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Updated: il y a 1 heure 24 min

Inspection d’Etat à l’Assemblée nationale : D’anciens députés courent dans tous les sens

il y a 8 heures 18 min

Depuis l’annonce de l’envoi des inspecteurs d’Etat au siège du parlement, l’Assemblée nationale, c’est le branle-bas et la panique dans les rangs des anciens députés nigériens, surtout chez ceux de l’ancienne majorité. Pour cause, selon des sources crédibles, l’inspection concernera la gestion de l’Assemblée nationale de 2011 au 16 juillet 2023. C’est donc, l’Assemblée nationale de la période la renaissance, la 7ème République qui est en train d’être inspectée. D’ores et déjà, des sources annoncent que ce sont des dossiers des évacuations sanitaires, des ristournes pendant les intersessions, les frais des missions, des dossiers de passation de marchés publics et de l’affaire de logements sociaux qui vont être examinés par les inspecteurs d’Etat.

C’est ce qui fait courir des anciens députés dans tous les sens. Des sources renseignent d’ailleurs que, la semaine dernière, des anciens députés auraient tenté de tenir une réunion dans un restaurant de la place. Une réunion dont l’objectif serait de se mobiliser pour faire éventuellement bloc contre l’inspection d’Etat en cours. En attendant, les inspecteurs envoyés pour faire la lumière sur la gestion de l’Assemblée de la période de la renaissance auraient aménagé des bureaux dans ses locaux pour le travail. Et le CNSP aurait demandé aux limiers de mener un travail professionnel pour mettre à nu toutes les indélicatesses financières qui se seraient passées pendant cette période. Période dont le Niger porte toujours ses stigmates et des plaies difficiles à se cicatriser. Parce qu’elle était une période noire pour le Niger avec le gangstérisme politique de ses dirigeants et la remise en cause des intérêts stratégiques du pays. Du reste, la renaissance a instauré au Niger le phénomène de la corruption, de perte de souveraineté et de valeurs sociales. La renaissance a tout simplement mis sur cales le Niger. Et ce qui fait courir aujourd’hui ses partisans et autres laudateurs qui ne savent plus où mettre la tête. Sans doute, avec inspection, l’argent indument perçu sera récupéré. Le Niger rentrera dans ses droits, sans préjudice de poursuite judiciaire contre les anciens députés dont les noms seront révélés par l’inspection d’Etat. Dans les coulisses du siège de l’Assemblée nationale, il se susurre que, tout comme le dossier des évacuations sanitaires, l’affaire des logements sociaux va également faire éclabousser beaucoup d’anciens députés. D’autant que c’est une affaire sulfureuse aux allures de la mafia portant sur un domaine privé.

Laboukoye (Le Courrier)

Hôtel Radisson Blu de Niamey : Une des casseroles bruyantes du régime de la renaissance

il y a 8 heures 27 min

Entourée par un flou jamais égalé dans l’histoire de la gestion des biens publics, la construction de l’Hôtel de Radisson Blu sur les cendres de la Direction générale des Douanes fait toujours parler d’elle. Chaque jour dévoile un pan de la tricherie sur laquelle l’Hôtel serait érigé. L’entreprise turque SUMMA est au centre de la controverse et de tous les débats. Les Nigériens s’interrogent sur les contours de l’Hôtel Radisson. Selon certaines sources, il aurait des atomes crochus entre l’entreprise turque et des dignitaires de l’ancien régime.

Y a-t-il une convergence d’intérêts entre l’ancien régime et l’entreprise turque Summa ?

Cette question est au centre des conversations à Niamey. Les Nigériens s’interrogent sur les raisons qui auraient pu amener le régime de la renaissance à soutenir, à tout prix, l’entreprise turque SUMMA. Seul le CNSP, dans sa lutte contre la corruption et ses formes nuisibles, peut éclairer la lanterne des Nigériens à travers l’instruction d’une enquête minutieuse sur la société et ses multiples connexions. D’autant que des sources s’accordent à dire que d’anciens dignitaires du Niger seraient dans le capital de la société turque. La COLDEFF pourrait s’intéresser à ce cas suspect de corruption qui impliquerait des hauts responsables de la renaissance. Elle doit arrêter de tergiverser pour s’attaquer à des tels dossiers entourés de soupçons de délinquances financières. Même le terrain sur lequel est construit l’Hôtel doit pousser la COLDEFF à investiguer sur le dossier Radisson et ses implications nigériennes. Cela, pour s’engager résolument dans le combat contre la corruption et la délinquance financière.
Laboukoye (Le Courrier)

 

Dossier - Dettes, détournements et justice : Issoufou Na Kwana, Niger Na Biya

il y a 8 heures 39 min

Image d'illustrationEn 2015 déjà, des économistes et financiers de renom ont tiré sur la sonnette d’alarme. Le Niger était en train de sombrer dans un surendettement inquiétant. Abdou Gado Maliki soulignait notamment que « Jusqu’en 2009, le Niger était dans une phase d’endettement normal. Mais sur la période 2011-2015, le pays est entré dans une phase de « surendettement », c’est le terme très diplomatique utilisé dans le rapport du Fonds monétaire international (Fmi) en date du 15 novembre 2015 dans lequel le gouvernement nigérien, contrairement aux années 2000, quémandait une fois de plus des dérogations. Cela veut dire que la moitié des ressources produites risquent d’aller vers le service de la dette et nous sommes à nouveau dans le cycle infernal où le pays s’endette uniquement pour payer la dette et combler les déficits. Résultat des courses : les Nigériens payent et payeront… ». Une réalité douloureuse qui s’est corsée davantage depuis lors. Avec une dette aujourd’hui estimée à 5200 milliards de francs CFA, il faut bien se demander quelle part des ressources produites cela impactet- il. Voici,à titre illustratif, l’évolution de la dette publique du Niger en pourcentage du PIB, de 2000 à 2021.

Soigneusement tenue cachée aux Nigériens, la dette sous laquelle ploie aujourd’hui le Niger a été révélée le …2023 par les soins du Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine lors d’un point de presse qu’il a animé pour éclairer la lanterne des Nigériens sur la situation financière du pays. 5200 milliards de francs Cfa ! Un pavé dans la mare qui n’a pas manqué de choquer les Nigériens, déjà outrés et révoltés de savoir que le chef d’orchestre, Issoufou Mahamadou, a lui-même la main trempée dans le cambouis de ces prêts quiétranglent et étouffent aujourd’hui le Niger.

Les 1000 milliards d’Eximbank de Chine d’Issoufou

D’un montant de 1000 milliards de francs Cfa, ce prêt a hypothéqué des années de production pétrolière et précipité le Niger dans un gouffre d’endettement irréfléchi et irresponsable.

Contracté dans des conditions totalement opaques et anticonstitutionnelles par Issoufou qui n’a pas daigné consulter l’Assemblée nationale dont il était pourtant tenu de requérir l’autorisation préalable, ce prêt de 1000 milliards a été la chasse gardée de l’intéressé qui en a disposé comme il veut.

Ce scandale financier fait partie des échéances de paiement que le Niger subit de plein fouet aujourd’hui.

Issoufou Mahamadou, lui, est libre, tranquille et serein tandis que l’État est saigné à blanc avec de nouvelles dettes, pour couvrir ses forfaitures. C’est dans cette incroyable gymnastique financière tendant à faire payer au peuple de l’argent volé par des individus bien identifiés que le gouvernement a récemment procédé à une levée de fonds sur le marché financier de l’Uemoa. 457,99 milliards seront ainsi empruntés pour faire face à l’encours de la dette contractée et détournée. Et selon des sources crédibles, d’autres prêts, notamment auprès du Fmi, sont également dans la besace.

Issoufou Mahamadou ne se limitera pas à cette forfaiture commise auprès d’Eximbank de Chine. Il récidivera, cette fois avec un prêt de 50 milliards qu’il a pris au Congo, toujours dans les mêmes conditions frauduleuses que le prêt Eximbank. Il a fallu que le Fonds monétaire international (Fmi), sans doute édifié par l’affaire des 1000 milliards d’Eximbank de Chine, dénonce cette «cleptomania» pour que la question soit transmise à l’Assemblée et la procédure régularisée après coup.

La route Dosso-Gaya et ses financements multiples

Des prêts, il y en a eu à la pelle sous Issoufou Mahamadou. Des prêts, parfois contractés deux fois ou trois fois et qui ont davantage alimenté les comptes bancaires des pontes du régime. C’est le cas du financement de la réhabilitation de la route Dosso-Gaya, objet d’une véritable imposture. Le projet a d’abord fait l’objet d’un premier financement de la Boad en 2016. D’un montant de 15 milliards de francs CFA, ce financement était destiné à réhabiliter la route Bella II -Gaya- Frontière du Bénin pour 73 km et aménager les tronçons Bella II-Sabon Gari et Gaya-Kamba à la frontière du Nigeria sur des longueurs respectives de 10 et 16,5 km. On n’a jamais su où sont passés ces 15 milliards. Ce qui est sûr, le projet n’a pas été réalisé. Il a fallu attendre un autre financement, cette fois en 2020, consenti dans le cadre du programme Compact pour parachever le projet. Entre ces deux dates, des sources indiquent qu’il y a eu pas mal de micmacs financiers malodorants, l’entrepreneur initial (la bellemère de l’ancien président burkinabè, Balise Compaoré) s’étant régulièrement plaint des rétrocommissions qui ont fait grever le budget.

L’avion présidentiel, une arnaque financière

L’achat de l’avion présidentiel n’a pas échappé à ce qui s’apparente à un modus operandi d’Issoufou Mahamadou. Inscrit dans deux lois de finance, l’achat de l’avion présidentiel va également faire l’objet d’un «don» d’Areva, actuelle Orano, pour un montant de 17 milliards de francs CFA. Un don d’une société à un Etat ! Allez-y comprendre. La Cour d’appel de Paris va d’ailleurs confirmer une accusation de corruption contre les autorités du Niger. Et malgré l’inscription budgétaire de 20 milliards et les 17 milliards du don d’Areva, Issoufou Mahamadou, agissant par le biais de son directeur de Cabinet, Hassoumi Massoudou, va quand-même acheter l’avion à crédit. Un vieux coucou de 15 et demi de vols commerciaux qui a coûté plus cher que l’avion présidentiel malien acheté tout neuf. Le Courrier a d’ailleurs publiéà l’époque les copies des documents compromettants de la transaction frauduleuse, notamment les contrats signés.

Aujourd’hui, à l’heure des comptes, le boulot n’est pas du tout agréable pour Lamine Zeine qui se déchire à faire face aux urgences : un flot d’échéances tous azimuts qu’il faut s’atteler à respecter au risque, comme cela a été le cas durant la période des sanctions, de voir s’alourdir l’ardoise. Le choix de contracter de nouvelles dettes pour payer la dette, tout comme la décision de prendre auprès de la Chine une avance de 420 milliards de francs Cfa au titre du brut acheminé par le pipeline, sont consécutifs à cette spirale de dettes contractés sous Issoufou Mahamadou et dont la destination, dans beaucoup de cas, reste totalement inconnue des Nigériens.

Laboukoye (Le Courrier)

Levée de l’immunité Bazoum : A quand le tour de Mahamadou Issoufou ?

il y a 8 heures 54 min

Le vendredi 10 mai 2024,au moment où l’opinion nationale, et aussi internationale, attendait, impatiente de connaitre le contenu du délibéré sur la demande de levée de l’immunité du président déchu, Bazoum Mohamed, l’on apprend que le Cour d’Etat, a rabattu au 07 juin le délibéré, sur requête de ses avocats. En termes juridiques, le délibéré rabattu, différent de délibéré reporté, signifie qu’il n’y aura pas de délibéré le 07 juin, mais les débats sur la levée de l’immunité seront tout simplement repris.

Ainsi donc, le 07 juin 2024, les débats seront repris et la date du délibéré fixée ultérieurement. Si, à l’issue des débats, le Conseil d’Etat lève l’immunité de Bazoum, celui-ci répondra devant la juridiction compétente des faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il y eut besoin de lever son immunité. Ce sera une première dans l’histoire de la République, la première fois qu’un président de la République sera jugé. Pour bien de nigériens, le président de la République est un citoyen comme les autres, soumis aux mêmes lois dont il est lui-même le garant. Il ne doit donc pas bénéficier d’une absolution totale et se placer au-dessus de la loi. Mais, plus que la levée de l’immunité de Bazoum, c’est plutôt celle de Mahamadou Issoufou qui est plutôt attendue. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays où le monsieur s’est débrouillé, après avoir été présenté pendant longtemps par ses parrains français, puis occidentaux, comme un démocrate modèle -entendre qu’il faisait leur jeu et jouait leurs intérêts contre ceux de son pays - pour se créer assez d’ennemis politiques. Certains de ses anciens soutiens, parmi ces mêmes occidentaux soutiennent d’ailleurs qu’il serait le commanditaire du coup d’Etat du 26 juillet 2024 pour préserver ses propres intérêts, en trahissant son ami, son parti, la démocratie et son pays. A l’intérieur, l’homme est soupçonné d’ être le point de départ et le point d’arrivée de tous les dossiers de scandales politico financiers qui ont jalonné la gestion du PNDS depuis 2011. Alors, pourquoi l’homme ne serait- il pas inquiété et ‘’tarde à s’expliquer dans plusieurs affaires de détournement et de corruption présumés’’ ? C’est la question que se pose aussi Nicolas Beau, dans un article intitulé ‘’L’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou cerné par les affaires’’, paru le 10 avril 2024, dans MondAfrique.

On y lit que Mahamadou Issoufou aurait ‘’joué un rôle important dans la destitution de son prédécesseur, Mohamed Bazoum’’. Et l’homme, par lequel une ‘’junte militaire’’ est arrivée au pouvoir souffre du mépris affiché à son égard par Emmanuel Macron, il souffre que le président de la République française ne ‘’le prend plus au téléphone’’, apprend-on. Mahamadou Issoufou, l’homme qui faisait tout pour s’afficher avec les grands de ce monde par fanfaronnade, était réputé pourtant être très proche de Macron. Toujours selon MondAfrique, en plus des accusations de la fille de Bazoum contre Mahamadou Issoufou, ce dernier serait dans le viseur ‘’des enquêteurs américains et français dans l’affaire uraniumgate’’.Cette affaire, qualifiée de ‘’thriller politico-financier’’, porte sur la vente dans ‘’des conditions très obscures de près de 3 000 tonnes d’uranium par Areva’’, en utilisant la Société de patrimoine des mines du Niger (SOPAMIN). Le protagoniste principal de cette vente circulaire est Hassoumi Massoudou, à l’époque, directeur de cabinet de Mahamadou Issoufou. Dans cette affaire, note le journal, ce n’est pas tant ‘’les conditions obscures’’ dans lesquelles la vente a eu lieu que ‘’l’existence de retro commissions’’ qu’auraient perçues l’ancien président auquel s’intéressent les limiers français et américains Environ 23 millions de dollars auraient été redistribués par Helin International qui aurait aidé à vendre l’uranium à un groupe d’agents étrangers dont des officiels nigériens. Et justement, Beau ajoute, en citant Africa Intelligence,que ‘’Dans des documents internes de comptabilité Helin International est mentionné un certain T3. Un nom de code que les éléments de l’enquête américaine tendent à attribuer à l’ancien président Mahamadou Issoufou’’ qui est se ‘’trouve suspecté d’avoir perçu 2,6 millions de dollars versés par Energy Standard Trading FZE sur un compte de la Standard Chartered Bank de Dubaï, appartenant à OKI International Trading LLC, le 14 mars 2012’’.

Cette vente d’uranium a également intéressé le parquet national financier français. Celuici a d’ailleurs ‘’amené la Brigade financière à saisir des documents internes de Helin International’’, indique le journal. L’ancien président Mahamadou Issoufou a, bien entendu, rejeté ces accusations et a même menacé par la voix de son avocat qu’il porterait plainte ‘’sans préciser vers quelle juridiction il se tournerait pour obtenir réparation’’. Une plainte qu’il n’a évidemment déposée nulle part, nous apprend MondAfrique. Il a d’ailleurs repris la même esbroufe, menace de porter plainte, lorsque l’ancien clivant ambassadeur de France au Niger, Silvain Itté, l’a ‘’mis en cause dans la conspiration contre son prédécesseur’’, entendre le coup d’Etat du 26 juillet 2023, contre Bazoum Mohamed. Là aussi ce n’est qu’un simple ‘’acte de communication envers sa clientèle politique qu’à une vraie défense’’, avance MondAfrique.

A ces motifs de vives préoccupations venues de l’extérieur, notamment les justices américaine et française, s’ajoutent plusieurs dossiers internes où il aurait joué un rôle central. Il s’agit, en substance, du prêt Exim Bank dont le montant même a été caché aux nigériens, et le dossier du ministère de la défense connu sous le nom de MDN-gate. Près de 78 milliards auraient été détournés dans le domaine ultra-sensible de la défense de l’intégrité du territoire. Commandes fictives, marchés publics attribués mais non exécutés, surfacturations, rétro commissions, et autres frasques ont constitué ce que le journaliste appelle ‘’une vraie ingénierie de la fraude’’.

Formellement identifiés, les fournisseurs n’ont été nullement inquiétés, ils n’ont jamais eu à répondre devant la justice. Malgré tous ces dossiers Mahamadou Issoufou, en raison de ‘’sérieuses protections’’ dont il jouirait, ne semble pas trop s’inquiéter En tout cas pas du fait des dossiers internes qui sont pourtant, tous, pris un à un, des crimes économiques. Mais ‘’reste à savoir jusqu’à quand cette mansuétude pourrait durer’’, s’interroge en filigrane MondAfrique. Chacun rendra ses comptes un jour à l’autre. Ce n’est qu’une question de temps.

Bisso (Le Courrier)

Editorial : Au Conseil des Ministres

il y a 9 heures 55 min

A la lecture des conclusions issues du Conseil des Ministres qui s’est réuni, le Mardi 14 Mai 2024, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence du Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie(CNSP), Chef de l’État, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, on se rend à l’évidence que l’œuvre de construction nationale entamée le 26 Juillet 2023 se poursuit au grand désarroi de tous ceux qui se sont délibérément mis au ban de la Nation et volontairement placés en marge de la nouvelle marche du pays.

D’ailleurs, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement d’un édifice public sis à Niamey en rappel de la date historique du 26 Juillet 2023.

Cet édifice public symbolisera assurément le souvenir inoubliable et désormais ancré dans la mémoire collective non seulement de la date historique sus-indiquée mais également le début de l’exaltante, héroïque et épique lutte des fils et filles de la Nation pour la sauvegarde de la patrie, la reconquête de la souveraineté nationale et le progrès social dans un Niger nouveau, véritablement libre, prospère et indépendant.

A travers cet édifice public, le CNSP et le gouvernement tiennent à apporter le témoignage de leur reconnaissance et gratitude au peuple souverain resté déterminé, engagé et debout dès les premières heures de cette journée historique, les jours et mois suivants, malgré les obstacles, embûches et menaces de tous ordres proférés et brandis par des pays tiers voire d’autres organisations sous-régionales sous les vivats de certains compatriotes aigris et aux âmes chagrinées qui espéraient, hébétés, une bourrasque qui ne viendra pas et attendaient, hagards, un séisme qui ne s’annoncera point.

Dans cette lutte sans merci contre l’imposture, l’humiliation et la domination, il est admis que la jeunesse nigérienne dans son ensemble a joué un rôle de premier plan. Et fort de leur mobilisation permanente et à force de faire preuve de pugnacité dans les actions menées et les débats animés sur les campus et ailleurs depuis le 26 Juillet 2023, les jeunes gens des collèges, lycées et universités de Niamey, de l’intérieur du pays et leurs camarades qui étudient hors de nos frontières ont tenu la dragée haute.

Au cours de l’audience qu’il a accordée à leurs représentants, le 18 Avril 2024, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, après avoir projeté à ses interlocuteurs du jour un aperçu clair sur la situation de l’école nigérienne avec un focus sur les conditions de vie et d’études des étudiants nigériens, et suite aux échanges francs qui en ont suivi, a tenu à prendre des engagements tendant à améliorer leur plein épanouissement.

En donnant des instructions fermes pour que les frais de scolarité des étudiants nigériens à l’extérieur soient épongés, sans délai, suite à la communication faite par le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur sur le sujet lors de la séance du Conseil des Ministres, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani honore un engagement solennellement pris devant les étudiants dans l’après-midi du 18 Avril 2024.

Au surplus, la seconde communication du Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur relative à la fourniture par l’Etat de denrées alimentaires au profit des Centres Régionaux des Œuvres Universitaires entre, elle aussi, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants; une autre promesse tenue par le Président du CNSP, Chef de l’Etat.

Le projet de décret fixant les modalités de gestion des ressources du Fonds d’Appui à la Recherche Scientifique et à l’Innovation Technologique (FARSIT), quant à lui, prouve à suffisance que malgré les défis conjoncturels qu’il relève au quotidien, le gouvernement tient à marquer tout son intérêt à la prospective et à la recherche scientifique, parent pauvre de l’Enseignement supérieur sous bien de régimes.

Enfin, dans le domaine de la sécurité intérieure, la sécurité publique tout court, la modification du décret relatif à l’organisation du Ministère en charge de cette question, vise à fixer un ancrage institutionnel à la Coordination Nationale des Programmes de Stabilisation et de prise en charge de reddition des terroristes repentis.

Ainsi donc, le gouvernement tient à confier, exclusivement, au Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire la mission de gérer toutes les questions relatives à la prise en charge et la réinsertion des terroristes repentis.

On le voit bien, à travers toutes ces décisions prises au cours de ce Conseil des Ministres, que jour après jour, jalon après jalon, le CNSP et le gouvernement, jettent les bases du Niger nouveau, un Niger nouveau qui se construit sûrement.

Alou Moustapha (ONEP)