Pr Albert Wright répond à Sahel Sciences

 


Pr Albert-Michel WRIGHT

 

         Ingénieur Héliotechnicien à la retraite

         Ancien Chef du Département des Enseignements Généraux à l’Ecole des Mines, de l’Industrie et de la Géologie (EMIG)

         Ancien Ministre d’Etat de la République du Niger,

         Ancien Directeur Général de l’Office de l’Energie Solaire du Niger : ONERSOL.

Réponses au questionnaire du Bimensuel Sahel-Sciences : S.Sc.

Niamey le 7 Avril 2007.


 

Nous sommes pauvres et... tous responsables

Depuis quelques années, en fonction du contexte politique national, la publication du rapport sur le Développement du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) constitue un vrai moment d’effervescence politico-intellectuelle au Niger.

Trois nouvelles universités créées au Niger : Quels espoirs ?

Il vient d’être d’annoncé1 la création de trois nouvelles universités au Niger : l’université de Maradi, l’université de Tahoua et l’université de Zinder. Ces trois universités devraient se bâtir sur les socles des instituts universitaires de technologies (IUTs) qui existent déjà dans les trois régions d’implantations. Les informations en notre possession à cette date ne donnent pas de détails sur cette mesure. Néanmoins, la création formelle de ces universités nous semble très intéressante en soi et à plus d’un titre, même si (voir plus bas) certaines actions effectives conditionneront le succès du projet.

Dans cet article spontané, nous discutons brièvement l’intérêt de ce projet de création de nouvelles universités publiques au Niger. Nous mettons aussi en évidence quelques éléments nécessaires à la réussite du projet et à son effet positif sur l’enseignement supérieur et le développement du Niger.

Perspectives post-transition pour le Niger

Nous sommes le 18 mai 2010 et cela fait exactement trois (3) mois que des militaires nigériens, réunis sous la bannière du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD), ont pris le pouvoir et mis fin à la 6ième république si contestée de Tandja Mamadou.

Les nouveaux dirigeants du Niger ont, dès leur première apparition publique, affirmé avoir perpétré le coup d’état du 18 février 2010 pour rétablir la démocratie au Niger et assainir la vie socio-économique et politique du pays.

Trois mois après cet évènement que certains ont qualifié de libération pour le peuple nigérien, l’euphorie d’un espoir de liberté et de prospérité a fait place aux interrogations sur l’avenir.

La corruption au Niger : obstacle majeur au développement

Panneau de sensibilisation contre la corruption à NiameyLe Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde et la paupérisation s'est accentuée au fil des années malgré la multitude de projets financés afin d'améliorer la situation. Les conditions de vie de la population continueront certainement à se dégrader tant qu'il n'y aura pas une gestion sérieuse et rigoureuse des deniers publics et notamment tant que la gestion resterait toujours entachée par la corruption.

L’abus du pouvoir public (car c’est de cette catégorie de corruption dont il s’agira dans cette article) à des fins personnelles est un des obstacles majeurs au développement.

 

Un fléau terrible qui se banalise...

 

Pour financer des projets dans le cadre de l'amélioration des conditions de vie de sa population (infrastructures, éducation, santé, accès à l'eau potable,...), le Niger, comme la majorité des pays pauvres, fait appel à des bailleurs de fonds afin de contracter un prêt, qui engagera aussi bien les générations actuelles que futures. Il est tout simplement difficile pour une génération de comprendre qu’en dépit d'une extrême pauvreté dans laquelle elle a vu le jour et vit, elle doit porter la lourde tâche de rembourser des dettes. Cela est d’autant plus incompréhensible que cette dette ne sert en réalité qu’à une certaine catégorie de personnes.

 

 

 

 

Editorial - Le coup d’Etat. Et après ?

Drapeau du NigerLe jeudi 18 février 2010, un coup d’Etat militaire a mis fin à la 6ème République. Un coup d’Etat est toujours regrettable car il témoigne soit de l’entêtement des militaires à s’immiscer dans le politique soit de l’échec du politique et des institutions républicaines. Néanmoins, il faut noter que l’intervention des militaires ce 18 février met fin à une crise politique qui divise les Nigériens depuis près d’une année et risquait de mettre à mal la crédibilité et la stabilité de notre pays ainsi que son développement.

CDC croit fermement en la démocratie et milite pour que chaque institution puisse jouer pleinement son rôle dans le respect de l’équilibre des pouvoirs et de la constitution. Nous prenons acte du coup d’Etat et des premières déclarations d’intention du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD).

Syndiquer le contenu