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Affaire Banque Populaire du Maroc-BIA Niger : derniers rebondissements

13/02/2016

Le richissime homme d’affaires Tahirou Mangal

Huit mois après la signature à Paris de la convention de cession des 65 % des parts du capital de BIA Niger à la BCP du Maroc, la machine se grippe. Un des potentiels actionnaires de la banque, le richissime homme d’affaires Tahirou Mangal, détenteur des 25% du capital, exige aux Marocains de revoir leur copie.

Annoncée par Les Afriques qui suit de très près le dossier des tractations de rachat par les Marocains, l’affaire BIA connaît de nouveaux rebondissements. Depuis la signature, au mois de juillet 2015 de la convention de cession à Paris entre l’Etat du Niger et la Banque Populaire du Maroc et la validation du ticket d’entrée par la commission bancaire, tout roulait encore bien. Mais soudainement l’homme d’affaires, Tahirou Mangal, actionnaire à 25% du capital, se rétracte.

Selon des informations exclusives parvenues aux Afriques, les Marocains qui devraient en principe prendre les clés de la banque à Niamey en s’offrant les 65% des parts (40% des parts de l’Etat et 25% de l’homme d’affaires Tahirou Mangal) n’attendaient que le quitus de l’assemblée générale des actionnaires pour leur implantation. Coup de théâtre ! L’assemblée a été reportée pour le 5 mars prochain. Principale raison évoquée : des divergences sur la cession de l’homme d’affaires.

Lire la suite dans notre prochain magazine Les Afriques n°344 About The Author PAR ISMAEL AIDARA, RÉDACTEUR EN CHEF (www.lesafriques.com/)

Le “Ki Bougou” (gris-gris) de Hama Amadou ne “marche pas’

13/02/2016

Le candidat du FA-Lumana à l’élection présidentielle de 2016, M. Hama a dévoilé dans le courant de la semaine son programme, intitulé ‘KI Bougou’ qui veut dire en langue Hausa ‘ gris-gris’, sorte de protection magique qui empêche à vos adversaire et ennemi de vous atteindre, de vous agresser.

C’est un appel pathétique et plein de désespoir qu’a lancé depuis la prison civile de Filingué, l’ancien premier ministre en direction des ses concitoyens. “Mon destin, comme Dieu l’a décidé, est désormais entre vos mains’ a indiqué M. Hama Amadou absent de la campagne électorale pour cause de poursuites judiciaires dans le cadre de l’affaire des bébés importés du Nigeria.

Mais inutile de dire, que le président du FA-Lumana, a raté l’occasion de se taire et ne comprend pas que le peuple nigérien lui a définitivement tourné le dos, lui qui n’a jamais cru à la jeunesse, aux travailleurs, aux paysans, à la démocratie, à la justice et à la liberté,  préférant les coups bas, ‘les coquilles pleines”, le terrorisme d’état, la corruption et les surenchères.

Inutile aussi de dire aussi que le choix du nom du programme “Ki Bougou” par Hama Amadou et ce qui restent de ces principaux collaborateurs et mal inspiré et ne reflète  pas la réalité de ce prisonnier hors de commun. Après avoir fui Niamey “seul au volant” de sa voiture comme il le disait lui même pour un exil parisien de presque an , M. Hama Amadou était revenu au pays sur la pointe de pied pour se faire arrêter sans coup frémir. Il croupi depuis a la prison civile de Filingué,  non loin de Niamey.

De toute évidence, les marabouts, charlatants, experts et autres vendeurs d’illusions ont pris l’argent de l’ancien président de l’Assemblée Nationale pour un ‘gris gris’ qui ne marche pas et n’a jamais marché. Autrement, il ne serait pas retrouvé la ou il est actuellement. “ Hama Amadou avait fui. Il a été arrêté et mis en prison. Je ne sais vraiment pas ce qui reste de son ‘Ki Bougou” ironise un observateur…

About The Author Tiemogo Bizo

 

Société civile De l’impartialité à la position partisane

13/02/2016

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Depuis toujours, au Niger, l’on a connu une société civile libre qui défend la démocratie tout en se faisant gardienne de certaines valeurs de notre société. Elle combattait alors l’injustice, la cherté de la vie, l’enrichissement illicite, le détournement des deniers publics, les atteintes aux libertés publiques… Aujourd’hui, il y a une société civile qui se veut encore libre, mais il y a aussi une autre qui s‘est rangée, défendant bec et ongle un clan politique. Celle-ci a perdu depuis belle lurette de sa crédibilité.

Personne ne l’écoute ; personne ne la croit. Quand les Nigériens voient un TSA s’égosiller à condamner un acte, l’on sait qu’il agit sur commande pour dé- fendre les intérêts de son clan. Où était-il quand au su et au vu de tout le monde, les forces de l’ordre qui protégeaient leur candidat à la présidence, ont proprement gazé les militants du MODEN FA LUMANA alors que ces derniers en période électorale comme l’autre, tenaient une manifestation normale et régulière ? Pourquoi n’avait-il pas dénoncé cet abus ? On le comprend, il a fait son choix.

Tout en s’abritant derrière une société dite civile, il mène un combat politique car si tant est qu’il joue honnêtement son rôle d’acteur de la société civile, il doit pouvoir dénoncer tous les actes inacceptables observables dans tous les camps. Mais cette société civile que dirige TSA, a osé ; elle a même trop osé en accusant sans aucune preuve que tous les posters du PNDS sont détruits par des militants du Moden Fa Lumana, comme si le PNDS n’a d’adversaire que ce parti qui serait seul responsable de tous les malheurs du régime.

Or, tout le monde sait qu’aujourd’hui, les terribles adversaires du parti socialiste sont surtout en son sein car abusés et marginalisés. Ce sont ceux-là même qui vivent le désamour terrible avec un parti qu’ils ont porté pendant de longues années difficiles dans leur cœur et dans leurs combats. De même, s’il fallait faire admettre que ces actes de vandalisme seraient commis par des militants du Lumana, encore faut-il dire qui détruit les affiches et posters du Moden fa Lumana ? La logique de ceux qui ont décidé de parler au nom du PNDS, voudrait qu’on dise que ce sont des militants du PNDS.

Les Nigériens ont souvent été témoins de ces actes inamicaux qui poussent bien d’extré- mistes et autres militants intolérants à déchirer des photos du parti de Hama Amadou. Il suffit de faire un tour dans la ville pour constater les destructions d’affiches publicitaires du parti. Ce parti qui a détruit jusqu’à des hommes du Moden Fa Lumana et ils continuent à le faire, ne peut avoir aucun état d’âme à détruire des photos. Quel démocrate, quel homme de paix peut voir ce qui se passe aujourd’hui dans le pays et contre une catégorie d’hommes bien ciblés et de leur parti, sans oser élever la voix pour le dénoncer ?

Demander que des mesures soient prises pour arrêter ses soi-disant destructions d’affiches du PNDS, ne vise pas moins qu’une répression injuste de ces autres Nigériens que le parti au pouvoir doit avoir juré d’anéantir, advienne que pourra. On ne peut rien construire dans l’extrémisme et l’intolérance. Et la haine n’engendrant que haine, la gouvernance du président Issoufou, n’aura fait que creuser la fracture politique dans le pays, opposant les Nigériens, les uns contre les autres.

D’ailleurs ces genres de comportements ne font pas partie des traditions électorales des Nigériens, et si cela arrive aujourd’hui c’est bien par la faute d’une gestion clanique que les camarades ont instituée. Faut-il croire que parce que Niamey est le fief incontesté de Lumana, il faut emprisonner Soumana Sanda, Méréda, Oumarou Dogari, Algérien, Hamsou Garba ? Faut-il croire que parce que Tillabéri est un autre bastion imprenable de Lumana, il faut emprisonner Issaka Issoufou, Kimba Karimou, le présdent national des jeunes Lumana ?

Cette façon de faire de la politique est d’une époque révolue et encore une fois, si tant que cette société civile défend la vérité, elle ne devait pas manquer de dire et de dénoncer l’injustice. Le Guri, en agissant ainsi, expose le pays à des dangers certains. La démocratie, c’est la contradiction des idées et non l’abus de la force publique contre les citoyens. Si aujourd’hui, en face de tout le peuple, personne ne dit mot par rapport à ces actes graves que pose le ré- gime, quand de manière sélective, des acteurs de la société civile n’abordent que les sujets qui ne fâchent pas leurs mentors, il faut craindre pour le pays.

Ce pays a des problèmes sérieux, et il faut à juste titre s’en inquiéter. Comment d’ailleurs ne pas prendre au sérieux l’aggravation de la situation politique à la veille d’élections quand d’une part ceux qui doivent jouer à l’arbitre, se morfondent dans un autre rôle qui n’aident ni la démocratie encore moins la quiétude sociale et de l’autre quand cela se fait dans un contexte où, parce que les acteurs ne se font plus confiance, l’opposition refuse de signer le pacte de bonne conduite.

Il y a de réelles raisons de s’inquiéter pour le pays quand face à tant de prémices qui ne rassurent pas, on continue à arrêter des opposants et d’un seul parti et qu’on les jette en prison tout en demandant la compré- hension de personnes qui se sentent victimes de harcèlement et d’injustice. Notre responsabilité politique voudrait que face à cette situation qui pourrit, l’on attire l’attention de tous  non d’accuser la victime  à l’apaisement, pour éviter au pays des déchirements inutiles.

Ceux qui accablent les victimes ne se font pas bonne conscience, et en agissant ainsi, il est certain qu’en croyant aider leur employeur politique, ils ne rendent pas service au pays et à son histoire… Bien d’acteurs, mesurant la gravité de leur déclaration dans un contexte tendu qui appelle à un autre type de message, ont dû comprendre la démesure et baisser les têtes…

About The Author WALÉ (Le Monde d’aujourd’hui N°166)

Où va le Niger ?

13/02/2016

Jamais de mémoire d’hommes, l’on a devant nous au Niger, un climat politique aussi tendu que celui dans lequel nous végétons actuellement. De tous côtés on assiste à des tons durcis de part et d’autres chez les deux protagonistes à savoir le PNDS parti au pouvoir et le Moden FA Lumana de l’opposant Hama Amadou incarcéré à la maison d’arrêt de Filingué.

Les militants des deux partis se jettent des menaces, se profèrent des injures et autres discrédits sur les ondes des medias et surtout sur les réseaux sociaux. Malheureusement, c’est toujours des nigériens qui se mangent entre-eux. Le CSC a beau vouloir arrêter ces dérapages de communication mais hélas car on connait très bien que les réseaux sociaux comme facebook, twitter et Whatsapp sont pratiquement  à la portée de tous et donc non maitrisable.

Pendant que la campagne bat son plein, le gouvernement continue les arrestations surtout dans le camp de l’opposition ou ses militants dénoncent une chasse aux sorcières à leur encontre. Aussi l’opposition prend en témoin les observateurs nationaux et internationaux quant aux exactions ses militants sont victimes et demande par la même occasion à la communauté internationale de mettre à la disposition du pays des casques bleus afin d’assurer une meilleure protection de la population, mais aussi de prévenir les éventuelles tensions post-électorales.

Quant aux acteurs de la société civile, ils continuent à rendre public des déclarations afin d’attirer la vigilance des acteurs politiques et de leurs militants sur des élections libres transparentes et inclusives. Sur ce, prions Dieu le tout puissant afin qu’il nous descende sa miséricorde et sa quiétude sur notre pays, gage de tout développement durable.

About The Author Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtaminfo News

Elections 2016 à Maradi: Un DG et un Préfet en flagrant délit de campagne électorale !

13/02/2016

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Le Directeur Général du CNUT Issoufou Oumarou et le Préfet de Mayahi Yahaya Dan Tanin, tous militants du MPR Jamhuriya sont entrain de tenir nuitamment des meetings électoraux dans le département de Mayahi.

C’est en substance la principale information sortie d’un point de presse exclusif accordé par Maitre Oumarou Soulèye à la Radio Saraouniya Maradi. En effet, selon l’avocat et candidat aux législatives, les deux personnalités citées ci-haut ont tenu dans la nuit du 11 février 2016, un meeting électoral au village de Aytadane, commune rurale de Issawane, Département de Mayahi. Si les faits sont avérés, ces deux personnalités viennent alors de piétiner allègrement la loi de leur pays, car celle-ci interdit formellement à tout administrateur civil ou militaire qui n’aurait pas démissionné de s’impliquer dans une campagne électorale.

Ayant constaté les faits, la coalition locale de l’opposition a voulu saisir le Président de la CENI de Mayahi, mais cette institution n’est pas encore installée sur place, tout comme à Maradi où les opposants ont voulu se rabattre, afin qu’une procédure soit engagée contre les contrevenants. Maitre Soulèye dit attendre de pied ferme l’installation des CENI départementale et régionale pour que les présidents de ces institutions puissent enclencher une procédure pénale en saisissant le Procureur de la République. L’opposition selon lui compte sur la justice pour créer les conditions d’élections apaisées dans la région de Maradi.

Toujours selon Maitre Soulèye, le DG du CNUT et le Préfet de Mayahi encourent des peines d’emprisonnement ferme, et conséquemment la perte de leurs postes, si la loi était respectée.

About The Author El Kaougé Mahamane Lawaly, Le Souffle Maradi.

Affaire Sani Attiya suite: Le Procureur a réagi mais n’a pas convaincu !

13/02/2016

Elh Sani Attiya, jeune et flamboyant opérateur économique, Directeur de Campagne du MPN Kishin Kassa, c’est un rappel, a été arrêté le lundi 08 février à 21h au siège de son entreprise, devant une foule de militants de son parti qui tentait de s’y interposer.

Il faut aussi le souligner, il a été arrêté à la veille de l’arrivée de Ibrahim Yacouba à Maradi et au moment où il tenait une réunion avec ses camarades  pour l’organisation d’un méga meeting qui devrait faire « trembler le PNDS », de l’avis de ses supporters. A noter aussi que cette arrestation intervient après celles de plusieurs opposants, dont notamment Hama Amadou et ses lieutenants et celle toute récente, de la cantatrice Habsou Garba.

Qu’est ce que les pouvoirs publics reprochaient-ils de si important à Elh Sani Attiya au point de dépêcher une unité spéciale à Maradi pour l’arrêter de manière si spectaculaire ? C’est la question que se posaient et que continuent encore de se poser les maradawas.

C’est le Procureur Général près la Cour d’Appel de Zinder, avec compétence sur Maradi, Elh Adamou Malam Inoussa qui a été chargé de répondre à cette question, à l’ordre du jour dans tous les débats à Maradi. Dans un point de presse tenu le jeudi 11 février 2016, le Procureur général a dit vouloir apporter des éléments nouveaux « pour couper court aux rumeurs » et donc dissiper dans la tête des maradawas, l’hypothèse selon laquelle Elh Sani Attiya était détenu pour ses activités politiques.

Selon le Procureur, le Président du MPN Kishin Kassa de Maradi, homme politique notoire, a été arrêté suite à une enquête diligentée depuis le 6 janvier par la police de Niamey qui aurait mis la main sur  10 millions de comprimés de tramadol et dont les investigations auraient révélé qu’ils provenaient de Sani Attiya. Aucune autre précision n’a été donnée à propos de cette enquête de Niamey.  Suite à cette arrestation, la police a perquisitionné ses bureaux, ses magasins et son domicile. Bilan de la perquisition : 1 plaquette de tramadol à moitié consommée découverte dans la chambre d’une de ses épouses ; 2013 « cartons de médicaments non psychotropes » et  159 actes de naissance « trouvés incidemment », a dit le Procureur Général.

S’agissant de l’enquête de Niamey, les maradawas n’ont aucun moyen de vérifier sa réalité, encore moins avoir accès aux millions de comprimés saisis, rétorquent les observateurs sur place. Là-dessus, c’est toujours le gros point d’interrogation. Les « preuves » collectées par la police à Maradi, elles par contre, font sourire plus d’un analyste. Disons-le clairement, aucune preuve de trafic de drogue, puisque c’est de cela qu’il est présumé coupable, n’a été retrouvée, ni à son domicile, ni dans ses magasins, ni dans le QG qui sert de siège à ses activités commerciales.

L’ayant d’ailleurs reconnu à mots couverts, la justice et la police se sont vite répandues sur une découverte un peu fortuite, mais ô combien inespérée, celle de « 159 actes de naissance de mineurs » trouvés dans son bureau. Six personnes, d’après le Procureur Général, travaillant pour la même Justice sont présentement en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur ces documents présentés comme frauduleux.  Au cours de son interrogatoire, Attiya avait lui-même reconnu avoir distribué plus de 5000 actes de naissance pour des majeurs, avant de se rétracter devant l’insistance des enquêteurs, pour ne reconnaitre avoir distribué qu’un millier. Il n’avait donc gardé que les documents appartenant aux mineurs.

Le fait que la justice s’agrippe sur cette nouvelle piste, est aux yeux des maradawas une ultime tentative pour enfoncer davantage Attiya. Et la question qui les taraude à présent  est la suivante. Que peut-on lui reprocher par rapport à ces documents ? Car à Maradi tout le monde savait que Attiya faisait faire des actes de naissance, des permis de conduire et bien d’autres documents officiels à beaucoup de gens et particulièrement aux jeunes à qui il donnait des crédits en espèce, en moto, en « adaydayta » ou même en mini bus.

Attiya finançait jusqu’aux audiences foraines au cours desquelles des milliers de personnes ont été sauvées de l’apatridie. Il devrait être récompensé pour cela, estiment nombre de maradawas. Bref, tout ce que le Procureur Général a dit ne fait que conforter les maradawas sur leur thèse qui consiste à dire que l’arrestation du généreux Sani Attiya est purement politique.

Selon plusieurs observateurs sur place, c’est le discours de Ibrahim Yacouba à la tribune de Maradi, tenu le 9 février devant des milliers de jeunes enthousiastes et repris en boucle par les médias locaux, qui a motivé cette sortie médiatique des pouvoirs publics. Car toutes les explications concernant cette arrestation s’y trouvent amplement développées. Il s’agirait en réalité d’un plan de sape savamment orchestré.

Après plusieurs rounds de réunions, les pontes locales du PNDS ont conclu que la principale menace à la victoire du PNDS à Maradi est le MPN et particulièrement son mécène Sani Attiya. Dans un premier temps, plusieurs marchés publics lui ont été proposés pour le débaucher, mais Attiya les a poliment repoussés. C’est alors que la machine répressive a été mise en branle. D’où cette enquête diligentée à partir de Niamey mais qui peine à trouver des « preuves irréfutables » sur place.

D’après les militants du MPN, le plan du PNDS est simple. Pour pouvoir réaliser le « coup K.O. » à Maradi, il fallait barrer la route au MPN en coffrant Sani Attiya. Ce qui dans leur calcul devrait asphyxier financièrement le parti et démobiliser ainsi ses troupes.

Quatre jours après son interpellation, Elh Sani Attiya a été présenté menotté le matin du 12 février devant le juge qui lui a notifié les chefs d’accusation qui lui sont reprochés et dans la foulée, a été transféré à la prison civile d’Agadez, à plus de 600 km au nord de Maradi, selon ses proches.

About The Author El Kaougé Mahamane Lawaly, Le Souffle Maradi.

COMMUNIQUE DE PRESSE : L’Union Européenne soutient le processus électoral au Niger par un Appui budgétaire de quatre (4) millions d’Euros (soit plus de 2,6 Milliards FCFA)

13/02/2016

L’Union Européenne soutient le processus électoral au Niger par un appui budgétaire de quatre (4) millions d’euros (soit plus de 2,6 Milliards FCFA). 

Ce montant sera versé directement à l’Etat après la tenue des élections législatives et présidentielles sur base de critères d’équité et de transparence préalablement définis avec les autorités nigériennes.

Cet appui budgétaire viendra en complément d’une enveloppe de deux (2) millions d’euros (soit plus de 1,3 Milliards FCFA) destinée à financer une assistance technique spécialisée auprès de la CENI et du Conseil Supérieur de la Communication ainsi qu’à appuyer la Fondation Hirondelle, à l’origine de la création du Studio Kalangou au Niger.

Inauguré le 29 janvier, Kalangou est un centre de production d’information indépendant diffusant sur l’ensemble du territoire à travers un réseau de radios communautaires et privées à même de contribuer au libre choix des électeurs.

Dans la phase post-électorale le Studio Kalangou informera les Nigériens de façon objective sur les résultats des élections tant sur le plan national que local.

Enfin, l’Union Européenne a déployé à Niamey une “Mission d’Expertise Electorale” composée de deux experts indépendants ayant une connaissance approfondie des processus électoraux en Afrique et ailleurs.

Le mandat de cette mission est d’évaluer l’ensemble du processus électoral afin de formuler des recommandations qui seront mises à la disposition des autorités nigériennes, et serviront de référence à l’Union Européenne pour les prochains appuis en matière électorale.

About The Author Délégation de l’Union européenne en République du Niger

Entretien avec M. Cheiffou Amadou, candidat du RSD Gaskiya, à l’élection présidentielle 1er tour du 21 février 2016 : «Mon programme officiel (…) s’appelle ”Rassembler pour Bâtir” (…) et englobe huit (8) axes stratégiques avec un accent…

13/02/2016

Monsieur Cheiffou Amadou, vous êtes candidat à l’élection présidentielle 1er tour du 21 février 2016. Sur quel programme entendez-vous convaincre les électeurs nigériens pour qu’ils vous accordent leurs suffrages ?

Mon programme officiel que j’ai déjà annoncé lors du dernier congrès de mon parti, s’appelle ”Rassembler pour Bâtir”. C’est un programme intégrateur, un programme cohérent qui tient compte de toutes les préoccupations des Nigériens. Des Nigériens de la ville et des Nigériens de la campagne. Ce programme est conçu pour englober huit (8) axes stratégiques avec un accent particulier sur la jeunesse, les femmes et le monde rural.

Il comporte également une soixantaine de pôles de changements majeurs. Ce que j’appelle pôles de changements majeurs, ce sont les axes plus précis des gouvernements et d’actions concrètes. Exemple, dans le premier axe que j’appelle Démocratie, sécurité et bonne gouvernance, il y a une question qui me semble majeure. C’est la séparation des pouvoirs. C’est fondamental. Par exemple, dans notre pays, la justice qui doit être indépendante et séparée des autres institutions, ne l’est pas encore totalement.

A titre d’exemple, c’est encore le Président de la République qui est le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature. A ce niveau-là, il y a une action majeure, une orientation majeure qui doit être prise sur laquelle je compte travailler. Autre exemple, le domaine de la santé, un des axes de mon programme et que je considère comme un droit fondamental. Je vais créer, incha Alla, de façon originale au Niger la couverture médicale universelle. C’est-à-dire que tous les Nigériens et toutes les Nigériennes seront soignés gratuitement.

Qu’il soit au Niger, citoyen ou non citoyen, l’essentiel, ce qu’il soit au Niger à l’aide d’un système d’assurance de cotisation. Cela se pratique déjà dans beaucoup de pays, y compris les pays pauvres. Une des références à laquelle on se rapporte c’est Cuba qui est l’un des pays le plus pauvre au monde, mais qui se distingue sur le plan mondial par cela. La caractéristique aujourd’hui de notre système sanitaire, tout le monde le sait, c’est vraiment la médiocrité pour ne pas dire l’absence totale de soin.

Vous, quand vous arrivez on vous donne des ordonnances. Tout le monde sait que les services d’Urgence existent mais travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Tout le monde sait que les conditions de soin de la femme et des enfants qui doivent être gratuites ne le sont pas effectivement. Moi je vais proposer au pays un système de couverture médicale universelle où tout le monde en ville ou en campagne sera soigné gratuitement dans les dispensaires et les hôpitaux. C’est tout à fait possible !

Un autre exemple comme preuve d’action majeure, je m’appuierai sur la question de l’impunité. Impunité Zéro ! En quelque sorte j’ai la prétention et l’ambition de supprimer au Niger, l’esprit de corruption. Cet esprit où tout est argent ! Tout reflexe, dans l’administration, dans le public, dans le privé, tout est devenu argent. Un pays qui a atteint ce seuil, a atteint un seuil véritablement dangereux. Parce qu’en ce moment, progressivement, il n’y a aucune valeur qui tienne. Il n’y aura que la valeur de l’argent. Il n’y aura plus de valeur pour créer l’argent. Par conséquent, je voudrais être une référence dans ce domaine, de manière à ce qu’on dise que « voilà, c’est au temps du Président Cheiffou qu’on a commencé à supprimer l’esprit de la corruption au Niger ».

En matière de jeunesse. La jeunesse est très importante dans un pays. Si on arrive à bien traiter la jeunesse, on aura un atout majeur pour le développement. Par contre si la jeunesse n’est pas bien considérée, on risque d’obtenir des effets contraires et même d’aboutir à des crises. C’est ce que nous constatons actuellement : la jeunesse désœuvrée, la jeunesse dans un système éducatif inadapté ; cela ne peut que nous conduire dans la situation que vous connaissez. Dans ce domaine, qui, je l’avoue, est un domaine difficile, j’ai plusieurs projets dans mon programme. Je propose un système d’occupation valorisante des jeunes.

C’est-à-dire qu’on ne laisse tomber personne. Il ne s’agit pas de dire que je vais créer tant de nombre d’emplois, il faut s’occuper de tous les jeunes d’une manière générale. Il y a ceux qui auront des emplois, Il y aura ceux qui seront aidés pour être des entrepreneurs, il y aura qui seront en formation et stage, etc… Certains seront orientés vers le monde rural, vers l’agriculture, vers l’élevage. Il faut diversifier et valoriser. C’est ainsi que nous pourrons réserver véritablement un avenir décent. Nous avons également prévu des initiatives de développement accéléré en faveur des jeunes et des femmes.

Il y a déjà plusieurs sortes d’initiatives qui ont été initiées par les gouvernements précédents : les distributions des animaux sont des initiatives nouvelles. A cela, je voudrais créer un fond spécial qui va assurer des bonus dans des banques pour les projets des femmes et des jeunes. Ce sont des initiatives sur lesquelles nous allons réfléchir davantage. Nous allons également, surtout en ce qui concerne le monde rural, qui constitue l’essentiel de notre pays, faire une réflexion intégrée et mettre en place une nouvelle stratégie intégrée de développement rural qui intègre l’agriculture l’élevage, l’eau et la formation.

Aujourd’hui malheureusement, ce secteur est éclaté : vous avez le ministère de l’Agriculture à part, le ministère de l’Elevage à part, celui de l’Hydraulique à part. Le résultat, lorsque l’un des secteurs est convenablement réglé, tel que par exemple l’alimentation, de l’autre côté il y a l’alimentation du bétail, il y a la sécheresse, il y a l’eau qui manquent. Or le monde rural doit être considéré comme un tout. Dans ce domaine, nous allons faire une véritable révolution.

Monsieur Cheiffou Amadou, comment comptez-vous mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme ?

Bien sûr ! Ce n’est pas tout d’avoir un programme. Il faut également prévoir les financements. Les moyens de financement de ce programme sont en bonne place dans mon programme qui s’appelle ”Rassembler pour bâtir le Niger”. Parmi les ressources auxquelles nous faisons appel, il y a d’abord les ressources classiques. Dans ce domaine, nous allons commencer à faire une meilleure gestion de notre budget. Aujourd’hui nous pensons qu’il n’y a pas un équilibre en ce qui concerne l’affectation des ressources internes et même externes reçues dans notre pays.

Je donne comme exemple la quantité des crédits alloués aux activités politiques, les fonds politiques, les chargés de missions politiques, les conseillers techniques politiques et d’autres dépenses, je considère que nous allons fixer un taux maximal pour que ce soit des dépenses par rapport aux recettes réelles de notre budget.

Première mesure en ce qui concerne les ressources internes, une meilleure qualification, un meilleur assainissement des ressources internes existantes.

Deuxième catégorie de ressources : les ressources innovantes. Qu’est-ce que j’appelle les ressources innovantes ? Ce sont d’abord les ressources provenant des différents partenaires. Le Niger a un taux démographique très élevé. Le taux démographique est tel que la croissance ne suit pas ce taux démographique. Nos recettes budgétaires se trouvent donc en deçà de nos besoins. Alors qu’est-ce qu’il faut pour combler ce gap ? Pour combler ce gap, il faut faire appel à des investissements privés. Ces investissements qui rentrent dans le cadre du partenariat public-privé peuvent servir au Niger à rattraper le gap.

Ceci d’autant plus que nous avons des voisins, de proches voisins comme le Nigéria qui ont la capacité de nous apporter l’aide dans ce domaine. Je le dis en connaissance de cause. Ayant pris des initiatives personnelles, j’ai pris des contacts avec des privés du Nigéria et j’ai pu mobiliser pour le Niger, des actions d’intervention de plus d’un (1) milliard de dollars. C’est simplement un exemple. C’est ce genre de ressources innovantes auxquelles il faut faire appel. D’autres instruments qui sont plus techniques, tel que le rachat des dettes, le recours à des dettes moins lourdes, moins chères, etc.

Troisième volet, c’est la valorisation de nos ressources existantes. Nos ressources minières en particulier l’uranium, le pétrole, l’or, etc… Cette revalorisation passe par une diversification des partenaires. En faisant diversifier les partenaires, nous serons en ce moment, en mesure d’obtenir plus avec nos ressources actuelles.

Enfin, quatrième possibilité, ce n’est pas seulement la fin, mais ce que j’ai en tête et qui est dans mon programme, c’est l’exploitation de nos gisements dormants. J’ai même entendu dire que le Niger est un accident géologique. Nous avons de l’Or, tout le monde le sait, dans le Nord aujourd’hui, il y a une ruée vers le Nord. Alors qu’est-ce que nous attendons pour exploiter pour les ressources de notre budget cet Or dont on parle en qualité massive. On parle aussi du marbre. Nous disposons semble-t-il de véritables montagnes de marbre, y compris du marbre cher. Nous disposons d’autres minerais dormants dont l’exploitation aujourd’hui, compte tenu des besoins du marché mondial, nécessite qu’on y pense très rapidement.

Voilà un peut les catégories de ressources auxquelles nous allons faire appel pour financer notre programme.

Monsieur Cheiffou, si vous êtes élu Président de la République quelle sera la priorité des priorités du programme que vous venez de décliner ?

Vous savez bien, dans notre pays tout est prioritaire. En réalité, on va s’atteler à la priorité qu’on trouve. Toutefois, aujourd’hui au Niger, une continuité. Nous avons une épine dans le pied qui concerne l’insécurité. C’est d’abord ça qu’il faut régler. Je m’attacherais avec la dernière énergie à régler le problème et à rendre le Niger sûr. Encore plus sûr.

Ceci dit, après ça, ma priorité c’est la jeunesse. Après la jeunesse, le monde rural. Bref, nous sommes dans un pays où tout est prioritaire, personne ne sera laissé sur le bord du trottoir. La priorité, en réalité, c’est l’action. La priorité concerne la remise au travail de l’administration. Car, quelque soient les ressources que nous avons, s’il n’y a pas une administration efficace, une administration qui travaille, nous ne pourrons même pas utiliser les ressources qui seront mises à notre disposition.

Je crois que c’est le cas actuellement. Très peu de ressources ont été décaissées, parce que tout simplement, nous avons une administration qui n’est pas suffisamment performante. Dans les priorités, il y a la remise au travail de l’administration de manière à ce que nous puissions consommer avec la vitesse voulue. Car au Niger, les besoins sont tels qu’il faudrait vraiment faire plus et mieux que par le passé. Nos besoins sont tel qu’il faudra travailler pour rattraper le retard. Nous sommes le dernier pays au monde.

Tout le monde le sait et nous le sommes depuis longtemps. Ce n’est pas la faute de X ou Y mais, c’est bien un problème conjoncturel qui est là. Il est posé et personne ne s’arrête. Nous aussi nous ne devons pas nous arrêter. Nous devons faire plus. Il faut absolument des investissements lourds et massifs. Il faut travailler vite et fort. Remettre les gens au travail, mais surtout supprimer définitivement cet esprit de corruption qui nous rabaisse tous les jours.

Incha Allah, avec l’aide et la compréhension de nos concitoyens et concitoyennes, on arrivera à bout.

Je vous remercie.

About The Author Source: ONEP

Présidentielle 2016 au Niger : Quelle personnalité et quelles exigences de programme ?

12/02/2016

Parler des élections de 2016 au Niger c’est parler de l’avenir des dix-huit millions des nigériens pour les cinq années à venir. Cet avenir va dépendre du choix que les nigériens feront à partir du 21 février prochain pour désigner celui qui va diriger le pays pendant les cinq années à venir. Selon que ça soit un candidat ou l’autre parmi les 15 candidatures validées par la cours constitutionnelle la vie des nigériens va aller dans un sens ou dans l’autre.

Il ne s’agit donc pas de choisir un ego personnel ni un esprit de partage de rente au sein d’un clan de brigands ayant pour objectif de mettre la main forte sur les ressources économiques du pays. Il s’agit du choix d’une vision et d’un programme de gouvernance répondant aux attentes des nigériens, aux défis à lever par pays et aux enjeux de la bonne gouvernance. Dans le contexte actuel du monde et de l’Afrique qui bougent à la vitesse accélérée, le pays doit avancer de deux pas dans chacun des domaines de développement socio-économique là où l’Afrique avance d’un seul.

L’enjeu consiste donc à trouver un homme capable de transformer des rêves en réalité et non d’un politicien qui ne fera que faire rêver ceux qu’il considère comme du bétail électoral en leur promettant des lendemains meilleurs sans se doter au préalable de la capacité morale à assurer la bonne gouvernance. En paraphrasant le Général De Gaulle je déclare qu’au Niger : « Des politiciens qui font rêver les peuples, on en trouve. Des politiciens qui transforment les rêves en réalité, on en cherche». Voici quelques chiffres de la situation actuelle du pays :

Taux croissance de la population : 3,9 %

Espérance de vie : 60 ans

Population de moins de 15 ans : 49,8 %

Population en dessous de seuil de pauvreté : 49 %

Taux de croissance économique : 6,5 %

PIB par habitant : 400 $ US

Taux d’endettement  du pays : 22,5 %*

Balance commerciale : -10,5 % (négative)

Taux de couverture en eau potable : 50 % (en milieu rural) et 89 % (en milieu urbain)

Taux de couverture sanitaire : 18 800 habitants/médecin

Taux de scolarisation en primaire : 83,7 %

Taux d’alphabétisation des adultes : 29%

Indice de développement humain PNUD : 0.348 (188ième sur 188)

Indice de perception de la corruption : 99ième (sur 168 pays) 

*  Selon INS –Niger (2014). Selon la Banque Mondiale (2014): 33%

A travers ces chiffres on peut facilement comprendre les domaines dans lesquels ça ne va pas et qui   nécessitent, sans attendre, une intervention rapide et efficace pour inverser la tendance. Le hasard ne va jamais faire bien les choses c’est l’action humaine, donc politique qui fera changer les situations. Cet état du pays exige un homme capable de se mettre à la hauteur de la situation et de ses exigences, capable d’abord de se dépasser et de dépasser le cadre de son camp pour optimiser l’utilisation équitable de ses ressources et intégrer l’ensemble des forces vives de la nation pour les orienter vers le progrès et le bien-être collectif et aussi de chacun.

La constitution, la morale et la civilité doivent être les guides suprêmes qui éclaireront le chemin à emprunter. Cet homme doit être d’abord en mesure d’incarner et de favoriser le partage des valeurs de la République à savoir la fraternité, le travail et le progrès (Art.1 de la constitution).  La loi de la République a défini dans l’espace politique du pays un cadre pour l’exercice de ces valeurs ainsi que de celles de la démocratie et de la justice. La liberté d’expression, la pluralité des opinions et les débats d’idées, expressions de la souveraineté du peuple nigérien et symboles de la vitalité de la toute jeune démocratie doivent être soutenues et protégées dans l’exercice du pouvoir.

Cet homme doit être reconnu pour son combat pour la sauvegarde de ces valeurs et contre la corruption cette maladie qui empêche le décollage du développement de nos sociétés d’Afrique. On doit donc choisir un homme d’engagement ayant la capacité de garantir l’exercice de la bonne gouvernance et l’obtention des résultats mesurables par les instituts spécialisés nationaux et internationaux. C’est en effet seulement les résultats obtenus qui vont compter pour la nation et qui vont marquer l’empreinte dans l’histoire du pays.

La société civile, sans vouloir se substituer aux autorités choisies par le peuple,  doit pouvoir dans un esprit constructif et politiquement neutre, jouer son rôle de supervision, d’évaluation des engagements et  de participation dans la protection et sauvegarde des acquis de la démocratie.

Pour les cinq années à venir les nigériens ont besoin de la mise en œuvre d’un programme permettant du progrès dans l’ensemble des domaines socio-économiques et non pas d’une politique les forçant à chanter et à danser pour oublier les problèmes qui menacent chaque jour leur existence. Le programme doit se saisir de ces problèmes pour leur apporter les solutions adaptées, il doit ouvrir des perspectives et des opportunités pour que chaque nigérien arrive à se retrouver pour construire dignement son avenir.

Ainsi ce programme doit avoir pour objectif d’assurer la sécurité des nigériens et de développer l’ensemble des domaines du développement socio-économiques du pays à savoir la santé, l’alimentaire, l’éducation, les infrastructures, l’industrie, l’artisanat ainsi que les domaines induits constitués par de l’urbanisme et du logement.

La sécurité des nigériens n’a pas de prix. Le programme de gouvernance doit à cet effet assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. La lutte contre le terrorisme sous ses différentes formes est une priorité afin de garantir la restauration d’un cadre pour la paix et le développement harmonieux des populations.  Cependant la sécurité doit être assurée à sa juste mesure et ne doit pas constituer un obstacle au développement des libertés individuelle et collective.

L’attente des nigériens est aussi de trouver  cette juste mesure qui permettra l’efficacité des actions des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) d’une part et l’efficience des investissements dans ce domaine d’autre part. L’armée nigérienne classée la dixième du continent doit pouvoir continuer son renforcement en formation, en équipements matériels et en ressources humaines.

Sans être exhaustif les maladies les plus fréquentes au Niger sont les pneumonies, les gastroentérites, le paludisme, les méningites, la rougeole, les hépatites, la typhoïde, la bilharziose, les tensions artérielles et le diabète. Comme on peut le constater le plus grand nombre de ces maladies sont d’origine d’insalubrité et d’insuffisance d’hygiène. Le combat contre les maladies se gagne quand on gagne le combat contre l’insalubrité publique et quand on arrive à accélérer la pratique de l’hygiène dans chacun des foyers familiaux.

Le programme de gouvernance doit doter les collectivités locales des moyens afin de gagner cette lutte contre l’insalubrité. Le programme dans son volet social doit conduire dans la souplesse au changement de mentalité par la sensibilisation des populations aux enjeux de l’hygiène. C’est le prix à payer pour permettre à nos médecins de gagner le combat contre ces grandes maladies.

La disponibilité des aliments pour tous est le combat historique de la politique nigérienne sans pour l’instant parvenir à des résultats durables. Ce combat doit être intensifié par l’octroi aux paysans des moyens adaptés leur permettant d’accroitre la production agricole. L’activité principale à améliorer reste les techniques de labour. Les aides doivent donc intégrer les forgerons qui constituent les supports techniques de premier niveau pour les  paysans.

Il est plus évident pour un paysan d’aller consulter son forgeron sur un sujet concernant des techniques de labour que d’aller voir les agents du service agricole. La transformation de notre technique de labour reste le levier principal pour la révolution agricole. Pourtant des milliers des procédés existent et sont disponibles et le pays n’a pas encore trouvé le canal efficace permettant la domestication d’un procédé par les paysans. Le programme doit s’attacher à développer des canaux permettant de domestiquer les techniques des travaux champêtres pour d’une part accroitre la production agricole saisonnière et d’autre part développer les cultures de contre saison.

Le taux de scolarisation à l’école primaire et celui d’alphabétisation sont très contrastés et nécessitent un investissement massif et soutenu dans l’alphabétisation des adultes (des jeunes de plus 15 ans). L’attente de la disparition de deux générations actuelles d’analphabètes dans l’espoir qu’elles soient remplacées par des générations instruites n’est pas politiquement acceptable. L’alphabétisation des adultes et l’éducation des enfants restent les terreaux sur lesquels se développent les autres domaines de développement.

La construction de nombreuses classes et le recrutement massif d’enseignants sont à compléter par l’intensification de l’alphabétisation des adultes qui demeure le moyen le plus sûr de lutter contre la déperdition dans le système scolaire. L’opportunité de s’instruire du berceau à la tombe doit être offerte à chaque nigérien afin qu’il puisse efficacement apporter sa brique dans la construction de la nation. C’est en effet le moyen le plus efficace de garantir les développements socio-économiques de nos populations. L’enjeu principal du 21ième siècle où la technologie, sur son chemin, pilonne tous les domaines avant de les broyer, seuls ceux ayant  la connaissance arriveront à se garantir un avenir meilleur par rapport à leurs parents.

La construction des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport doit être un axe majeur du programme de gouvernance compte tenu de l’étendue du pays, de la croissance de sa population ainsi que de sa répartition de manière discontinue sur le territoire. Dans un pays où une grande partie de la population n’a pas accès à l’eau potable où seuls les 12 % ont l’accès à l’électricité et où le réseau routier ne dessert pas la majorité des campagnes, construire ces infrastructures est le fondamental de notre politique de développement. C’est le prérequis à réaliser pour permettre l’industrialisation du pays et le développement socio-économique des populations.

La balance commerciale du pays est historiquement déficitaire à cause de la faiblesse de la production industrielle locale. La demande intérieure des produits de consommation courante est de plus en plus grande compte tenu de la croissance de la population pendant que l’offre locale tarde encore à lui emboiter le pas. En conséquence le pays continue de perdre de l’argent au profit de l’industrie extérieure. Pour la survie de l’économie locale il est temps pour l’industrie nationale de montrer ses muscles en produisant plus pour répondre à la demande locale. Pourtant la production agricole du pays a développé sa capacité de production de certaines matières premières.

La quantité critique permettant  l’émergence d’une industrie locale de transformation est atteinte pour plusieurs produits agricoles et artisanaux. Le programme de gouvernance doit avoir pour ambition d’encourager la création des entreprises pour la transformation des produits agricoles et pour la diversification dans l’exploitation des mines.

Les domaines induits constitués de l’urbanisme et du logement ont besoin d’une législation adaptée qui permettra leur développement au profit du bien-être des citoyens nigériens. Les villes et les habitations sont en perpétuelle évolution et doivent pouvoir conserver dans leur cadre de vie un niveau acceptable de qualité. La législation est à constamment adapter afin de maintenir le niveau de qualité dans l’urbanisation et le logement.

About The Author Par Yayé GARBA

 

Entretien avec M. Ibrahim Yacoubou, candidat du MPN Kiishin Kassa, à l’élection présidentielle 1er tour du 21 février 2016 : « Nous avons conçu et élaboré (…) un programme socio-économique et culturel pour porter notre projet de gouvernance

12/02/2016

M. Ibrahim Yacoubou, candidat du MPN Kiishin Kassa.

Monsieur Ibrahim Yacoubou, vous êtes candidat à l’élection présidentielle 1er tour du 21 février 2016. Sur quel programme entendez-vous convaincre les électeurs nigériens pour qu’ils vous accordent leurs suffrages ?

Nous avons conçu et élaboré, au niveau de notre parti, un programme socio-économique et culturel pour porter notre projet de gouvernance et puis trouver les moyens de résoudre les crises essentielles et récurrentes qui se posent au peuple nigérien depuis un certain nombre d’années.

Ce programme, il s’appelle le ”Niger autrement”. Et nous l’avons construit autour de 12 axes stratégiques que nous considérons comme essentielles pour construire une économie de croissance, résorber le déficit social notamment dans le cadre des secteurs de bases et des secteurs essentiels ; redonner de la respiration démocratique au Niger ; créer les conditions d’un développement durable et assurer les conditions de la sécurité et de la paix de notre pays.
Les douze orientations stratégiques que nous avons adoptées dans le cadre de notre programme sont:

premièrement, c’est renforcer le patriotisme et l’unité nationale. Car nous considérons que le 1er élément moral que nous devons développer chez les Nigériens pour qu’ils croient en eux-mêmes et en leur pays, pour qu’on crée l’énergie nécessaire afin qu’ils s’engagent dans la construction du pays, c’est l’amour de la patrie. Nous devons considérer, en toute chose et à toute fin, d’abord l’intérêt du pays, et après les autres intérêts accessoires. Dans la même thématique, nous avons pris comme engagement de créer les conditions de la construction et de la consolidation de l’unité nationale. Le vivre collectif, la Nation, doit être renforcé.

C’est une construction permanente à laquelle l’Etat doit s’investir et à laquelle l’Etat doit être mobilisé. C’est pour cela que nous avons dit que la première thématique, c’est le patriotisme et l’unité nationale. Et dans le cadre de la partie unité nationale, nous avons dit que nous allons faire modifier les lois pour qu’il n’y ait plus jamais référence à une ethnie dans le cadre du recensement ou des actes d’Etat civil. La seule ethnie, c’est la Nation nigérienne, le seul pays, c’est le Niger. Pour nous, la première thématique, c’est celle là, renforcer le patriotisme et promouvoir l’unité nationale.

Deuxième thématique, c’est garantir durablement la sécurité et la paix. Il n’y a pas d’Etat, il n’y a pas de vie possible, il n’y a pas de développement qu’on puisse envisager s’il n’y a pas la sécurité. Nous sommes convaincus, et tous les Nigériens le sont désormais, que nous allons vivre, et ce pour longtemps, sous des menaces permanentes, multiples et qui évoluent. Il y a le terrorisme qui a pris beaucoup de formes, il y a des violences pour le contrôle des ressources, il y a des groupes armés qui se développent, il y a des trafics qui rapportent beaucoup d’argent et qui portent en eux-mêmes la violence, la drogue, le trafic d’êtres humains ou les armes.

Ensuite, notre pays est aujourd’hui dans une configuration qui fait que nous sommes à la frontière de beaucoup de conflits et de beaucoup de problèmes ou d’autres trafics. Donc, nous avons dit qu’il faut reformer la doctrine de l’Armée. Les menaces ayant évolué, il faut une nouvelle doctrine qui puisse permettre à notre Armée de s’adapter et de faire le travail nécessaire. Il faut ensuite organiser l’implantation de notre Armée dans tout le territoire national. Et il faut faire du Niger le maillon fort de la sécurité internationale.

Si nous voulons vivre dans un pays de paix, il faut que nous soyons attentifs et que nous développions le partenariat international nécessaire auquel le Niger va être partie prenante, et qui nous permettra de protéger notre pays. Il faut que nous nous engagions, et en tout cas nous l’avons écrit dans le programme, à ne jamais tolérer la présence d’une armée hostile au Niger, sur notre territoire.

Troisième orientation stratégique, c’est défendre la démocratie et promouvoir l’Etat de droit. Nous avons fait exprès de mettre défendre la démocratie, parce que la démocratie, c’est une conquête perpétuelle. Quel que soit le pouvoir, si on ne lui met pas des garde-fous, si on ne lui oppose pas une vigilance citoyenne et une exigence citoyenne, il aura tendance à abuser et à se conforter dans les positions de droit qu’il a. C’est pour cela que nous avons dit que notre orientation stratégique, c’est la démocratie, la protéger et lui donner un contenu.

Quand on regarde l’histoire du Niger, la plupart des citoyens sont dans un rapport de dépossession avec la démocratie. A partir des élections, plus aucun compte n’est rendu aux citoyens. Ils n’ont plus de prise avec le pouvoir, alors que le principe de la démocratie, c’est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Dans la réalité ce n’est pas tout à fait vrai. Dans le cadre de notre programme, nous allons instituer des lois d’initiatives populaires.

A partir de 25.000 signatures, les Nigériens de toutes les régions, de toutes les communes, ou des toutes localités confondues, peuvent estimer avoir le droit de proposer des lois qui peuvent reformer la société ou qui peuvent permettre à l’intérêt général de se concrétiser. Dans le cadre de notre programme, nous avons dit que ferons une réforme de la Constitution pour introduire la possibilité qu’un certain nombre de Nigériens se mettent ensemble et proposent des lois d’initiatives populaires. Nous avons dit aussi que si la démocratie est le pouvoir du peuple, il faut que le pouvoir du peuple soit permanent, même dans des communes ou dans des régions.

Et nous avons introduit qu’il est possible que les Nigériens, dans une commune ou dans une région donnée puissent initier des référendums sur des questions locales, et qu’au niveau national, nous citoyens, puissions dire que nous avons des préoccupations et puissions instituer aussi des référendums citoyens. Donc, ces deux dispositions, Incha Allah, si les Nigériens nous font confiance, nous les mettrons dans la Constitution, parce que si la démocratie ne respire pas, elle va être dans la situation que nous avons aujourd’hui.

C’est-à-dire que vous êtes consultés à l’occasion des élections, mais après, vous n’avez plus de pouvoirs, vous n’avez plus les moyens de faire en sorte que ceux qui vous représentent et ceux qui vous dirigent tiennent compte de vos préoccupations. Nous ne voulons pas d’un mandat en chèque en blanc. Nous avons mis cette orientation comme élément fondamental de notre programme, en même temps que nous avons dit qu’il faut construire l’Etat de droit. Il faut que l’Etat reste une personne morale soumise au droit de même niveau que le citoyen.

Il faut aussi que la justice reste le monopole du peuple. Il n’y aura pas de justice privée, et il n’y aura pas de justice inégale pour les citoyens. Donc, on construira l’Etat de droit sur la soumission de l’Etat aux normes qui sont en place et sur l’égalité des citoyens et l’accessibilité des citoyens à une justice à laquelle ils ont confiance.
Le 4ème axe, c’est de construire une économie de croissance et de redistribution. Nous avons mis dans le programme que l’Etat doit créer les conditions d’une relance économique: premièrement, en faisant de l’Etat l’agent impulseur et amplificateur des investissements publics.

L’investissement public crée la richesse et permet à l’économie de se relancer ; deuxièmement, il faut faire du secteur privé également un autre moteur de notre croissance économique en créant les conditions de l’assainissement, d’un environnement favorable aux affaires. Et le développement du secteur privé a un autre avantage, c’est qu’il permet la relance de l’économie par la multiplication ou l’amplification de la capacité d’absorption de l’économie. Lorsque l’économie a une meilleure capacité d’absorption, elle permet l’afflux d’autres capitaux, ou en termes d’appuis, ou en termes d’investissements.

Et nous avons dit qu’il faut que ce soit une économie de croissance. Il faut que la redistribution soit concrète dans la vie des Nigériens, puisque vous savez qu’en termes de pauvreté au Niger, tous les indicateurs montrent que tant par rapport à l’impact ou à l’incidence, qu’à la profondeur de la pauvreté, les indicateurs sont trop mauvais. Mais il y a aussi un autre indicateur, c’est la pauvreté monétaire qui est généralisée au Niger. Donc, nous avons dit que nous allons construire une économie de croissance et de redistribution.

5ème axe, c’est autonomiser et responsabiliser la femme. Il faut créer les conditions d’égale opportunité entre les hommes et les femmes. Il faut protéger la femme, elle est devenue une personne vulnérable, et même la pauvreté, nous avons dit qu’elle a un visage, c’est celui de la femme. Nous avons mis une thématique précise pour que la femme soit autonomisée et qu’elle soit responsabilisée. Dans notre projet de société, nous avons dit que les jeunes et les femmes vont être les acteurs de la transformation.

Si on veut qu’ils soient responsabilisés comme acteurs sociopolitiques, nous avons dit qu’il faut créer les conditions de leur épanouissement, et c’est pour cela qu’après l’orientation dédiée aux femmes, nous avons également une orientation dédiée à la jeunesse. Il faut autonomiser, il faut responsabiliser les jeunes. La structure de la population nigérienne fait que, dans l’essentiel, nous avons une population très jeune, une population qui a du talent, et nous avons joint à cette thématique la possibilité et l’obligation pour l’Etat de faire un projet de société qui tend vers le plein emploi. Nous avons dit que notre politique, c’est un Nigérien, une formation, un emploi décent.

Il faut aller à l’école, il faut aller dans les centres de formation, mais il faut qu’au bout de la formation, quelle qu’elle soit, elle puisse prédestiner le Nigérien à voir un emploi décent qui puisse lui permettre de vivre décemment.
L’autre thématique, c’est restaurer la souveraineté sur les ressources naturelles du Niger. Le Niger est un grand producteur d’uranium. Il est un modeste producteur d’or et de pétrole, mais il est quand même un producteur, et on exploite des ressources naturelles dans notre pays. Premier constat, c’est de dire que la contribution de ces secteurs est assez marginale et même modeste dans la richesse de notre pays, de l’ordre de 5 à 6%.

Et deuxième constat, c’est que la production de ces ressources est entourée d’opacité. Les Nigériens ne se sentent pas maitres de leurs ressources naturelles. C’est pour cela que dans le cadre de notre programme, nous avons dit qu’une des premières actions que nous allons faire dans le domaine des ressources naturelles, c’est de convoquer les états généraux sur les ressources naturelles. Il faut que les Nigériens s’approprient leurs ressources naturelles.

C’est vrai que nous n’avons pas les moyens, nous-mêmes et par l’Etat du Niger, de faire une chaine de production à 100% pour exploiter ces ressources, mais nous avons le devoir, en tant qu’Etat, de faire en sorte que chaque Nigérien puisse savoir à quoi servent les ressources qui sont tirées de l’uranium ?

Comment est-ce que le prix de l’uranium est construit ?

À quel usage les ressources sont utilisées ?

À quelles conditions le partenariat que nous avons conclu avec les sociétés internationales est avantageux pour le Niger, ou il ne l’est pas ?

Dans quelles conditions ces accords sont convenus?

Il y a un besoin de transparence. Au demeurant, c’est le minimum si on veut se conformer à la Constitution de 2010 qui fait obligation au gouvernement en place d’assurer le maximum de transparence sur la nature des contrats et l’utilisation des ressources qui sont faites. Donc, nous avons voulu mettre dans le programme une occasion pour tous les Nigériens pour être édifiés sur tout ce qui se passe autour des ressources minières.

Neuvième orientation stratégique, c’est redresser les indicateurs sociaux de base. Les indicateurs sociaux de base, il y en à peu près quatre que nous avons mis dans le programme, que nous devons traiter. Le premier sous-secteur que nous devons traiter, c’est la question de l’école. Comme vous le savez, l’école a une vocation de former le citoyen lui-même, pour qu’il soit utile à lui-même, utile à son environnement et qu’il soit utile au développement du pays. Il n’y a pas d’exemple de société qui s’est développée sans éducation, de même qu’il n’y a pas d’exemple de société qui s’est développée sans santé.

Aujourd’hui, par rapport à l’éducation, nous avons la problématique de la qualité de l’éducation. Puisque l’école n’est pas censée faire uniquement des chiffres. Nous avons l’obligation de faire une école gratuite obligatoire et une école de qualité. Nous allons travailler pour que l’école soit réellement universelle, que chaque citoyen puisse accéder à l’école, et lorsqu’il va à l’école, qu’il puisse apprendre un contenu qui lui permette d’être utile dans sa vie et dans la vie de la collectivité. Donc, nous allons mobiliser l’Etat pour qu’il investisse dans la qualité de l’éducation, et qu’il investisse dans la revalorisation du statut de l’enseignant.

Si on veut une école de qualité, il faut que celui qui l’incarne et celui qui la porte puissent être dans des conditions de formation et de motivation nécessaires pour lui garantir de jouer ce rôle. Nous avons indiqué que nous ferons en sorte qu’il y ait 3000 classes par an et 3000 enseignants par an. Nous avons également dit que la problématique de la santé au Niger est assez simple. Si je dois schématiser et résumer, je dirais que c’est la proximité et la qualité. Pour le moment, ces indicateurs ne sont pas atteints. Même en termes d’accès géographique, en considérant qu’un citoyen doit être au moins à cinq kilomètres d’un centre de santé, les indicateurs sont de mauvais à acceptables.

Quand vous prenez les indicateurs mauvais, c’est par exemple la région de Zinder où vous avez dans cette zone, à peu près seulement 34 à 36% des Nigériens qui peuvent avoir un centre de santé à cinq kilomètres. À Niamey, c’est un peu mieux puisque nous sommes à 74% sur les chiffres qui sont connus. Ça, c’est le premier indicateur qu’il faut réunir, nous avons pris des engagements sur le nombre des centres de santé que nous allons construire sur les cinq ans. Mais le deuxième indicateur de la santé, c’est la qualité. Lorsque vous allez dans un centre santé, il faut trouver des médicaments et le personnel compétent pour assurer l’administration de ces médicaments.

Pour nous, la qualité c’est par rapport au personnel médical et aux produits qu’on peut trouver dans un centre de santé. Et ces questions-là, nous les considérons comme prioritaires pour notre pays, et nous mobiliserons l’Etat pour le faire. De même que nous avons des engagements chiffrés sur l’accès à l’eau. Nous allons faire en sorte que chaque Nigérien ait accès à l’eau. Et pour le moment, ces indicateurs là ne sont pas satisfaisants de notre point de vue et du point de vue des Nigériens qui vivent un véritable drame dans leur quête perpétuelle d’avoir un point d’eau pour eux-mêmes ou leurs animaux. Notre projet, nous l’avons dit dans le préambule, c’est un Etat social.

L’Etat social doit considérer comme prioritaires les secteurs sociaux, la santé, l’éducation et l’eau. C’est pour cela que nous avons fait de ces questions une orientation stratégique à part. Et une autre orientation stratégique, c’est moderniser le secteur rural et réaliser la souveraineté alimentaire. Les Nigériens doivent pouvoir vivre de la production agricole, d’abord manger à leur faim, et vivre de leur production agricole en tant que moyen économique d’existence. La première préoccupation des Nigériens, c’est de manger à leur faim. À l’intérieur de cette préoccupation, vous avez aussi la qualité de la nutrition.

La proportion des enfants malnutris n’a pas beaucoup évolué au Niger entre 2005 et 2015. Il y a eu des moments où ça s’est amélioré, mais globalement, nous sommes toujours dans une situation critique vis-à-vis de la malnutrition des enfants et nous avons pris des engagements pour que l’Etat soit mobilisé, pour que chaque Nigérien puisse manger à sa faim, et que les Nigériens puissent manger une nourriture saine et de qualité. Comme d’ailleurs la Constitution nous l’a prescrit, en son article 12.

Nous avons donc une obligation morale d’assurer aux Nigériens de pouvoir manger, mais nous avons également une obligation constitutionnelle lorsque nous nous engageons à diriger ce pays, que nous puissions chacun avoir droit à une alimentation saine et suffisante.

La 11ème orientation stratégique, c’est réaliser l’unité africaine. Nous considérons comme objectif politique que nous devons réaliser au niveau de notre pays l’unité africaine, cela évidemment implique que nous ayons une coopération sous-régionale permettant d’aboutir à cet objectif là que les Nigériens se sont fixé depuis plus de cinquante ans, dans le cadre de la première organisation qui a été créée à cet effet.

La 12ème orientation stratégique, c’est réhabiliter la culture. Nous avons dit que nous sommes un mouvement patriotique et que nous sommes fiers de l’attachement des Nigériens à leur pays. Mais l’attachement des nigériens à leur pays, c’est l’attachement des Nigériens à leur culture, à tout ce qu’elle a de positif, à tout ce qu’elle a comme richesses. C’est pour cela que nous avons dit que nous mettrons en place un programme qui permet de développer la culture comme élément d’identification et de repère pour chaque citoyen, mais également la culture comme industrie au service de ceux qui la pratiquent, de même que nous mobiliserons l’Etat pour réhabiliter les arts et les sports.

Ce sont là les 12 orientations stratégiques que nous avons identifiées et à l’intérieur desquelles nous avons attaqué tous les secteurs de la vie socio-économique et culturelle de notre pays pour faire un projet de rupture, un projet qui permet aux Nigériens de renouer avec la confiance, de croire en leur capacité de changer leur pays et d’améliorer leur vécu.

M. Yacouba, comment comptez-vous mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme si vous êtes élu ?

Nous avons estimé que les moyens à mobiliser tant à l’interne qu’à l’externe pour financer ce programme sont de l’ordre de 9.000 milliards sur les cinq prochaines années Inch’Allah, et j’avais dit que nous avons évalué toutes les hypothèses en prenant les plus réalistes et en tenant compte de notre volonté de faire un programme ambitieux.
Premièrement, comme je l’ai dit, il faut que l’Etat crée les conditions de la relance économique. C’est l’économie qui permet de créer la richesse et de financer tous les projets de développement. Ensuite, l’Etat doit être l’agent qui va relancer l’économie, par l’investissement public. Nous avons identifié un certain nombre de projets que nous allons mettre en œuvre dans tous les secteurs, et l’Etat sera le premier agent de la relance de notre économie.

Le deuxième agent, c’est le secteur privé. Nous avons dit également dans le cadre de notre programme comment nous comptons mobiliser le secteur privé pour qu’il relance l’économie et qu’il améliore la capacité d’absorption de notre économie. Deuxièmement, c’est l’administration. Il faut une administration de développement. On le dit souvent, mais la réalité est encore plus tenace lorsqu’on sait que si vous n’avez pas une administration qui produit un service de qualité, qui permet de délivrer un service public à tous les citoyens et qui permet aussi à l’économie de fonctionner, vous ne pouvez pas construire ou avoir les bases de développement. Nous allons construire une administration de qualité avec des agents motivés et de agents formés pour produire un service de qualité et qui participe à la relance économique.

Troisièmement, c’est les services fiscaux. Nous avons dit que nous allons faire en sorte que l’Etat réussisse l’efficience en matière de mobilisation des ressources, ce qui veut dire qu’il va faire en sorte qu’aucun franc qui est dû à l’Etat, qui est dû au Trésor Public ne puisse ou être perdu ou ne pas être mobilisé. Donc nous allons moderniser les services des impôts et des douanes, et nous allons créer les conditions de l’adaptation à la transition fiscale. Nous avons également retenu de réduire le train de vie de l’Etat ; pour que l’Etat ne puisse financer que les choses qui sont essentielles à la construction de développement et qu’on impose à l’Etat une rationalité économique et financière, et une pertinence sociale lorsqu’il finance ses projets.

M. Ibrahim Yacoubou, quelle serait alors la priorité de vos priorités si vous êtes élu Président de la République?
Tout est prioritaire dans un pays où le niveau ou le bilan social est aussi mauvais. Pour moi, la première priorité, c’est redonner confiance aux Nigériens. Il faut que les Nigériens aient le moral, il faut qu’ils croient en eux-mêmes et à leur pays, puisque pour le moment ce que nous partageons le plus entre nous c’est de la désillusion, le désespoir, le peu de motivation de considérer que les choses doivent aller comme ça et que nous devons accepter la situation actuelle.

Après le réarmement moral que nous devons nous imposer nous Nigériens si nous voulons avoir l’énergie de transformer notre pays, il y a des secteurs prioritaires qu’il faut financer. Il y a la question des secteurs sociaux, il y a la question de la sécurité, et maintenant impulser les fondamentaux économiques tels que le développement infrastructurel et le développement rural.

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Rencontre avec face to faith du Niger : Son rêve devenu réalité

12/02/2016

Qui est Rayana Baré? Présentez- vous a nos lecteurs?

J’ai 34ans, mère de 2 petites filles et je me Suis lancée dans l’univers de la mode il y’a quatre ans aujourd’hui.

J’étais auparavant dans le domaine de la banque. Je me suis très vite rendu compte que je ne m’épanouissais pas dans cet environnement. Après plusieurs années d’hésitation, je me suis finalement lancée dans l’aventure à Singapour où j’ai suivi la formation de Designer Mode à la Raffle Institute of design. A la fin de mes études, j’ai décidé que le meilleur endroit pour démarrer ma carrière était le Sénégal pour plusieurs raisons notamment mettre en avant un savoir-faire africain tout en restant ouverte sur l’Occident.

Je suis une femme passionnée de voyage, de découverte de nouvelles cultures, en particulier de l’Asie. Je suis une citoyenne du monde mais avec des racines bien ancrées dans mon continent et surtout mon pays, Le Niger

 

-Quelle est la signification de votre label Face to Faith?

Face to Faith représente le parcours de ma vie. La traduction : face à la foi est la quintessence pour moi de notre présence sur terre car au final tout est possible tant que l’on croit en soi, qu’on croit en la vie ou une force supérieure telle que Dieu. C’est un message d’espoir car la vie est semée d’embûches.

Tout au long de ma vie, j’ai dû affronter des difficultés qui parfois me semblaient insurmontables, j’ai perdu mon père dans des circonstances tragiques à 17 ans et seule ma foi en moi et en Dieu m’ont donné le courage d’avancer et de garder espoir. C’est le message que je veux que ma marque véhicule. Oser être soi-même malgré les carcans de la société, oser vivre sa vie selon ses propres normes. Je veux que lorsqu’une personne achète une de mes créations, elle se retrouve en elle ou lui permette de révéler une part de sa personnalité. C’est à dire une femme forte, battante et pleine d’espoir pour l’avenir.

 

-qu’est-ce qui vous a poussé à devenir styliste?

J’ai toujours aimé créer de mes mains. Dès mon plus jeune âge, j’étais toujours dans les jupons de ma mère à la regarder choisir des tissus et réfléchir à la manière de les mettre en valeur. Je suis depuis toute petite une grande admiratrice d’alphadi qui a souvent réalisé des robes pour ma mère et j’assistais à ses défilés dès que je le pouvais. Je n’ai jamais eu le courage de penser à cette voie de carrière, souvent synonyme de précarité même en Europe.

J’ai donc opté pour créer mais dans le cadre du hobby. J’ai cousu des robes d’abord pour mes filles puis j’ai très très vite été frustrée car je me sentais limitée en terme de connaissances et sur les techniques. J’ai donc pris mon courage à deux mains pour reprendre mes études à 30 ans malgré le scepticisme de mon entourage. Ça a été très dur de gérer les études et la vie de mère mais j’en garde un souvenir merveilleux.

 

-Dite nous en un peu plus sur vos parcours dans le domaine de la mode jusqu’à aujourd’hui en tant que styliste.

C’est un monde très nouveau pour moi, j’ai terminé mes études il y a 1 an et je suis toujours restée dans ma petite bulle de création à l’écart des paillettes. Je suis quelqu’un d’assez timide donc j’aime observer et m’inspirer du quotidien.

Alphadi, qui est un ami de la famille  m’a beaucoup conseillée et guidée dans ce monde et j’attendais avec impatience de pouvoir participer au FIMA qui n’a malheureusement pas pu avoir lieu.
A mon arrivée à Dakar j’ai eu la chance de rencontrer Adama qui m’a beaucoup impressionnée et j’ai été très heureuse lorsqu’elle a accepté ma participation à la Black fashion week qui a été vraiment “mon début” en tant que styliste avec ma première collection “lumière à travers l’obscurité”.

– Comment décrivez-vous la mode aujourd’hui? S’agit-ilde cette passion, ce grand rêve que vous vivez actuellement? Ou pourrait-on dire qu’il s’agit del’exemple même qu’un homme ne peut échapper à sondestin?

La mode est un monde à multiples facettes. J’aime créer en toute indépendance des choses qui me ressemblent et qui m’inspirent. Je souhaite que mes vêtements puissent se porter plusieurs années après sans que ce soit “out”. Je sais que ce n’était qu’une question de temps avant que je ne revienne à cette passion pour la création et je suis contente d’avoir pu franchir ce grand Cap à ce stade de ma vie. Je travaille désormais à ce que ce rêve se concrétise et surtout se pérennise. C’est un milieu très dur où il est difficile de se faire une place. Souvent le talent seul ne suffit pas alors je travaille sans relâche pour donner vie à ce rêve.

-En December dernier, lors d’un defilé a la blackfashion week de Paris vous avez présentez votrecollection “Lumière à Travers l’obscurité”. Collection quiavait été la revelation de la black fashion week, qu’est-ce que cela évoque chez vous commesensation?      

C’est un grand honneur pour un jeune  Designer et Je suis si heureuse de tous les retours que j’ai eu suite au défilé. J’ai travaillé cette collection dans ma petite bulle en secret car je ne voulais pas me laisser influencer sur la créativité, et seule ma famille proche avait pu voir quelques modèles. J’étais très anxieuse durant le défilé car c’était une première dans tous les sens du terme.

C’est un rêve qui est devenu réalité, et j’y repense encore avec beaucoup d’émotion. Le thème “lumière à travers l’obscurité” m’est très cher. Peu importe l’adversité et les difficultés, la lumière finit toujours par apparaître à travers l’obscurité. Il suffit de la chercher. C’est une métaphore sur la vie de la femme aussi qui porte toujours “cette lumière” (sa féminité) malgré l’obscurité qui représente le carcan social et les difficultés du quotidien. Il faut rendre à chaque femme sa lumière…

– Dites-nous un peu plus sur vos différentes collections?

Je viens juste d’achever une collection capsule intitulée “Claxy” qui est la fusion des mots “classy and sexy”. C’est une collection prêt à porter que je veux rendre accessible à toute femme qui recherche la mythique “petite robe noire” revisitée sous plusieures formes. C’est une collection que je veux rendre accessible aussi bien sur le plan du budget, mais aussi sur les occasions (travail, afterwork, cocktails). J’aime beaucoup cette collection car j’utilise le wax mais de manière très ciblée.

Je souhaite faire des minis collections tous les 2 mois et 2 grandes collections coutures par an avec des modèles flash selon mes envies car je ne veux pas rentrer dans un moule et suivre le calendrier des saisons et des grandes collections. Je suis passionnée et débordante d’idées alors, il y a de quoi faire!

Toutes les nouveautés seront postées sur ma page Facebook et sur mon site internet, restez à l’écoute!

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About The Author Source: mode-actu.net/

 

Face to Faith a la Black Fashion Week

  

Quelques images de sa derniere collection Capsule

  

  

Point de presse du procureur général près de la Cour d’appel de Zinder : L’arrestation de Sani Attiya tirée au clair

12/02/2016

Le Procureur général près la Cour d’appel de Zinder, M. Malam Inoussa Elh Adamou, a animé un point de presse hier afin d’éclairer l’opinion publique sur l’arrestation de l’opérateur économique de Maradi, M. Sani Attiya. Cette arrestation est intervenue le week-end dernier, et les spéculations vont bon train sur ses raisons.

Face à la presse, le Procureur général a indiqué que la Direction de la Police Judiciaire de Niamey enquêtait, depuis le 6 janvier 2016 à Niamey, sur un réseau de trafic de substances psychotropes, notamment des tramadoles et d’autres comprimés. A Niamey, a-t-il dit, la Police a saisi déjà plus de 10 millions de comprimés, et certains indices de l’enquête l’ont menée sur la piste de Maradi où il y aurait un opérateur économique de la place qui serait le fournisseur. Après avoir informé le Procureur de Maradi, la Police Judiciaire de Niamey est arrivée à Maradi où elle a procédé à l’interpellation dudit commerçant, le sieur Sani Attiya.

Selon le Procureur, après la perquisition de son domicile et de ses magasins, la Police a retrouvé 2013 cartons de produits pharmaceutiques divers au niveau de quatre des neufs magasins perquisitionnés. Toutefois, a précisé le procureur, des substances psychotropes n’ont pas été trouvées, sauf une plaquette de tramadole qui a été découverte dans la chambre d’une de ses épouses.

Selon M. Malam Inoussa Elh Adamou, pendant la perquisition, 159 actes d’état civil ont été découverts à son domicile. Suite à cela, il a été entendu. Dans un premier temps, il a déclaré avoir distribué au moins 5000 actes de naissance, et ce qui a été retrouvé constitue en fait un reliquat. Le lendemain, Sani Attiya est revenu sur sa déclaration en affirmant avoir distribué juste 1000 actes de naissance environ.

En plus, il reconnait avoir commandité une audience foraine en donnant de l’argent à certains agents au niveau de la Justice pour l’établissement de ces actes de naissance. La Police Judicaire a mené des investigations et a procédé à l’audition de tous les protagonistes, ceux qui sont sensés contribuer dans l’établissement de ces actes, et 6 personnes sont en arrestation. Elles ont reconnu avoir contribué à l’établissement de ces actes de naissance. Pour le Procureur général, l’usage qui en sera fait sera déterminé par l’enquête.

Le Procureur général près la Cour d’Appel de Zinder a indiqué qu’au niveau de la Justice de Maradi, des investigations ont été menées pour retrouver les souches de ces actes qui ont été établis, mais malheureusement, ces souches n’ont pas été retrouvées. Il a fait remarquer que Sani Attiya est aussi un homme politique, et l’on ne sait pas encore l’usage qu’il fera de ces actes de naissance établis à son profit. Il a enfin précisé que ce point de presse a pour objectif d’arrêter certaines de rumeurs qui sont distillées et ventilées dans tous les milieux.

About The Author Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi

Lettre au peuple souverain du Niger

12/02/2016

Mr. Oumar Moussa Toure

Notre cher pays, le Niger est confronté à une situation de crise créée et maintenue par le president sortant et son parti le PNDS. Certes nous sommes ce pays qualifié de laboratoire de democratie vu les multiples sortes de crises politiques connu par notre pays depuis la conference nationale souveraine de 1991 qui a donné naissance à l’introduction de la democratie dans notre cher pays.

Cher peuple, notre pays a organisé plusieurs elections qualifiées d’acceptables et aussi de transparentes même sous les regimes militaires comme ceux du General Baré (paix à son âme), Wanké (paix à son âme), et le plus recent celui du General Salou. Rappelons nous egalement que nous avons dejà organisé une election lors de laquelle le President sortant est candidat à sa propre succession comme ces elections de 2016.

En 2004 Mamadou Tandja, le premier president à finir un mandat integral de 5 ans à la tête du pays depuis l’ère democratique se presentait egalement à sa propre succession. A la difference du president sortant actuel qui etait le chef de l’opposition en 2004, Mamadou Tandja a competit conformement aux dispositions de la constitution en menant une campagne ordinaire, juste, et civilisée comme tous les autres candidats en laissant chaque candidat allié ou opposant le droit et le choix de partir vers le peuple presenter son programme et solliciter son vote conformement à l’aspiration du processus democratique.

A la difference des elections de 2004, aujourdhui notre pays ce dirige des elections dans lesquelles une majeure partie des dirigeants de l’opposition parmi lequels un candidat aux elections presidentielles sont detenus illegalement en absence de toute inculpation. Plus loin les militants de l’opposition sont bombardés avec du gaz lacrymogene lors de leur meetings, d’autres sont interpelés pour être intimider, chanter pour un parti de l’opposition est devenu un devenu un acte criminel et condamnable.

Cher peuple, nous sommes appelés ce 21 Fevrier à choisir entre la continuité des années passées et le changement pour un Niger de paix, de quietude sociale, d’unité nationale, d’egalité de ses filles et ses fils devant la justice, d’un Niger dans lequel nos ressources sont usées pour nous beneficier tous pour une prosperité nationale.

Cher peuple, c’est toujours amere de de faire l’inventaire de ces cinq dernieres années, cinq années durant lesquelles la corruption a atteind de niveau hors norme dans notre pays, la methode de “diviser pour régner” etait devenue la strategie de choix du President de la Republique premier garant de l’unité et la cohesion nationale, la multiplication d’arrestations arbitraires de Nigeriens  pour avoir exprimer librement leurs opinions, l’enrichissement illicite d’une minorité qui a pris le pays en otage pour son interêt egoiste et particulariste.

Cher peuple, une machine à complot est mise en place pour nous imposer les memes pratiques malhonnêtes pour un autre mandat de cinq années. L’utilisation des moyens de l’etat dans la campagne du parti, l’achat de conscience, la distribution de milliards de fcfa aux militants du parti pour la reelection du president de la Republique au detriment des caisses de l’etat. Nous avons un devoir patriotique envers notre pays et dire à ces individus que nos votes sont plus valeureux pour nous que tout l’argent de ce monde qu’ils peuvent nous offrir, notre amour pour notre pays et nos devoirs civiques ne nous permettent pas de vendre l’avenir de ce pays que nous aimons tant.

Cher peuple, une occasion d’or nous est donné ce 21 Fevrier pour dire halt à ce systeme et reprendre notre pays pour une nouvelle orientation. Nous ne pouvons plus accepter de vivre dans cette division quand nous avons le pouvoir de vivre ensemble dans l’unité.

Cher peuple, jamais dans l’histoire des nations, un parti politique d’un pays pauvre comme le notre ne s’est flatté d’être le plus grand parti et le parti le plus riche d’Afrique oubliant sa mission premiere de sortir notre pays de la situation de disette dans laquelle il l’a enfoncé.

Cher peuple, un parti qui a oublié sa mission premiere de conduire notre pays à des lendemains meilleurs pour s’occuper de l’enrichissement illicite des ses elites et sa propre prospetrité ne merite pas notre vote. Un parti qui s’est octroyé selon ses tenors un siege moderne avec l’argent du contribuable pendant que notre pays se classe dernier du monde en matiere d’Index de Developement Humain est une honte nationale.

Cher peuple, l’intimidation a une fin, la dictature a une fin, l’oppression et la repression ont une fin, oui toutes les pratiques inhumaines de ce regime sont passives mais detrompons nous le Niger demeurera et prosperera, nous avons le devoir de liberer le Niger de ce recul democratique des cinq dernieres années. Oui le president a deçu nos espoirs, mais nous devons redonner de l’espoir à ce pays qui a tant souffert.

Cher peuple, le changement s’impose à nous et à notre pays. Nous sommes les acteurs de ce changement et ce changement c’est pour le 21 Fevrier, oui nous voulons ce changement et ce changement doit commencer par le changement des hommes à la tête de ce complot etatique que nous avons vecu ces cinq dernieres années.

Cher peuple, nous sommes face à l’histoire, face à la mission la plus simple et importante de ce temps, celle d’orienter notre pays sur la voie democratique  sur laquelle repose l’espoir notre cher pays, le Niger.

About The Author Oumar Moussa Toure