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Mis à jour : il y a 1 min 54 sec

« 437 millions de dollars US sur une période courte de 5 ans, ce que notre pays n’a jamais connu depuis à date »…

27/09/2016

Mme Salamatou GOUROUZA-MAGAGI ;
Coordinatrice de l’Unité de Coordination du Programme du Millénium Challenge

Question 1-: Mme il y a de cela presque deux mois le Conseil d’Administration de MCC a validé pour un montant de 437 millions de dollar us son programme avec le Niger. Le 22 Septembre dernier, le Président de la République, Chef de l’Etat en visite aux USA a, en compagnie de la CEO de MCC, célébré à New York la signature du Compact Niger. Cette rencontre a regroupé les principaux partenaires du Niger sur ce programme.

Pouvez-vous nous faire la substance de cette réunion ? Quels sont également les résultats obtenus à l’issue de la réunion ?

Réponse : Cette rencontre de haut niveau entre le Président de la République du Niger et la Présidente du MCC fait suite à la signature, entre les deux parties, du Programme Compact et de son Accord de mise en œuvre intervenue le 29 juillet 2016 à Washington.

Aussi la présente rencontre a été l’occasion pour les deux parties de magnifier la collaboration fructueuse entre le Niger et MCC qui date de 2006 avec le «Threshold Assistance Program» ou Programme Seuil pour lequel, qui a accordé au Niger une assistance financière de 23 millions de dollars en 2008 destinée au financement de la scolarisation de la jeune fille, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement des activités de lutte contre la corruption. La bonne réussite de la mise en œuvre de programme a valu au Niger son éligibilité au Programme Compact, objet de la présente cérémonie.

Il faut dire qu’à l’occasion de cette rencontre de New York, les plus hauts responsables de MCC ont réaffirmé leur ferme engagement et leur volonté inébranlable à accompagner les autorités nigériennes pour une bonne mise en œuvre de cet important programme de développement.

Pour sa part, le Président de la République, principal hôte de cette réunion, n’a pas manqué d’exprimer toute la gratitude et la reconnaissance des populations nigériennes bénéficiaires de cet investissement, aux autorités et au peuple américains, et réaffirmer que l’Etat du Niger mettra tout en œuvre pour créer les conditions de réussite des objectifs du Programme Compact au Niger.

  • Question 2-Le Programme MCC pour le Niger renferme plusieurs volets prioritaires pour le développement de notre pays. Comment comptez-vous exécuter ce programme ?

Réponse : En effet, le Programme Compact du Niger est structuré autour des éléments ci-après :

  • le développement des infrastructures d’irrigation à grande échelle à travers une approche communautaire ;
  • la réhabilitation des routes d’accès aux périmètres irrigués ;
  • les activités d’accompagnement dans le cadre de la gestion des eaux et des aménagements hydro-agricole ;
  • le soutien à l’agriculture résiliente au climat tout en favorisant une augmentation durable de la productivité ; et
  • le renforcement des activités dans le domaine de l’élevage.

Comme tout programme financé par des PTF, le MCC pose certains préalables à la mise à disposition des fonds pour le financement des activités du Compact. Ces préalables relèvent d’une part du domaine administratif et institutionnel de formalisation et d’autre du domaine technique.

Au plan administratif et institutionnel il y a : 

  • La création par décret du PR, de la structure de mise en œuvre du Programme, à savoir le MCA-Niger ;
  • La mise en place du Comité du Conseil d’Administration ;
  • La ratification de l’Accord de don par le Parlement du Niger ;
  • Le recrutement du personnel du MCA-Niger et son installation ;
  • L’ouverture de compte bancaire au nom du MCA-Niger.

Au plan technique il y a : 

  • L’accomplissement des différentes conditions précédentes liées au Projet infrastructures d’irrigations et d’accès aux marchés ;
  • L’accomplissement des différentes conditions précédentes liées aux projets développement de l’élevage à base communautaire et à l’agriculture résiliente au climat ;
  • Les réformes liées à l’ONAHA et à la CAÏMA, gestion de l’eau sur les périmètres irrigués entre autres.

Toutefois, je puis vous affirmer que pour bien préparer la mise en œuvre de ce Programme, MCC a mis à la disposition du Niger depuis 2014, une subvention de 9.850.000 dollars US pour les études techniques préparatoire qui ne font pas partie de l’enveloppe globale  de 437 millions$ du Compact.

Au cours de la phase des travaux les décaissements se feront au fur et à mesure des activités sur le terrain.

Comme vous pouvez le constater, le chantier est fastidieux. Cela va nous demander de nombreuses consultations avec les parties prenantes notamment les autorités politiques et administratives, les populations bénéficiaires, les cadres déconcentres et centraux, les partenaires techniques et financiers, les ONG et autres organisation de la Société civile.

 

  • Question 3-De manière un peu plus précise, quelles sont les zones d’intervention du Programme et les volets concernés ?

Réponse : En termes de couverture géographique, le Programme Compact du Niger a une envergure nationale.

De manière opérationnelle, le Programme est structuré autour de deux principales composantes à savoir :

  1. La Composante Grande Irrigation et Infrastructures de Marché qui couvre les principales activités suivantes :
  • L’aménagement des Périmètres irrigués (2452 Ha à Konni et 2600 Ha Dosso-Gaya) ;
  • Le Service Accompagnement Agricole et les réformes politiques et institutionnelles (CAÏMA, ONAHA, Association Usagers de l’Eau pour l’Irrigation) ;
  • Les infrastructures routières pour l’accès aux marchés ; (bitumage de la RN7 tronçon Dosso-Bela sur une distance de 83 km, réhabilitation et mise à niveau d’un segment principal de la RN 35 Gaya-Margou sur une distance de 184 km et desservant les périmètres de Ouna-Kouenza et Sia et enfin la route rurale Guitodo-Sambéra sur 37 Km reliant la RN7 à la RN35) ;
  1. La Composante Développement de l’élevage à base communautaire et l’agriculture résiliente face au climat à travers deux projets de la Banque Mondiale dans un système de cofinancement des activités à savoir :
  • Le Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) ;
  • Le Projet d’Appui à l’Agriculture Sensible aux risques Climatiques (PASEC) ou Climate Resilient Agriculture (CRA) qui interviendra dans 16 communes des régions de Maradi, Tahoua, Dosso et Tillabéry.
  • Question 4-Que peut attendre le Niger de cet important Programme ? 

Réponses : Les retombées de la mise en œuvre du programme Compact pour le Niger sont de plusieurs ordres à savoir :

  • Sur le plan des investissements directs étrangers, c’est l’obtention d’une subvention de 437 millions de dollars US sur une période courte de 5 ans, ce que notre pays n’a jamais connu depuis à date. Ces fonds seront en mqjorité injectés dans le tissu économique du pays.
  • Sur le plan de la production agro-pastorale et de la résilience des producteurs ruraux, on assistera à une augmentation substantielle de leur revenu et de leur capacité à résister aux chocs exogènes climatiques en particulier (sécheresses, inondation, mauvaise campagne pluviométrique) et ce sont plus de 3.500.000 nigériens qui seront positivement impactés par les activités de cet important Programme ;
  • Sur le plan institutionnel, une série de réformes qui vont améliorer la performance de certaines de institutions de développement rural (ONAHA, CAÏMA, gestion de l’eau sur les périmètres irrigués entre autres) ;
  • Une réduction des inégalités et exclusions sociales à travers la prise en compte du genre (responsabilisation économique des femmes, des jeunes et d’autres groupes vulnérables identifiés dans les zones d’intervention) ;
  • Une amélioration de l’accès et de la sécurisation des terres aussi bien pour les hommes que pour les femmes et les groupes défavorisés ;
  • Un renforcement des capacités des bénéficiaires en gestion, production, transformation, stockage, conservation, commercialisation et investissement ;
  • Un renforcement des capacités des bénéficiaires dans la prise en charge de la santé animale, l’amélioration de leur accès aux produits de santé animale, aux marchés et aux infrastructures de marchés à bétail dans le cadre du Projet d’appui au Pastoralisme dans le Sahel (PRAPS) ;
  • De même, un développement et un renforcement des capacités du secteur privé nigérien sont attendus. 
  • Une création d’emplois permettant de former une main d’œuvre hautement qualifiée et aussi de retenir une part considérable des ressources localement.

 

À propos de l'Auteur

Mme Salmou  GOUROUZA-MAGAGI ;

Coordinatrice de l’Unité de Coordination du Programme  du Millénium Challenge Via Tamtam Info News

 

 

 

 

 

 

 

Niger, 32 ministres pour redresser la barre?

27/09/2016

Après les retours du Président de la République des USA et du Premier Ministre de la Mecque, les spéculations vont bon train quant à l’imminence de la formation du nouveau Gouvernement. Selon plusieurs sources, les tractations sont terminées ; l’heure est actuellement à l’arbitrage entre le Président Issoufou et son Chef du Gouvernement Brigi Rafini.

Annoncé un temps sur le départ, il semblerait que Brigi Rafini garde encore toute la confiance du Président, tant son esprit de pondération et de modération sied aux exigences du Chef de l’Etat.

Le chef de file de la majorité présidentielle attendra encore son heure.

Il en est de même de Mahamane Lamine Zene, à qui une certaine presse en mal de sensation a déjà attribué le poste de Premier Ministre, certainement pour le discréditer ou bien jeter son nom en pâture au niveau de certains caciques qui cherchent à briguer le poste de Premier Ministre.

Ce Gouvernement qui sera de taille plus réduite que le précédant 32 membres, respectera selon notre source la loi sur le quota. Les femmes et les jeunes auront une place de choix.

Ainsi on avance que les 11 partis politiques de la majorité qui ont un à 3 députés à l’Assemblée Nationale auront chacun un Ministère, ce qui fera onze (11), le MPR Jamhuriya de Albadé aura cinq (5) portefeuilles ministériels, le MNSD Nassara de Seini Oumarou, six(6) et le PNDS et alliés dix (10).

Du côté du PNDS, on annonce la mise à la retraite ministérielle de certains dinosaures et la promotion de la jeune garde du parti. Au niveau de certains démembrements de l’Etat, beaucoup de directions générales font changer de tête. A commencer par la Nigelec, la Douane, le Trésor, la Sonitel, l’OPVN, etc.

Et d’autres changements vont intervenir au fur et à mesure.

Le Président de la République, qui veut coûte que coûte réussir son second mandat a donné des instructions fermes à son Premier Ministre, Chef du Gouvernement de privilégier dans le choix des hommes et des femmes, l’intégrité, la probité et la compétence.

La seule appartenance politique ou l’allégeance à un clan ne seront plus d’aucune utilité. Notre pays a tant souffert, des inconséquences des uns et des autres , l’heure est aujourd’hui à la promotion de l’excellence.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

Le printemps des rumeurs…

27/09/2016

On croyait cette fabrique de rumeurs et fausses nouvelles morte et enterrée depuis la fin du processus électoral de 2016. Aché que nenni. Elle était là, vivante, vivace et bien décidée à distiller ses venins perfides et nauséabonds. En effet, depuis quelques jours, c’est pratiquement le même refrain : le fils d’un tel est pressenti pour occuper le poste du Ministre de la Communication ; l’autre sera promu DG et tel Colonel de l’armée est aux arrêts ; un autre est démis de ses fonctions.

Et un Nigerien a cru bon dans cette cacophonie de s’attaquer à l’honneur et au moral de notre armée engagée sur différents fronts pour défendre l’intégrité de notre territoire. En se dissimulant derrière un pseudonyme éhonté, ce soit disant Nigerien errant porte des graves accusations (fausses évidemment) sur une armée réputée pour son professionnalisme et son sens élevé de respect des droits humains.

Tout ça par ce que nous sommes à l’heure de la rumeur et de la désinformation distillée à dessein par des loups garous. Et……Et …La rumeur s’amplifie.

Chaque jour, une nouvelle. Après avoir ciblé les responsables du régime, leurs progénitures et leurs nouveaux alliés du MNSD Nassara, les médisants s’en prennent cette fois-ci au Colonel Tiani, responsable de la garde présidentielle, accusé de tous les pêchés d’Israël.

Tantôt il est aux arrêts, tantôt il est démis de ses fonctions, tantôt, il a avoué être responsable du coup d’état avorté de décembre 2015.

On profite subtilement des réseaux sociaux pour balancer, l’essentiel étant de semer le doute et ternir l’image. Invariablement, la maléfique et maudite section de fabrique de rumeurs continue sa sale besogne. L’essentiel est de déstabiliser, de décrédibiliser et de semer la discorde entre les gens. Pendant ce temps, du côté du pouvoir, c’est le silence radio, on laisse faire. Et la nature ayant horreur du vide, la rumeur devient la seule source d’informations actuellement.

Dans certains pays, on a des personnages sulfureux et haut en couleurs comme Lambert Mendé au RDC, des personnes qui interviennent à tout bout de champs pour donner « la version officielle » face à un évènement. Nous ne disons pas qu’il faille un Lambert Mandé au Niger, mais que le responsable de la Renaissance culturelle, également porte parole du Gouvernement intervienne de temps en temps quand c’est nécessaire pour apporter des clarifications officielles, lorsque la rumeur prime sur l’information.

Mais ce qui est déplorable, on se tait, on préfère aller danser avec Mali Yaro et autres folklores que de s’intéresser réellement à la culture de mentalité du Nigérien.

À propos de l'Auteur Namalka Bozari (Contributeur Web) Tamtaminfo News

Un ‘Logiciel Politique’ Hors Pair !

27/09/2016

Il vous souviendra qu’un ‘article torchon’ a fait le tour des réseaux sociaux faisant état d’une ‘crise au MPN KK. Ce papier est présentement assis dans les colonnes d’un medium électronique et honnêtement parlant nous n’avons même pas réservé une minute de lecture à ce charabia digne d’un papier hygiénique. A quoi bon ?

Ceci pour dire que les fariboles racontées à travers cet article ne dérangent guère le Président du MPN KK son excellence Ibrahim Yacouba car il n’y a vraiment pas de péril à domicile. Je n’apporte pas un droit de réponse à cet article charabia, c’est pas mon rôle, mais je tiens tout simplement rappeler ici les qualités de l’homme, je veux dire les qualités reconnues au Président Ibrahim Yacouba leader du Mouvement Patriotique Nigérien (MPN KK).

On dit souvent que l’homme politique est comme l’aigle ; plus il s’élève, moins il est visible. Le Président Ibrahim Yacouba a démystifié cette assertion car ce leader a démontré que plus il s’élevé plus il est proche de ses militants et sympathisants. Plus il s’élève plus il est accessible à ses militants et sympathisants et ce sans exagération aucune.

Mieux, le President Ibrahim Yacouba comprend les préoccupations de nos concitoyens. Ceci est extrêmement important car vraiment la honte des hommes politiques est de n’est pas pleurer, mais de faire pleurer tout un peuple. Notre charismatique leader a compris cet état de fait. Il ne veut pas voir son peuple malmené par des challenges auxquels on peut du reste trouver des solutions avec un très bon leadership et un management plus rigoureux du bien commun.

Le Président du MPN a compris une chose que tous les politiciens du pays réunis n’ont pas compris : c’est que l’unité, la cohésion et le militantisme à la base sont l’alpha et l’oméga de tout succès politique. On ne peut pas très bien gouverner si on ne saisit pas les challenges du peuple à la base. Avec son style pondéré calme et non réactionnaire l’homme continue à séduire le peuple nigérien et à ratisser large. C’est un véritable ‘logiciel politique’. Nombreux sont aujourd’hui les militants qui font défections au sein des autres partis pour joindre les rangs des patriotes.

L’authenticité avec laquelle il mène ‘le bateau MPN KK’ est exemplaire. Mieux ce leader tribun comprend une autre chose que les autres leaders politique de la place ne comprennent pas. Le camarade Président a compris depuis longtemps que la nature a doté l’homme d’une langue et de deux oreilles pour qu’il écoute deux fois plus qu’il ne parle. Le leader du MPN KK est à l’écoute des militants de son parti et du peuple nigérien. A tous les nouveaux adhérents sachez que le Président Yacouba est un homme « de gauche de la gauche » car étant un altermondialiste confirmé ; ce qui fait de lui un véritable combattant de la justice sociale. Contrairement aux autres leaders de partis qui disent être proches du peuple, lui le démontre dans ses actions de tous les jours, dans ses déplacements dans le Niger profond.

Le leader patriote veut en finir avec l’immobilisme, le clanisme, et les coups bats pour seulement voir le peuple prospérer dans un cadre harmonieux et démocratique. Le point de vue des journalistes, commentateurs et autres ‘political analysts’ peuvent diverger, c’est normal, nous sommes en démocratie, mais on ne peut pas nier le caractère rassembleur et bosseur de ce ‘magicien en politique’ et adepte de la bonne gouvernance et du ‘performance based management’ c’est-à-dire d’un leadership basé sur l’efficacité et les résultats sur le terrain.

Le Président Ibrahim Yacouba est un réformateur-éclairé et éclaireur qui a compris que tout est à construire au pays. Ce petit procès qu’on veut lui faire dans les médias et sur les réseaux sociaux est tout simplement un non-lieu. Ce petit groupe qui s’agite finira par se convaincre que le Président du MPN KK a le style, l’audace et la colonne vertébrale qu’il faut en politique pour hisser un pays comme le nôtre haut au sein des nations qui prospèrent.

Au total, nous disons tout simplement à tous ceux qui tentent démoraliser les troupes MPN KK à l’intérieur comme à l’extérieur du pays que c’est vraiment peine perdue ! Le Président du MPN marchant droit dans ses bottes continue à rassurer et à susciter l’espoir surtout chez le jeunes et les femmes qui sont indéniablement de véritable réservoir de vote.

En un mot nous demandons à tous ces groupuscules qui gesticulent par ci par là de plutôt déployer leur énergie autour des idéaux du parti et aider le camarade Président Ibrahim Yacouba à construire l’espoir. Arrêtons les agitations et cultivons l’espoir. ‘Ne dansons pas avant la musique’ car le Président du MPN n’est pas véritablement aux affaires (bien qu’étant allié au régime de Niamey) pour être jugé sur les faits. Formons une union sacrée et apportons un soutien qui ne souffre d’aucune ambiguïté à notre leader, au leader du MPN afin d’assurer la consécration en 2021.

Vive cette UNION que j’appelle de tous mes vœux ! et ‘Yes We Can’ pour emprunter le slogan historique d’une autre icone de la politique moderne, j’ai nommé Barak H. Obama !

 A bon entendeur !

À propos de l'Auteur Camarade DJIBRIL OUMAROU Depuis Orlando (Floride)

La Banque dans la poche : un secteur porteur

27/09/2016

Les banques disposent de nos jours d’une panoplie de canaux pour distribuer leurs produits et services. Pourtant, elles peinent encore à atteindre certaines catégories de la population (les ruraux et les jeunes etc…) qui pour ainsi dire restent en marge du système. Les premiers parce qu’ils sont majoritairement difficiles d’accès et les seconds pour leur revenu faible.

Initialement, les clients allaient vers les banques pour assurer leurs besoins financiers. Par après, les banques ont essayé de déconcentrer leurs offres à travers une politique de proximité par la création d’agences bancaires, l’installation de distributeurs de billets de banque (DABs) dans les centres urbains, le placement de terminaux de paiements électroniques dans les magasins et autres commerces, et enfin l’utilisation du SMS et de l’internet.
Cette diversification de canaux de distribution a l’avantage d’élargir l’assiette des commissions dans la constitution du produit bancaire.

Le futur serait beau et dégagé pour les banques en termes de revenus si elles prenaient conscience des menaces importantes qui pointent à l’horizon.

En effet, on note l’arrivée sur le ‘’marché’’, de nouveaux acteurs toujours plus innovants et surtout très accessibles pour les franges marginalisées par les banques, c’est-à-dire les populations rurales et les jeune. Ces nouveaux, ce sont les opérateurs de téléphonie mobile et de transfert rapide d’argent qui offrent des services de transfert électroniques d’argent rapides et à faible coût.

Le téléphone mobile est devenu ainsi le canal de distribution de produits et services financiers hors du circuit des banques notamment pour les paiements électroniques (paiement de factures Nigelec, Seen, Stations-Services etc…) et les transferts d’argent de personne à personne, de personne a entreprise etc…

Selon une étude de la Banque Centrale, 19 millions de transactions d’une valeur de 149 milliards de FCFA ont été effectuées par près de 1.9 millions de comptes mobiles à fin septembre 2015 au Niger contre un volume de 14.6 millions évaluées a 108 milliards FCFA a la même période en 2014.

Des acteurs non bancaires commencent à prendre le leadership dans cette nouvelle industrie à travers la signature de partenariats avec les banques comme c’est le cas pour Airtel & Ecobank avec le produit M-Koudy, pour Orange & Ecobank et Orange & BOA avec Orange Money et pour Moov & Banque Atlantique avec Flooz.

Les services offerts par ces acteurs se composent de deux types :
– Les services qui permettent les opérations de rechargements (approvisionnement du porte-monnaie électronique en contrepartie de dépôts d’espèces) et de retraits d’argent au niveau des points de distribution.

– Les services effectués en monnaie électronique c’est-à-dire les achats de crédit de communication, de paiements de factures, de carburant, de transferts de personne à personne, de personne à entreprise.

Les transferts de personne à personne permettent de procéder à des virements de fonds d’un portemonnaie
électronique à un autre, généralement dans le même réseau. L’offre se diversifiant peu à peu avec des virements transfrontaliers intra UEMOA dans le strict respect de la réglementation en vigueur.

Concernant, les couts, ils sont relativement abordables : a titre d’exemple, les frais pour un rechargement tournent autour de 200 FCFA en contrepartie de bonus d’appels et 50 FCFA pour un transfert intra-Niger et 2% du montant lors du retrait.

L’enjeu est important et le secteur très porteur.

Pourtant, ce marché du transfert rapide d’argent et des paiements électroniques via le téléphone mobile risque à terme d’échapper aux banques avec l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation sur les Etablissements de Monnaie Electronique (EME).

En effet, l’instruction no 008-05-2015 de la Bceao est une aubaine pour les opérateurs de téléphonie mobile parce qu’elle leur permet de créer leur propre Etablissement de Monnaie Electronique. Les revenus issus de ce pan de l’activité des banques migreront alors vers ces nouveaux acteurs. L’Etat pourrait tirer également profit de cette activité avec les micro-taxes sur les services financiers connexes.

Il y’a cependant une restriction à laquelle les souscripteurs sont actuellement confrontés malgré le semblant d’embellie du secteur. C’est entre autres, l’absence d’interopérabilité dans les transactions financières via le téléphone mobile c’est-à-dire qu’un abonné Airtel Money ne peut envoyer de l’argent à un autre abonné Orange Money ou Flooz. L’opération n’étant pour le moment pas possible dans l’autre sens également.

Si cette contrainte venait à être levée, l’inclusion financière des populations faiblement bancarisées, que restreignaient, d’une certaine façon, les barrières érigées par chaque opérateur pour préserver son service, se renforcerait.

Face à cette situation, les banques seront obligées alors de repenser de nouvelles stratégies de conquêtes de marché si elles veulent arrêter et maitriser l’hémorragie liée à l’amenuisement de la part des commissions dans la constitution de leur produit net bancaire.
À propos de l'Auteur SOUMANA Ibrahim Ibrahim.soumana@yahoo.fr Niamey/Niger.

Prochain remaniement ministériel: à quelle sauce le président Issoufou va-t-il manger sa nouvelle majorité?

27/09/2016

Qui va être remercié ? Qui va être reconduit, quelle sera la taille du prochain gouvernement et quand sera-t-il mis en place? Seule certitude, le président Issoufou Mahamadou reste seul maître du jeu et tient tout le monde.

Quel qu’en soit ce qu’on l’appellera, Gouvernement d’Union Nationale, gouvernement de large ouverture ou gouvernement de réconciliation nationale, la prochaine équipe gouvernementale qui devrait définitivement consacrer l’arrivée du Mouvement National pour la Société de Développement (MNSD-NASSARA) au sein de la mouvance présidentielle s’apparente à une situation compliquée pour le président Mahamadou Issoufou. Il faudra peut-être « une césarienne » pour faire accoucher de ce bébé qui tarde à dévoiler son visage..

Le président Issoufou, doit d’abord satisfaire le Parti qui l’a fait roi, le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS-Tarraya), sorti largement vainqueur des élections générales. Il doit ensuite rassurer la cinquantaine de formations politiques qui avaient soutenu sa candidature au premier et second tour des élections présidentielles. En fin, il faudra consacrer une place de choix au nouveau venu (le MNDS-Nassara), une place à la hauteur de son poids sur l’échiquier politique national et qui répond aux attentes de ces militants et sympathisants qui se demandent toujours si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Le premier Ministre Brigi Rafini, sera-t-il maintenu à sa place? Sera-t-il remplacé par M. Bazoum Mohamed, président du PNSD-Tarraya, histoire de préparer la relève? Une chose est sure: le chef de l’état gardera la main sur les postes clés de son administration , Intérieur ( avec ou sans Bazoum ), Défense Nationale( Hassoumi Massaoudou), Justice, Economie et Finances.

Le président du Mouvement Patriotique pour la République (MPR Jamhuriya) Abouba Albadé, qui a joué un rôle très important dans la survie du régime Issoufou il y a 3 ans doit normalement être reconduit au Ministère de  l’Agriculture et de l’Elevage. De même que le ministre des Affaires étrangères M. Ibrahim Yacouba leader du Mouvement Patriotique Nigérien (MPN  »Kiishin Kassa).

Le chef de l’état a en effet besoin d’un homme jeune, dynamique et infatigable à la diplomatie pour tenir le rythme des longs et fatigants voyages, surtout au moment ou le Niger s’est résolument engagé à élargir sa carte diplomatique.

Ensuite, le président Issoufou devrait trouver la formule magique pour réduire la taille de son gouvernement jugé à juste titre pléthorique par l’opinion nationale et internationale. Sans le MNSD-Nassara, le gouvernement compte quarante trois (43) membres? Comment le ramener à une trentaine personnalités avec l’arrivée du grand baobab? Il n’y a pas de problèmes sans solutions dit-on. Mais en attendant, l’attente commence à être très longue et la classe politique commence à s’impatienter. A quelle » sauce » le président Issoufou va-t-il « manger » sa nouvelle majorité?

À propos de l'Auteur Maaroupi E. Sani (kakakiniger)

Le Président de la République a regagné Niamey dimanche venant de New York

26/09/2016

IMAGE D’ILLUSTRATION

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a regagné Niamey dimanche  25 septembre 2016, venant de New York, aux Etats Unis, où il  a pris part au Débat Général de la    71ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le Chef de l’Etat a été accueilli à la passerelle de l’Avion présidentiel par M. Foumakoye Gado, Ministre de l’Energie et du Pétrole et salué par les Présidents des Institutions de la République et les membres du Gouvernement. Samedi matin, 24 septembre 2016, le Président de la République s’est entretenu avec le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki moon au siège de cette organisation. Le Chef de l’Etat et la Première Dame Dr. Mahamadou  Lalla Malika ont visité le Mémorial du 11 septembre au Ground Zero. À propos de l'Auteur Source: Presidence de la Republique

Le Niger va élaborer des programmes et projets structurants et pertinents pour lutter contre les changements climatiques, declare le Chef de l’Etat lors d’une réunion à New York

26/09/2016

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou, a participé jeudi 22 septembre 2016 à New York, à L’Evènement de Haut Niveau sur l’Action Climatique et le Développement Durable, organisé par le Nigéria et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement.


Au cours de cette rencontre, présidée par le Président du Nigeria, SEM Muhamadu Buhari, le Chef de l’Etat, en sa qualité de Président en Exercice de la Commission du Bassin du Lac Tchad(CBLT), a réitéré ses félicitations au President Muhamadu Buhari, “qui continue de mener avec constance et engagement, des efforts exceptionnels pour la paix et le développement dans le bassin du Lac Tchad.”

SEM Issoufou Mahamadou a déclaré que le Niger travaillera “dans un cadre formel de concertations et d’échanges pour la lutte contre les changements climatiques qui oeuvrera à la mise en œuvre des mécanismes et recommandations issus des négociations internationales en la matière.”

Le Gouvernement du Niger élaborera “un portefeuille de programmes et projets structurants mais pertinents dans chaque secteur prioritaire, aux fins de leur soumission pour financement”, a ajouté le Président de la République.
SEM Issoufou Mahamadou a par ailleurs souligné que le développement durable ne peut pas se réaliser efficacement “sans tenir compte des impacts des changements climatiques sur l’agriculture, les conflits et les maladies, qui sévissent particulièrement sur les pauvres.”
À propos de l'Auteur Source: Présidence de la République