapports de force Majorité-Opposition accouchera à coup sûr dans les jours à venir d’un nouveau Gouvernement qui se chargera d’animer l’action gouvernementale.

Le GUN auquel nous devrons assister qui selon les dires du Chef de l’Exécutif est motivé par les multiples défis du moment (Sécurité, Economie …) doit passer aussi par la mise en place d’une équipe restreinte et compétente … en somme, un Gouvernement de Combat auquel le Président doit accorder un délais de 8 à 12 mois pour faire ses preuves; ensuite qu’il fasse un bilan, pour en sortir la crème des crèmes et procéder au remplacement des différents maillons faibles.

Voici ma liste de rêve de citoyen sur la composition des différents portefeuilles. Je ne suis pas un devine, mon approche n’a rien d’un oracle mais j’ai la conviction qu’on sera plus efficace avec un tel schéma :

00 Président de la République, Chef de l’Etat, Ministre de la Défense Nationale

1 Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Plan et du Budget

2 Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur

3 Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

4 Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses

5 Ministre de l’Hydraulique et de l’Environnement

6 Ministre des Finances et des Comptes publics

7 Ministre des Mines, de l’Energie et du Pétrole

8 Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche

9 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

10 Ministre de la Santé, de la Population et de la Protection Sociale

11 Ministre du Commerce, du Transport et de la Lutte contre la Vie Chère

12 Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative

13 Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat Social

14 Ministre de l’Equipement et de la Salubrité Urbaine et de l’Assainissement

15 Ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement du Numérique

16 Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture

17 Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement

18 Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de la Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes

19 Ministre Délégué à la Présidence Chargé de la Défense Nationale

20 Ministre Délégué au Plan au Cabinet du Premier Ministre

21 Ministre Délégué au Budget au Cabinet du Premier Ministre

22 Ministre Directeur de Cabinet du Président de la République

Ces 22 personnalités  pourraient, à mon humble avis, animer l’action gouvernementale, y compris le Chef du Gouvernement qui aura en charge la planification et le budget; il sera assisté par deux ministres délégués en charge de ces secteurs. Les défis sécuritaires pourraient bien justifier la prise en charge de la Défense par le Chef des Armées avec comme support un Ministre Délégué. On peut bien se passer des majestueux portefeuilles de ministres d’Etat.

Quelqu’un pour me dire ce qu’on ne pourra pas relever comme défis dans ce pays avec une telle composition … A mon avis, juste de bons choix des hommes et femmes et aussi la détermination de les faire travailler … et enfin, tous ceux dont les portefeuilles se sont retrouvés phagocytés peuvent devenir des DG et autres postes assimilés.  Le Trésor public soufflera et la Coordination deviendra facile. Bien sûr, on est dans la fiction ici mais … il est bien permis de rêver, dit-on.

À propos de l'Auteur Harouna Moumouni (cybercitoyen)