Politique et société

En d’autres maux…

Mots contre les mauxPar Mamane Oumarou


 

Les mots ont une force qui contraste bien avec la légèreté avec laquelle ils sont prononcés, ou la facilité avec laquelle ils sont écrits sur un bout de papier ou sur un écran.

Ils peuvent être à l’origine de la cohésion sociale de tout un peuple, comme ils peuvent être à l’origine de sa déliquescence.  C’est pour cela que dans certains cas, le silence est sage.

Dans la société, le « mot » devient un alibi pour agir. Au nom de la « liberté » ou du « droit » ou des « prérogatives », l’on est amené à prendre des décisions qui concernent des millions d’individus, sans qu’ils n’aient le choix de broncher. Au nom de la « démocratie », le « peuple » fait confiance et désigne des hommes et des femmes pour gérer ses affaires. Cette confiance est acquise (dans la plupart des cas) par la force des « mots » utilisés par les postulants lors des « campagnes électorales ». Ils deviennent alors des « élus ». Puis, ils ont accès aux biens publics ainsi qu’aux privilèges de la nation. Quelle force ils ont ? Les mots !

Les printemps de la jeunesse nigérienne

Jeunes nigériensPar Mamane Oumarou


 

Le printemps est cette période douce où les fleurs des arbres participent à la beauté du paysage. Il est souvent appelé la saison de l’espoir, car il précède l’été et ses jours ensoleillés. En somme, il représente le présent délicieux qui prépare un futur radieux.

Au Niger, comme partout, la jeunesse symbolise le printemps, à travers son état d’esprit et son niveau de maturité. Son état actuel présage du futur de la nation.

Cependant, la nature hétéroclite de la jeunesse nigérienne laisse entrevoir plusieurs printemps, dont il est difficile de savoir, aujourd’hui,

Vote qui tu veux, si tu veux...

Urne élections

Par Abdoul-Aziz Saïdou

[Ce jour de second tour des présidentielles au Niger, ce texte vient rappeler aux citoyens  la nécessité d’accompagner de façon responsable, au-delà du processus électoral, l’action des leaders qu’ils érigent à travers leur mandat, autour d’un futur dirigeant d’Etat, d’un futur opposant, ou autour d’acteurs publics indépendants... Pour une gouvernance politique rigoureuse, sous le contrôle de citoyens non naïfs, ayant le souci de l’usage objectif et sain de la puissance sociale qu’ils lèguent à des représentants politiques].

Vote qui tu veux, si tu veux ; cela est un droit, à ta discrétion. Aujourd’hui, pendant un instant. C'est ta part de pouvoir, en tant que composante du peuple. Tu la lègueras à un homme, ou un groupuscule. Sous forme de mandat présidentiel, peut-être. Ou sous forme de légitimité à faire la balance du pouvoir en tant qu'opposant significatif.

ENJEUX GEOPOLITIQUES ELECTORAUX AU NIGER

Par Sarkin Giara Cha Tanbaya

Quel est le contexte des prochaines élections au Niger ?

Instabilité en Libye, instabilité au Mali, instabilité en Centrafrique, au Soudan, au Nigéria. Stabilité précaire en Côte d’Ivoire. Tentative de déstabilisation du Cameroun, du Tchad. En même temps qu’une crise économique forte balaye l’occident. Cette crise fait accroitre la dépendance occidentale en matière première. D’autant plus que de nouveaux acteurs (chinois, indiens, russes) prétendent aux champs d’actions occidentales notamment en Afrique. Etant plus compétitifs, ces nouveaux acteurs mettent sérieusement en danger la survie des nations occidentales en Afrique.

La quatrième voie ou la citoyenneté des sans-voix

Urne électionsPar Abdoul-Aziz Saïdou

Le processus démocratique est par essence celui de la diversité des opinions et des attitudes. L’analyse de la diversité des comportements citoyens lors du processus actuel au Niger révèle au moins quatre voies.

Rôle de la planification familiale sur la réduction de la fécondité au Niger : entre mythes et réalités

Par Harouna Balkissa Brah 

Planification familiale« Il y a plus de 20 ans, le Niger a identifié le contrôle de la croissance démographique comme une priorité dans sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Mais, les taux de natalité sont toujours en train d’augmenter ». The Economist, 2014[1].

Introduction

 

Le Niger détient le record mondial de la fécondité, avec un Indice Synthétique de Fécondité (ISF)[2] de près de 8 enfants en moyenne par femme (FNUAP, 2013). Le premier programme public de planification familiale du pays a vu le jour en novembre 1984. Malgré les efforts consentis, une trentaine d’années après, la fécondité reste toujours élevée, l’objectif de 25% d’utilisation de contraceptifs en 2015 fixé par la politique nationale de planification familiale (2012-2020) n’a probablement pas pu être atteint. En effet, selon les estimations des Nations Unies, en 2015, environ 16% des femmes nigériennes mariées auraient utilisé une méthode de contraception quelconque, et 10% parmi elles, auraient eu recours à une méthode moderne de contraception.

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